hourrah … Un nouveau Pokémon

Nicolas Sarkozy, tome II : la reconquête

pokemon-sarko

La Nouvelle République  23/08/2016 extrait
…….
En ce jour de rentrée gouvernementale, l’ex-chef de l’État devient donc candidat avec un challenge de taille après avoir échoué en 2012 face à François Hollande.
La liste officielle des candidats validée par la Haute-Autorité interne aux Républicains sera publiée le 21 septembre. Nicolas Sarkozy est à ce jour le 13e candidat à la candidature.
Autre inconnue qui pourrait parasiter sa campagne : la justice. L’ancien président reste en effet mis en examen pour corruption et trafic d’influence dans l’enquête dite des « écoutes » et pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012 dans le dossier Bygmalion. Dans ces deux affaires, il risque un renvoi en procès à des dates indéterminées.
Publié dans Humour, Politique | Tagué ,

Au fil de l’Histoire : Ça s’est passé un … 24 août

Le 24 août 1991, dans la confusion qui suit l’éviction de Mikhaïl Gorbatchev, dirigeant de l’Union soviétique, le Parlement ukrainien proclame l’indépendance de la République d’Ukraine dans les frontières artificielles dessinées par les dirigeants bolcheviques.
C’est la troisième renaissance de l’Etat kiévien en l’espace d’un millénaire. Et le début de l’éclatement de l’Union soviétique.
Le Monde 24 août 2016
Le Parlement ukrainien proclame l’indépendance du pays, qui était depuis des siècles sous le contrôle de ses puissants voisins, notamment de la Russie et de l’Empire austro-hongrois. En décembre la même année, plus de 90% des Ukrainiens confirment cette décision lors d’un référendum.
Ukranians demonstrate in front of the Communist Party's central committee headquarters, 25 August 1991, in Kiev, after the Soviet republic declared its independence.

25 August 1991, in Kiev

Publié dans Culture | Tagué ,

Roundup de Monsanto : toxique à des doses très inférieures à la dilution agricole !

Du mensuel gratuit Biocontact – juillet/août 2016 – Criigen* –
Une nouvelle étude scientifique publiée récemment dans la revue internationale Environmental Science and Pollution Research vient renforcer les craintes formulées par de nombreux scientifiques et par la société civile vis-à-vis de certains herbicides et OGM. Les micro-organismes du sol, acteurs essentiels de la qualité des sols, sont grandement exposés aux pesticides et en particulier au Roundup, l’herbicide le plus utilisé au monde. Dans le cadre d’un partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation (PICRI), une équipe de chercheurs pilotée par Christian Vélot, enseignant-chercheur en génétique moléculaire responsable scientifique de cette recherche et membre du conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), a étudié les effets de la formulation commerciale de Roundup grande culture GT Plus, contenant 450 mg/l de glyphosate (son rincipe actif déclaré), chez un champignon filamenteux du sol, Aspergillus nidulans, utilisé ici comme marqueur de la santé des sols agricoles.
monsanto-1L’étude réalisée démontre que ce Roundup est toxique pour ce champignon à des doses très inférieures à la dilution agricole. La dose qui provoque 50 % de mortalité du champignon correspond à un pourcentage de dilution 100 fois inférieur à celui utilisé en agriculture, cette mortalité étant de 100 % pour une dose 50 fois inférieure à la dose d’application agricole. La formulation de Roundup s’est avérée beaucoup plus toxique que le glyphosate seul, soulignant une fois de plus que les adjuvants ne sont pas inertes et la nécessité de les prendre en considération dans les processus d’évaluation. Les effets du Roundup sont multiples et incluent une altération de la croissance et de nombreuses perturbations cellulaires, en particulier au niveau du métabolisme énergétique et respiratoire.
Les perturbations du métabolisme énergétique et respiratoire sont également détectées à une dose pour laquelle il n’y a pourtant aucun effet macroscopique (dose NOAL = No-Observed-Adverse-Effect Level). Cela implique que les effets métaboliques des résidus de pesticides peuvent se produire à des doses d’exposition pour lesquelles il n’y a aucun effet toxique visible, telles que les doses agricoles pour les plantes génétiquement modifiées (GM) tolérantes aux herbicides. 
« De telles perturbations métaboliques pourraient affecter la composition et ainsi remettre en cause la sécurité sanitaire des aliments issus de ces plantes », déclare Christian Vélot. « Ces résultats renforcent les inquiétudes formulées par la société civile sur les faiblesses et carences des homologations aussi bien des pesticides que des OGM », déclare François Veillerette, pilote du projet pour la partie sociétale et porte-parole de l’ONG Générations futures.
* Criigen / BP 5101 –14079 Caen Cedex 5 / Tél. : 06.10.81.00.36 / Site : www.criigen.org
Générations futures / 179, rue Lafayette – 75010 Paris / Tél. : 01.45.79.07.59 / Site : www.generations-futures.fr
Appel pour l’interdiction des Pesticides Extrêmement Dangereux
gt3b2832-200x300Des décennies d’expériences ont montré qu’en dépit des nombreux programmes d’ «utilisation sécuritaire», «l’utilisation sécuritaire» des Pesticides Extrêmement Dangereux (HHPs) n’est pas possible. Les Hommes, les animaux domestiques, la faune et l’environnement continuent de subir d’importants préjudices provoqués par les Pesticides Extrêmement Dangereux (HHP). Après des décennies d’échecs qui ont vu des millions de morts dans le monde, de nouvelles politiques sont nécessaires pour stopper les intoxications par les pesticides. L’élimination progressive et l’interdiction des Pesticides Extrêmement Dangereux, accompagnées de nouvelles politiques en faveur des alternatives, peuvent apporter des changements vers un monde sain et durable pour tous. Nous, organisations soussignées, appelons les gouvernements et les entreprises à prendre des mesures concrètes pour l’interdiction progressive des Pesticides Extrêmement Dangereux et leur substitution par des alternatives basées sur les écosystèmes.
Organisations signataires :  529 organisations de 109 pays ( le 28.07.2016)
Tous cobayes?
Tous cobayes : le film de Jean-Paul Jaud –
Un film documentaire de Jean-Paul JAUD, librement inspiré du livre « Tous cobayes ? » du chercheur Gilles-Eric SERALINI –
Sortie : septembre 2012 /Réalisé par : Jean-Paul JAUD / Avec : Philippe Torreton  / Distributeur : J+B Séquences distribution
De 2009 à 2011, et dans le secret le plus absolu, le Professeur Gilles-Eric Séralini a mené une expérience aux conséquences insoupçonnables, au sein du CRIIGEN. Il s’agit de la plus complète et de la plus longue étude de consommation d’un OGM agricole (Nk603) avec le pesticide Roundup faite sur des rats de laboratoire et les conclusions qui vont en être tirées sont édifiantes…
Après le terrible accident de Tchernobyl en avril 1986, l’invisible poison nucléaire a resurgit avec l’explosion de la centrale de Fukushima en mars 2011 faisant des dégâts matériels, humains et écologiques innommables. OGM, Nucléaire : L’Homme s’est approprié ces technologies sans faire de tests sanitaires ni environnementaux approfondis alors que la contamination irréversible du vivant est réelle. Serions-nous tous des cobayes ?
Journal du dimanche (Jean-Luc Bertet) : « Des applaudissements nourris et prolongés ont ponctué l’unique projection réservée à la presse. Un accueil d’autant plus remarquable que les pires alertes écologiques ne suscitent pas toujours, l’habitude aidant, de réactions notables. En mêlant les périls occasionnés par les technologies du nucléaire et des OGM avec une écriture et un montage qui donnent à son documentaire une très grande force émotionnelle, Jean-Paul Jaud dénonce efficacement la mécanique infernale de pièges aux effets bientôt irréversibles. Un film choc et humaniste. Indispensable.« 
Publié dans Agroalimentaire | Tagué , ,

