Pourquoi l’eau de la mer est-elle salée ?

Le Vif.be – 09/07/2018 – ,
Si nous utilisions le sel présent dans tous les océans du monde, on pourrait couvrir la surface du globe d’une couche haute de 40 étages. Quiconque a déjà bu la tasse lors d’un plongeon effectué avec trop d’enthousiasme sait que l’eau de mer est salée, voire très salée. Mais comment se fait-il que la pluie et les rivières soient de l’eau douce ?

Explications pour briller sur la plage.
L’eau de mer n’a pas toujours été salée. Lors de la création des mers, il y a près de 3.8 milliards d’années, soit au moment où la surface de la Terre s’est suffisamment refroidie pour que la vapeur d’eau puisse se condenser, l’eau de celle-ci était douce. Cette condensation a provoqué la pluie. Un épisode qu’on appelle aussi « le grand lessivage des roches », comme le résume, dans 20 minutes, Bertrand Chapron, chercheur à l’Ifremer et responsable de l’équipe de recherche Océanographie spatiale et Interface air-mer. Des tonnes d’eau ont alors été déversées sur Terre, captant avec elles les différents gaz propulsés dans l’air par les volcans des premières heures de la terre. Plus connues sous le nom de pluies acides, celles-ci ont érodé la surface de la Terre, créant au passage différents reliefs, mais aussi les rivières, les fleuves, les mers et les océans. Par ce même mécanisme, ces eaux se sont chargées en sels minéraux qu’elles ont transportés jusqu’à la mer ou l’océan.
Mais quel sel ?
Chimiquement, il en existe plusieurs sortes de sel. Ce dernier résulte de l’assemblage d’atomes à l’état ionisé. Atomes qui peuvent être le chlorure (Cl-), le sulfate (SO42-), le sodium (Na+), le potassium (K+), le calcium (Ca2+) et le magnésium (Mg2+) précise Science et Vie. Dans la mer, le chlorure de sodium (NaCl), celui qu’on mange, est néanmoins majoritaire à hauteur d’environ 78 %.

Ce phénomène, qui a duré des centaines de millions d’années, et qui n’a d’ailleurs jamais cessé, a fait progressivement augmenter le niveau de sel dans les océans. Néanmoins, depuis 450 millions d’années, la quantité de sel dans les océans reste constante. L’excès de sel percole sur les fonds marins avant d’y être capté par les grains de sable. Le potassium est lui absorbé par les argiles et le calcium est utilisé par les organismes marins avant de former des sédiments calcaires.
Rivières salées
Mais si les mers reçoivent le sel à travers les rivières, pourquoi ne sont-elles pas salées? Tout est une question de perception puisque celles-ci sont en réalité salée, mais avec une concentration beaucoup plus faible. Le sel ne fait d’ailleurs qu’y couler et ne s’y accumule pas. On estime que quatre milliards de tonnes de sel dissous s’écoulent chaque année dans les rivières pour rejoindre la mer. Si cela parait beaucoup, ce n’est qu’un simple grain, comparé aux 35 grammes de sel par litre que compte la mer. Soit environ 49 millions de milliards de tonnes.
Les pluies acides ne sont pas les seules en cause pour expliquer la présence de sel dans les mers. Les sources hydrothermales jouent aussi un rôle. L’eau de mer qui s’est infiltrée à travers les roches de la croûte océanique peut ainsi retourner à la surface. L’eau est réchauffée par le magma et, lorsqu’elle remonte à la surface, elle dissout au passage les minéraux emprisonnés dans la croûte terrestre. On constate un processus similaire lors des éruptions volcaniques sous-marines. Beaucoup d’îles qui ont surgi de cette manière ont apporté dans leur bagage des milliers de tonnes de sel.
Par ailleurs, on constate que l’eau des mers ne présente pas un taux de salinité identique partout dans le monde. Par exemple, l’eau de la mer morte est si salée qu’on y flotte mieux qu’ailleurs. Ce phénomène qui fait la joie des touristes et dû au fait que cette mer est « fermée » et que du coup le sel ne peut s’évacuer. On notera aussi que plus on s’approche des pôles, moins il y a de sel dans les mers, puisque les glaciers et les rivières sibériennes y libèrent plus d’eau douce qu’ailleurs. Et comme il y fait froid, l’eau s’évapore moins et est donc moins concentrée en sel.
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Quel 14 Juillet fêtons-nous ?

