Vaccins : les procès se multiplient

Alternative Santé – Lettre d’information N° 319 – Édito –
L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) est dans la tourmente. La semaine dernière, la cour administrative d’appel de Nantes a tranché en faveur d’un quinquagénaire de la Sarthe engagé dans un bras de fer contre cet établissement public placé sous la tutelle du ministère de la santé. En cause : les préjudices considérables subis à la suite d’une vaccination obligatoire contre la variole lorsqu’il avait dix mois. En effet, une semaine après l’injection du vaccin, des chutes inexpliquées, suivies d’un coma, d’une hémorragie cérébrale et d’un hématome avaient affecté sa santé ; celle-ci s’est encore dégradée à l’âge adulte, avec une perte progressive de la vue à partir de 2009, puis de l’audition un an plus tard.
Sa mère, représentante légale de cet homme aujourd’hui handicapé à 70 %, avait initialement demandé une provision de 400 000 euros. Seuls 50 000 euros lui avaient été accordés par le tribunal administratif de Nantes ; une somme encore trop élevée pour l’Oniam, qui souhaitait voir cette provision plafonnée à 20 000 euros et avait donc fait appel de la décision. Mais après avoir reconnu la réalité du préjudice, son lien avec la vaccination obligatoire et la nécessité de le voir pris en charge par la solidarité nationale, la cour administrative d’appel de Nantes a fini par accorder 80 000 euros à la requérante.
Cette semaine, c’était au tour d’une aide-soignante de demander des comptes à l’Oniam. Plus précisément 1 002 775 euros, dans le cadre d’un procès qui s’est ouvert ce mardi 13 novembre au tribunal administratif de Poitiers. Vaccinée contre l’hépatite B et le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) en août et septembre 2011, elle développe dans les heures qui suivent de la fièvre et des courbatures, puis éprouve quelques jours plus tard des sensations de brûlure dans le corps. On identifie à l’époque ces symptômes comme ceux d’une fibromyalgie, encore non reconnue comme maladie en France.
En 2013, le diagnostic s’affine : une biopsie révèle une myofasciite à macrophage, provoquée par la présence dans son corps d’hydroxyde d’aluminium (adjuvant aluminique de nombreux vaccins). Cette maladie très handicapante est désormais bien documentée (notamment par les travaux du Pr Romain Gherardi), et les patients se battent pour être reconnus – via l’association E3M par exemple – face à des autorités sanitaires dans le déni. Pour l’aide-soignante, une première expertise avait, comme c’est souvent le cas, conclu à une absence de lien de causalité entre la vaccination et son état de santé. Ceci malgré une solide jurisprudence et 8 arrêts favorables du Conseil d’État reconnaissant le lien entre aluminium vaccinal et myofasciite à macrophages… L’avocat, suspectant un parti-pris des experts en faveur des laboratoires commercialisant le vaccin, a demandé une nouvelle analyse. Le rapporteur public semble y être favorable ; le tribunal devrait rendre sa décision dans deux semaines.
Gageons qu’avec le refus incompréhensible des autorités sanitaires de prendre au sérieux la question des adjuvants et le passage en force d’une loi étendant à 11 le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants, ce genre d’affaires, va, hélas, se multiplier dans les années à venir.
Prenez soin de vous,
Alternative Santé

Publié dans Santé | Tagué

Le défi Familles à énergie positive

Biocontact – septembre 2018 – Julien Camacho –
Tous les ans depuis bientôt une décennie, des milliers de volontaires et de foyers français s’inscrivent et participent à un concours de sobriété énergétique : le défi Familles à énergie positive. Convivial, ludique et surtout instructif.
Bien loin de proposer une approche austère des économies d’énergie, le défi Familles à énergie positive (FAEP) réussit le plus souvent à faire adopter par les particuliers des comportements économes dans un esprit de convivialité et une logique d’apprentissage. La sobriété devient alors un choix, individuel et collectif, justement éclairé et averti, qui permet d’économiser tous les ans entre 5 et 7 GWh, l’équivalent de la consommation totale de 400 logements, ou encore du retrait du parc de 500 voitures. Réitéré et amplifié tous les ans, l’impact est réel.


Un défi individuel et collectif L’objectif du concours est de permettre à tous les foyers participants d’atteindre une réduction de leur consommation de l’ordre de 8 %. Ce qui représente en moyenne une baisse de la facture énergétique d’à peu près 200 euros par logement. Pour ce faire, le programme se déroule en trois temps majeurs : le recrutement, le lancement du concours et le maintien de l’implication de toutes et tous jusqu’à la dernière ligne droite avant la coupure des systèmes de chauffage à la fin du mois de mai. Au total, 5 à 6 mois d’investissement pour un défi qui en vaut la chandelle, et sans avoir à la sortir pour s’éclairer !
A l’approche de l’automne et de la période de chauffe des logements (pôle de consommation principal des foyers), les associations et les collectivités du réseau d’animation du concours FAEP se lancent dans le recrutement des participants sur leur territoire. C’est une phase importante durant laquelle la communication doit être la plus large possible autour de l’organisation du concours pour rassembler un maximum de participants. Les enjeux d’un tel ramdam sont doubles : d’un côté, parvenir à toujours faire croître les résultats nationaux de réduction de consommation, et de l’autre, s’assurer d’une bonne dynamique collective locale. Ce dernier ingrédient est certainement ce qui distingue le programme FAEP des autres initiatives sur la sobriété énergétique. Les foyers s’engagent au sein d’équipes, elles-mêmes composées de plusieurs foyers, qui concourent toutes à être celle qui réduira le plus significativement sa consommation d’énergie.
Sur les 6 mois que dure le concours, l’ensemble des équipes seront réunies autour d’événements conviviaux organisées localement (en général au nombre de 3 qui marquent le lancement, la mi-parcours et la clôture du défi). Une bonne manière pour les participants engagés de mesurer l’implication d’autres concitoyens, d’échanger sur leurs expériences respectives et de commencer à constituer une sorte de « communauté ». Entre ces grands rassemblements, des réunions d’équipes se tiennent régulièrement pour maintenir la dynamique de participation, et sur l’initiative le plus souvent d’un ou d’une référente ou d’un ou d’une capitaine d’équipe, qui dédie son temps à la bonne vie du groupe. Elle ou il est un relai indispensable pour les animateurs du concours.
L’originalité de FAEP réside dans ses modalités collectives de participation. Là où de nombreuses propositions reposent sur un changement de comportements individuel, le concours se fonde, lui, sur une inscription des foyers au sein d’équipes regroupant en règle générale de 5 à 10 foyers. Les personnes s’inscrivent donc dès le début dans une
démarche collective accompagnée qui doit leur permettre d’atteindre de façon coopérative l’objectif symbolique des 8 % de réduction. Symbolique à plusieurs égards. D’abord, parce que bien souvent, les participants dépassent cet objectif. Ensuite, parce qu’il est essentiel de valoriser la réussite de démarches volontaristes collectives, de les célébrer. Enfin, parce que le principal enjeu réside bien dans l’acquisition de connaissances et de comportements propres à développer chez les participants, petits ou grands, une certaine maîtrise de leur environnement énergétique. Comprendre, intégrer et maîtriser les sources de consommation pour pouvoir agir dessus au quotidien, en toute connaissance de cause.