L’UE, l’Euro et le Péril de la montée des Nationalismes

du site Satire Hebdo

13119020_1740456752898822_4726212785372090697_n

Publié dans Europe | Tagué

Immobilier – Châteaux cherchent nouveaux propriétaires

La Nouvelle République 22/08/2016
Le château de Saint-Chartier est en vente pour 3.5 millions d’euros

CHATEAU ST CHARTIER PH 2

Le domaine de Saint-Chartier est à vendre. Comme lui, plusieurs châteaux indriens sont sur le marché. Des pièces rares et difficiles à entretenir.
Cinq millions et demi d’euros : c’est le prix qu’il faudra débourser pour s’offrir le château de Saint-Chartier. Vingt-deux pièces, neuf chambres, trois salles de bains, 1.000 m2 habitables entièrement refaits à neuf, 23.500 m2 de terrain ; reste quelques dépendances et une galerie à finir.
A ce tarif-là, l’annonce n’indique pas si le montant est négociable, mais elle précise tout de même qu’il faudra compter environ 22.400 € par mois de remboursement de crédit pendant vingt ans. « Je souhaite vendre car j’aimerais aujourd’hui trouver un autre château dans la région qui ne soit pas classé Monument historique, ce qui apporte beaucoup de contraintes. Qu’il y ait plus de terrain et soit un peu plus intime que celui-ci, situé au cœur du village », explique Yvo Fornesa, le propriétaire.
Son acquisition, en 2010, avait fait grand bruit, avec le déplacement du festival des Rencontres des luthiers maîtres sonneurs au château d’Ars, sur la commune de Lourouer-saint-Laurent. Mais le nouveau propriétaire trouve très vite ses marques en tant que nouveau Cartérien et ses nombreux investissements – rénovations des toitures, des circuits électriques, de l’intérieur, pour un budget de plus de 3 millions d’euros – rendent au château son éclat d’antan.
Aujourd’hui, il ne se fait pas d’illusion. Malgré la beauté du lieu, il sait que trouver un acheteur pourra prendre du temps et que le marché des châteaux ne bouge pas. Il estime les perspectives de vente à 5 %.
Respecter le prix du marché
Attention, toutefois, à respecter le prix du marché. C’est le conseil que M. et Mme Péan ont reçu de leur agent immobilier pour vendre le plus rapidement possible leur demeure : le domaine de la Garenne.

Domaine-La-Garenne

Cet élégant pavillon, lieu de plaisance bâti par Talleyrand de 1805 à 1806, paraît avoir été inspiré par Renard, son architecte. Mais la mort de ce dernier, en 1807, pourrait bien avoir conduit son successeur Bonnard à parachever cette construction originale, dite de style rustique à l’italienne, dont il ne reste que peu d’exemples.

IMGP0142LA_MEILLEURER

Aujourd’hui propriété privée, ce pavillon faisait partie initialement du Château dont il a été séparé par la déviation du tracé de la route vers Châteauroux

IMGP0146goodR

Ce site est bien connu des Valençéens, ancien lieu de plaisance bâti par Talleyrand, alors rattaché au château, fait face à la cour d’honneur et surplombe la route départementale 956.
la garenneSes propriétaires en avaient fait leur résidence principale depuis 2005. Aujourd’hui âgés, ils choisissent de s’en séparer avec beaucoup de regret. L’entretien des 37 hectares de terrain et les derniers travaux que nécessitent les dépendances attenantes leur sont désormais devenus impossibles. « On n’est pas pressés de vendre. C’est même difficile car nous sommes réellement amoureux de cette propriété. C’est un site intact, vrai, sans construction autour, décrit Mme Péan. Mais c’est devenu trop lourd à entretenir. Dégager ou déboiser quelque part, il y a toujours des choses à faire. » Eux ont choisi de ne pas franchir la barrière symbolique du million d’euros et affiche leur bien à 954.000 €, moins cher qu’estimé par leur agent.
Comme ces deux demeures, une quinzaine de châteaux et manoirs indriens attendent sur le marché de trouver de nouveaux propriétaires, en toute discrétion.

chateau Mers

Le château de Mers-sur-Indre,

vallée bleue

le château de la Vallée Bleue à Saint-Chartier…
Avec des prix oscillent majoritairement entre 500.000 et 1.000.000 €, se rêver châtelain serait presque abordable. Après tout, acheter un appartement entre 50 et 100 m2 sur Paris est au même prix.
Andréa Lécolier
Indre – Immobilier
Publié dans Economie, Logement | Tagué

Education – Il y a cent cinquante ans naissait le certificat d’études primaires

Le Monde | 22.08.2016 |
Ces cahiers d’écoliers-là, on hésite à les jeter. Ils ont appartenu à nos parents, grands-parents voire arrière-grands-parents. Ils sont couverts d’une belle écriture qui ne dépasse pas les interstices entre les lignes, en pleins et déliés pour les plus anciens.

4985703_6_a680_l-ecole-de-mions-en-isere_67500183c74e2c1872b84bb642d6b890

Beaucoup de nos ancêtres n’avaient qu’un grand objectif dans leur scolarité : obtenir leur certificat d’études primaires (CEP), instauré il y a cent cinquante ans, le 20 août 1866, et supprimé en 1989, l’un des deux diplômes restés emblématiques dans l’histoire de l’éducation, avec le baccalauréat.
Pour certains historiens, tel Patrick Cabanel, le « certif » « a défini une véritable citoyenneté », en partie grâce aux instituteurs, « hussards noirs de la République ». Pour ses contempteurs, s’il a permis d’homogénéiser l’instruction au niveau national, il a trop longtemps encouragé un vaste « bachotage », sans explications ni analyses.

1697557.jpgclasse cep

Tout le monde n’était pas autorisé à le passer, tant s’en faut. Ce sont l’institutrice ou la directrice de l’école communale qui décidaient d’y présenter les élèves qui avaient le plus de chances de le réussir. Il fallait ensuite beaucoup mémoriser pendant un an ou deux, avant de se rendre au petit matin au chef-lieu du canton, un jour de mai ou de juin. Les épreuves s’enchaînaient (voir encadré), dont la sacro-sainte dictée éliminatoire et les problèmes de calcul (les robinets qui fuient et les trains qui se croisent sont restés dans l’imaginaire).