Ouest-France 12/07/2018 par Jean-François Bouthors (*)
EditoCette année, le 14 Juillet est marqué par la Coupe du Monde, mais aussi par un contexte socio-politique marqué : un discours du président devant le Congrès de Versailles déroulant ses projets de réforme et la question migratoire qui ne cesse d’obséder les hommes politiques tout en tenant en échec une Europe incapable de se mettre d’accord.
Étrange 14 Juillet 2018, « coincé » entre les clameurs de mardi soir, lorsque « toute la France » communiait bruyamment à la victoire contre l’équipe de Belgique, et la finale de cette Coupe du monde qui se tiendra le 15, à laquelle participeront des Bleus que tout le monde décriait dans la première phase de la compétition. Difficile de faire vraiment la fête avant cet ultime rendez-vous qui va voir toute la nation exploser de joie ou pleurer de déception, selon que notre équipe l’emportera ou non. Cette année, les feux d’artifice et les bals auront quelque chose d’inévitablement décalé…
Étrange 14 Juillet également, après le discours du président Macron devant le Congrès, qui annonçait les énormes chantiers des réformes à venir dont l’avancée n’ira pas sans difficultés ni combats, puisqu’il n’y a pas, de prime abord, de consensus. On est loin de l’état de grâce qui suit toute élection présidentielle. Les résultats des premières réformes ne se faisant pas encore sentir, le gouvernement ne peut se croire d’emblée « qualifié pour la finale ». Bref, il n’y a pas de quoi faire la fête et rien n’annonce l’union nationale que l’on aimerait pourtant pouvoir célébrer, ne serait-ce que pour s’encourager face aux défis à relever.
Étrange 14 Juillet encore, dans le contexte d’une France obsédée par la question migratoire, dont les hommes politiques font désormais leur cheval de bataille et sur laquelle l’Europe trébuche.
Notre Fête nationale a des accents d’universalisme : les révolutionnaires entendaient annoncer au monde la liberté et s’il fallait défendre les frontières, ce n’étaient pas contre des hommes qui fuyaient la misère ou la tyrannie, mais contre les régimes « illibéraux » de l’époque.
L’union nationale, une nécessité
Or, aujourd’hui, les peurs font douter bien des Français des vertus de la liberté et de la démocratie. Que souhaitons-nous donc affirmer ensemble le 14 Juillet ? De quelles valeurs cette fête est-elle emblématique ?
C’est le 6 juillet 1880 que la IIIe République a fait du 14 Juillet notre Fête nationale. Cinq jours plus tard, dans un geste de concorde, les Communards étaient amnistiés. Il ne fut pas précisé si la nouvelle fête célébrait la prise de la Bastille en 1789 – acte révolutionnaire par excellence, suivi dans la nuit du 4 août par l’abolition des privilèges -, ou si elle devait raviver l’esprit de la Fête de la Fédération, instituée le 14 juillet 1990, qui se voulait un acte de réconciliation de tous les Français.
Devant les députés, le roi Louis XVI avait alors prêté serment de servir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et de faire appliquer les lois. Il s’était d’ailleurs présenté comme « roi des Français » et non comme « roi de France ».
Notre Fête nationale symbolise donc à la fois la révolte contre le despotisme et l’injustice et la volonté de surmonter nos divisions pour trouver la concorde. L’union nationale n’est pas seulement une nécessité pour se défendre contre des ennemis, elle n’est pas non plus l’alibi pompeux d’un frileux repli sur soi, c’est une manière de donner corps, en commun, à la troisième des valeurs cardinales de la République.
Mais si toute fraternité bien ordonnée commence par soi-même, elle ne peut être véritablement « française » en tournant le dos à l’héritage humaniste de la Révolution, qui a inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme. La fraternité ne doit pas être circonscrite aux frontières de notre Hexagone ni ne valoir que pour nous-mêmes.
(*) Éditeur et écrivain
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A la source

L’Opinion 12 Juillet 2018 Rémi Godeau
Impôts : Richelieu, Turgot, Vauban… Darmanin, même combat ?
L’éditoZigzag fiscal, le retour. Sur l’abracadabrantesque retenue à la source, Gérald Darmanin n’en finit pas de cafouiller. Par souci de «simplification», le ministre des Comptes publics voulait offrir aux salariés des particuliers employeurs une année blanche pour leur infliger ensuite une double imposition. Il envisage maintenant une exonération en 2019. Quel amateurisme à Bercy, pour une mesure peaufinée depuis dix ans ! On en vient presque à partager les craintes des syndicats des finances publiques lorsque le même ministre annonce une réorganisation afin de «simplifier» la collecte de l’impôt…
Ce mot est désormais utilisé à tort et à travers pour faire gober aux contribuables les usines à gaz les plus folles – comme sous le mandat Hollande l’expression «justice sociale» annonçait un matraquage en règle des classes moyennes et supérieures. Pris à son propre piège de la complexité, Gérald Darmanin en vient ainsi à forger une nouvelle doctrine, que l’on souhaite voir généralisée : rien de mieux pour simplifier l’impôt que de le supprimer ! Prix Nobel d’économie, Maurice Allais rappelait une autre évidence oubliée de nos technocrates : «La fiscalité doit être subordonnée à l’homme, pas à l’Etat».
La citation est tirée de notre série d’été consacrée aux révoltes fiscales. Les ministres y trouveront moult références utiles. Lisez Vauban ! L’inventeur de la «flat tax» explique que la simplicité est gage d’efficacité. Relisez Turgot ! Il insiste sur la nécessité de sensibiliser le contributeur au coût réel de l’administration. Etudiez Richelieu ! Il défend un Etat minimal, donc fort, laissant sa place à la société civile. Et Bastiat ! «Lourd budget et liberté sont incompatibles». Face au déclin du consentement fiscal, tous avaient compris les bienfaits une imposition large, lisible, stable et modérée, donc d’un niveau de dépenses sous contrôle. Simple, non ?
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#dessin – Silence on coupe

Réformes : la stratégie de la cachotterie

L’Opinion 13 Juillet 2018  Raphaël Legendre
 « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». En matière de réduction des dépenses publiques et de suppression de poste dans la fonction publique, le président de la République et son ministre du budget appliquent à la lettre les préceptes du cardinal de Retz.
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Démarchage téléphonique : le coup du groupe de travail…

L’âge de faire – juillet/août 2018 
Vous n’en avez pas fini avec le démarchage téléphonique. Une proposition de loi, portée par le député Pierre Cordier (LR), visait à mieux encadrer cette pratique qui fait sonner votre téléphone à toute heure de la journée pour vous informer que l’assurance Bidule a une nouvelle offre qui pourrait vous intéresser ou que le fournisseur d’électricité Machin pour faire baisser votre facture. 

Selon Pierre Cordier, qui s’est confié au Parisien, « tous les autres groupes de l’Assemblée, hors LREM, étaient d’accord pour approuver la proposition« . Mais LREM étant majoritaire, cela a suffi pour que le texte soit rejeté. Le gouvernement a en revanche annoncé la création d’un groupe de travail sur le sujet, auquel serait associés l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et les opérateurs de téléphonie.
Réaction du député Cordier face à cette annonce : « Le gouvernement nous fait à chaque fois le coup du groupe de travail« . Il serait d’ailleurs intéressant de contrôler un peu l’activité réelle de tous ces « comités » et « groupes de travail » : on parie qu’il y a plus de resquilleurs à trouver que chez les chômeur-euses !
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Jusqu’au-boutisme

