La lettre de Pollinis : Les manœuvres des lobbys pour étouffer l’affaire des SDHI…

La Lettre de Pollinis du 26/03/2019 –  (POLLINIS Association Loi 190) www.pollinis.org
      Chère amie, cher ami,
A l’heure où vous lisez ceci, les puissants lobbys de l’agrochimie déploient une stratégie très élaborée pour étouffer un scandale sanitaire et environnemental majeur qui risque d’éclater dans les mois qui viennent à propos de pesticides extrêmement toxiques : les SDHI.
Pour s’assurer que personne ne découvre l’ampleur du danger et rassurer les foules, les multinationales, aidées de leurs armées de lobbys, ont mis en œuvre un arsenal de méthodes complexes, dans le but de masquer la réalité, et de continuer à vendre leurs substances mortifères… les mêmes méthodes insupportables – que je vous détaillerai dans quelques instants – qui ont déjà servi à couvrir des scandales sanitaires dramatiques comme celui de l’amiante, du médiator, du glyphosate et plus récemment, des néonicotinoïdes.
Aujourd’hui, POLLINIS a plus que jamais besoin de votre aide et de celle du plus grand nombre de citoyens pour contrecarrer le plan macabre de l’agrochimie, et organiser la riposte contre ces lobbys tout-puissants qui utilisent nos champs comme terrains de jeux, et se moquent éperdument des effets néfastes de leurs pesticides sur les abeilles, les pollinisateurs sauvages et la santé humaine… Il y a urgence : cela fait déjà deux ans qu’un collectif de chercheurs, de cancérologues, médecins, pédiatres et toxicologues du CNRS, de l’Inserm, de l’INRA, tire la sonnette d’alarme sur la dangerosité des pesticides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), utilisés massivement en agriculture pour détruire les moisissures et les champignons…
Pour ces scientifiques parmi les plus renommés dans leurs domaines, ce pesticide peut agir comme un véritable poison qui bloque la respiration cellulaire de tous les organismes vivants – autant les cellules des champignons, que celles des animaux, des insectes, et des êtres humains…
De récentes études ne cessent d’ailleurs de démontrer les effets ultra toxiques des SDHI sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages, effets plus terribles encore quand ces SDHI sont en interaction avec des insecticides massivement utilisés dans nos champs (1)
… Et au fur et à mesure que les recherches des scientifiques spécialisés sur la santé humaine avancent, la liste des maladies potentiellement concernées s’allonge : cancers, encéphalopathies (surtout chez les jeunes enfants), tumeurs du système nerveux, affections graves comme la maladie de Parkinson, l’ataxie de Friedreich, le syndrome de Barth, ou la maladie de Huntington, ainsi que certains troubles de la fertilité… (2)
Face à cette menace terrifiante, les scientifiques ont immédiatement alerté l’ANSES, l’autorité sanitaire censée protéger l’environnement, l’alimentation et la santé des citoyens face aux substances chimiques les plus dangereuses… Mais, à aucun moment les scientifiques n’ont été écoutés… Pire encore : l’ANSES leur a fermé la porte au nez, refusant catégoriquement de mener les études nécessaires pour vérifier les craintes des scientifiques…… balayant ainsi d’un revers de la main les arguments des chercheurs qui travaillent pourtant pour des laboratoires publics parmi les plus réputés du pays… et préférant se fier aux études menées par les scientifiques de l’agrochimie plutôt que de se soucier de l’intérêt général, et protéger l’environnement et la santé de millions de personnes.
Pourtant, il y a de quoi être inquiet : sur 13 pesticides de la famille des SDHI, la moitié (7 exactement) ont été classés par l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, comme « susceptibles de provoquer le cancer » (3). Et d’autres substances aux modes d’action similaires, comme la Roténone, ont été retirées du marché…
Alors, bien décidés à se faire entendre, les chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme dans la presse (4) pour alerter un maximum de citoyens du scandale à venir, et appeler les responsables politiques à suspendre immédiatement l’utilisation de ces pesticides, tant que les dangers et les risques n’auront pas été étudiés par des organismes publics et indépendants
A peine leur tribune était-elle publiée que les lobbys de l’agrochimie sortaient les griffes, et s’attaquaient violemment aux chercheurs, dénigrant leur travail (5), parlant de « populisme scientifique », de « fake news » et de « désinformation ».  Le but ? Discréditer toutes les études opposées, semer le doute dans l’opinion, faire croire que les études de l’industrie sont de la « vraie science », et que les études indépendantes ne sont que de la « science-poubelle ».