CEP

Les candidats attendaient les résultats, annoncés par l’inspecteur d’académie, parfois jusqu’au soir. Pour les lauréats, l’heure était à la consécration : assez vite, le certificat, parfois caricaturé comme « le bacho des gueux » (la minorité des plus riches allait au collège et au lycée, longtemps payants), est devenu précieux pour accéder aux premiers échelons de la fonction publique ou pour entrer dans les chemins de fer.
« Créer une émulation »
L’introduction de ce nouveau diplôme a été progressive. Ministre de l’instruction publique de 1863 à 1869, Victor Duruy se contenta, le 20 août 1866, d’une circulaire, dans laquelle il « recommande » aux recteurs d’inviter les inspecteurs d’académie à organiser le certificat dans les écoles de leur département. Il souhaitait, sans trop bousculer les traditions, remplacer divers concours cantonaux dotés de prix, ainsi qu’un certificat de fin d’études imaginé en 1834 sans grand effet, attestant simplement du niveau, bon ou mauvais, de l’élève.

3869241.jpgclasse cep

Préoccupé par le nombre d’analphabètes, Victor Duruy obtint que toute commune de plus de cinq cents habitants crée une école de filles, mais il ne réussit pas à convaincre Napoléon III d’imposer le CEP et de rendre l’instruction primaire obligatoire. Ce que fit, sous la IIIe République, l’un de ses successeurs, Jules Ferry, par la loi du 28 mars 1882. « Ceux qui, à partir de 11 ans, auront obtenu le certificat d’études primaires seront dispensés du temps de scolarité obligatoire [de 6 ans à 13 ans, puis jusqu’à 14 ans en 1936 et 16 ans en 1959] qui leur restait à passer », précisait la loi.

3932892.jpgphoto cep

« L’objectif de Jules Ferry était de créer une émulation pour que tous les écoliers passent le certificat d’études avec le même type d’épreuves. Il voulait surtout récompenser l’assiduité à l’école », commente l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. Garçons et filles étaient souvent réquisitionnés pour aider leurs parents dans les travaux domestiques ou agricoles, quitte à rater l’école.
La fréquentation scolaire s’améliora – grandement à partir de la création des allocations familiales, en 1932 –, mais la volonté de Jules Ferry de démocratiser le certificat d’études résista à une forme de sélection. « On peut estimer à seulement 25 % la proportion d’une classe d’âge qui obtient le certificat de fin d’études dans les années 1880, au tiers dans les premières années de l’entre-deux-guerres et à presque la moitié juste avant la seconde guerre mondiale. La proportion de lauréats du certificat de fin d’études primaires ne dépassera jamais 55 % d’une classe d’âge : c’est la proportion actuelle de lauréats d’un baccalauréat général ou technologique », remarque M. Lelièvre.
Le CEP, « une forme d’élitisme »
Le taux de reçus parmi les présentés, lui, est très élevé dès le départ : de l’ordre de 66 % au début des années 1880, de 80 % une dizaine d’années plus tard et de près de 90 % à partir du XXe siècle. « Un faisceau de facteurs tire le CEP vers une forme d’élitisme » au niveau du primaire, constate l’historien Philippe Savoie. Parmi ces facteurs, l’aura des anciens concours locaux, et la résistance des instituteurs : le taux de réussite au certificat était une preuve de leurs propres compétences, bien qu’aucune promotion ne soit liée à ce résultat.
Les inspecteurs d’académie tentèrent longtemps de lutter contre cette tendance. De même, les ministres successifs échouèrent à obtenir que la dictée ne soit plus éliminatoire pour « cinq fautes majeures », qui valaient un « zéro ».

1742050.jpgclasse cep

En mai 1948, les « maîtres » sont de nouveau tancés dans une circulaire ministérielle : « Un certain nombre d’instituteurs se refusent, malgré les instructions qui leur ont été données, à présenter à l’examen d’admission dans les classes de 6e des lycées ou collège les élèves qui manifestent le désir de continuer leurs études. Il importe de rappeler énergiquement aux instituteurs que le certificat est l’examen qui consacre la fin de la scolarité obligatoire et que seuls les élèves qui ne désirent pas continuer leurs études au-delà de 14 ans doivent être engagés dans cette voie. »
Les réformes du début de la Ve République conduiront peu à peu tous les élèves du primaire vers le secondaire. En 1971, le CEP est réservé aux adultes (souvent pendant le service militaire des garçons). En 1989, il est aboli. Mais, depuis 2002, la maison-école du Grand-Meaulnes, à Epineuil-le-Fleuriel, dans le Cher, organise tout ou partie des épreuves d’un certificat, avec plume, encre et buvard, pour les plus nostalgiques, à l’issue de longues heures de pratique de la dictée et du calcul…
Le « certif » sous la IVe République
Les épreuves du certificat d’études ont légèrement été amendées au fil des ans. Sous la IVe République (1946-1958), elles se déclinaient ainsi :
  • une dictée d’une dizaine de lignes – contre 25 lignes en 1880 – (10 points mais un zéro éliminatoire si « cinq fautes majeures » étaient relevées), suivie de trois questions relatives à « l’intelligence du texte » et à la grammaire (10 points)
  • le calcul avec deux « problèmes de la vie pratique » (12 points, 50 minutes) et cinq questions de calcul mental (5 points)
  • une rédaction (10 points) servant d’épreuve d’écriture (5 points) pendant 50 minutes
  • deux questions de sciences (10 points, 20 minutes)
  • une question d’histoire et une de géographie (5 points chacune, 20 minutes)
  • une « lecture expressive » d’une dizaine de lignes (5 points)
  • un dessin ou un travail manuel pour les garçons et dessin ou couture pour les filles (10 points, 40 minutes)
  • chant (la Marseillaise était bienvenue), récitation ou exécution instrumentale d’un morceau simple (5 points).
Par Martine Jacot

certificat%20d'%E9tudes%20primaires

Publié dans Culture, Education, Social | Tagué

Rencontre entre ministres asiatiques – Au coeur des débats : la paternité des îles Senkaku

 En période de fortes tensions diplomatiques, en raisons notamment d’accrochages territoriaux, les ministres des affaires étrangères chinois, japonais et sud-coréen vont se rencontrer lors d’un mini-sommet annuel à Tokyo, mardi et mercredi.
La Chine et le Japon se disputent notamment la paternité des îles Senkaku (Diaoyu pour la Chine). The South China Morning Post
Le Monde 23 août 2016

2404-dessin

Publié dans International, Politique | Tagué , ,

Climat ? environnement – Louisiane : l’eau se retire, le bilan est dramatique / Vidéo

L’eau s’est enfin retirée en Louisiane, après six jours d’inondations dramatiques.