L’Opinion 12/07/2018 Nicolas Beytout
Portefeuille de Françoise Nyssen : l’excès de transparence nuit à la démocratie
L’édito  – C’est une nouvelle victoire des grands prêtres de la transparence, et un nouveau recul pour tous ceux qui croient en une démocratie de bon sens : la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui avait été nommée pour sa compétence d’éditrice, se voit retirer de son domaine ministériel le secteur de l’édition et du livre. En entrant au gouvernement, elle avait pourtant démissionné de tous ses mandats à la tête des Editions Actes Sud, son entreprise. Mais ce n’était pas assez pour la Haute autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP). Exit donc, le savoir-faire de la ministre sur un des secteurs stratégique de son ministère : un décret vient de lui ôter tout pouvoir sur « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire », et la tutelle sur le Centre national du livre.
Démonstration est donc faite que, exigées sans discernement, la transparence et la chasse au conflit d’intérêts potentiel conduisent à l’absurde. Connaître son secteur devient un handicap. C’est aussi incongru que d’avoir nommé ministre de la Culture une femme politique qui n’y connaissait rien, et à qui, en guise de feuille de route, François Hollande avait dit – c’était il y a quatre ans seulement : « Tu sors tous les soirs, tu vas au spectacle et tu dis que c’est bien ».
On se demande bien, dès lors, ce que peut être l’apport de la société civile à la vie politique ? Et quelle sera la prochaine victime de cette idéologie de la transparence : Agnès Buzyn perdra-t-elle une partie de ses compétences dans la santé et Muriel Pénicaud, ancienne DRH, dans le social ?
En recevant son prix Nobel de Littérature, Manuel Vargas Llosa avait martelé, dans un discours remarqué, que trop de transparence « était dangereux pour la démocratie ». Le grand poète savait de quoi il parlait : il avait été candidat à l’élection présidentielle dans son pays.
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dessin Aurel – expulsion Beghal

Le Monde 12 juillet 2018

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Frais bancaires : « Plafonner, la priorité absolue »

Ouest-France – 12/07/2018 – Patrice Moyon –
La Banque de France est chargée du droit au compte.La Banque de France est chargée du droit au compte. | Axel Schmidt (Reuters)
Les coûts des « incidents » bancaires sont très lucratifs pour les banques. Les plus pauvres en font les frais. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, veut les encadrer. Entretien
Combien de personnes se trouvent-elles en situation de fragilité financière en France ?
Selon le recensement des banques, 3,6 millions. Cette situation est liée à leurs revenus ainsi qu’à leurs incidents de paiement. Pour ces clients, la loi bancaire de 2013 prévoit que les banques doivent proposer une offre spécifique, adaptée, pour limiter les frais des incidents de paiement. Mais sa diffusion reste trop faible : seulement 10 % d’offre spécifique par rapport aux clients en fragilité.
C’est peu !
Il y a une mobilisation, il y a des progrès, mais cela ne suffit pas.
N’est-ce pas, aussi, parce que les banques tirent de confortables revenus de ces clients en difficulté ?
La moyenne des frais bancaires appliquée à ces clients fragiles, avec de grandes diversités, est de 320 € par an. C’est trop élevé ! Nous nous mobilisons dans le cadre de l’Observatoire de l’inclusion bancaire : il rassemble les banques mais aussi les associations et acteurs sociaux, et les pouvoirs publics. La priorité absolue doit être de développer cette offre spécifique et de plafonner ces frais.
Quelle forme pourrait prendre ce plafonnement auquel Bruno Le Maire se dit favorable ?
Il me semble qu’il faudrait un plafonnement, à un niveau bas, pour les personnes bénéficiant de l’offre spécifique. Cela permettrait d’avoir des frais nettement plus faibles et de limiter les incidents de paiement qui ne sont l’intérêt de personne. Mais avoir un plafonnement global, suffisamment bas est alors une exigence. Pourquoi ? Tout simplement parce que si on plafonne une catégorie particulière d’acte bancaire ou d’incident, d’autres frais réapparaissent qui eux ne sont pas plafonnés.
Ne plus avoir de compte bancaire, c’est ne plus avoir d’existence sociale. Quand une banque ne veux plus de vous, comment fait-on ?

Banques en ligne  – UFC-Que Choisir
Les fiches détaillées des principales banques en ligne et néo-banques :
Elles s’appellent N26, Compte C-Zam, Revolut, Nickel, Orange Bank ou Fortuneo, Axa Banque, Monabanq, ING Direct, BforBank, Boursorama, Hello Bank. Certaines n’existaient pas il y a quelques années. Et pourtant elles commencent à compter dans le paysage bancaire français en bousculant les grands réseaux traditionnels. Quelles sont les principales caractéristiques de ces banques en ligne et néo-banques ? Réponse dans nos fiches détaillées.
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Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat !

Avaaz – La lettre du 11/07 –
signez la pétition
Trump déteste les climatologues qui disent que les jours du charbon sont comptés. Mais s’il peut licencier ses scientifiques, il ne peut pas se débarrasser de nous! Aujourd’hui, nous pouvons faire du pire cauchemar de Trump une réalité en annulant les contrats d’assurance du charbon ! Les plus grands assureurs se réunissent bientôt et ils envisagent de se retirer de ce secteur — aidons-les à franchir le pas!