Une technique bien connue de l’agrochimie, qui se pose en garante de la science, et qui a particulièrement fait ses preuves en servant les intérêts de la multinationale Monsanto : en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), avec des cancérologues indépendants, publie un rapport qui classe le glyphosate, l’ingrédient du fameux Roundup commercialisé par la firme, comme « cancérigène probable » pour les humains. Dès sa parution, les lobbyistes de Monsanto déploient leur arsenal pour étouffer le rapport : ils commencent par discréditer l’étude en parlant de « pseudo-science », ils s’empressent de commander à leurs scientifiques un rapport contradictoire, affirmant que les résidus de glyphosate dans l’alimentation sont « peu susceptibles » de provoquer le cancer chez les humains… Et c’est de cette manière que Monsanto a obtenu de l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, le maintien de l’herbicide sur le marché, sans même avoir à rendre publiques les études que la multinationale a elle-même financée. (6)
Tout cela a l’air incroyable… mais c’est pourtant bien la réalité…
Et aujourd’hui, le même scénario se répète pour les pesticides SDHI : ceux-ci ont été autorisés sur le marché sans qu’aucune des autorités sanitaires qui ont donné le feu vert pour les commercialiser n’ait cherché RÉELLEMENT à en mesurer la dangerosité ni leurs effets sur les abeilles, l’environnement, ou la santé humaine…
Plus grave encore : maintenant c’est l’ANSES elle-même qui bloque les études… allant jusqu’à discréditer les scientifiques lanceurs d’alerte devant des députés à l’Assemblée nationale (7), critiquant le bien-fondé de leurs études sur les SDHI… qui sont pourtant primordiales pour s’assurer que nous ne sommes pas à l’aube d’un nouveau scandale sanitaire.  
Pour couvrir ses arrières et faire semblant d’entendre les inquiétudes des chercheurs et des citoyens, l’ANSES a annoncé la mise en place d’« un groupe d’experts dédié » (8)  pour étudier les nouveaux éléments apportés par les chercheurs lanceurs d’alerte… Et sans surprise : les conclusions des travaux des « experts » de l’ANSES affirment que rien ne justifie que ces pesticides SDHI soient retirés du marché… Mais leur rapport comporte pourtant un grand nombre de lacunes dénoncées par Pierre Rustin (9), l’un des grands spécialistes de la SDH (succinate déshydrogénase)… permettant ainsi aux autorités sanitaires d’écarter le problème pour plusieurs années tout en sauvegardant les bénéfices de l’agrochimie…
Là encore, l’impression de déjà-vu est insupportable…
Rappelez-vous, lorsqu’en 2012 le Professeur Gilles-Eric Séralini a publié son étude édifiante sur des rats nourris au maïs exposé au Roundup, qui ont développé d’énormes tumeurs… informant ainsi le public des menaces potentielles du glyphosate (l’ingrédient actif de l’herbicide) et des OGM conçus pour lui résister. Son étude a fait l’effet d’un pavé dans la mare… Mais pour autant, le professeur ne s’attendait pas à l’omerta qui allait se mettre en place contre lui : campagnes de dénigrement, menaces, intimidations à foison… (10)
Le premier à lui tirer dessus : le Dr Gérard Pascal, un ancien toxicologue à l’INRA et… ex-président du conseil scientifique de l’AFSSA (l’ex ANSES), qui s’est aussitôt positionné comme « expert » pour attaquer la rigueur scientifique de l’étude. En réalité, le Dr Pascal travaillait pour le principal lobby des OGM à Bruxelles, lui-même financé par Monsanto… (11) Par la suite, la firme a réussi à obtenir la suppression de l’étude du prestigieux journal Food and Chemical Technology – dont l’un des éditeurs est également un employé de Monsanto (12)… Et dans la foulée, les conclusions de l’étude du Professeur Séralini ont été rejetées par l’EFSA, et par l’ANSES…
Voilà comment les grandes firmes de l’agrochimie, avec l’aide de leurs puissants lobbys et la complicité de nos autorités sanitaires, s’y prennent pour protéger les centaines de millions de bénéfices qu’elles retirent chaque année de la vente de leurs produits… au détriment de notre environnement, notre alimentation, notre santé et de l’intérêt général.
Occuper l’espace public, s’accaparer la science, discréditer toutes les études opposées, salir les scientifiques qui ne travaillent pas pour eux, et saboter toute tentative de recherche indépendante qui serait susceptible de prouver la toxicité de leurs substances… Toutes ces techniques insupportables de lobbying, nous les connaissons… Et elles sont aujourd’hui utilisées par les lobbys de l’agrochimie pour continuer à déverser des centaines de tonnes de pesticides SDHI dans nos champs chaque année…
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que les multinationales continuent de saccager en toute impunité notre environnement, les abeilles et les pollinisateurs… et mettent en péril la santé de millions de personnes, celle de vos enfants et de vos petits-enfants ! Si nous ne réagissons pas maintenant, combien d’années faudra-t-il attendre pour que les responsables politiques agissent et s’emparent du problème ?