LOUISINE GRANDE

Vendredi 12 août des pluies torrentielles se sont abattues dans cet Etat américain du Sud-Est. Bilan : 13 morts, 20 000 habitants secourus ou évacués et plus de 40 000 habitations touchées.

lOUIISNE02

lOUISIANE 01

LOUISIANE 2

C’est la catastrophe naturelle la plus dramatique aux Etats-Unis depuis l’ouragan Sandy en 2012.
Le Monde.fr VIDéO avec Reuters 19.08.2016
Publié dans International, Nature | Tagué ,

France Info, une nouvelle usine à gaz de l’info en continu lancée par France Télévisions

Satire Hebdo – 18/08/2016 –
France Télévisions tient enfin son nouveau joujou. Depuis le temps que le service public en rêvait… Une chaîne d’info entièrement gratuite sur la TNT. Et la petite nouvelle s’appellera… France Info. (A partir du 1er septembre sur le canal 27 de la TNT)
C’est depuis quelques mois que ça couvait, c’est désormais officiel. Le service public vient de se doter de sa propre chaîne d’information en continu. Une usine à gaz, qui loins d’affiner l’approche de l’actualité et de fournir des éclairages plus subtils qu’une édition par quart d’heure, se lance tout simplement dans la grande bataille du bourrage de crâne. Avec LCI, iTélé, BFMTV, France24 et i24News, la France est déjà bien occupée et le temps de cerveau disponible (si cher à Ptrick Le Lay) des téléspectateurs n’est pas extensible à l’infini. L’émergence d’une nouvelle chaîne d’info en continu est, quoi qu’il arrive, tout sauf une bonne nouvelle dans la mesure où le projet n’est pas là pour rebattre les cartes et remettre en cause les modèles préexistants. Combien Weil ramasse avec les foutaises de BFMTV ? Combien de parts de marché chez Bolloré avec iTélé ? Voilà, en quelques termes, ce qui a motivé l’émergence de la petite nouvelle. Bien sûr, personne ne l’avouera. Personne ne dira que tout est affaire de domination et de pénétration du marché. Mais en réalité, la nouvelle chaîne imaginée en hauts lieux n’accentuera pas le rayonnement de la France à l’internationale et ne proposera aucune innovation franche sur le modèle.
(L’autre) France Info arrive Ce nom vous dit quelque chose ? Oui… France Info, la petite nouvelle sur le marché de l’info en continu, a légèrement pompé sur les voisins pour se tailler une identité. Chez radio France, une station fait, depuis la fin des années 80, un travail exigeant et rigoureux tout en ouvrant le débat sur de nouveaux formats, des documentaires, des dossiers spéciaux… Bref, France Info, version Radio, mérite le détour. Et pas seulement pour écouter un flash. Pour Michel Field, le directeur de l’info de France Télévisions, la nouvelle chaîne doit « renoncer à la boucle obsessionnelle qui brasse souvent plus de vide que d’information« .
On attend donc de prendre la mesure de l’écart entre ces belles paroles et la réalité du terrain. Seuls deux journalistes reporters d’images seront dévolus à cette tâche. Le reste des vidéos proviendra d’archives et de reportages effectués par les petits copains des chaînes publiques. Rien de plus rien de moins. En attendant, on annonce des rappels de titre tous les quarts d’heure et un journal par heure… un peu comme sur BFMTV et iTélé. Mais en poussant un peu Michel dans ses derniers retranchements, il expliquera sans doute la différence entre la bonne et la mauvaise chaîne d’info en continu.Capture%20d’écran%202016-06-16%20à%2008_50_02
Publié dans Médias | Tagué , ,

L’exploitation minière, notre affaire à tous

L’âge de faire – 19/08/2016 – Lisa Giachino –
Alors que les ravages provoqués par les anciennes mines commencent à peine à être pris en compte, le gouvernement et les industriels parlent d’en ouvrir de nouvelles. Mais notre approvisionnement en matières premières doit d’abord faire l’objet d’un débat citoyen.
Pour faire marcher vos ordinateurs, il faut 5 grammes d’or, et s’il n’y a pas des mecs qui vont les chercher dans les entrailles de la terre, vous aurez pas d’ordinateurs, les petits.» Ancien mineur et syndicaliste, Robert Montané (1) n’a pas fini de voir mourir ses anciens collègues : dans un rayon de 15 km autour de l’ex-mine de Salsigne, dans l’Aude, le taux de cancers de l’estomac et des poumons est nettement plus élevé que la moyenne française.
Fermée en 2004, la dernière mine d’or de France, qui fut aussi l’une des plus importantes mines d’arsenic du monde, devrait empoisonner l’eau, la terre et les êtres vivants de la région pendant encore des milliers d’années. Depuis vingt ans, le préfet avait d’ailleurs l’habitude de publier chaque année un arrêté interdisant aux habitants de six communes riveraines de vendre ou de donner des carottes, des salades ou encore des poireaux (2), qui contenaient des quantités dangereuses d’arsenic, de plomb, de mercure et de cadmium.
blot00509_72dpiVue aérienne de l’ancienne mine d’or française de Salsigne, la plus grande d’Europe.
Un gros passif enterré
Le cas de Salsigne n’est que la partie émergée d’un énorme iceberg. Déchets radioactifs dans le Limousin, mouvements de terrain en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, remontée et pollution des nappes phréatiques, émanations de gaz, déchets riches en métaux lourds… Régulièrement, la loi du silence qui empêche les mineurs de « cracher dans la soupe » est brisée, et de nouveaux scandales sanitaires sont révélés – sans compter les territoires socialement et économiquement dévastés. « Sur une période de 150 ans, des centaines de sites miniers ont ouvert en France, rappelle un ingénieur des mines, membre de l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes extractifs et environnements (ISF SystExt). Il y a un gros passif à assumer. » Mais la plupart du temps, ce passif est enterré. En 1990, la dernière usine de charbon a fermé dans le Nord-Pas-de-Calais. En 1998, c’était le tour du fer de Lorraine, et en 2001, celui de l’uranium du Limousin. Les gisements les plus riches en minerais avaient déjà été exploités, et ceux qui restaient n’étaient plus assez rentables face à la concurrence internationale. L’industrie minière semblait appartenir au passé. Elle n’a pourtant jamais complètement disparu. Ouverte en 1991, une petite mine de bauxite, dans l’Hérault, fonctionne encore. En 2012, une autre a ouvert dans le même secteur. Et en 2013, patatras : pour la première fois depuis une trentaine d’années, l’État a accordé des permis d’exploration en vue d’exploiter des métaux. Huit permis ont été attribués à des sociétés privées, et neuf autres sont en attente (3). La trêve minière, en France hexagonale, aura duré à peine une dizaine d’années.
Une question de rentabilité
Pourquoi ce regain d’intérêt pour le sous-sol français ? C’est avant tout une question de rentabilité : la hausse des prix des métaux rend économiquement intéressants des gisements qui ne l’étaient pas auparavant. Cette hausse des prix s’explique, en partie, par une croissance de la demande. Les objets fabriqués sont de plus en plus complexes, et les pays émergents consomment davantage de matières premières minérales qu’autrefois. (4) On parle également de la posture d’Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement productif, qui voulait relancer l’industrie minière, et de la volonté de l’Union européenne de sécuriser son approvisionnement en matières premières stratégiques.
Mais il y a des raisons plus profondes à ce renouveau : l’industrie minière est inscrite dans les gènes de l’économie française. « Pendant cent ans, la France a été l’un des plus grands pays miniers d’Europe, souligne notre militant d’ISF SystExt. Le pays s’est forgé sur cette industrie qui a fait sa richesse, et a développé de grands savoirs. Des batteries de gens du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, Ndlr) partaient en expatriation pour ouvrir des mines. Ce sont eux, par exemple, qui ont découvert le site de Yanacocha, au Pérou, qui est aujourd’hui une gigantesque mine d’or à ciel ouvert et qui constitue un scandale humain et écologique. »
Yanacocha_Gold_Mine_02La mine d’or de Yanacocha
BENDEPP_1_of_16La mine d’or de Pueblo Viejo (République Domnicaine)
Les écoles des Mines sont encore un lieu de formation des élites françaises, signe que ce corps de métier a marqué durablement le tissu social et économique du pays. Il existe donc toujours, en France, un vivier d’ingénieurs et d’investisseurs convaincus de l’intérêt d’exploiter les minerais.
Ce qui a changé, c’est que les citoyens revendiquent désormais un droit de regard et de décision sur cette activité opaque. Un peu partout en France, des collectifs s’opposent aux nouveaux projets et se mobilisent pour que les dégâts provoqués par les anciennes exploitations soient pris en compte. Extraire des métaux : pour qui, pour quoi ? Cette question mérite des réponses collectives, et ne peut être laissée aux seules mains du petit monde de l’industrie minière.
l'homme_ce_grand_explorateur
1 – Citation tirée du webdocumentaire En son âme et conscience, A. Bertrand, M. Eslami, A. Huguet, J. Mas, C. Thirion – à voir sur ensoname.com
2 – Le collectif Gratte Papiers a obtenu l’annulation de l’arrêté préfectoral. Il espère obliger l’État à recenser précisément les pollutions, d’après La Dépêche du Midi.
3 – Au moment du bouclage de ce cahier, juin 2016.
4 – La hausse des prix a aussi été provoquée par un décalage entre la demande et l’offre. Aujourd’hui, l’offre a rattrapé la demande.
Publié dans Industrie | Tagué

