Le dalaï-lama est en exil depuis 60 ans, mais où vit-il exactement ?

Ouest-France Par Bruno Alvarez (avec Agence France Presse) 18/03/2019

Il y a soixante ans, le 14e dalaï-lama fuyait le Tibet face aux troupes chinoises. Ce défenseur de la paix vit depuis le 17 mars 1959 à Dharamsala, capitale des Tibétains en exil, dans le nord de l’Inde. Voici à quoi cela ressemble. Et le récit de cet exil hors du commun.
17 mars 1959. C’était il y a soixante ans. En pleine nuit, le 14e dalaï-lama – Tenzin Gyatso, né Lhamo Dhondup le 6 juillet 1935 – fuyait le Tibet, en proie à une insurrection violemment réprimée par Pékin. Depuis cette date, le chef temporel et spirituel du Tibet, prix Nobel de la Paix en 1989, s’est réfugié à Dharamsala, dans le nord de l’Inde.

Cette ville de moins de 20 000 habitants, dont 9 % ont moins de 6 ans, est devenue la capitale des Tibétains en exil. Des milliers de réfugiés tibétains y vivent.
400 000 touristes par an
La plupart d’entre eux résident dans le haut de Dharamsala, à McLeod Ganj, où ils ont établi des monastères, des temples et des écoles. La ville est parfois appelée le « petit Lhassa », en référence à la capitale tibétaine. Elle est devenue une destination touristique importante, avec de nombreux hôtels et restaurants. Chaque année, 400 000 touristes étrangers et un nombre égal de touristes indiens s’y rendent.

55 % de la population est composée de moines bouddhistes. (Photo : Anil Dayal / archives Reuters)

Chaque année, 400 000 touristes étrangers visitent Dharamsala. (Photo : Pixabay)
La ville est située à 1 700 m d’altitude. Elle est entourée de forêts de pins et de cèdres de l’Himalaya. Il y fait relativement froid en hiver : de décembre à février, le mercure frise avec des températures négatives. L’été, les températures oscillent entre 22 °C et 38 °C.
La région est située dans une zone sismique notoirement connue des scientifiques depuis le très meurtrier séisme de 1905 qui fit plus de 20 000 morts dans la région.
la suite
Le bouddhisme, principale religion
Pourquoi a-t-il dû s’exiler ?
La révolte

En 1989, le dalaï-lama reçoit le prix Nobel de la Paix. (Photo : archives AFP)
L’odyssée himalayenne
L’exil sans fin

Le 14e dalaï-lama n’est jamais retourné dans son palais du Potala. C’est à Dharamsala, sur les contreforts enneigés de l’Himalaya dans le nord de l’Inde, que le « Bouddha vivant », rejoint par des dizaines de milliers de Tibétains, a établi un gouvernement en exil. Aucun pays ne le reconnaît. En 1988, il a opté pour la « voie moyenne » consistant à réclamer une large « autonomie culturelle ». Depuis 2011, il a renoncé à son pouvoir politique.

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