Du déclic individuel au changement collectif
C’est l’autre grand objectif du concours, accompagner les personnes et les équipes dans la connaissance des sources de consommation énergétique de leur logement. Et pour ce faire, les territoires s’appuient le plus souvent sur l’expertise des Espaces Infos Energie (en la personne d’un conseiller Infos Energie) ces lieux physiques portés par des associations locales, et dont les missions sont d’informer, de conseiller et d’orienter les particuliers dans leur démarche de maîtrise de la consommation énergétique. Parfois, ce sont les services des collectivités qui animent directement le concours, ou encore, plus rarement, des associations environnementalistes indépendantes.
Sur la base d’un support pédagogique de 100 écogestes, qui vont de petites adaptations à des changements plus significatifs, chaque participant peut agir à sa mesure. Que ce soit dans les pratiques liées à la façon de cuisiner, de s’éclairer, d’isoler son logement, ou encore bien sûr de se chauffer (-1 °C de température ambiante par exemple permet de réaliser des économies conséquentes), les pratiques quotidiennes au sein du logement constituent un vrai terrain de jeu et d’expérimentation. Pour suivre l’évolution de la consommation des équipes, chaque foyer participant a accès à une plateforme en ligne sur laquelle il pourra enregistrer ses index et ses relevés, et qui lui permettra de visualiser (au moyen de graphiques) l’impact de l’adoption d’écogestes. Cette plateforme est également un vecteur de communication pour tenir les joueurs au courant des actualités et des événements liés au concours (ateliers, conférences, rencontres…).
Il s’agit donc d’expérimenter, de toucher du doigt (contextualiser) les effets concrets des changements de comportements et les aménagements dans le logement. En général, lors des premiers mois de participation, une équipe reçoit la visite d’un conseiller énergies au domicile d’un des foyers participants, pour mettre en évidence, à l’aide d’appareils de mesure, l’impact de l’adoption d’écogestes, pour mieux comprendre certains aspects techniques parfois complexes, ou encore pour percevoir ce qui est invisible à l’œil nu (les fameux ponts thermiques, zones d’échanges entre l’intérieur et l’extérieur du bâti).
De l’énergie aux modes de vie
Tous les ans donc, des milliers de citoyens s’impliquent activement pour réduire l’impact de leur habitat sur l’environnement (premier argument évoqué : la réduction de leur facture énergétique). Le concours est d’ailleurs un très bon vecteur de passage aux travaux pour bon nombre de foyers participants auxquels il manquait souvent des informations sur des dispositifs d’aide à la rénovation, comme le crédit d’impôt pour la transition énergétique (1). Car, on le sait, si le premier pas vers la transition est la prise de conscience et du changement de comportement (sobriété), le second, et le plus déterminant pour la transition énergétique massive est celui de la rénovation (dans l’ancien) ou de la performance (dans le neuf) de l’habitat (efficacité). Le troisième objectif s’atteint par la substitution progressive des énergies fossiles (responsables de l’émission de gaz à effet de serre et du réchauffement climatique) par des énergies renouvelables. Ce sont les piliers du scénario de transition (scénario NégaWatt) dont FAEP apparaît comme la porte d’entrée pour les citoyens soucieux de s’impliquer au quotidien en adoptant des modes de vie plus respectueux de leur environnement. Aujourd’hui, les collectivités ont l’obligation de s’engager dans la transition écologique en mettant en œuvre des Plans climat air énergies territoriaux (PCAET), qui requièrent l’implication de tous les acteurs du territoire, citoyens compris. Le défi Famille à énergie positive apparaît dans ce contexte comme un instrument efficace pour impliquer les participants à ces concours dans les politiques locales, de façon conviviale et collective ■
Déjà plus de 40 000 familles à énergie positive ! Pourquoi pas vous ?

Fontevraud- l’Abbaye (Maine-et-Loire), 25 mai 25013 / Familles à énergie positive engagées pour le climat / Photo Ouest Médias pour la Région Pays de la Loire

 

Remise des diplômes aux 5 meilleures équipes par Frédéric Delhommeau (Responsable de l’antenne Paris, de l’association Prioriterre) et par Odile Echivard (les Profénergétiques).

 

• Vous souhaitez agir concrètement et efficacement pour l’environnement ? • Vous souhaitez réduire votre facture énergétique ? (économie moyenne de 200 € réalisée par les précédents participants) • Vous aimeriez impliquer toute votre famille de manière ludique ? • Vous appréciez les occasions d’apprendre et d’échanger en toute convivialité ? • Vous voulez recevoir des informations et des conseils pratiques, adaptés et faciles à mettre en œuvre ? Ce défi est fait pour vous ! Plus d’informations sur les concours près de chez vous : www.familles-a-energie-positive.fr
Publié dans Consumérisme, Résistance

Se libérer en douceur de ses schémas mentaux

Biocontact – novembre 2018 – Caroline Le Tirant –
Vous entendez certainement parler depuis quelque temps d’une technique énergétique appelée Access Bars ou Access Consciousness… En voici un décryptage. En quoi consiste cette méthode, comment la pratique-t-on, et que se cache-t-il derrière cette méthode ? Déposer les valises trop lourdes pour commencer sa nouvelle vie.

Créée dans les années 1995 par Gary Douglas aux États-Unis, Access Consciousness regroupe un ensemble d’outils dynamiques et pragmatiques ayant pour finalité de se défaire de tous les conditionnements conscients ou inconscients de chacun, afin de devenir soi en tant qu’être « infini » et de se révéler au monde. Access Consciousness permet de changer ce que l’on ne parvient pas à faire évoluer, à devenir les réels concepteurs de sa vie, le tout dans la plus grande aisance. Access Consciousness est implantée depuis quelques années déjà en France et y connaît un fort développement depuis peu. Elle est également pratiquée dans 174 pays.
Tout est énergie
Dans son approche, Access Consciousness, facilite les prises de conscience : tout est énergie, il est donc simple de « jouer » avec et de réaliser qu’il existe un nombre infini de possibilités. Être les créateurs de notre vie et ne plus penser ou dire : « je n’ai pas le choix », « Oui mais… », « La vie est ainsi… ». Ce sont nos points de vue qui créent notre réalité et non la réalité qui crée nos points de vue. Il faut pouvoir pour cela se « délester » des croyances et schémas limitants dans lesquels nous nous sommes mis, volontairement ou non.
Simple, rapide et ludique
La méthode propose des processus corporels et des processus verbaux, d’une grande simplicité et applicables par tous. Pourquoi aurions-nous besoin d’un parcours initiatique long, ou devrions-nous être déjà engagé dans les thérapies alternatives pour pouvoir apprendre cette nouvelle approche ? Access Consciousness, c’est le laisser-être, l’abaissement des barrières, le non-jugement, l’épanouissement total en tant que « soi » et « uniquement soi ». Le plus grand principe de la méthode étant : avoir le choix !
Avec Access Consciousness, vous apprenez à poser des questions ouvertes, à oser demander et recevoir mais de façon simple et ludique. Les outils ont été conçus pour que vous puissiez réaliser ce qui « marche pour vous ». Ce avec quoi vous vous sentez en « vibration ». Avoir les processus au quotidien pour se défaire de situations déplaisantes, car vous avez la totale capacité de prendre soin de vous de la manière dont il convient et de jouer avec les processus verbaux afin de faire sortir les énergies et déblayer ce qui est nécessaire. Ces éléments ne sont pas nouveaux pour la plupart, mais ils sont révolutionnaires dans leur façon d’être abordés et présentés. Tout devient facile, joyeux et praticable au quotidien par tous.
Pour accompagner cette véritable philosophie de vie, des processus physiques sont également proposés pour faciliter l’entrée dans le changement avec l’aisance, la joie et l’abondance. Le plus connu de tous reste Access Bars, qu’il est possible de recevoir en séance individuelle avec un praticien Bars, mais aussi d’apprendre lors de journées certifiantes ouvertes à tous.
Créer des « barres énergétiques » au niveau du crâne