Nucléaire, arrêtons les frais !

Réseau « Sortir du nucléaire » – Campagne de soutien – été 2016 –
rubon993-a0200En 2016 et plus que jamais, pas une semaine ne s’écoule sans qu’un nouveau scandale ne démontre le naufrage de l’industrie nucléaire en France. L’État lui apporte malgré tout un soutien financier toujours croissant avec l’aide de nos impôts. En ciblant plus particulièrement quatre projets extrêmement dangereux et coûteux, mobilisons-nous pour faire tomber ensemble les vitrines du lobby nucléaire ! Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, je refuse que l’État continue de gaspiller l’argent des contribuables dans des projets insensés, dangereux, imposés et très coûteux.
Le nucléaire est à bout de souffle, nous en voyons des exemples au quotidien : accidents à répétition sur les centrales, impossible gestion des déchets radioactifs, mises en garde de l’ASN concernant un accident majeur en France… Pourtant, le lobby nucléaire, soutenu par l’État, cherche toujours à mettre en route des projets injustifiables et néfastes.
Devant la nécessité de redorer le blason d’une industrie qui bat de l’aile, l’État et le cartel du nucléaire se lancent dans des projets délirants dont ils prétendent faire des vitrines de leur savoir-faire. Une stratégie qui montre clairement ses limites, notamment à travers les cas de quatre programmes particulièrement préoccupants et coûteux :
– le rafistolage des vieux réacteurs et la prolongation de leur fonctionnement au-delà de 40 ans : jusqu’à 250 milliards €
– l’interminable chantier du réacteur EPR à Flamanville :au moins 10,5 milliards €
– le projet CIGEO d’enfouissement des déchets les plus radioactifs : au moins 35 milliards €
– l’entretien et la prolifération de l’arsenal nucléaire français : 3,6 milliards €/an
Des sommes qui donnent le vertige… et qui sont à considérer au regard de la dette d’EDF déjà abyssale qui s’élevait à 37,4 milliards d’euros en 2015 ! Cette dette est déjà assumée par l’État, actionnaire à 85% du groupe, et donc a fortiori par la population française dans son ensemble. A l’heure où le mot d’ordre martelé est la réduction des dépenses publiques, comment justifier que les gouvernements successifs continuent de gaspiller l’argent des contribuables dans des projets dont l’inutilité a largement été démontrée ?
Continuer à subventionner le nucléaire est une attitude totalement irresponsable.
La seule solution est d’engager une sortie urgente du nucléaire pour permettre une véritable transition énergétique, fortement créatrice d’emplois. Fondée sur la mise en œuvre de mesures de sobriété et d’efficacité énergétiques et sur une politique ambitieuse de développement des énergies renouvelables, elle permettrait de surcroît d’éviter la répercussion des coûts de ces dépenses insensées sur la facture énergétique des ménages .
Il est temps d’arrêter les frais et de dénoncer l’accaparement de l’argent public par une industrie nuisible et anachronique !
Je refuse que mes impôts participent au financement du nucléaire et exige qu’ils soient redirigés vers des solutions viables sans attendre la prochaine catastrophe nucléaire .

Je signe l’appel

CIGÉO, le projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure témoigne de l’absurdité de la filière nucléaire dans son ensemble. A terme, l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs prévoit que CIGÉO puisse renfermer environ 83 500 m³ des déchets les plus radioactifs produits par l’industrie nucléaire… 1 m3 de déchets enfouis revient à 420 000 € !

IMG_0341

En 2016 et plus que jamais, pas une semaine ne s’écoule sans qu’un nouveau scandale ne démontre le naufrage de l’industrie nucléaire en France. L’État lui apporte malgré tout un soutien financier toujours croissant avec l’aide de nos impôts. En ciblant plus particulièrement quatre projets extrêmement dangereux et coûteux mobilisons-nous pour briser ensemble les vitrines du lobby nucléaire !

