Agroalimentaire : goûtez-moi cette couleur !

Le Canard enchaîné – 21/08/2019 – Conflit de Canard-
Il aura fallu qu’une association de consommateurs aille sonder les français pour que les médias redécouvrent que nos fruits et nos légumes ont moins de goût qu’avant ! Comme le « Canard » l’a maintes fois raconté, l’industrie alimentaire et la grande distribution ont imposé aux agronomes des variétés tape-à-l’œil, parfaitement calibrées, a haut rendement, longue conservation, résistantes aux maladies, avec une peau bien épaisse pour tenir le coup pendant le transport… tout en se fichant comme d’une prune de leur goût et de leurs qualités nutritionnelles.
Il y a douze ans, les ingénieurs de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) avaient fait officiellement leur mea culpa sur le sujet. Dans un rapport remis au ministère de l’Agriculture, ils avouaient : « La qualité nutritionnelle n’a été que rarement un critère de sélection direct, sauf pour contre-sélectionner des aspects défavorables ou des caractéristiques gustatives défavorables » Comprendre : durant des années, la quantité de vitamines et autres antioxydants a été la dernière roue du carrosse. Itou pour le goût. Les fraises sauvages, par exemple, ont un pouvoir antioxydant trois fois plus élevé que leurs cousines cultivées sous serre de façon intensive. Quant à la tomate industrielle, elle a été affublée, dans les années 80, d’un gêne qui a rallongé de trois semaines sa durée de vie après cueillette. sauf que ce gêne « longue vie » dépouille au passage la tomate de ses arômes et lui flanque une chair farineuse…
Comment reconnaître une tomate génétiquement modifiée
Non seulement la majorité de nos fruits et légumes a été génétiquement façonnée pour coller au cahier des charges de l’agroalimentaire et des grandes enseignes, mais presque toutes ces semences sont détenues par des multinationales de l’agrochimie. Le leader mondial des semences potagères n’est autre que Bayer-Monsanto, dont le portefeuille comprend 3 000 variétés et 23 espèces. Avec son concurrent Syngenta, il possède 71 % des semences de chou-fleur, 62 % des tomates et 56 % des poivrons commercialisés en Europe. Résultat : l’agrobusiness a imposé un nombre réduit de variétés mondialisées au goût uniformisé. Alors qu’il existe en France 700 variétés de tomates, seulement une dizaine sont disponibles sur les étals. Et pour masquer la perte d’arôme de ces modèles standardisés, les semenciers se sont trop souvent contentés d’augmenter génétiquement le taux de sucre.
  Pour plus se sucrer ?
Code PLU sur les fruits et légumes, ce qu’il faut savoir
La présence des codes PLU répond à des normes internationales volontaires et ces derniers sont souvent présents sur les fruits et légumes. Ces chiffres sont fixés par l’International Federation for Produce Standards (IFPS) et utilisés par les détaillants pour permettre l’identification des fruits et légumes vendus en vrac ou à l’unité et, pour assurer un meilleur contrôle de l’inventaire et les prix des fruits, légumes, etc. Un code PLU existe pour chaque sorte de fruit ou de légume.
Commençant par 3 ou 4 : Il s’agit de fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle (avec engrais et pesticides, monocultures, etc), le code comprend quatre chiffres (3000 ou 4000).
9 : Produits biologiques qui ont un code à cinq chiffres (90000).
8 : Produits transgéniques/OGM qui ont un code également à cinq chiffres (80000).

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Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
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