Bernard de la Villardière, 13 tours du monde, et la 500ème d’Enquête exclusive (M6)

Télé Loisirs – 28/04/2019 – Rémi Jacob –
Le dimanche 28 avril, M6 a diffusé le 500ème numéro d’Enquête exclusive. Pour l’occasion, la chaîne a compilé les moments forts de l’émission.
Lancée en 2007, l’émission Enquête exclusive s’est intéressé à près de… 70 pays ! Ce qui fait, selon la production, 554 000 kilomètres parcours en avion soit plus de 13 fois le tour du monde. De son côté, le présentateur Bernard de la Villardière confiait il y a peu dans une interview à Télé 2 Semaines que son éducation lui avait appris « à être respectueux des différences« . « Moins les gens me ressemblent, plus ils m’intéressent, assurait-il. C’est ça qui me pousse à aller interviewer des personnes à l’autre bout de la planète.« 
Bon anniversaire Enquête exclusive ! Pour l’occasion, la chaîne diffuse un reportage tourné au Kazakhstan, ancienne république d’Asie centrale, dirigée par le très autoritaire Noursoultan Nazabaïev jusqu’au 20 mars dernier. En 500 émissions, Bernard de la Villardière, le présentateur du programme, a été amené à visiter le monde entier. Dans une bande-annonce qui compile les moments les plus forts de l’émission de reportages, on redécouvre les contrées visitées par le journaliste… et certains moments marquants !
Comme lorsqu’il avait fait de l’hydroglisseur dans les Everglades, en Floride, ou quand il avait esquissé quelques pas de danse et partagé une petite partie de football avec des villageois à l’autre bout du monde. On le voit également à cheval ou encore embarqué dans un Rafale de l’Armée de l’air… une expérience très mouvementée pour le présentateur qui, souvenez-vous, s’était senti mal lors du vol et avait eu du mal à enchaîner sur l’interview du pilote…
Comment gérez-vous les prises de risques des journalistes ? (Le Figaro – 28/04 – Gilles Boussaingault )
C’est une très grande responsabilité de dire oui à une équipe qui nous explique vouloir faire un reportage dans une zone dangereuse. On appelle le Quai d’Orsay pour savoir s’il est possible pour les Français de s’y rendre mais, de toute façon, on y va quand même. On souscrit des assurances spéciales et on contacte aussi des ONG qui pourraient nous prendre en charge en cas de souci. Car, effectivement, nos journalistes ont déjà été emprisonnés ou interpellés. Paul Comiti, par exemple, lors du reportage au Cachemire, avait été assigné à résidence pendant trois semaines.
Bernard de La Villardière expliquait à TV Magazine qu’il était de plus en plus difficile de faire un sujet  en France. Vous confirmez ?
Oui, et c’est en partie pour cela que l’on y réalise moins de sujets. Notamment avec les gendarmes, la police, ou les unités d’élite parce que les parquets des tribunaux, les préfectures, le ministère de l’Intérieur et de la Justice se bardent d’un maximum de protection. Quand on accompagne une brigade judiciaire, il est intéressant de suivre une enquête de A à Z, et ne pas filmer que du «saute-dessus». Mais l’émission a la réputation d’aller chercher l’info, de faire tomber des murs. La France s’est montrée assez frileuse sur certains sujets. C’est la grande tendance qu’on observe en ce moment.
 Vous n’êtes pas lassé de sillonner le globe ?
Parfois sur le chemin de l’aéroport, je me dis que je vais encore prendre une bonne dose de fatigue sur les épaules, une douce usure des décalages horaires et, en même temps, cela devient une drogue. Je repense à l’indien dans Vol au-dessus d’un nid de coucou, qui défonce les vitres pour s’enfuir. Pour moi, c’est l’image de la liberté.
Je l’ai montré à tous mes enfants en leur disant : « Soyez dans la vie et gardez cette part de folie qui vous empêche de vous laisser embrigader et d’être un simple consommateur« .
La biographie de Bernard de la Villardière
Bernard Berger de La Villardière est journaliste, célèbre pour sa présentation du magazine d’investigation Enquête exclusive diffusé sur M6. Étudiant brillant (maîtrise en sciences politiques, licence de journalisme au CELSA), Bernard de La Villardière entame sa carrière en 1983 comme reporter à FR3 Puy-de-Dôme, puis officie quelque temps hors de l’Hexagone.
En 1987, Bernard de La Villardière participe au lancement de France Info et rejoint RTL où il partage son activité entre l’antenne et le reportage. Il officie ensuite pour LCI, puis Europe 1. En 1998, Bernard de La Villardière présente le magazine Zone interdite sur M6. Cinq ans plus tard, il fonde sa société de production Ligne de front puis rachète le site internet d’information lesinfos.com. C’est encore sur M6 qu’il anime, depuis 2005, l’émission Enquête exclusive. Bernard de La Villardière a par ailleurs produit plusieurs documentaires, dont une enquête sur la guerre civile au Darfour (2007), et une autre sur l’affaire d’Outreau (2013).

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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