Sans titre

Publié dans Energie | Tagué ,

Ces monnaies alternatives qui nous rendent meilleurs

Charlie Hebdo – 10/08/2016 – Jacques Littauer –
Le problème avec la monnaie, c’est qu’on peut faire n’importe quoi avec : elle est « fongible », son utilisation est illimitée, universelle, toute puissante… Mais elle peut aussi disparaître, comme lorsque les banques font faillite, comme ce fut le cas aux États-Unis dans les années 1930 au cours de la Grande Dépression. C’est dans ce contexte que naquirent les premières monnaies alternatives, acceptées seulement localement et qui permirent aux échanges de se maintenir. Les monnaies dites « complémentaires » connurent une seconde jeunesse dans les années 1980, d’abord en Amérique du Nord puis en Europe. Selon leur manifeste, elles ont quatre objectifs : « Renforcer le lien social,; favoriser prioritairement la consommation locale; favoriser la responsabilité entrepreneuriale; refuser la spéculation. »
Concrètement, pour participer au système, il faut échanger ses euros contre de la monnaie locale (les « gonettes » à Lyon, la « roue » en Provence…). Ensuite, on peut utiliser sa monnaie auprès des commerçants participants, qui doivent respecter des règles de production locale, des procédés soucieux de l’environnement, des normes sociales… La monnaie ne retourne pas dans le système bancaire, qui la reverserait sans cela dans le grand bain de la mondialisation financière. Ou alors, il faut monter des partenariats avec des institutions solidaires, comme au Pays basque, ou la monnaie locale, l' »eusko », s’est alliée avec Herrikoa, une société de capital-risque solidaire qui abonde d’un euro un fonds d’investissement pour chaque euro converti en « euskos ».
monnaie-alternativeLes monnaies locales doivent néanmoins faire face à de nombreux obstacles. Il y a d’abord les difficultés légales, le législateur surveillant de près ces activités de « faux-monnayeurs » et soupçonnant les monnaies alternatives d’être des instruments pour échapper à l’impôt, ou encore de susciter une inflation par leur émission non contrôlée.En réalité, aucun de ces risques n’existe, tant les systèmes sont petits, contrôlés et intégrés à l’économie traditionnelle. Mais à cela s’ajoutent les difficultés des usagers qui ne comprennent pas forcement bien leur mode de fonctionnement, qui manquent de points de contact, ou qui pensent que ces monnaies sont illégales. Vient enfin la lourde gestion de ces dispositifs, qui rend leur fonctionnement sur la base du bénévolat impossible et qui exige le soutien d’institutions, comme les collectivités locales.
monnaies_locales_franceC’est d’ailleurs vers ces dernières que tous les regards se tournent : celle-ci peuvent en effet accepter les monnaies locales en règlement des services publics locaux : piscines théâtres, spectacles ou transports en commun. par ailleurs, si les collectivités locales ne peuvent pas régler leurs marchés publics dans ces monnaies, elles peuvent en revanche d’ores et déjà verser les aides sociales, ou une partie des indemnités des élus, en monnaies locales. Enfin, il serait souhaitable que les collectivités locales acceptent le versement par les contribuables de l’impôt local en monnaie locale. C’est certes interdit par la loi en France, mais cela est accepté au Royaume-Uni, où Bristol accepte le « Bristol Pound » en règlement des impôts locaux, et où le maire reçoit la totalité de ses indemnités en monnaie locale.
S’il y a bien un domaine où les monnaies locales peuvent être efficaces, c’est la protection de l’environnement. ainsi à Tokyo, une carte à points a été mise en place, elle incite les habitants de la ville à investir dans l’isolation thermique de leur logement, en contrepartie de « points » utilisés pour acheter des produits durables ou d’autres services de rénovation. Dans ce cas comme dans les autres, on voit que la logique est la même : restreindre les marges de manœuvre infinies que nous offre la monnaie officielle, l’euro, pour nous mettre entre les mains des monnaies qui, parce que limitées, sont capables de nous conduire à faire les bons choix, pour la planète, pour la vie locale, pour nous-mêmes. 

