Code pénal – Gilets jaunes: les délinquants, les criminels et leurs complices

L’Opinion 17/03/2019 Olivier Auguste
Black bloc ou « simple manifestant », agissant à froid ou emporté par l’excitation collective, peu importe : les faits commis sur les Champs-Élysées relèvent du Code pénal. Taguer ou détruire du mobilier urbain fait de vous un délinquant. Voler des marchandises après avoir cassé une vitrine fait de vous un délinquant. Caillasser un fourgon de police ou tabasser un gendarme à terre fait de vous un délinquant. Mettre le feu à un kiosque ou un restaurant fait de vous un délinquant. Incendier une banque fait de vous un délinquant – et même un criminel, si les flammes ont été allumées sans se préoccuper de savoir si l’immeuble était vide de ses occupants.
Puisque nous sommes en démocratie (le rappel n’est pas inutile, à entendre certaines proclamations extravagantes), il est possible de débattre par ailleurs sur la justice ou l’injustice de la politique d’Emmanuel Macron, sur l’usage proportionné ou non de la force par certains membres des forces de l’ordre, sur le manque d’anticipation du gouvernement ou sur l’attitude du Président. Et même sur le bon ou le mauvais goût des people – et des touristes – déboursant 24 euros pour un croque-monsieur sur une terrasse en vue. Mais aucun argument ne peut servir à justifier ou à minorer les actes de samedi, ni à accorder des circonstances atténuantes à leurs auteurs.
Quant à la part de responsabilité des Gilets jaunes, là aussi, les choses sont limpides. Appeler implicitement ou explicitement à la violence, rester là où les manifestations dégénèrent et offrir ainsi aux coupables la protection de la foule, rire, applaudir, encourager, filmer et diffuser les saccages et les coups plutôt que de tenter de les empêcher ou d’éteindre les incendies, parler sur les plateaux de télé des salariés privés d’emploi comme de « dommages collatéraux » : tout cela fait de vous un complice.

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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