signez la pétition 

   Chères amies, chers amis,
Avec Donald Trump aux commandes, le changement climatique est hors de contrôle — mais aujourd’hui, nous pouvons faire de son pire cauchemar une réalité en annulant les contrats d’assurance du charbon!
Trump adore ces centrales à charbon qui menacent la vie sur Terre, mais c’est un secteur qui ne peut survivre sans assurances. De grandes compagnies commencent à abandonner le charbon à cause de la pression du public — et nous pouvons amener Munich RE, un autre GÉANT des assurances, à suivre le mouvement.
Cela mettrait tout le secteur en état d’alerte! Munich RE est en train de prendre sa décision en ce moment même. Dans quelques jours, ses dirigeants se rendent en Allemagne pour rencontrer leurs plus gros clients lors d’un forum professionnel. Accueillons-les avec un million de signatures, et remettons notre appel avec des panneaux publicitaires géants et des encarts dans les médias — pour que la lubie de Trump pour le charbon ne détruise pas notre climat!
Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat
Les choses avancent vite! La plus grande compagnie d’assurance du monde, Allianz, vient de promettre d’abandonner le charbon: c’est le moment idéal pour rallier un autre assureur!
Munich RE est le plus grand réassureur au monde — il offre des garanties à des centaines de compagnies d’assurance — ce qui veut dire qu’il a le pouvoir de signer l’arrêt de mort du charbon et des sables bitumineux! Son PDG hésite encore. Mais il se préoccupe de sa réputation en matière de changement climatique et nous pouvons attirer son attention en faisant entendre un tollé avant cette importante réunion, chez lui, à Berlin!
Certains d’entre nous se préoccuperont peut-être des pertes d’emploi, mais les compagnies d’assurance préviennent longtemps à l’avance, suffisamment pour permettre la transition des travailleurs hors de ce secteur moribond — qui a dernièrement recours à toujours plus de machines et de moins en moins de personnes de toute manière. Par ailleurs, les énergies renouvelables génèrent déjà des millions d’emplois dans le monde entier.
Nos gouvernements ne vont pas assez vite pour éviter la surchauffe de notre planète et si nous n’intervenons pas maintenant, nous laisserons à nos enfants un monde qui ne ressemblera en rien à celui que nous avons reçu. Mais nous avons désormais une arme secrète, alors utilisons-la pour sauver tout ce que nous aimons!
Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat
Cela fait désormais plus d’un an que Trump a fait sortir les États-Unis de l’Accord de Paris et nous ne pouvons pas rester les bras croisés en le regardant saccager tout ce pour quoi nous avons tant lutté. Mettons à profit ce triste anniversaire pour chambouler ses projets de construire un nouvel empire du charbon. Une fois que nous aurons rallié Munich RE, nous approcherons d’autres gros assureurs tels qu’AIG — jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez d’entreprises pour diffuser le risque, ce qui signifierait la fin du charbon ET des sables bitumineux !
Ça fonctionne! Munich RE vient d’accepter de nous rencontrer — amplifions cet appel le plus possible avant le jour J!
Avec espoir et détermination,
Lisa, Bert, Daniel, Christoph, Danny, Camille et toute l’équipe d’Avaaz

signez la pétition 

POUR PLUS D’INFORMATIONS:
Allianz n’assurera plus les centrales et mines associées au charbon (BFM Business)
https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/allianz-se-desengage-du-charbon-1437431.html
Le réassureur Munich Re hésite encore sur la sortie du charbon (Zonebourse)
https://www.zonebourse.com/MUENCHENER-RUECKVERSICHER-436858/actualite/Le-reassureur-Munich-Re-hesite-encore-sur-la-sortie-du-charbon-26536447/
Les sociétés d’assurance placent les changements climatiques dans le Top 3 des risques émergents (Actu Environnement)
https://www.actu-environnement.com/ae/news/assurance-barometre-risques-emergents-changement-climatique-30624.php4
La lutte contre le réchauffement climatique prend du retard! (Sciences et Avenir)
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-emissions-mondiales-de-gaz-a-effet-de-serre-repartent-a-la-hausse_124453
Le Charbon prend de l’assurance (Les Amis de la Terre)
http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/le_charbon_prend_de_l_assurance.pdf
*  Avaaz est un réseau citoyen international de 47 millions de membres qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples pèsent sur les décisions mondiales. (« Avaaz » signifie « voix » dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 18 pays et 6 continents et travaille dans 17 langues.
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La fabuleuse équipée de Yannel qui est allé soutenir les bleus avec le président de la République

Ouest-France par Yves-Marie ROBIN

L’invité surprise de Macron au match : Yannel, 12 ans

Ce mardi soir, l’adolescent de Créteil (Val-de-Marne) vivra la demi-finale France-Belgique aux côtés du président de la République, dans la tribune officielle du stade Krestovski. Un super cadeau ! Tous deux s’étaient rencontrés, il y a un an, dans une base de loisirs des Yvelines. Récit d’une histoire un peu folle…
Jeudi 3 août 2017

Emmanuel Macron passe la matinée à Moisson (Yvelines), dans un centre de loisirs piloté par le Secours populaire et la Fondation du Paris Saint-Germain. Les enfants qui y sont accueillis ne partent pas en vacances. Dans cette base de loisirs, ils peuvent faire de la voile, du foot, découvrir l’apiculture… La présence du chef de l’État ne passe évidemment pas inaperçue. Les bambins l’entourent, l’assaillent de questions, notamment sur sa voiture de fonction d’alors, une Peugeot 5008.

Yannel Chroné, 11 ans, de Créteil (Val-de-Marne) se montre particulièrement intéressé par les performances du véhicule : est-il blindé ? Dispose-t-il de vitres teintées ? Est-ce un Transformers ? (célèbres héros de fiction prenant la forme de robots-voitures…)… Le Président prend le temps de lui répondre, lui expliquant les symboles de la République gravés sur la carrosserie et le laissant même s’installer à l’intérieur de l’habitacle. Le garçon est ravi. Le courant entre les deux passe très bien.

Vendredi 6 juillet, 17 h 50

Emmanuel Macron a invité le jeune Yannel, rencontré l’année dernière, à venir assister avec lui au match France-Belgique pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018. (Photo : Kamil Zihnioglu / Reuters)
L’équipe de France de football remporte son quart de finale contre l’Uruguay au Mondial russe et décroche ainsi son ticket pour les demi-finales de ce mardi. Comme annoncé lors de son passage chez les Bleus à Clairfontaine le 5 juin, le président de la République assistera bien à ce match important, joué sur la pelouse du stade Krestovski de Saint-Pétersbourg.
Cinq invités de l’Élysée seront à ses côtés dans la tribune officielle : Jean-Pierre Papin, l’ancien attaquant des Bleus et de l’Olympique de Marseille ; Guy Roux, l’ex-coach emblématique de l’AJ Auxerre ; l’écrivain Olivier Guez, prix Renaudot et auteur de chroniques sur la Coupe du monde ; Sylvain Porthault, président du club de football de Suresnes (Hauts-de-Seine) où a débuté le milieu de terrain N’Golo Kanté ; et le jeune Yannel Chroné. Emmanuel Macron tient à sa présence en Russie.
Lundi 9 juillet au matin
Après des heures et des heures de recherches compliquées et assez épiques, les services de l’Élysée finissent par retrouver la trace de l’adolescent. Ils appellent sa maman et l’informent de l’invitation du président de la République. « J’ai évidemment cru à un canular, raconte Cintia Chroné, que nous avons pu joindre ce matin. Quoi ? Mon fils invité par le Président pour assister à France-Belgique en Russie ? Impossible ! Mais l’Élysée a insisté. J’ai donc fini par comprendre que c’était vrai. »