mlc

Publié dans Economie | Tagué

Environnement – Baptiste Morizot l’homme qui murmure à l’oreille des loups

 Pour le philosophe Baptiste Morizot *, l’homme doit créer des relations « diplomatiques » avec le loup plutôt que de le tuer
Le Monde | 26.06.2016 | Propos recueillis par Catherine Vincent
« Le loup remet en question notre modèle de souveraineté humaine »
4956356_6_c32b_2016-06-22-29ee6d6-940-jtwaxd_24b72a9894abdb8ff7c40471964cdfe7« Etablir des relations diplomatiques avec cette espèce serait plus efficace à long terme que ces mesures guerrières. Cela implique d’utiliser une compétence que même les bergers soulignent : l’extraordinaire intelligence inductive du loup » (Photo: dans le Parc national de la forêt bavaroise en Allemagne). IMAGO /STUDIOX
En 1992, un couple de loups italiens franchissait les Alpes : ils sont aujourd’hui plus de 300 à courir nos campagnes, au grand dam des bergers et des éleveurs de moutons.
Comment vivre avec cette espèce protégée ? Pour le philosophe Baptiste Morizot, maître de conférences à l’université Aix-Marseille, le retour de ce grand prédateur sur notre territoire pose un problème d’ordre géopolitique, pour lequel il est urgent d’inventer de nouvelles formes de diplomatie. Il en détaille les modalités dans un passionnant essai de philosophie animale, Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (Wildproject, 320 p., 22 €).
Vous estimez que le retour du loup est une chance pour notre société. Pourquoi ?
Parce que le loup nous force à penser autrement la manière de cohabiter en bonne intelligence avec des êtres vivants qui nous dérangent. Les conflits très intenses entraînés par sa présence sont un révélateur prodigieux de nos relations contemporaines à la nature et de notre manière de résoudre le problème : par une tentative de contrôle total.
Or cela ne fonctionne pas. On peut bien essayer de réguler quantitativement les populations par des abattages, ou encore espérer que les loups vont spontanément rester à distance des troupeaux : le problème reste entier.
Par sa résistance, par sa manière de se positionner parmi nous, le loup remet donc en question notre modèle de souveraineté humaine. Il vient nous rappeler qu’il est possible, comme les peuples premiers l’ont fait dans certaines situations,…
Par sa résistance, par sa manière de se positionner parmi nous, le loup remet donc en question notre modèle de souveraineté humaine. Il vient nous rappeler qu’il est possible, comme les peuples premiers l’ont fait dans certaines situations, d’avoir des relations de cohabitation plus saines, plus vivifiantes pour l’ensemble des parties.
Et c’est une bonne chose. On a longtemps cru qu’il fallait exploiter plus efficacement la nature pour améliorer nos conditions de vie humaine ; on commence désormais à comprendre que, pour atteindre cet objectif, il faut apprendre à mieux cohabiter avec les autres créatures de la Terre.
« En pensant autrement notre relation au loup, on peut espérer le convaincre progressivement que s’attaquer aux troupeaux n’est pas rentable. »
Entre le loup et nous, vous évoquez un problème géopolitique, qui a créé une crise diplomatique. Que voulez-vous dire ?
Si l’homme a posé comme principe qu’il était contraint au rapport de force avec le reste de la biodiversité, c’est que nous avons longtemps cru que le monde naturel était régi par la loi de la jungle, et que nous étions la seule espèce à avoir inventé la paix.
Or toute l’écologie actuelle montre qu’il existe constamment, chez différentes populations animales, des comportements tendant à instaurer entre elles des relations plus pacifiques. Notamment chez le loup, espèce territoriale dont les frontières, établies par marquage olfactif, ont précisément pour fonction de pacifier les rapports entre les meutes.
Il s’agit donc de relations géopolitiques, certes moins raffinées que les nôtres, mais réelles. D’où l’idée, plutôt que de tenter d’imposer aux loups des barrières géographiques qui ne font pas sens dans leur monde, de s’inspirer de leur propre géopolitique pour instaurer avec eux des relations diplomatiques. Et pour tenter de résoudre la crise qu’a provoquée entre nos deux espèces la compétition pour les ressources.
Quelles seraient les règles de cette diplomatie ?
D’abord, employer un langage commun. Nous partageons avec les loups le fait d’être des mammifères, et nous avons beaucoup en commun dans nos matrices génétiques et comportementales, ce qui facilite énormément la communication.
Le langage du fusil ne fait pas sens pour eux, les frontières administratives non plus. La question devient alors : peut-on profiter de notre intelligence éminente pour apprendre à décrypter les codes relationnels des loups, leur dialecte, leurs mœurs ? Il faut pour cela comprendre comment ils fonctionnent : acquérir ce que j’appelle le « langage garou ».
Que nous ont appris à cet égard les observations menées dans le parc national de Yellowstone (Etats-Unis), où les loups ont été réintroduits en 1995 ?
L’enseignement principal, c’est qu’on s’est complètement trompé sur ces animaux ! Nous sommes restés très aristotéliciens, avec l’idée que l’espèce dit tout de chaque individu. Or ce qu’on a découvert à Yellowstone, au prix de très longues et patientes observations, c’est que les meutes de loups sont des dynasties historiques, dans lesquelles les individualités jouent un rôle majeur.
Pour comprendre leurs conduites de chasse, on ne peut pas se contenter de compter le nombre de loups et le nombre de proies : il faut tenir compte des dynamiques des meutes, de leur territoire, des événements qui y surviennent, des retournements de situation, des luttes de pouvoir… Comme dans une pièce shakespearienne !
Cela implique presque de mobiliser des méthodes d’historien, pour observer sur le terrain la manière dont les meutes interagissent entre elles et avec leurs proies. Et, là encore, pour penser « comme un loup », il faut utiliser des concepts géopolitiques.
Cet enseignement peut-il aider à une meilleure cohabitation entre les loups et les éleveurs ?
Il faut d’abord rappeler la situation économique du pastoralisme, qui impose à cette filière une réduction maximale des coûts de production : cela n’encourage pas l’augmentation des bergers, des chiens de garde et des clôtures électriques qui permettraient de mieux protéger les troupeaux.
Les pratiques agropastorales offrent donc des conditions favorables à la prédation, ce qui est une raison supplémentaire pour chercher d’autres manières de la contrer. Notamment en tenant compte des histoires particulières des meutes, qui peuvent influer sur leur culture de chasse et se transmettre de génération en génération.
Dans certaines situations, on observe ainsi que des meutes de loups passent très près des troupeaux mais ne les attaquent pas. Dans d’autres, bien qu’ils aient à leur disposition beaucoup d’ongulés sauvages et peu de moutons, les loups attaqueront.
Mieux comprendre les raisons de ces variations permettrait peut-être de moduler leurs dynamiques de chasse. De réfléchir, par exemple, à des dispositifs d’effarouchement plus finement adaptés aux circonstances.
Ce serait plus efficace que d’abattre les loups pour limiter leur population ?
Pratiquer des tirs de prélèvement au hasard, c’est une aberration contre-productive. Je n’ai rien contre les tirs létaux si besoin est, mais pas de cette manière.
Si vous tuez à l’aveugle un parent reproducteur, vous pouvez fragmenter la meute : elle risque alors de devenir trop faible pour assurer sa stratégie de chasse habituelle et de reporter sa prédation sur les troupeaux,
cela a été démontré maintes fois
Par ailleurs, je soutiens qu’établir des relations diplomatiques avec cette espèce serait plus efficace à long terme que ces mesures guerrières. Cela implique d’utiliser une compétence que même les bergers soulignent : l’extraordinaire intelligence inductive du loup.
De quelle manière ?
Le loup est capable d’acquérir très vite des informations, et comprend très bien la punition. Si on lui signifie, par des mesures d’effarouchement adaptées à sa fenêtre perceptive, qu’il n’est pas le bienvenu, il le retiendra, et peut-être même le transmettra-t-il à sa meute. On peut ainsi espérer fixer aux loups des limites sur notre territoire commun, non pas en créant des barrières physiques, mais en transformant leurs usages de ce territoire.
Dans l’Etat du Montana, le biologiste américain Dave Ausband s’est inspiré des codes olfactifs utilisés par les meutes pour délimiter leurs territoires : il a synthétisé des odeurs mimant une meute puissante, les a déposées sur 50 kilomètres de long et a ainsi dissuadé la plupart des loups, au moment des alpages, de s’approcher des troupeaux.
Le procédé n’est pas magique, mais il dégage une piste : en pensant autrement notre relation au loup, on peut espérer le convaincre progressivement que s’attaquer aux troupeaux n’est pas rentable et qu’il vaut mieux qu’il reporte son énergie sur la chasse aux cerfs, chevreuils ou sangliers qui prospèrent dans nos forêts.
Cela irait dans le sens que demande la grande majorité des Français : selon un sondage IFOP réalisé en 2013, 75 % d’entre eux considèrent que « le loup a toute sa place dans la nature en France, si les troupeaux sont bien gardés ». Cela témoigne d’une vraie acceptation sociale, corrélée à la montée de la sensibilité écologique.
Catherine Vincent Journaliste au Monde
* Baptiste Morizot est maître de conférences en philosophie à l’université d’Aix-Marseille (CEPERC). Ses travaux sont consacrés aux relations entre l’humain et le vivant en lui et hors de lui. Il est l’auteur de  Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (éd. Wildproject, avril 2016) et Pour une théorie de la rencontre. Hasard et individuation chez Gilbert Simondon (éd. Vrin, mai 2016) 
Publié dans animaux, Débats Idées Points de vue, Nature | Tagué , ,

Campus – Universités : Le classement de Shanghaï moins « important » mais toujours aussi commenté

Le Monde 16.08.2016  Par Séverin Graveleau, Marine Miller et Adrien de Tricornot
Pour sa quatorzième édition, publiée lundi 15 août, le classement de Shanghaï, palmarès mondial des universités, sera une nouvelle fois scruté de près.