Gary Douglas a découvert une cartographie de 32 points symétriques sur le crâne. Ils correspondent par exemple à des domaines tels que l’argent, le contrôle, la créativité, le corps, la sexualité, la gentillesse, la joie… Ces points sont des lieux de « stockage » de nos pensées, idées, croyances, émotions, points de vue sur ces différents sujets. Lors d’une séance individuelle de Bars, le praticien pose ses doigts très légèrement sur la tête, formant ainsi des « barres énergétiques » entre les différents points. Il se crée de ce fait une décharge électromagnétique, on part ici du principe de physique quantique. Ce phénomène facilite la décharge mentale, la libération du trop-plein émotionnel, le déblocage des automatismes et la libération des mémoires cellulaires.
L’activation des points va donc permettre la dissolution des idées fixes et des programmes que vous avez enregistrés pour initier un changement dans l’aisance. C’est une méthode de transformation, douce et non intrusive. Les séances individuelles durent en général entre 45 minutes et une heure, le praticien suit un protocole dédié à la séance de Bars et passe de points en points en fonction de l’énergie qu’il ressent. Ces moments sont également un temps pour soi, invitant à une relaxation très profonde, il n’est pas rare que la personne s’endorme, pour un lâcher-prise tout en douceur.
Une étude scientifique a été filmée et menée par le Dr Jeffrey L. Fannin, neuroscientifique, à la conférence « The Secret Knock » à San Diego aux Etats-Unis en mars 2015, en présence de Gary Douglas, fondateur et Dain Heer, cocréateur d’Access Consciousness. Ce qu’il y a découvert concernant l’activité cérébrale et l’alignement des énergies avant et après une séance de Bars est tout simplement stupéfiant.
Joie et légèreté
Le premier bénéfice des séances est avant tout le retour du bien-être, de la joie, de la légèreté quasi immédiate, mais aussi l’ouverture sur une vision plus large et plus créatrice de votre vie. L’effet exact d’une séance ne peut être déterminé, et son résultat défini, ce ne serait que trop le minimiser. Le praticien aide au déblocage, le receveur, lui, doit s’ouvrir et observer les changements s’opérer au fur et à mesure. C’est ainsi qu’un nombre de séances ne peut être établi, des résultats surprenants surviennent après 1 séance comme après 3 ou 4.
Qui peut recevoir une séance ? Absolument tout le monde, de tous les âges et de toutes les conditions physiques, il n’existe aucune contre-indication à une session de Bars. Elle se pratique partout du moment que vous puissiez être confortablement installés.

Au-delà des séances individuelles, la méthode propose en une journée de devenir praticien Bars, soit apprendre la technique énergétique d’Access Bars mais aussi les processus verbaux, le mantra Access, la formule de déblayage, la phrase insensée… et les outils de base tellement puissants. De quoi plonger dans l’univers Access Consciousness et en ressortir transformé(e). Ouvertes à tous, ces journées offrent la possibilité de pratiquer et de recevoir deux fois les Bars en travaillant en binôme. Les enfants sont tous les bienvenus. Ces rencontres occasionnent partages, rires, émotions et rencontre avec les créateurs à travers leur vidéo. Vous repartirez avec un certificat en poche, ainsi qu’avec tous les supports écrits nécessaires à la bonne pratique. Dès lors, vous devenez praticien Bars et pourrez donner les Bars à titre personnel ou professionnel. Le fait de devenir praticien vous permet de faire partie d’un réseau très actif, et d’échanger gratuitement des séances Access Bars entre praticiens pour ressentir et rester dans les énergies du changement.
Ces techniques, outils et processus transformationnels sont conçus pour aider à dépasser les limites et les carcans qui, quelques fois, empêchent d’avancer. Pratiques, dynamiques et pragmatiques, ils permettent de choisir une nouvelle façon de vivre sa vie. Elle devient alors légère et pleine de choix. Comme le dit Dain Heer, « et si être vraiment toi était le cadeau, le changement, et la possibilité que ce monde requiert » ?
Publié dans Développement personnel | Tagué ,

Une saison avec un berger dans les Alpes françaises

 La montagne de velours vert zébrée de pierriers, terrain de jeux idyllique pour randonneurs entre massif de Belledonne et vallée de la Maurienne, est son royaume de juin à fin octobre. Un endroit somptueux qui peut rapidement virer au sombre quand on garde près de 1.300 bêtes vulnérables. « Ma première brebis tuée, ce que j’ai ressenti immédiatement, c’est que j’avais échoué, j’avais manqué à mon devoir », dit le berger avec gravité. « J’ai trouvé tout de suite la carcasse, une grosse tache rouge. Des trous de crocs sur le cou, la cage thoracique arrachée… cœur, poumons et foie bouffés.
 Le métier, qui se maintient en France avec un millier de bergers ovins, est solitaire et le choix de vie radical. Il attire beaucoup de jeunes gens en reconversion, qui ne tiennent souvent que quelques saisons. « Partout où on va, on est étranger. On attire la curiosité, souvent un mélange de peur et de fascination », dit Gaétan.
 Jimi Hendrix dans l’alpage
Publié dans animaux, Social | Tagué ,