Problème : le passeport de Yannel est périmé. Qu’à cela ne tienne ! La présidence de la République dépêche aussitôt une voiture avec chauffeur à Créteil et embarque Cintia Chroné. « Nous sommes partis à la préfecture de police, puis à l’ambassade russe. Les papiers officiels ont été faits très rapidement pour que mon fils puisse s’envoler vers la Russie. »
Ce mardi 10 juillet, en début d’après-midi
Une autre voiture présidentielle attend Yannel, sa maman et les autres enfants de la famille devant leur domicile, direction l’Élysée pour une rapide visite privée du palais. Une découverte écourtée pour l’adolescent. Un peu avant l’heure du goûter, il embarque en voiture avec Emmanuel Macron, direction l’aéroport militaire de Villacoublay, puis la Russie, à bord d’un Falcon. Yannel vit un rêve éveillé, d’autant qu’il est un fan inconditionnel de foot et des Bleus. « Mon joueur préféré, c’est Paul Pogba, confie-t-il à Ouest-France. Dans le stade, j’espère que je verrai Vladimir Poutine. »

Le jeune homme ne passera que quelques heures sur le sol russe. À peine le match terminé et après un passage éclair dans le vestiaire des Bleus, l’avion présidentiel décollera à nouveau, direction la France. Yannel Chroné devrait rentrer chez lui à Créteil vers 4 h du matin mercredi avec, forcément, des images fabuleuses dans les yeux et (peut-être) une qualification de l’équipe de France pour la finale…
Ce qui le préoccupe le plus aujourd’hui ? « J’espère que mes copains me croiront enfin. Depuis lundi, depuis que j’ai reçu l’invitation du président de la République, tout le monde me prend pour un mytho ! »

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Mondial : sauver la vie d’Oleg Sentsov

Ouest-France 05/07/2018

/ AFP / SERGEI VENYAVSKY

Oleg Sentsov est un cinéaste mondialement connu et apprécié en Russie. Les demandes de libération et de grâce le concernant restent sans effet, faute d’un soutien international suffisant. | SERGEI VENYAVSKY / AFP
EditorialDécidément, le football et les droits de l’homme ne font pas bon ménage en Russie. Pendant que la grande fête du Mondial enthousiasme des milliards de personnes sur la planète, une glaciale indifférence entoure le sort des prisonniers politiques en Russie. En pleine Coupe du monde, un historien du stalinisme a été arrêté. Les demandes de libération et de grâce d’Oleg Sentsov restent sans effet, faute d’un soutien international suffisant.
Pourtant, les dernières nouvelles sont alarmantes. « Son état est très grave », a déclaré son avocat voici trois jours. Ce père de famille de 41 ans est en grève de la faim depuis plus de cinquante jours pour «la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens».
Oleg Sentsov est un cinéaste mondialement connu et apprécié en Russie. Ukrainien de Crimée, il s’est opposé à l’annexion de ce territoire par la Russie. Accusé de préparer des attentats, il a été condamné à vingt ans de Goulag : sans preuve et sur la base de témoignages de personnes torturées ! Il est emprisonné au « régime sévère » au-delà du cercle polaire, à Yamal.
Zoïa Svetova, journaliste et visiteuse de prison, lui a rendu visite : «Je peux témoigner qu’Oleg Sentsov est un homme remarquablement talentueux et courageux. Même sous la torture, il n’a pas reconnu sa culpabilité. Nous vous demandons votre soutien», écrivait-elle dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, dans Libération.
Liberté pour les prisonniers politiques
En Russie, comme en Ukraine, on se mobilise pour obtenir sa libération. Le monde du cinéma avec Askold Kurov qui a réalisé un film sur lui, Le Procès, déjà projeté en France. Pendant le Mondial, les initiatives se multiplient : des comédiens célèbres lisent des passages de son livre, Les Russies ; des tracts sont distribués ; des vidéos circulent ; des rassemblements ont lieu. La semaine dernière, à Moscou, des photos et des affiches ont été placardées sur le pont où avait été assassiné l’opposant politique Boris Nemtsov.
Il faut saluer le courage des Russes qui agissent pour faire connaître au monde le sort des prisonniers politiques. Ils espèrent que la communauté internationale ne fermera pas les yeux pendant le Mondial, qui se tient «durant la pire crise des droits humains en Russie depuis l’Union soviétique», observait une ONG.
Leur attente est grande envers la France. « Nous avons beaucoup d’espoir dans les leaders occidentaux pour qu’ils agissent en faveur des prisonniers politiques et en faveur d’Oleg Sentsov, explique Zoïa Svetova, membre de la délégation reçue par Emmanuel Macron. Ils peuvent agir et nous espérons que le président Macron appellera le président Poutine, car il a promis aux militants des droits de l’homme de s’occuper d’Oleg Sentsov.»
Cet appel sera-t-il entendu ? Alors que l’équipe de France avance victorieuse vers les quarts de finale, Emmanuel Macron saisira-t-il cette occasion pour demander la libération immédiate et sans condition d’Oleg Sentsov ? Se joindra-t-il ainsi à la demande du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, en les appuyant de la parole de la France ?
Si rien n’était fait et si la mort d’Oleg Sentsov survenait dans le silence, alors la France et les démocraties apparaîtraient faibles. Car elles auraient négligé les valeurs dont elles se réclament et qui les ont fondées.
Par Jeanne Emmanuelle Hutin
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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Libération – 20/06/2018 – Par Elise Rousseau , écrivaine naturaliste et Philippe J. Dubois, écologue
Jeunes hirondelles de fenêtre au nid. Depuis 2008-2009, les déclin des oiseaux des champs est de plus en plus marqué. Cela correspond à la flambée des cours du blé et à la généralisation des insecticides neurotoxiques très persistants. Photo Christian Décout. Biosphoto
Personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Les humains seront-ils les prochains ?
C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.
Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière, c’est terminé. Nous courons à notre perte.
Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?
Ce printemps est un printemps vide. Les hirondelles, il y a encore quelques années très communes dans les villages, sont en train de disparaître à grande vitesse. On savait qu’on risquait de perdre un jour les éléphants. Que les guépards suivaient la même piste. Mais personne n’aurait imaginé que nous perdrions aussi les hirondelles, en même temps que les abeilles. Est-ce vraiment cela dont nous voulons ? Un monde sans éléphants, sans hirondelles ? Sans abeilles ? Aujourd’hui, plus de 12 000 espèces sont menacées d’extinction (et sans doute bien plus, certaines étant encore inconnues de la science). Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hérisson autrement que sous forme de cadavre en bordure de route ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas vu un hanneton butiner la haie fleurie au fond du jardin ? Ces animaux étaient communs, il y a encore peu de temps. Et plus besoin de nettoyer la calandre de la voiture après un long voyage. Il n’y a quasiment plus d’insectes écrasés dessus…
Les apiculteurs constatent un effondrement sans précédent au niveau des abeilles et des insectes pollinisateurs en général, avec toutes les questions agricoles et environnementales que cela pose. Comment allons-nous continuer à produire des fruits et des légumes sans insectes pollinisateurs ?
Dans le milieu des agriculteurs sensibles à l’environnement, une autre inquiétude est bien présente, depuis quelques années maintenant : les risques de grandes famines à venir, dues à l’agriculture industrielle, à la surexploitation des sols, à l’érosion et à la diminution des terres agricoles.
Contrairement à certains de nos amis naturalistes et scientifiques, nous espérons qu’il est encore possible pour l’homme de réagir, de se sauver, et donc de sauver ses enfants. Mais seulement si nous réagissons maintenant. Chaque jour, chaque heure compte désormais dans le compte à rebours.
Certains journalistes ont une grande part de responsabilité dans ce qui est en train de se passer, eux, qui sont censés donner l’alerte, eux, qui sont au courant des chiffres terrifiants de la situation écologique. Eux qui, lors des interviews des hommes politiques, ne posent presque jamais de questions sur l’environnement. Eux qui préfèrent consacrer des journaux entiers à des faits divers et autres informations malheureusement tellement dérisoires au regard de ce qui est en train de se jouer pour l’humanité.