Il a fallu 32 ans, que 35 000 personnes meurent d’un cancer du poumon en France (13) en l’espace de deux décennies pour que l’amiante soit interdite… 32 années pendant lesquelles les industriels, avec la complicité des pouvoirs publics, ont réussi à imposer l’idée que l’usage de l’amiante n’était pas dangereux.
Allons-nous attendre que les dégâts soient irréparables, que nos sols soient pollués à jamais, que les abeilles et les pollinisateurs sauvages meurent par millions et que des enfants contaminés aujourd’hui, deviennent des adultes malades demain ?
Au vu de ce que nous savons aujourd’hui sur les SDHI, nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un scandale d’une telle ampleur se reproduise dans les années à venir… D’autant que les scientifiques sont très sérieux : tous parlent de « bombe à retardement », dont les effets les plus graves – notamment sur la santé humaine – pourraient être visibles dans 10 ou 20 ans… Alors pour éviter que les pires scénarios ne se produisent, et pour couper court à la stratégie insupportable des lobbys de l’agrochimie, nous devons absolument produire les études indépendantes, nécessaires à évaluer la dangerosité réelle des pesticides SDHI
 … Les études que les autorités sanitaires ne feront jamais parce qu’elles ont choisi de se ranger du côté de l’agrochimie…
… Les études qui nous feront gagner du temps, et qui éviteront que le nombre de cancers et de maladies génétiques explosent dans quelques années…
… Les études qui protégeront les abeilles, les pollinisateurs sauvages et la biodiversité toute entière de ce massacre organisé…
C’est pour cela que je fais appel à vous aujourd’hui : aidez POLLINIS à mener les actions indispensables pour dresser face à l’agrochimie un barrage scientifique inébranlable, et couper court à leur mainmise sur les autorités sanitaires et à leurs stratégies insupportables pour continuer à déverser impunément dans nos champs des pesticides dangereux pour les abeilles, l’environnement et la santé humaine. Nous avons besoin de toute l’aide que nous pourrons trouver pour mener à bien cette contre-stratégie scientifique face aux lobbys de l’agrochimie, et j’espère pouvoir compter sur vous.
Il n’y a plus une minute à perdre : c’est l’avenir même du vivant qui est en jeu ! On estime que 80% des insectes volants ont déjà disparu en Europe, même dans les zones officiellement protégées. (14)
Derrière le drame bien connu des pertes d’abeilles domestiques se profile un déclin spectaculaire de tous les types d’insectes pollinisateurs européens : soit plus de 2000 espèces d’abeilles sauvages, bourdons, papillons, syrphes, etc. qui assurent la reproduction et la survie de 78% des variétés de plantes à fleurs et d’arbres de nos territoires… et de 84% des espèces que nous cultivons pour notre alimentation. Les effets en chaîne de cette extinction spectaculaire se font déjà sentir à travers nos pays : en France, 1/3 des populations d’oiseaux a disparu des zones rurales ces 15 dernières années et pour cause, ils n’ont plus d’insectes pour se nourrir – d’après une étude conjointe du MNHN et du CNRS, publiée en 2018. (15) Il y a urgence à agir !
Aujourd’hui, le seul moyen de reprendre l’avantage et de battre l’agrochimie sur son propre terrain, c’est de faire en sorte qu’elle n’ait plus le monopole des études scientifiques sur les SDHI… et notre meilleur atout pour y arriver – à nous, citoyens et défenseurs des abeilles et de la nature – c’est de réunir les scientifiques indépendants, capables de travailler sur le sujet et de produire un maximum de littérature scientifique, pour contrer les discours de l’agrochimie sur les SDHI.
Une fois ces études en main, les responsables politiques ne pourront plus faire la sourde oreille et seront contraints d’entendre nos arguments pour la défense des pollinisateurs et de la chaîne alimentaire.Je suis conscient que c’est un objectif ambitieux, et que le combat risque d’être de longue haleine : mais si nous réussissons à réunir suffisamment de personnes pour soutenir – ne serait-ce que symboliquement – ce projet, nous pouvons y arriver !
Rappelez-vous, c’est grâce à une coalition de plus de 50 scientifiques internationaux, à leurs études toutes unanimes et à la mobilisation de plus d’un million de citoyens que les pesticides néonicotinoïdes ont été interdits l’année dernière en France, et qu’ils sont en passe d’être interdits dans toute l’Union européenne.