Réveiller l’idéal européen

Ouest-France  03/04/11/2018

March 12, 2018. REUTERS/Yves Herman

Edito « Si la construction européenne devait commencer à se défaire, ce devrait être un drame pour les membres de l’Union mais aussi au niveau mondial », déclarait, aux Échos, Thierry de Montbrial, spécialiste des relations internationales. L’Europe pourrait être un contrepoids dans un monde où « la compétition entre les États-Unis et la Chine va dominer ».
Cela nous concerne directement. Pendant que les États-Unis se replient, la Chine étend son influence jusqu’en Europe. Le centre de gravité du monde bascule vers l’Asie. Deux présidents de la République viennent d’alerter sur ce bouleversement.
Pour Emmanuel Macron, l’Europe «risque de perdre sa souveraineté, c’est-à-dire que sa sécurité dépende des choix américains », et d’avoir « une Chine de plus en plus présente sur ses infrastructures essentielles, une Russie parfois tentée par la manipulation», déclarait-il à Ouest-France.
L’ancien président Nicolas Sarkozy interpelle. Le monde est «à deux vitesses: ceux qui avancent chaque jour plus vite et ceux qui sont à l’arrêt. Hélas, l’Europe est à l’arrêt… Le monde n’a jamais été aussi concurrentiel. Est-ce le moment de nous diviser? Certainement pas, ce serait une folie!»
L’Histoire nous enseigne le danger de telles divisions. Le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale invite à y réfléchir : 18 millions de personnes sont mortes dans cette guerre effroyable, ayant engendré la Seconde Guerre mondiale, encore plus meurtrière !
Indispensable unité
Il faut donc tirer les leçons du XXe siècle. Pour Emmanuel Macron, en 1918, «nous avons gagné la guerre, mais nous avons perdu la paix. La grande force des dirigeants de l’après Seconde Guerre mondiale, ayant construit l’Europe […] : ils ont décidé non pas de mettre à genoux celui qui a perdu, mais de mettre ensemble ce avec quoi on faisait la guerre, le charbon et l’acier.» Depuis, nous vivons la plus longue période de paix.
Mais aujourd’hui, des vents de division soufflent en Europe. Certains, en France, voudraient transformer les élections européennes en un référendum contre la politique du président de la République. Alors qu’un sursaut constructif des Européens est indispensable.
Et, il est possible. Car les mêmes valeurs unissent les Européens, massivement attachés à la démocratie. Pour plus de 90 %, «la démocratie peut avoir des problèmes mais elle est mieux que n’importe quelle autre forme de gouvernement» (1). C’est plus fragile dans les jeunes démocraties de l’Est. Mais opposer de manière simpliste les progressistes aux nationalistes donnera prise aux antieuropéens et attisera les divisions.
Car, les Européens sont bousculés par la mondialisation et le thème de la « préservation » apparaît, observe le politologue Philippe Poirier : «De plus en plus d’Européens s’inquiètent du devenir de leur nature, de leur qualité de vie, de leur corps, de leur identité» (2).
Ni l’exploitation des peurs ni le clientélisme ne mobiliseront les Européens. Il faut, pour retrouver l’unité, se souvenir de l’idéal européen : «Un idéal fait d’espérance de paix, une paix consolidée par une solidarité entre les pays, un refus des égoïsmes nationaux car ils divisent par la rivalité qui prévaut alors; un idéal de générosité envers les peuples moins favorisés, expliquait François Régis Hutin. Il s’agit de bâtir, autant que faire se peut une communauté, c’est-à-dire un ensemble où chacun apporte au tout, où le tout apporte à chacun… Ne bradons pas cet idéal.» (3)
(1) European Values Study 2017. (2) paperjam.lu/news. (3) Ouest-France, 25-3-17.
Jeanne Emmanuelle Hutin
Publié dans Débats Idées Points de vue, Europe | Tagué ,

Hôpitaux à vendre

Siné Mensuel – novembre 2018 – Patrick Pelloux –
Pour le monde libéral, la Sécurité sociale et le service public hospitalier sont des anomalies historiques et politiques. Le discours du président Macron prononcé le 18 septembre et intitulé « Ma santé 2022 » est instructif à plus d’un titre. Il jette les bases, non pas d’une modernisation de ces systèmes, mais de leur destruction.
Nous l’avons vu le mois dernier avec la prétendue fin de la sélection des étudiants en médecine, cette manière qu’a Macron de dire ce qu’il ne fera pas… tout en le faisant est désormais la signature de son style politique ! Quand il dit : « Nous ne fermerons pas d’hôpitaux », il faut entendre : « Nous n’allons pas les fermer mais les changer », ce qui a la même finalité.
Un exemple ? La maternité de Creil, dans l’Oise : il n’y a aucune raison médicale ni sociale de la fermer, d’autant qu’un bâtiment a été construit pour la rénover. Le bassin de population est sinistré avec plus de 40 % de chômage, des femmes qui accouchent seules…
Bref, s’il y a un territoire de santé qui a besoin d’un accès aux soins et d’une maternité, c’est bien celui-là. Pourtant, contrairement à ce que prétend le président, ce lieu de proximité va fermer ! Les habitants devront parcourir une dizaine de kilomètres pour se rendre dans une maternité. Alors que nombre d’entre eux n’ont pas les moyens d’avoir un véhicule! Et ils devront surtout attendre, car à chaque fois que des regroupements ont lieu, des lits sont fermés, favorisant ainsi les cliniques privées qui augmentent leurs profits. Pourquoi cet oubli de la notion du service public ?
Les grands de la finance ont réussi à tout contrôler à leurs plus grand bénéfice par le truchement des banques et des assureurs.  Aux États-Unis, la question de la santé était tellement prégnante humainement et politiquement que Clinton et le Parti démocrate aveint tout fait pour inventer une sorte de sécurité sociale à l’américaine.
Le public privé de tout
Dans certains discours, les démocrates faisaient référence à la France. Cela a débouché sur l’Obamacare, une loi sans précédent au pays du capitalisme et du libéralisme ! Depuis, Trump a réussi à la saboter. Bilan : quarante millions de personnes sont sans couverture maladie aux États-Unis ! En France, un tel discours est plu difficile à tenir car nous sommes un pays profondément social depuis la Révolution française et la Commune de Paris, même si les libéraux veulent casser cette réalité politique. Et ils attaquent sur deux axes : la Sécurité sociale est en déficit et il serait nécessaire de donner tout ou partie aux assureurs… D’où le développement des assurances complémentaires et des systèmes mutualistes qui tendent à devenir des assureurs. L’autre axe est que l’hôpital public doit changer.
Le président l’a annoncé dans son discours : le privé doit entrer davantage dans le public et un changement de statut des médecins hospitaliers se profile. L’argent et l’appât du gain sont en train de faire chavirer l’esprit des médecins hospitaliers ! Le plus probable est que la chirurgie et l’anesthésie soient les premiers secteurs à être privatisés dans les hôpitaux publics. D’ailleurs, ce sont eux qui ont les plus grosses consultations privées !
Le reste des hôpitaux publics devenant la structure des plus pauvres et des plus vieux… Face à ces changements, les politiques de gauche sont aveugles, sourds et muets ! Après tout, on n’a que ce qu’on mérite !
Publié dans Santé | Tagué

