L’Europe que nous voulons

Ouest-France 25/05/2019 François-Xavier LEFRANC.
L’élection de ce dimanche est un rendez-vous majeur. Dans un contexte international où les défis sociaux, économiques, environnementaux sont énormes, nous allons avoir l’occasion d’exprimer l’Europe que nous voulons.

 

L’élection de ce dimanche 26 mai est un rendez-vous majeur. | YVES HERMAN / REUTERS
La Chine nous donne le sentiment de jouer avec l’Europe comme un marteau-pilon caressant un œuf. Son regard porte loin. Les « nouvelles routes de la soie » vont peser plus de mille milliards de dollars et la Chine rêve de conquêtes mondiales. Du haut de sa puissance, analyste fin des faiblesses de ses adversaires, Xi Jinping, président chinois, sait que son ambition planétaire s’imposera d’autant plus facilement à des Européens divisés, fragilisés. Et parfois bien naïfs. Xi Jinping porte une tout autre considération au titan américain qu’il entend mettre au pas.
De son côté, la Russie aiguise son appétit de grandeur. Et une Europe forte n’a pas sa place dans la stratégie de Vladimir Poutine. La Russie a, d’ailleurs, bien du mal à comprendre cette Europe où la logique n’est pas celle du rapport de force mais, au contraire, d’une coopération entre États qui acceptent, en affirmant leur communauté de destin, d’abandonner une partie de leur souveraineté. Le rêve européen est le cauchemar des trois premières puissances mondiales, américaine, russe et chinoise.
La Chine nous donne le sentiment de jouer avec l’Europe comme un marteau-pilon caressant un œuf. Son regard porte loin. Les « nouvelles routes de la soie » vont peser plus de mille milliards de dollars et la Chine rêve de conquêtes mondiales. Du haut de sa puissance, analyste fin des faiblesses de ses adversaires, Xi Jinping, président chinois, sait que son ambition planétaire s’imposera d’autant plus facilement à des Européens divisés, fragilisés. Et parfois bien naïfs. Xi Jinping porte une tout autre considération au titan américain qu’il entend mettre au pas.
De son côté, la Russie aiguise son appétit de grandeur. Et une Europe forte n’a pas sa place dans la stratégie de Vladimir Poutine. La Russie a, d’ailleurs, bien du mal à comprendre cette Europe où la logique n’est pas celle du rapport de force mais, au contraire, d’une coopération entre États qui acceptent, en affirmant leur communauté de destin, d’abandonner une partie de leur souveraineté. Le rêve européen est le cauchemar des trois premières puissances mondiales, américaine, russe et chinoise.
Mais au fait : à quoi sert l’Europe ? En quoi est-elle utile ? Que nous a-t-elle apporté ? Répondre à ces questions essentielles nous ramène à l’esprit des fondateurs. L’Europe a depuis toujours été un théâtre de guerres. Au lendemain du second conflit mondial qui fit près de 60 millions de morts civils et militaires (2,5 % de la population mondiale !), les artisans de la construction européenne décidèrent de construire la paix. La coopération économique entre adversaires d’hier en fut la première pierre. La paix a tenu.
Est-ce un détail de l’Histoire ? Le fait que la construction européenne nous ait permis de vivre en paix depuis sept décennies n’aurait-il aucune importance ? C’est un fait majeur de notre Histoire ! Dans quelques jours, les cérémonies du 75e anniversaire de la Libération nous permettront d’y réfléchir. L’Europe est un espace de liberté de circulation, de démocratie, où les normes sociales progressent plus qu’ailleurs, même s’il reste beaucoup à faire.
Oui, les défis sociaux, économiques, environnementaux sont énormes. L’Europe de demain sera ce qu’en feront les citoyens. Dimanche, avec trente-quatre listes en présence, nous aurons le choix. Nous aurons l’occasion d’exprimer l’Europe que nous voulons. Saisissons-la !

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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