Nous continuons de nous regarder le nombril, pendant que tout s’effondre autour de nous.
A chaque fois qu’un naturaliste essaie d’alerter l’opinion publique, on lui retourne qu’il est «moralisateur» ou «culpabilisant». Dirait-on à un assistant social qui explique à des parents mettant en danger leurs enfants l’urgence de changer de comportement qu’il est «moralisateur» ? Qu’il est «culpabilisant» ? Alors pourquoi, sur l’environnement, avons-nous le droit de mettre en danger l’avenir des enfants ? Pourquoi avons-nous le droit de leur donner à manger des aliments gorgés de pesticides ? De respirer un air pollué ?
Il est possible de retourner la situation, si ceux qui nous gouvernent et si les journalistes, qui doivent alerter l’opinion, prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, les politiques accouchent de «COP 21» médiatiquement parfaites mais dont les objectifs (inatteignables) font grimacer la communauté scientifique tant ils sont désormais irréalistes et non soutenus par des actions concrètes. C’est à nous citoyens qu’il appartient de montrer le chemin, en faisant pression pour que l’environnement devienne une priorité absolue.
On rétorque depuis des années aux scientifiques et aux naturalistes qu’ils sont «anxiogènes». Mais ce n’est pas d’alerter, ce n’est pas de parler du problème qui est anxiogène. C’est de laisser faire les choses sans réagir, alors qu’on a encore quelques moyens d’agir. Ce qui est anxiogène, ce sont les résultats d’études scientifiques qui s’accumulent depuis des décennies et qui vont aujourd’hui tous dans le même sens de l’accélération et de l’irréversibilité.
Nous devons urgemment apprendre à vivre avec mesure. Avant de se demander quelle énergie utiliser, il faut faire des économies d’énergie. Nous sommes dans une surconsommation énergétique, à l’échelle de la société comme à l’échelle individuelle. Cela pourrait être changé.
Nous devons aussi nous remettre à réfléchir à un thème banal dans les années 80 et devenu au fil du temps complètement tabou : la surpopulation. La société française reste profondément nataliste, tout comme le reste de la planète. Nous serons bientôt 8 milliards d’êtres humains sur Terre, engloutissant toutes les ressources.
Pourquoi faire autant d’enfants si c’est pour leur laisser une planète ravagée et l’impossibilité d’avoir une vie correcte ? A l’heure des enfants rois, nous leur faisons le pire des cadeaux : un environnement dévasté, une planète à bout de souffle.
Ne pourrions-nous pas faire preuve d’intelligence, nous, qui nous sommes hissés de facto au sommet de la pyramide du vivant ? Faire de deux domaines porteurs et concrets, l’alimentation bio et l’écoconstruction, des urgences prioritaires. Arrêter la course à la surconsommation. Réfléchir à notre façon de nous déplacer. Adhérer aux associations de protection de la nature. Ces dernières sont toutes extrêmement fragiles. Elles œuvrent à protéger l’humanité, mais leurs (maigres) subventions sont en permanence réduites, quand elles ne sont pas coupées. Cela demande un courage réel que de non plus changer de logiciel de vie, mais plutôt le disque dur de nos existences.
Nous appelons le gouvernement à écouter désormais Nicolas Hulot et à lui laisser la place et la marge de manœuvre promises. Nous sommes au-delà de l’urgence. Ceux qui auront contribué à la destruction de la nature, et donc des hommes, seront accusés, et peut-être même qui sait un jour jugés, pour «crime contre l’humanité». Car plus que la planète encore, c’est l’homme qui est aujourd’hui en danger.
Philippe J. Dubois est l’auteur de : Syndrome de la grenouille et de la Grande Amnésie écologique.