Mea culpa – S’il veut réussir, Macron doit revenir aux origines

L’Opinion 15/11/2018 Nicolas Beytout
EditoRarement aura-t-on vu président de la République faire aussi ouvertement son mea culpa. Entendre Emmanuel Macron avouer qu’il n’avait pas « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants » était, lors de son interview sur TF1 mercredi soir, un moment politique inédit.
Combler ce fossé entre le peuple et le pouvoir est un défi immense. Cette fracture est en effet celle au fond de laquelle prospère le populisme, ce rejet, parfois cette haine pour tout ce qui est qualifié d’élites, les puissants, les « gros ». Elle traverse la plupart des sociétés occidentales, et les gouvernements, lorsqu’ils n’ont pas sauté à pieds joints dedans, ont du mal à la réduire. Un défi immense, donc, mais qui peut être relevé.
Il faut pour cela revenir aux origines de la conquête d’Emmanuel Macron, et aux engagements du candidat. Ce sont eux qui ont suscité de l’espoir, même chez les électeurs qui n’avaient pas fait de lui leur premier choix ; ce sont eux qui nourrissent le désespoir. Il promettait des résultats, ça tarde ; il vantait une méthode, on attend toujours les effets d’une hypothétique nouvelle façon de faire de la politique.
Le président de la République doit donc retrouver le fil de sa campagne électorale, ses innovations, ses ruptures, son énergie : le porte-à-porte des « marcheurs » n’est plus dans la boîte à outils présidentielle ? L’écoute de la société civile peut le remplacer. L’administration a repris la main ? Le combat contre les normes et les taxes doit être relancé et le spoil system imposé aux grandes directions des ministères. La province se sent ignorée de Paris ? Les déplacements en régions, à l’instar des meetings électoraux, peuvent aider à retisser le lien. L’image du chef de l’Etat s’est inversée ? Il doit montrer plus de « considération » pour les Français.
Une méthode, des résultats et un style nouveaux. « Vaste programme ».
Publié dans Débats Idées Points de vue, Politique | Tagué ,

Téléphones portables – une surexposition alarmante : vers un scandale global ?

Nexus – Magazine d’information indépendant  – novembre 2018 –
Entre 2012 et 2016, des tests réalisés en France indiquent qu’il faut revoir les limites du débit d’absorption spécifique (DAS) de la plupart des téléphones portables et qu’il faut de nouvelles normes pour protéger les populations (1). Juin 2016, l’Europe impose ces nouvelles normes, mais uniquement aux nouveaux modèles (2).
Lenteur coupable
Le docteur Marc Arazi, président de l’association Alerte Phonegate, qui a obtenu la publication de ces données, nous a donné les précisions suivantes : « Ces données sont la preuve que depuis vingt ans, on surexpose de manière aiguë et chronique les populations aux ondes de téléphones portables. La transparence affichée n’est que de façade puisqu’on refuse d’agir sur les portables déjà en circulation, c’est-à-dire tous ceux que nous utilisons au quotidien. Ce scandale rappelle celui du sang contaminé. Certains savent, et en ne disant rien, mettent en danger la santé de millions e personnes. A croire que les autorités font actuellement tout pour retarder les évènements. L’État français a commandé à l’Anses une lettre de mission qui devrait aboutir en décembre 2017. Cette lettre, que nous avons pu lire, est une bombe : elle confirme qu’il faut totalement revoir les normes et que nos indicateurs actuels sont totalement bidon, fictifs et en faveur de l’industrie. L’aboutissement de ces travaux aurait une implication au niveau mondial puisqu’elle obligerait à retirer du marché des millions de téléphones portables pour protéger nos concitoyens, mais aujourd’hui, nous attendons encore ces résultats… (3) ».
Frémissement ?
A noter qu’au Canada, le gouvernement vient d’interdire la distribution du téléphone mobile Alcatel U50 pour dépassement des seuils réglementaires. En FRance, près de 100 000 téléphones mobiles (Hapi 30 et Neffos X1 TP902) ont tout de même été rappelés pour les mêmes raisons, respectivement en avril et mai 2018. Il s’agit du premier rappel en respect de la réglementation internationale.
Notes :
1 – https://www.anfr.fr/toutes-les-actualites/actualites/mesure-de-das/#menu2
2 – https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT//PDF/?uri=CELEX:32016D0537&from=EN
3 – https://www.actu-environnement.com/ae/news/marc-arazi-phonegate-lanceur-alerte-das-emissions-risques-sante-30176.php4

Publié dans Médias | Tagué

# dessin / 17 novembre

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire.
Le gilet jaune, objet social non identifié

L’Opinion 16/11/2018 Matthieu Deprieck
C’est la force du mouvement annoncé samedi : il est apolitique et spontané, répètent en boucle les participants. Mais c’est aussi ce qui le rend complexe à organiser, et impossible à anticiper pour les pouvoirs publics
Les faits
Publié dans Humour, Social | Tagué , ,

Afrique – Au magal de Touba, l’opération séduction des candidats à la présidentielle sénégalaise de 2019

A quatre mois du scrutin, l’événement religieux, qui attire près de 5 millions de pèlerins, est un passage obligé pour tout politique en campagne.
LE MONDE Le 30.10.2018 Par Salma Niasse (contributrice Le Monde Afrique, Dakar)