4982788_6_b1af_2016-06-08-b37d3a8-19149-1divikv_418cb4e1c9d3d4fc685008bdb32d9bc5

Si le cru 2016 ne rebat pas les cartes internationales, les observateurs pointilleux noteront toutefois que la France descend d’une marche. Elle conserve certes vingt-deux établissements dans le top 500 mondial, mais passe de la 5e à la 6e place (en nombre d’établissements distingués), derrière les Etats-Unis (137 établissements), la Chine (41), l’Allemagne (38), le Royaume-Uni (37) et l’Australie (23).
Trois universités françaises – et parisiennes – figurent dans le top 100 : Pierre-et-Marie-Curie (39e), Paris-Sud (46e) et l’Ecole normale supérieure (87e). Dans un communiqué, le ministère français de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est dit « satisfait » de ces résultats et rappelle, comme les années précédentes, que la valeur des universités françaises « doit s’apprécier globalement au vu de tous les classements existants ».
4982894_6_69b7_2016-08-15-5f2c964-16421-1nvifuz_1418417366a63c3e31996243a8948e0f
Malgré de nombreuses controverses, l’étalon qu’est le classement de Shanghaï demeure très regardé dans le contexte de compétition internationale qui règne désormais entre les établissements de l’enseignement supérieur. « On ne peut pas faire comme si les classements n’existaient pas, reconnaît le secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche, Thierry Mandon. Quels qu’ils soient, et quelles que soient les critiques qu’on peut leur faire, ils ont forcément des effets, pour le meilleur et pour le pire, sur la mobilité étudiante et, donc, sur la stratégie des établissements qui évoluent dans un paysage universitaire mondialisé ». « A la rentrée, annonce ainsi M. Mandon, je vais demander à l’IGAENR [le service d’inspection du ministère] de se pencher sur la façon dont les classements pourraient être mieux pris en compte dans les politiques de site des établissements. »
Un simple indicateur
Pourtant, c’est presque par accident que le classement de Shanghaï a pris une telle importance. « Le but originel était clair : fournir des informations pour comparer les universités chinoises et étrangères, en appui au programme d’excellence mis en place par le gouvernement [chinois] pour créer quelques champions [locaux] à même d’acquérir un prestige et une renommée internationale », explique Ghislaine Filliatreau, membre de l’International Advisory Board (conseil consultatif international) du classement de Shanghaï, et ancienne directrice de l’Observatoire des sciences et techniques (OST). Geneviève Fioraso, qui a précédé M. Mandon au secrétariat d’Etat, résume autrement ses origines : « Il a été imaginé par cinq personnes du service marketing de l’université Jiao Tong de Shanghaï qui se sont associées pour faire la promotion de leur université. Il y a fort à parier que, dans cinq ans, seules les universités chinoises figureront dans le top. »
4983273_6_3a5e_2016-08-15-d7124fa-16400-1qsaory_f9f161622c6f1cd7fd05d073b0ff4c6b
Le classement a pourtant produit une onde de choc, notamment en France, où les résultats des universités de l’Hexagone ont été jugés décevants. « Ses auteurs ont utilisé le critère de la recherche et de son rayonnement, car il est le seul pour lequel ils disposaient de données de comparaisons internationales », poursuit Mme Filliatreau. Il leur a donc suffi d’utiliser les bases de données disponibles et de pondérer les différents critères pour arriver à un classement. « Mais il ne s’agissait que d’un indicateur censé refléter la qualité de ces universités, et il a toujours été clair qu’il ne prétendait pas être suffisant », précise-t-elle.
La « double division » française
Or ce système d’évaluation souligne la « double division » française entre universités et organismes de recherche, et entre universités et grandes écoles. Valérie Pécresse, ex-ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, se souvient d’être allée à l’université Jiao Tong pour plaider en faveur des établissements français. « Compte tenu de leurs spécificités, il fallait que soit prise en compte la recherche faite avec les partenaires – INRA, CNRS ou INRIA –, dans le cadre des unités mixtes de recherche, rappelle-t-elle. Cela a conduit un certain nombre de laboratoires à généraliser le système de signature unique des publications. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas et toutes les recherches ne sont pas forcément valorisées. »
Mme Pécresse a également défendu la politique de regroupement universitaire qui aurait pu faire grimper les établissements tricolores dans le classement. Sans toutefois obtenir gain de cause. « Sur les regroupements, le classement de Shanghaï demande des fusions ou du moins une gouvernance unique. La gouvernance de nos regroupements est jugée dysfonctionnelle. Je le constate par exemple sur le plateau de Saclay. Or les querelles de chapelle ne sont plus supportables », estime l’actuelle présidente (LR) de la région Ile-de-France.
Elle évoque la discorde entre les grandes écoles et les universités sur le niveau d’intégration dans la nouvelle université Paris-Saclay pensée pour être le « MIT » français. Un exemple que M. Mandon cite aussi. « L’université Paris-Sud fait partie du top 100 du classement de Shanghaï, tandis que l’Ecole polytechnique est classée beaucoup plus bas, note-t-il. Elle a intérêt à faire front avec Paris-Sud dans l’université Paris-Saclay. La stratégie des avenirs isolés condamne aux profondeurs du classement. »
« Une curiosité intéressante »
Mme Fioraso, bien qu’elle relativise ce classement, estime pourtant qu’il faut « se débrouiller pour ne pas chuter d’année en année sinon cela donne lieu à des articles désagréables et nuit à la visibilité à l’international ». Un bon classement permet en effet d’attirer plus aisément les ressources humaines et financières. « Les universités doivent apprivoiser les classements malgré leurs limites, car ils ont des effets de réputation », explique Mme Filliatreau. Le classement de Shanghaï a « seulement agi comme un catalyseur car le système français d’enseignement supérieur et de recherche était de toute façon sous pression pour se rapprocher des usages internationaux, dans la compétition mondiale ».
De leur côté, les universités les mieux classées se défendent d’y accorder trop d’importance. « Nous ne nous reposons pas sur le classement de Shanghaï pour définir notre stratégie mais certains de nos interlocuteurs le consultent et ont ainsi pris la mesure de notre performance en recherche. Nous disposons pourtant de moyens très inférieurs à ceux de nos proches concurrents étrangers, même si on prend en compte l’apport de nos partenaires du CNRS, de l’Inserm et de l’Inria », explique Laurent Buisson, vice-président de l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris).
Président de l’université de Strasbourg, qui perd sa place dans le « top 100 » cette année, Alain Beretz veut aussi « le considérer pour ce qu’il est, une curiosité intéressante et non un objectif en soi ». Pourtant, chaque été, l’université avait pris l’habitude de se fendre d’un communiqué pour se féliciter de sa bonne place dans le classement. « Mais sur le fond, on ne peut pas se réjouir de la place de nos universités comme on se réjouit pour l’Euro [de football]. Les universités ne sont pas dans un championnat », tonne-t-il. Même si une bonne place vaut toujours mieux qu’une mauvaise…
Marine Miller Journaliste au Monde
Séverin Graveleau Journaliste au Monde
Adrien de Tricornot Journaliste

 

Publié dans Culture, Débats Idées Points de vue, Education, International | Tagué , ,

Politique Europe – Hollande, Merkel et Renzi en Italie pour parler d’Europe et de Brexit

Le Monde 22/08/2016
337663_3_2a22_fran-ois-hollande-angela-merkel-et-matteo-renzi_9544067a239dbd2baf39b13b1dc30614
François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre italien Matteo Renzi se retrouvent lundi dans le sud de l’Italie, sur l’île de Ventotene, lors d’une rencontre informelle tripartite pour discuter du Brexit.
300664-l-ile-de-ventotene
Il s’agit d’une nouvelle réunion informelle avant une rencontre à 27, près de deux mois jour pour jour après le référendum britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 23 juin dernier. The Guardian
Le lieu de la rencontre n’a pas été choisi au hasard, puisque l’île de Ventotene est le lieu où a été rédigé en juin 1941 le manifeste du même nom par deux intellectuels emprisonnés, Ernesto Rossi et Altiero Spinelli. Pour une Europe libre et unie, le nom complet du texte, est considéré comme un ouvrage précurseur du fédéralisme européen. RAI, Politico
Pourtant, pour le Financial Times, il est très peu probable que la réunion de lundi ou la rencontre des 27 ne mènent à des propositions pour plus d’Europe politique et plus d’intégration, un projet plus que fragilisé et bloqué par de nombreux pays de l’Union européenne.
« Le rôle de l’Italie est de construire des ponts, à l’heure ou tous veulent ériger des murs », a déclaré dimanche Matteo Renzi, lors d’une rencontre publique. « L’Europe a besoin des valeurs de l’Italie », a-t-il ajouté, faisant référence à la grave crise migratoire européenne alors que des centaines de migrants continuent de périr en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. La Stampa
Selon BuzzFeed, le gouvernement italien souhaite pousser l’Union européenne vers « moins d’austérité, et plus de discussions autour de l’emploi et des familles, plutôt que de la finance et des banques », demandant « une eurozone qui n’est pas qu’une monnaie commune mais travaille main dans la main sur la culture, la défense et la sécurité ».
Publié dans Economie, Europe, Politique | Tagué ,