On raconte qu’une grenouille plongée soudainement dans l’eau bouillante essaiera vivement de s’extirper, tandis que, placée dans l’eau froide, elle ne bougera pas si la température augmente graduellement, pour finir ébouillantée… Cette histoire, réelle ou supposée, illustre bien la façon dont l’homme réagit aujourd’hui à la lente mais inexorable élévation de la température de la planète. Mais à la différence de la grenouille, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas. Le syndrome de la grenouille fait le point sur les connaissances actuelles concernant les impacts du changement climatique sur le vivant: les milieux naturels, la faune, la flore et… nous. Quelle va être l’influence du changement climatique sur la santé humaine ? En France, y aura-t-il bientôt des hirondelles à Noël ? Et si l’Antarctique fondait ?
Paru le 16/07/2015 / 128 pages / 12.90 €
L’homme contemporain est culpabilisé : on lui dit que chaque minute c’est l’équivalent de 34 terrains de football de forêt tropicale qui disparaît (soit) ; on lui dit que l’extinction des espèces connaît une accélération alarmante (et alors ?) ; et pour résoudre ce qui semble être un problème, on lui dit de fermer l’eau du robinet en se brossant les dents… Mais sait-il seulement de quoi on lui parle ? En effet, on ne lui enseigne pas l’histoire de l’environnement, ni à l’école ni à la maison : la parole des Anciens se perd et, avec elle, la connaissance de la nature, qui fait défaut aux nouvelles générations.
La Grande Amnésie écologique fait le constat d’une impasse inquiétante : on nous martèle chaque jour qu’il est urgent de protéger notre planète et de ménager ses ressources naturelles. Mais comment protéger une nature que nous ne connaissons pas, une biodiversité sauvage aussi bien que domestique dont nous avons perdu la mémoire des richesses passées ?
Dès lors, comment éviter le saccage environnemental et le drame économique d’ores et déjà en marche ? Réveiller les consciences, animer les citoyens, retrouver une société et des individus engagés et combatifs en cultivant la lutte contre l’oubli et en favorisant le travail de mémoire : c’est, selon l’auteur, le chemin à prendre pour acquérir une vraie conscience écologique qui permettra le sauvetage de la planète.
Elise Rousseau est l’auteure de :  Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ?! Stop à la surconsommation.

Date de parution 05/10/2017 / 128 p. / 15 € 90
Qui n’a pas un jour pesté face à un objet trépassant quelques jours seulement après la fin de la garantie ? Acheter, acheter, encore acheter…Et à peine achetées, voilà qu’il faut déjà remplacer nos petites emplettes, vite démodées, vite cassées. Nous sommes les victimes de la pub, des industriels, de la pression sociale : tout s’intensifie, nous détournant des choses essentielles de la vie…Sans parler des conséquences désastreuses sur la planète ! Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, avons-nous vraiment envie de ça ? Face à cette gloutonnerie effrénée, le concept de sobriété heureuse prend de plus en plus d’importance tandis que des réponses citoyennes et responsables s’affirment en contre-attaque. Et si on sortait du tourbillon infernal de la surconsommation ? MAIS POURQUOI J’AI ACHETE TOUT CA !? est l’histoire à la fois sérieuse et drôle d’une prise de conscience et propose des solutions viables et concrètes pour dire stop à la consommation. PLANETE GRAPHIQUE, C’EST L’HUMOUR ET LE DESSIN A LA RESCOUSSE DES GRANDS ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX !
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Le principe de « fraternité » : nouvel horizon juridique

Ouest-France 09/07/2018 par Jacques Le Goff, sociologue et politologue

Illustration .Le conseil constitutionnel .Rue de Montpensier . Paris 1er .

 Le sociologue Jacques Le Goff revient sur la portée de la reconnaissance du principe de « fraternité » par le Conseil constitutionnel.
EditorialLe Conseil constitutionnel vient de reconnaître à la fraternité le statut de principe à valeur constitutionnelle. Après la liberté, l’égalité et la dignité, la « parente pauvre » (Mona Ozouf) de la devise républicaine accède à la plénitude juridique. Tout acte normatif, y compris la loi, devra désormais s’y conformer.
Concrètement, dans l’affaire en cause relative au « délit de solidarité » avec les migrants, en découle « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». Les exigences d’hospitalité passent avant les considérations d’ordre public, qui ne sont pas pour autant oubliées mais appelées à conciliation avec la fraternité. Antigone triomphe mais doit composer avec Créon.
C’est une petite révolution qui illustre bien le réenchantement de la fraternité observé depuis deux décennies. Une évolution qui n’est d’ailleurs pas univoque puisque la fraternité justifie, à l’occasion, des réflexes de clôture sur la nation-famille. Mais à travers elle, s’exprime, à la fois, la conviction que « tout homme est mon frère », dans une égalité vécue, et le sentiment d’un certain épuisement de la solidarité pensée plus sur le mode des droits individuels que sur celui de la présence à autrui et de la responsabilité à son égard.
L’impression est, en effet, d’une « solidarité instituée » insensiblement détachée de la « solidarité instituante » et fonctionnant contre elle comme dans les maladies auto-immunes. Voilà votre voisin de palier qui tombe malade et vous le fait savoir. La tentation ne sera-t-elle pas de dire : « Qu’il appelle son médecin et l’ambulance si nécessaire ! Après tout, il a la Sécu. Qu’il se débrouille ! » En sorte qu’un mécanisme de solidarité en vient à produire de l’individualisme !
« La principale force qui entraîne le monde »
Mais vous pouvez aussi vous porter à son chevet pour le réconforter, l’arracher à sa solitude, témoigner de votre humanité sous une forme qui est précisément celle de la fraternité. Ni le droit ni la morale n’y obligent sauf cas de « personne en danger ». L’éthique, elle, propulse au-delà parce qu’elle est, comme y a souvent insisté Paul Ricoeur, de l’ordre de l’excès et de la surabondance.
En cela, la fraternité est une solidarité chaude qui a son site dans des relations de proximité familiale, amicale, associative. Elle est faite de non-indifférence, d’attention, de compassion mais aussi d’intérêt bien compris et fort légitime lorsque les initiatives se joignent dans une oeuvre commune confortant l’existence de chacun. Elle se joue dans un rapport de visage à visage, de parole à parole, assurant une immédiateté aussi efficace que gratifiante.
Ce qui la différencie de la solidarité froide dont la mise en oeuvre s’opère selon des mécanismes d’allure impersonnelle. Au lieu du visage, le masque de l’assuré social, de l’assujetti fiscal, du chômeur… dans des services longtemps glaçants. Les choses changent à cet égard et sans doute sous la pression de l’exigence de dignité et de fraternité pratique.
On peut attendre de la décision du Conseil une revitalisation de la solidarité et l’émergence de nouveaux droits déclinant le droit matriciel à la fraternité pour tous. Quelles en seront les formes et la teneur ? On ne sait. Pour l’heure, c’est le droit de ne pas être poursuivi du fait de son exercice. Et après ? La voie est largement ouverte pour « la principale force qui entraîne le monde » (J. Attali, Fraternités, Fayard). Prouvons-le !
Jacques Le Goff, est professeur émérite des universités
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Réflexion sur les énergies de la constellation du Cancer 2018