C’est cette même méthode que nous devons reproduire aujourd’hui pour les SDHI – sans attendre 20 ans de massacre intensif des abeilles et une perte irrémédiable de biodiversité comme pour les néonics… C’est possible, si chaque personne qui reçoit cet email accepte de rejoindre le mouvement, et de soutenir la contre-stratégie scientifique élaborée par POLLINIS pour dresser un barrage efficace face aux lobbys.
Grâce à l’aide fidèle des membres de l’association, notre petite équipe est d’ores et déjà sur les chapeaux de roues :
– Nous avons commencé à rassembler des scientifiques internationaux parmi les plus réputés dans leur domaine, pour travailler à nos côtés et créer cette coalition anti-SDHI ;
– Nous avons financé une partie des études des chercheurs de l’Inserm, dont les travaux confirment déjà les pires craintes sur les effets délétères des SDHI sur la santé humaine,
– Et une étude sur les effets synergiques des fongicides et des insecticides, qui sont utilisés ensemble massivement dans nos champs et qui provoquent le déclin des abeilles et des pollinisateurs sauvages, est en train d’être mise en place avec notre soutien.
Tout ceci n’est possible que grâce au précieux soutien des donateurs de POLLINIS : c’est grâce à leur engagement financier régulier et généreux que nous avons pu avancer ces frais, pour permettre aux premiers chercheurs de démarrer rapidement leurs travaux, directement sur le budget de l’association. Mais pour pouvoir tenir tête à l’agrochimie, il faut que nous multipliions les études – c’est le seul moyen de les empêcher de qualifier le travail des chercheurs de « pseudo-science » et de le décrédibiliser, une fois encore, aux yeux des autorités sanitaires…
Vous le savez, produire des études indépendantes, solides et inattaquables coûte très cher : nous avons évalué que pour aller au bout de toutes les recherches indispensables pour contrer les arguments de l’agrochimie, nous aurons besoin d’un budget de 135 000 euros.
C’est pour cela que je fais appel à vous, à votre engagement et à votre générosité, pour nous aider dans ce travail crucial, et indispensable pour enrayer le déclin dramatique dont les abeilles sont victimes, éviter une dégradation irréversible de notre écosystème, et empêcher un déferlement de maladies graves et incurables à l’avenir.
Pouvez-vous consacrer 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 ou même 200 ou 500 euros à ce combat primordial pour défendre votre santé et l’environnement ? Même une participation de 5 ou 7 euros serait déjà formidable !
► JE FAIS UN DON
Puisque l’on ne peut ni compter sur l’Etat, ni sur les autorités sanitaires pour financer ces études cruciales pour l’avenir de la population, nous ne pouvons compter que sur vous, citoyens soucieux de la biodiversité, de leur santé et du monde qu’ils laisseront à leurs enfants demain.
C’est le seul moyen dont nous disposons pour lutter à armes égales contre les lobbys et faire triompher l’intérêt général face à leurs intérêts financiers à court terme…
Plus nous serons nombreux à venir en aide aux scientifiques, et plus nous aurons de chances de pouvoir publier rapidement les études solides, indépendantes, capables de contrecarrer la propagande de l’agrochimie et son influence démesurée sur les autorités sanitaires… Et surtout de gagner de précieuses années avant que les dégâts soient irréversibles.
