France : La pollution de l’air due au trafic automobile affecte directement la santé respiratoire des habitants des villes

France -Info – 27/05/2019 –
Selon une étude de l’Insee publiée lundi, les admissions aux urgences pour affections aiguës des voies respiratoires augmentent significativement lorsque les transports en commun sont en grève. 
Un embouteillage à Lyon (Rhône), le 24 janvier 2017, lors d\'une journée de mesures anti-pollution. Un embouteillage à Lyon (Rhône), le 24 janvier 2017, lors d’une journée de mesures anti-pollution.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
Le constat est inquiétant. Une nouvelle étude de l’Insee, publiée lundi 27 mai, vient confirmer les effets néfastes de la pollution de l’air liée au trafic automobile sur la santé humaine. Pour parvenir à ces conclusions, des scientifiques ont mesuré le taux de concentration de monoxyde de carbone dans l’air les jours de grève dans les transports en commun.
La qualité de l’air a été évaluée sur 91 journées de mouvements sociaux entre 2010 et 2015. Cette méthode permet d’isoler les variations de pollution de l’air uniquement attribuables au trafic routier. Ces jours-là, les habitants des villes prennent davantage la voiture et les temps de parcours sont par conséquent plus élevés (« de 7% en moyenne », précise l’étude).
Deux faits ont alors été constatés : l’air est plus pollué et les pathologies respiratoires sont « significativement » plus nombreuses. 
Davantage d’admissions pour des maladies des voies respiratoires… 
L’expérience se concentre sur les dix plus grandes aires urbaines françaises : Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nice, Nantes, Strasbourg et Rennes. Les jours de grève des transports, les hôpitaux de ces villes ont vu les admissions aux urgences augmenter « significativement » pour des affections aiguës des voies respiratoires supérieures : des cas de pharyngites, laryngites, maux de gorge… On compte ainsi +0,3 d’admission par million d’habitants. 
Le lendemain de ces épisodes de pollution, la concentration en particules fines augmente dans l’air ainsi que les passages aux urgences pour « anomalies de la respiration » (+0,2 par million d’habitants). De quoi conclure scientifiquement « à l’effet néfaste, à court terme, de la pollution automobile sur la santé respiratoire », note l’étude. 
… mais moins de grippes et de gastro-entérites 
Les scientifiques constatent en revanche que les admissions aux urgences pour des grippes, des pneumonies et des gastro-entérites diminuent les jours suivant les mouvements de grève. La raison est simple : les contacts entre les personnes sont moins nombreux, car les transports en commun sont moins fréquentés. Il y a donc une diminution des déplacements vers les lieux de travail et les enfants sont également moins présents dans les écoles et les crèches. D’où cette diminution de la propagation virale de ces maladies. 
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Pourquoi les autos les plus récentes sont-elles aussi les plus polluantes ?
Les nouvelles technologies sont à l’origine de nouvelles formes de pollution. Et l’automobile n’y échappe pas. Si les filtres à particules ou les moteurs à injection directe relèvent de technologies innovantes, elles ne sont pas pour autant vertueuses pour la santé publique. Elles produisent même une pollution assez complexe et néfaste pour le corps humain. A commencer par les filtres à particules des moteurs diesel qui forment des nanoparticules qui s’infiltrent jusque dans le cerveau. S’ils devaient rendre l’air plus respirable, c’est raté : les filtres à particules diesel ont un effet pervers car le filtre qui retient les plus grosses particules laisse s’échapper des nanoparticules. Du coup, des particules plus nocives capables de causer des maladies neurodégénératives sont rejetées dans l’air. A savoir : une particule est recouverte en surface par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui sont très nocifs pour la santé.
Autre innovation à l’effet pervers : les systèmes de dépollution qui, au final, génèrent une augmentation des oxydes d’azote (NOX). Les systèmes de dépollution mis au point par les constructeurs fonctionnent réellement lorsque le moteur est très chaud. Or, les moteurs qui circulent en ville restent froids pour la grande majorité. Ils émettent dont une grande quantité de NOX. Enfin, les moteurs essence à injection directe ne sont pas meilleurs pour notre cœur et nos artères car ils envoient dans l’air des particules fines. D’antan, les anciens moteurs mélangeaient l’essence à de l’oxygène pour qu’elle brûle mieux. La combustion était pratiquement complète, ce qui émettait très peu de particules ultrafines et nanoparticules dans l’air. Mais, avec l’arrivée des moteurs à injection directe ce n’est plus le cas. Ce mélange essence-air ne se réalise plus et la combustion est donc incomplète : les moteurs essences fabriquent des particules ultrafines. Il s’agit en quelque sorte d’une pollution invisible : les autos essence nouvelle génération sont, en termes de pollution particulaire, celles qui sont les plus polluantes. Elles bénéficient pourtant de la vignette critère numéro 1. Le seul bon point revient aux voitures à essence dont les émissions de NOX ont faibli. Car même les moteurs diesel hybrides posent problème : le système catalytique joue son rôle de dépollueur uniquement lorsque le moteur est très chaud, ce qui ne fonctionne pas avec un moteur qui se coupe régulièrement en ville… ( Vivacar.fr )

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