      Gouverné par la Lune, le Cancer, signe d’eau, incite au calme et à la bienveillance, notamment en lien avec la famille, le foyer et les racines, principales valeurs que l’on attribue en général au côté féminin. L’influence lunaire fait également naître un intérêt particulier envers tout ce qui est relatif aux origines : inconscient collectif, hérédité, souvenirs, traditions  et coutumes.
      Avec ce signe, nous traverserons le deuxième grand portail énergétique de l’année, celui du Solstice d’été. Alors que s’écoulent les journées les plus longues, une puissante douche de lumière est diffusée. Ainsi, l’entrée du Soleil en Cancer nous fait penser à un corps physique qui serait lui aussi lumineux. La phrase clé de ce signe nous le dit à sa manière : «Je construis une maison illuminée et je l’habite».
      Les énergies de cette constellation sont en rapport avec un travail de l’Esprit au sein de la forme. Plus l’enveloppe terrestre est subtile et transparente, plus la lumière intérieure va pouvoir rayonner. Si l’enveloppe est dure et dense, cette lumière devient cachée. La naissance de l’Esprit à la matière est comme une lampe dans un pot de terre. La matière de celui-ci doit être affinée afin que la lumière qui brille à l’intérieur se diffuse aussi à l’extérieur.
     Né dans un corps de chair et de sang, l’humain doit s’affiner physiquement à travers une juste pensée, parole et action afin que sa matière devienne souple, magnétique et rayonnante à travers le temps. La matière terrestre est considérée comme la plus dense et sa transmutation nécessite une forte volonté. Mais quoi qu’il en soit, il sera toujours bénéfique de se consacrer à ce travail rédempteur, car si les transformations ne sont pas tentées, les humains continueront d’être assujettis à la matière qui leur imposera sa loi.
     La forme est le voile. Derrière la forme sont les qualités. Derrière les qualités, il y a la Lumière  universelle. C’est la conscience elle-même qui, par sa propre mutation nourrie de l’expérience dans l’action, imposera et opérera toute mutation nécessaire au corps. Il est donc nécessaire pour les chercheurs de respecter, de comprendre et, en retirant voile après voile, de faire naître puis resplendir, la lumière à l’intérieur de soi. Tel est le chemin.
     Ne pensons jamais que nous sommes terriens. Chacun de nous est universel. Penser que nous sommes de la terre, que nous sommes asiatiques, européens, africains, américains ou australiens est une vérité substituée. Nous, les universels, sommes engagés dans un voyage et, dans ce voyage, nous avançons en remplissant des objectifs sur cette Terre. Nous, les humains, quand nous nous installons profondément dans la vérité substituée nous sommes perdus.
      Beaucoup d’humains ont oublié le voyage qu’ils ont entrepris et ont développé des pensées et des actions de routine. Les humains doivent penser grand. Toute grande idée que nous suivons résulte en une grande action. Mais nul ne peut devenir bon seulement en pensant bien. L’action est la base de toutes les transformations de l’être, et pourtant réflexion et action doivent être équilibrées. Grâce à la pensée créative et à l’action juste, nous continuerons de croître en lumière.
    Là où il y a de la Vie, il y a le cœur qui est au centre, qui transforme la vie usagée en vie fraîche. Là où il y a du cœur, il y a de la compassion, de la sympathie et de l’amour. Lorsque nourrir son environnement se fait avec l’une ou l’autre de ces trois qualités, l’action devient excellente. De tels actes ne se réalisent jamais avec un esprit commercial car le cœur ne connaît pas le commerce, ne fait pas d’évaluations matérielles et n’a même aucune attente. Il détient la clé de la vitalité et maintient le corps. Un cœur pur fait des miracles car il ouvre les portes à des forces invisibles afin qu’elles s’expriment dans le monde.
      Lorsque la force de vie fonctionne, le corps fonctionne et l’être expérimente la splendeur de la Création. En suivant la science de la Sagesse, nous devenons libérés tandis même que nous vivons dans notre corps. Nous sommes originels et rappelons-nous que : être « original  » c’est aussi un peu, être spirituel !
 P.L. du Cancer – jeudi 28 juin  2018 – 06h52

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Petite pause …

Kozett et Werdna se mettent au vert quelque temps

Ils seront de retour mi-juillet

D’ici là, portez vous bien – restez bien vivants et indignés, mais pas trop … !

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