Le président sénégalais reçu par le calife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, lors de sa visite dans la ville sainte de Touba,  Crédits : Capture d’écran du compte Twitter @PR_Senegal
Cette année encore, la cité religieuse de Touba, à 190 km de Dakar, où a été célébré le magal, dimanche 28 octobre, a été le théâtre d’un ballet de personnalités politiques. Parmi elles, le chef de l’Etat Macky Sall, le coordinateur général du Parti démocratique sénégalais (PDS), Oumar Sarr, venu représenter Karim Wade en exil au Qatar, mais aussi Madické Niang et Idrissa Seck ont été reçus par le calife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, la semaine ayant précédé les festivités. Mais à moins de quatre mois de la présidentielle de février 2019, l’objectif affiché était particulier : obtenir soutiens et prières, voire le blanc-seing du guide spirituel de cette communauté de plus de 3 millions de fidèles.
Lire aussi :   Qui est Serigne Mountakha Bassirou, nouveau calife général des mourides du Sénégal ?
« On s’achemine vers des élections. Je sollicite vos prières pour une victoire et un bon déroulement du scrutin », n’a pas hésité à demander Macky Sall lors de sa visite. Même requête de la part des autres candidats qui se sont rendus chez le calife général. Pour autant, aucun d’eux n’a eu la chance du président Abdou Diouf, qui avait bénéficié en 1988 d’une consigne de vote claire du guide spirituel, ayant contribué à sa réélection : au lieu du ndigel (« ordre » en wolof) tant convoité, le porte-parole de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké s’est contenté d’une réponse diplomatique indiquant que celui-ci se refusait à toute politisation de l’événement religieux.
Sifflets, pancartes et tee-shirts
Le Grand Magal commémore chaque année le départ en exil forcé du fondateur de cette confrérie musulmane soufie, Ahmadou Bamba, déporté par les Français en 1895. Et c’est d’ailleurs pour en préserver le caractère sacré que le calife général a décidé de se tenir au-dessus de la mêlée politique. Ainsi a-t-il ordonné d’accueillir chaleureusement le chef de l’Etat, qui a séjourné les 25 et 26 octobre dans la ville sainte, traditionnellement acquise au PDS d’Abdoulaye Wade. L’arrivée de Macky Sall a donc été saluée par la foule des grands jours, à grand renfort de sifflets, pancartes et tee-shirts à son effigie.
Même sans obtenir de consigne de vote ou de soutien politique clair, la visite à Touba n’aura pas été inutile pour le chef de l’Etat comme pour les autres candidats. La délégation du PDS y a réaffirmé la candidature de Karim Wade, malgré le rejet par la Cour suprême, le 30 août, du pourvoi contre sa radiation des listes électorales. Madické Niang, lui, est venu rappeler sa fidélité de longue date à l’ancien président Abdoulaye Wade, dont il fut le numéro deux mais avec qui il est en conflit depuis qu’il a annoncé, le 3 octobre, sa candidature au scrutin du 24 février 2019. Du côté d’Idrissa Seck, l’enjeu était de conforter sa place dans la communauté mouride dont il se réclame désormais.
Lire aussi :   Jeudi noir pour l’opposition sénégalaise à quelques mois de l’élection présidentielle
Enfin, pour Macky Sall, l’heure est au bilan et à la promotion de ses réalisations. Et, pour séduire les 46 % de pèlerins venant de Dakar, rien de tel que le nouveau tronçon d’autoroute à péage reliant la capitale à la cité religieuse, qui devrait être livré sous peu. Malgré l’absence de panneaux de signalisation, de marquage au sol et de barrière de sécurité, cet axe appelé Ila Touba, long de 114 km, a donc été provisoirement ouvert pour l’occasion. Une expérience qui a tourné au cauchemar pour certains usagers, restés bloqués des heures à cause des nombreux accidents qui n’ont pas manqué de s’y produire.
Plus de 150 000 bêtes sacrifiées
Au-delà de l’événement religieux et politique, le Grand Magal est aussi une machine économique qui génère beaucoup de profits : 250 milliards de francs CFA (381 millions d’euros), estime Souleymane Astou Diagne, docteur en sciences économiques qui a publié en décembre 2017 une étude sur l’impact de cette fête sur l’économie sénégalaise. Selon ses travaux, la célébration devrait accueillir 5 millions de personnes cette année. « En moyenne, un fidèle dépense 105 000 francs CFA pour sa consommation. Et les ménages qui vivent à Touba, près de 1,5 million pour l’accueil des pèlerins », explique le chercheur.
Car la fête la plus populaire du Sénégal est marquée par des repas de réjouissance, les berndel, offerts par les habitants de la ville, les marabouts des familles religieuses ou encore les dahiras, c’est-à-dire les cellules de rassemblement des fidèles. Le plus gros poste de dépenses est donc l’alimentation, avec plus de 150 000 bêtes sacrifiées. « Pour certaines entreprises, le magal représente la moitié de leur chiffre d’affaires. Mais il y a une fuite des capitaux parce que la majorité des produits sont importés de Dakar ou de l’étranger », déplore le chercheur. Les retombées financières de l’événement ne profitent donc guère à la région de Diourbel, où se trouve Touba et dont le taux de pauvreté est l’un des plus élevés du Sénégal. Mais de ce sujet il n’a pas été question lors de l’opération séduction des candidats, d’ores et déjà en précampagne électorale.
Publié dans Afrique, International, Politique | Tagué , ,

Birmanie : Amnesty retire à Aung San Suu Kyi son prix d’«ambassadrice de conscience»

CRISE DES ROHINGYAS – La dirigeante birmane a déjà perdu auparavant plusieurs titres de citoyenne d’honneur…
20 Minutes avec agences 13/11/2018

Aung San Suu Kyi, longtemps emprisonnée par le régime birman, a pris la tête du gouvernement, sous la férule de la junte militaire.Kham/AP/SIPA
La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s’est vu retirer ce lundi son prix d’« ambassadrice de conscience » par Amnesty International. En réaction, le parti politique de la femme d’Etat a appelé ce mardi les Birmans à « rester forts face à la pression internationale ».
Ces retraits de prix portent atteinte à « la dignité d’Aung San Suu Kyi » mais aussi « aux membres de notre parti et à tous ceux qui ont participé à la révolte démocratique » contre la junte au pouvoir, a déclaré le porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND). La vice-ministre de l’Information a pour sa part dénoncé une « désinformation médiatique ».
BREAKING: We have withdrawn our highest honour, the Ambassador of Conscience Award, from Aung San Suu Kyi, in light of the Myanmar leader’s shameful betrayal of the values she once stood for. https://t.co/Ag4ndGmVKo pic.twitter.com/9Po3olDmlA— Amnesty International (@amnestyusa) November 12, 2018
Les musulmans rohingyas persécutés
Estimant qu’elle avait « trahi les valeurs qu’elle défendait autrefois », Amnesty International a décidé de retirer son prix à Aung San Suu Kyi. Il lui avait été attribué en 2009, quand elle était encore une dissidente admirée après des années de résidence surveillée. L’ONG entend dénoncer les « multiples violations des droits de l’homme » observées depuis l’arrivée de la dirigeante à la tête du pays en 2016.
La crise birmane a été qualifiée de « génocide » par l’ONU. Plus de 720.000 musulmans rohingyas ont dû fuir les exactions commises par les militaires birmans et milices bouddhistes depuis 2017. Aung San Suu Kyi est très critiquée pour son manque de compassion et d’action devant le sort des Rohingyas. Elle continue de nier toute exaction de masse.
Prix Nobel de la Paix en 1991, Aung San Suu Kyi est largement désavoué. Le Canada et plusieurs villes britanniques lui ont retiré son titre de citoyenne d’honneur. Le Musée de l’Holocauste de Washington l’a privée de son Prix Elie Wiesel. Le gouvernement birman n’a pas encore réagi à la décision d’Amnesty International.
Publié dans Droit de l'humain, International, Politique | Tagué , , ,

Total s’enlise dans l’huile de palme

L’âge de faire – novembre 2018 – Fabien Ginisty –
Total a reçu l’autorisation d’importer une quantité d’huile palme qui nécessite une déforestation équivalente à la superficie de la Martinique.
On connaît bien les ravages provoqués par la culture des palmiers à huile, notamment en Indonésie te en Malaisie, qui représentent plus de 85 % de la production mondiale (1). L’extension massive de cette monoculture se fait au détriment de la forêt primaire, menaçant d’extinction de nombreuses espèces végétales et animales. En haut d ela chaîne, on trouve les orangs-outans, les gibbons et autres tigres de Sumatra. Le sort des populations locales est moins connu mais tout aussi dramatique, population qui voient leurs terres accaparées puis incendiées pour laisser place aux monocultures. A Sumatre, dans la province de Jambi, les Orang Rimba, un peuple autochtone forestier, sont ainsi réduits à vivre dans les parcs nationaux existants pour les plus chanceux, et à survivre au milieu des palmiers à huile, sans aucun droit, pour la majorité d’entre eux.

