Violence – Edito, Gilets jaunes: une dérive pathétique / et La chronique d’Eric Le Boucher

L’Opinion 19/02/2019 Nicolas Beytout
L’éditoPendant quatorze semaines, chez la plupart des commentateurs et exégètes de la corrida du samedi, il a été de bon ton de faire la distinction entre les Gilets jaunes, forcément gentils, et les casseurs, forcément venus d’ailleurs. Progressivement, cette nuance est pourtant devenue de plus en plus difficile à faire, alors que des « gentils » défonçaient à coup de masse les péages autoroutiers, caillassaient des cars de police, dévastaient des permanences de parlementaires ou mettaient le feu à des bâtiments publics et privés. Sporadique, la violence est devenue rituelle. Expression d’une colère, elle est devenue celle d’une haine. Elle s’est installée.
Les événements du week-end le démontrent amplement : par leur passivité vis-à-vis de la violence, par leur tolérance à l’égard des actes de guérilla, les gentils Gilets jaunes sont en train de devenir, qu’ils le veuillent ou non, les complices des casseurs. Ils ont choisi de camoufler derrière leur désorganisation revendiquée tout un fatras de doléances diverses, sans jamais faire le tri entre elles, sans jamais les ordonner. Dès lors, dans cet univers jaune où tout se vaut, comment faire la différence entre celui qui fracasse le portail d’un ministère et celui qui défile gentiment ? Entre celui qui éructe son antisémitisme infâme au visage d’Alain Finkielkraut et celui qui piétine tranquillement sur un rond-point ?
Moins nombreux chaque samedi, ils théorisent leur refus de s’organiser pour faire oublier leurs pathétiques tentatives d’existence en politique : aussitôt formulée, l’ambition d’agir de quelques-uns devient une trahison aux yeux de ceux qui n’ont en réalité aucune idée de ce qu’est le pouvoir. Sauf pour le détester. Parce qu’ils étaient populaires, ils ont cru être le peuple. Mais ils ne sont pas le peuple, seulement une partie de ce tout. Il est temps de refuser cette dérive.
Think again «50 000 Gilets jaunes contre la démocratie». La chronique d’Eric Le Boucher
L’Opinion 17/02/2019 Eric Le Boucher
«La défausse d’une soi-disant infiltration du mouvement par des militants d’extrême gauche ou d’extrême droite qui seraient les véritables auteurs des dégradations et violences ne tient plus»
Les faits

 

Les Indégivrables de Xavier Gorce Le Monde 18/02/2019

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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