Je vous remercie par avance pour votre soutien. /  Bien cordialement,  Nicolas Laarman
Références :
(1) Une étude de 2015 sur les effets du boscalid – le SDHI le plus répandu en France – sur les abeilles, a montré des effets similaires à la malnutrition : moindre consommation de pollen des butineuses, difficulté de digestion, qui occasionnent une plus grande vulnérabilité aux parasites et aux virus. Gloria Degrandi-Hoffman, Yanping Chen, Emily Watkins Dejong, Mona L. Chambers, Geoffrey Hidalgo; Effects of Oral Exposure to Fungicides on Honey Bee Nutrition and Virus LevelsJournal of Economic Entomology, Volume 108, Issue 6, 1 December 2015, Pages 2518–2528
Une étude similaire menée sur le Pristine, un fongicide dérivé du boscalid, montre une plus mauvaise digestion des protéines chez les abeilles et une baisse des taux de nourrissement de la colonie. Jacob B. Campbell, Rachna Nath, Juergen Gadau, Trevor Fox, Gloria DeGrandi-Hoffman, Jon F. Harrison ; The fungicide Pristine® inhibits mitochondrial function in vitrobut not flight metabolic rates in honey bees. Journal of Insect Physiology Volume 86, March 2016, Pages 11-16
Une autre étude menée en Belgique sur 330 colonies pendant 10 mois a démontré une relation claire entre la présence de résidus de fongicide et la mortalité des colonies. Simon-Delso N, San Martin G, Bruneau E, Minsart L-A, Mouret C, et al. (2014) Honeybee Colony Disorder in Crop Areas: The Role of Pesticides and Viruses. PLoS ONE 9(7): e103073. doi:10.1371/journal.pone.0103073
Une étude, menée au Canada a mis en lumière l’interaction mortelle entre les insecticides comme les néonicotinoïdes et les fongicides comme les SDHI : utilisés ensemble, leur impact dévastateur sur les pollinisateurs est décuplé ! « (…) si l’effet des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs est indéniable, il n’est pas le même selon les espèces ; il est en outre modulé par des facteurs extérieurs, qui parfois augmentent leur nocivité, comme le fongicide boscalid au Canada » Un cocktail de pesticides grandeur nature, Pour la Science – Marie-Neige Cordonnier 09/08/2017
(2) Mutation of a Nuclear Succinate Dehydrogenase Gene Results in Mitochondrial Respiratory Chain Deficiency, Turnbull, Rustin, in Neurobiol Dis, 12 février 2015, 92, 55-63.
Mutation of a Nuclear Succinate Dehydrogenase Gene Results in Mitochondrial Respiratory Chain Deficiency, Bourgeron, Rustin, Chrétien… in Nat Genet, octobre 1995, 11(2), 144-149.
Mutations in SDHD, a Mitochondrial Complex II Gene, in Hereditary Paraganglioma, Baysal, Ferrell, Willett-Brozick… in Science, 4 fév. 2000, 287 (5454), 848-851.
The R22X Mutation of the SDHD Gene in Hereditary Paraganglioma Abolishes the Enzymatic Activity of Complex II in the Mitochondrial Respiratory Chain and Activates the Hypoxia Pathway, Gimenez-Roqueplo, Favier, Rustin… in Am J Hum Genet, décembre 2001, 69(6), 1186-1197.
Defects in Succinate Dehydrogenase in Gastrointestinal Stromal Tumors Lacking KIT and PDGFRA Mutations, Janeway, Kim, Lodish… in Proc Natl Acad Sci USA, 4 janv. 2011, 108 (1), 314-318.
SDH Mutations Establish a Hypermethylator Phenotype in Paraganglioma, Letouzé, Martinelli, Loriot… in Cancer Cell, 10 juin 2013, 23(6), 739-752.
The Environmental Carcinogen Benzo[a]pyrene Induces a Warburg-Like Metabolic Reprogramming Dependent on NHE1 and Associated With Cell Survival Hardonniere, Saunier, Lemarié… in Sci Rep, 4 août 2016, 6, 30776.
A New Threat Identified in the Use of SDHIs Pesticides Targeting the Mitochondrial Succinate Dehydrogenase Enzyme, Benit, Bortoli, Huc, Schiff, Gimenez-Roqueplo, Rak, Gressens, Favier, Rustin in BioRxiv 289058
(3) Annexe 4 : Synthèse des paramètres toxicologiques des substances actives de la famille des SDHI (in Avis ANSES, op.cit)
 (4) Libération : Une révolution urgente semble nécessaire dans l’usage des antifongiques
(5) BASF : En finir avec le populisme scientifique
(6) Stéphane Foucard, La fabrique du mensonge : Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger, 2013. Le plan bien ficelé de Monsanto, révélé par les Monsanto Papers : Monsanto relied on these partners to attack top cancer scientists 
Documents Details Monsantos Strategy Regarding IARC 
(7)  Assemblée nationale – vidéo de l’audition de l’ANSES du 14 juin 2018
(8) ANSES – communiqué de presse : Fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) utilisés en agriculture : l’Anses met en place un groupe d’experts dédié
(9) Analyse du rapport d’expertise collective et de l’Avis de l’Anses suite au signal concernant « La toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) » (Saisine n° 2018-SA-0113)
(10) (11) Le lobbying de Monsanto : une attaque contre notre planète et la démocratie, Corporate Europe Observatory 2016
(12) Le Point – RoundUp : révélation sur le lobbying de Monsanto  Le Monde : Toxicité du RoundUp et d’un OGM, Séralini republie son étude controversée
(13) Rapport du Sénat : Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir
(14) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas, HallmannCA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N, Schwan H, et al. (2017) PLoSONE 12 (10): e0185809.
(15) Le printemps 2018 s’annonce silencieux dans les campagnes françaises, CNRS 20/03/2018

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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