Vers un doublement des importations
La culture des palmiers à huile n’est pas nouvelle, mais elle augmente de façon exponentielle (2) a cause du boom des biocarburants. En France, par exemple, 75 % de l’huile de palme importée finit dans les moteurs. C’est donc au nom d’un argument environnemental,  celui du moindre impact climatique des biocarburants sur les fossiles, qu’est justifié le saccage d’une partie de la planète jusqu’alors préservée. Comble de l’absurde : on sait aujourd’hui que cet argument ne tient pas. De nombreuses études montrent en effet que les forêts primaires stockent tellement de CO2 (végétation, sols tourbeux…) que leur destruction est un non sens climatique. Chris Malins, un scientifique spécialiste du climat, va plus loin et n’hésite plus à affirmer que le biodiesel à partir d’huile de palme est pire pour le climat que le carburant fossile qu’il remplace. « Rien à foutre« , semble répondre le pétrolier Total. C’est en tout cas le sentiment qu’on a quand on se penche sur l’approvisionnement de la bioraffinerie de la Mède (13), conçue pour traiter 650 000 tonnes d’huiles par an, raffinerie que le pétrolier devrait mettre en service d’ici la fin de l’année. La multinationale communique à l’envi sur cette « première bioraffinerie française de taille mondiale », sans jamais oublier le « bio » devant « raffinerie ». Elle a par exemple largement communiqué sur son partenariat avec Suez, qui s’est engagé à lui fournir 20 000 tonnes d’huiles alimentaires usagées – comme les huiles de friture – par an. 20 000 tonnes, cela représente 3 % de 650 000 tonnes… Pour le reste l’activité de la Mède pourrait conduire à multiplier pratiquement par deux les importations française d’huile de palme. 
En mai, les services de l’État ont en effet donné le feu vert à Total pour l’exploitation du site. Cette autorisation avait donné lieu à un feuilleton médiatique en conclusion duquel « sous la pression de Nicolas Hulot, Total s’est engagé à limiter son approvisionnement en huile de palme à 300 000 tonnes par an« . 300  000 tonnes, c’est déjà trop. Surtout, cette déclaration d’intention n’est pas une contrainte : à la lecture du document délivrant l’autorisation d’exploiter, la seule limite imposée au pétrolier est celle d’un maximum de « 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures« . « De toutes natures« , cela signifie que Total peut, en toute légalité, importer 450 000 tonnes d’huile de palme. 450 000 tonnes auxquelles pourront s’ajouter au minimum 100 000 tonnes de PFAD, distillats d’huile de palme, dont les impacts environnementaux sont équivalents à l’huile de palme brute… L’association Les Amis de la terre a fait les comptes ! l’État a donné l’autorisation à Total d’importer l’équivalent de 1315 km2 de cultures de palmiers à huile. L’équivalent d’un département comme la Martinique ou le Val d’Oise rasé, puis dédié à la monoculture du palmier à huile. 
La culture de l’huile de palme : cause majeure de déforestation dans le monde.
Projet alternatif à la Mède
L’État est-il schizophrène ? (3) Un mois après avoir délivré l’autorisation d’exploiter, les autorités ont fait savoir en juin par communiqué de presse que « La France se réjouit » de l’adoption de la directive européenne sur les énergies renouvelables. Celle-ci acte l’interdiction de l’utilisation de l’huile de palme dans les carburants au plus tard en 2030. Et dès 2020, les quantités importées ne devront pas dépasser celles de 2019.  Pour le coup, cette directive apparaît comme une contrainte claire pour Total qui devra trouver d’autres approvisionnements sil veut faire tourner sa bio-raffinerie à plein régime. Or, les gisements véritablement durables, donc non sujets à interdiction (4), ne sont pas si élevés. Par exemple, l’Ademe évalue le gisement d’huile de palme alimentaire usagée sur l’ensemble du territoire à 100 000 tonnes. On est loin du compte. 
L’huile de palme est aujourd’hui 30 % moins chère que sa première rivale en termes de prix, l’huile de colza. Mais, dès 2015, les salariés du site, via la CGT, avaient déjà exprimé leur incompréhension face à ce projet économique reposant sur une huile de palme à bas coût, qui, on s’en doutait déjà, serait interdite d’ici peu. Plus que jamais, le plan de reconversion alternatif que la CGT élabore avec Les Amis de la Terre apparaît d’actualité. La piste de la production d’hydrogène décarbonée, à destination de l’industrie et des transports en commun, fait son chemin.
Suite à l’adoption de la directive, la direction de Total n’a pas réagi. On voit mal ses dirigeants déclarer qu’ils ont fait une erreur monumentale en basant la rentabilité de la Mède sur une matière première bientôt interdite. On les imagine plutôt dans les couloirs d la Commission européenne à faire pression pour que la directive soit assouplie (5). Dans ces mêmes couloirs, ils croiseront peut-être Céline Marchand, des Amis de la terre, qui explique : « Pour le moment, la directive n’inclut pas les carburants destinés au secteur de l’aviation. Total a donc encore une fenêtre pour importer de l’huile de palme à volonté. On a bien l’intention de faire fermer cette fenêtre. »
(1) Informations tirées  d’un rapport des Amis de la Terre – amisdelaterre.org
 (2) Elle était d’environ 20 millions de tonnes en 2000, de 45 millions en 2010, et atteint70 millions en 2017. Source USDA
(3) La France essaie de vendre 18 avions Rafale à la Malaisie. Ceci explique peut-être cela. Libération  relève qu’en 2002, la vente de sous-marins à la Malaisie avait été en partie conclue en échange de 234 millions d’euros d’achat d’huile de palme par la France
(4) Sont concernées par la directive toutes « les matières premières particulièrement émettrices de CO2 et générant de la déforstation »
(5) La Commission doit définir d’ici février 2019 les critères qui permettront de distinguer précisément les matières premières soumises à l’interdiction de celles encore autorisées.
Rejet de l’amendement huile de palme PLF 2019 : le gouvernement fait passer les intérêts de Total avant le climat.
Montreuil, le 19 octobre 2018 – Dans la nuit, l’Assemblée Nationale a rejeté un amendement visant à mettre un terme à une niche fiscale favorable à l’utilisation d’huile de palme dans les carburants. Cet amendement était pourtant porté par la Commission des Finances, la Commission Développement Durable et des députés de l’ensemble des partis politiques, dont LREM.
Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes pour les Amis de la Terre France, à l’origine de l’interpellation des députés, réagit : “En faisant pression sur les députés LREM pour leur forcer la main, le gouvernement montre son visage et affirme publiquement que les intérêts de Total passent avant les enjeux climatiques. Le gouvernement est en train de s’isoler alors qu’une coalition très large et transpartisane d’acteurs demande avec raison de mettre un terme à ce scandale”.
Mobilisés depuis 2015 pour bloquer le projet de raffinerie de Total à La Mède, les Amis de la Terre n’ont pas l’intention de renoncer à cette bataille cruciale pour l’avenir des forêts. L’examen du projet de loi Finances 2019 va se poursuivre au Sénat, et les discussions s’intensifient au niveau européen puisque la Commission doit remettre sa décision sur l’avenir de l’huile de palme dans les carburants en février 2019.
Publié dans Energie | Tagué ,

