Faux médicaments – Un crime silencieux

Résumé
Pour l’avoir combattue à Interpol, Aline Plançon révèle ici la plus méconnue des faces sombres de la mondialisation : la privatisation des systèmes D’État a fait exploser le trafic des médicaments au point de menacer votre santé. Un livre choc contre les nouvelles mafias en col blanc.
Depuis quarante ans, la vente de faux médicaments est en hausse dans les pays pauvres, mais pas seulement. Les dysfonctionnements des systèmes de santé européens aggravent la prolifération d’une médecine frauduleuse.
De 2006 à 2016, Aline Plançon a été responsable du programme international de lutte contre la criminalité pharmaceutique d’Interpol. Elle raconte dans ce livre son expérience, et relate ses découvertes : les produits de santé falsifiés représentent plus de 10 % des médicaments en circulation, tuent plus de 250 000 personnes par an et rapportent plus de 100 milliards de dollars chaque année. Ce business, vingt-cinq fois plus lucratif que celui de l’héroïne, est essentiellement organisé depuis la Chine, l’Inde et le Pakistan, avec la complicité d’industriels et de financiers en col blanc. Le marché de la santé est bel et bien une guerre qui recouvre des enjeux géostratégiques.Un document choc.
Mme Aline Planchon, Interpol.
Aline Planchon, qui depuis dix ans lutte au sein d’Interpol contre le trafic des faux médicaments, nous dit que cette activité est beaucoup plus lucrative que le commerce de l’héroïne ! C’était ce mardi 11 février 2020 dans l’émission d’ARTE “28 minutes”. 
Certes, ces faux médicaments fabriqués clandestinement risquent plus de tuer que de guérir : surdosage ou sous-dosage des principes actifs, voire purs placébos, adjuvants douteux, posologies erronées, etc. Les ravages de ces médicaments vendus sur Internet sont évidents. En Afrique, on estime que 30 à 60% des médicaments vendus sur les marchés sont inefficaces ou dangereux. Aline Planchon s’est donné bien du mal pour sauver le monde : dix-huit opérations internationales, saisie de millions de faux médicaments, des centaines d’arrestations, démantèlement de réseaux transnationaux et un livre : « Faux médicaments, un crime silencieux » paru aux éditions du Cerf.  On peut y lire que « le marché de la santé est bel et bien une guerre qui recouvre des enjeux géostratégiques. » On ne peut être plus clair et plus combatif, bravo Madame, bravo Interpol !
Le problème, c’est que ce trafic en expansion rapporte plus de 100 milliards de dollars par an aux mafias. Quelles que soient les peines encourues par les trafiquants, les bénéfices sont tels qu’ils continuent et oublient les décès qu’ils provoquent sur les malades, sur des femmes et des enfants. Bien entendu, les journalistes du plateau dénoncent ces pays qui n’ont même pas de législations adéquates (1 sur 5), les peines trop légères infligées aux trafiquants, le manque d’information et de prévention. Il est temps d’imposer la mise en place de logos sur les sites internet qui vendent de “bons médicaments” pour informer le consommateur !…

A propos werdna01

Hors des paradigmes anciens et obsolètes, libérer la parole à propos de la domination et de l’avidité dans les domaines de la politique, de la religion, de l’économie, de l’éducation et de la guérison, étant donné que tout cela est devenu commercial. Notre idée est que ces domaines manquent de générosité et de collaboration.
Cet article, publié dans Santé, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.