« Gilets jaunes » : de la gauche à la droite, tous écolos… jusqu’à la fronde

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », constate que la révolte des ménages modestes a vite raison des considérations écologiques au sein des partis politiques d’opposition.
Le Monde 14/11/2018 Par Françoise Fressoz
Chronique. Sur le papier, dans les mots, ils le sont tous : écologistes, prêts à se battre contre le réchauffement climatique, prompts à s’insurger contre le départ du gouvernement de Nicolas Hulot qui estimait fin août n’avoir pas les moyens de sa politique. Mais qu’une fronde fiscale pointe son nez et c’en est fini de la préoccupation écologique.
La France insoumise, le Parti socialiste, Génération.s, Les Républicains ne soutiennent pas officiellement le mouvement des « gilets jaunes » qui proclament leur volonté de bloquer le pays samedi 17 novembre. Mais aucun de ces partis ne découragera ses militants ou sympathisants de participer aux manifestations, s’ils le souhaitent. La gauche et la droite arguent qu’elles s’étaient opposées, en octobre 2017, au vote de la hausse programmée du prix du gazole de 2,6 centimes par litre pendant quatre ans. Ils dénonçaient alors une « forme d’écologie punitive », « une hausse reposant exclusivement sur les ménages, en particulier les plus modestes ».
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Extrême droite : soutenir les « gilets jaunes » sans les récupérer, la stratégie impossible
Aucun pourtant n’avait protesté lorsque, deux ans plus tôt, le gouvernement Valls avait fait voter le principe de l’alignement – en cinq ou sept ans, rien n’était vraiment clair à l’époque – du prix du gazole sur celui de l’essence. Et tous avaient applaudi lorsque, dans la foulée du Grenelle de l’environnement en 2007, le gouvernement Fillon avait fait voter l’écotaxe selon le principe admis par tous du « pollueur-payeur ».
Six ans plus tard, la nouvelle taxe entraînait la révolte des « bonnets rouges » et débouchait sur une défaite en rase campagne. François Hollande se voyait contraint d’enterrer le nouvel impôt, de faire démonter les portiques érigés pour le percevoir et de dédommager de 800 millions d’euros la société italienne chargée de l’affermage. Soit une triple débâcle politique, financière et écologique.
Lire aussi Prix du carburant : petit manuel à lire avant de débattre
Colère populaire
La fiscalité écologique a la particularité d’être une matière hautement inflammable : outre que son assiette est étroite (le carbone), elle est obligée de faire mal pour être efficace puisque son objectif est d’entraîner un changement de comportement. Si bien que lorsque les ménages les plus modestes se trouvent directement concernés comme aujourd’hui par la hausse du diesel, il ne se trouve plus grand monde pour la soutenir mais pas grand monde non plus pour proposer une solution alternative crédible.
A preuve les débats suscités au sein de LR par la proposition des députés Guillaume Peltier et de Damien Abad de créer un chèque carburant de 100 euros par mois à destination des 13 millions de Français les plus touchés. Son coût (plus de 10 milliards d’euros) est exorbitant et son efficacité écologique plus que douteuse dans la mesure où le chèque reviendrait à pérenniser l’utilisation du diesel que la fiscalité est censée combattre. Ainsi, LR n’a pas repris à son compte la mesure et se retrouve comme les autres partis contestataires mal à l’aise avec le mouvement des « gilets jaunes » : prêt à le soutenir pour récupérer une partie de la colère populaire mais pas prêt à s’y fondre pour ne pas risquer de perdre ce qu’il lui reste de colonne vertébrale
Françoise Fressoz (Editorialiste politique)
Publié dans chronique, Ecologie, Economie | Tagué ,

Collectif – « Nous, chefs d’Etat et de gouvernement, nous nous engageons à promouvoir la liberté d’opinion et d’expression »

Emmanuel Macron et six autres dirigeants étrangers annoncent, dans une tribune au « Monde », qu’ils fixeront au cours des prochains mois une feuille de route pour promouvoir dans leur pays la liberté d’expression.
Justin Trudeau (premier ministre du Canada), Carlos Alvarado (président du Costa Rica), Emmanuel Macron (président de la République française), Saad Hariri (premier ministre du Liban), Erna Solberg (première ministre de la Norvège), Macky Sall (président du Sénégal), Béji Caïd Essebsi (président de la Tunisie).

AFP PHOTO / GERGELY BESENYEI (Photo by GERGELY BESENYEI / AFP)

Manifestation pour la liberté de la presse, à Budapest, en juin 2014. GERGELY BESENYEI / AFP
Le Monde 15/11/2018 Par Collectif
Tribune. La liberté d’opinion et d’expression, qui est constitutive de la démocratie, fait face aujourd’hui à de grands périls. Ce droit fondamental repose sur la possibilité d’accéder à des informations libres, plurielles et fiables. Or, les médias, qui vérifient les faits et s’obligent à confronter les points de vue, se trouvent fragilisés par la transformation numérique. La désinformation massive en ligne se propage, cherchant à orienter les débats, voire à intervenir dans les élections pour en fausser le résultat. Un peu partout, des intérêts particuliers continuent à asservir l’information et, dans de nombreux pays, le contrôle politique de la presse et les menaces contre les journalistes connaissent une terrible recrudescence.
Il est urgent, dans ce contexte, que nos démocraties se mobilisent. Elles ne doivent pas céder à la résignation. Il est urgent de protéger notre accès à une information indépendante, pluraliste, basée sur des faits, condition indispensable pour que les individus se forgent librement une opinion et participent valablement au débat démocratique. C’est la raison pour laquelle nous saluons le travail de la Commission internationale indépendante sur l’information et la démocratie qui a présenté, le 11 novembre 2018 au Forum de Paris sur la paix, le résultat de ses travaux.
Un droit essentiel des populations
Cette commission, créée à l’initiative de Reporters sans frontières, nous appelle à considérer l’espace mondial de la communication et de l’information comme un bien commun de l’humanité, dans lequel doivent être promus la liberté, le pluralisme et l’intégrité des informations. Elle propose que les acteurs en position de structurer cet espace global, en particulier les plates-formes numériques, aient des responsabilités en matière de neutralité politique et idéologique, de pluralisme, de transparence. Elle appelle également, ce qui est très novateur, à la reconnaissance que les individus ont un droit, non seulement à une information indépendante et plurielle, mais aussi à une information fiable.
Ces propositions sont stimulantes, innovantes. Sur cette base, nous avons décidé d’engager un processus politique. L’objectif est que nos Etats, dans les mois qui viennent, se dotent de leur propre feuille de route pour promouvoir l’exercice de la liberté d’opinion et d’expression dans le contexte technologique et politique du XXIsiècle. Nous espérons qu’un maximum d’Etats nous rejoindront. Soixante-dix ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous réitérerons ainsi notre engagement en faveur des droits les plus essentiels de nos populations.
Justin Trudeau (premier ministre du Canada), Carlos Alvarado (président du Costa Rica), Emmanuel Macron (président de la République française), Saad Hariri (premier ministre du Liban), Erna Solberg (première ministre de la Norvège), Macky Sall (président du Sénégal), Béji Caïd Essebsi (président de la Tunisie).
Collectif
Publié dans Débats Idées Points de vue, Démocratie, International | Tagué , , ,

Les Indégivrables – Gilets jaunes

Le Monde 16 novembre 2018

Publié dans Economie, Humour | Tagué , ,