Petite pause …

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Kozett et Werdna se mettent au vert quelque temps

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Ils seront de retour mi-juillet

D’ici là, portez vous bien – restez vivants et vigilants … !

Oeil petit bleu

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Europe – La Grèce toujours …

Le Monde 14 juin 2015

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Les Indégivrables – Comment sortir de l’illusion … ?

Le Monde 11 juin 2015

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La pleine conscience règne – Le burn-out, un déclic : réduction du stress

LE MONDE | 09.06.2015 |

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Best-sellers, applis, cours… Pourquoi la méditation a-t-elle conquis des millions de Français ? A l’heure où tout s’accélère, cet art de vivre l’instant présent rassure. Ses fondements scientifiques aussi.
En cette soirée d’avril, l’antre parisien du music-hall a fait vœu de silence. Sur les vieux fauteuils rouges des Folies-Bergère, 1 700 personnes se laissent porter, yeux fermés, par une voix apaisante. « Prenons le temps de prêter attention à la respiration, à notre souffle qui va et qui vient. » Ni ricanement gêné ni coups d’œil échangés… Le public lâche étonnamment prise. Sur scène, un petit homme grisonnant, mais fringant dans sa chemise blanche, guide les spectateurs dans une méditation.
aJKZ_Preferred_Headshot_300pxLui, c’est Jon Kabat-Zinn. Cet Américain de 71 ans est, depuis trente-cinq ans, le porte-voix de la mindfulness (« pleine conscience »). Chercheur en biologie moléculaire au Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-Unis, auteur de dizaines de best-sellers, il a fondé, en 1979, la première Clinique de réduction du stress puis le Centre pour la pleine conscience dans la médecine. Ses recherches ont mené à l’élaboration d’un programme de huit semaines appelé « Mindfulness Based Stress Reduction » (MBSR, réduction du stress fondée sur la pleine conscience), destiné à aider les gens à surmonter anxiété, douleurs et maladies. Pratiqué aujourd’hui dans huit cents centres hospitaliers dans le monde, le MBSR l’est aussi dans des entreprises, des prisons, des écoles.
« Rallumez la lumière ! On n’est pas au spectacle », lance, en riant, Jon Kabat-Zinn, qui a l’art de transformer les conférences en stand-up. La semaine précédente, il était à Bruxelles, celle d’avant aux Pays-Bas ; en janvier, à Davos, il apprenait à une centaine d’hommes d’affaires à cultiver cette fameuse « présence attentive ». « Posez-vous la question : où est mon esprit, là, tout de suite ? Jamais dans l’instant présent ! Toujours à ressasser le passé ou à penser à l’après. »

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Le burn-out, un déclic
Plus tôt dans la soirée, sur le trottoir étroit de la rue Richer, on jouait des coudes pour entrer aux Folies-Bergère. « C’est la première fois qu’une conférence affiche complet en quelques jours ! », s’étonne Arnaud de Saint-Simon, directeur de la publication du groupe Psychologies, organisateur de l’événement. Le public ? Beaucoup de femmes, âgées de 30 à 60 ans, venues en « bandes », des couples aussi. La moitié du public ayant déjà pratiqué la méditation. « Mon psychiatre me l’a conseillée à l’hôpital, après un burn-out. » Le surmenage est souvent un déclic. « J’y ai trouvé une manière d’échapper à mes pensées négatives et anxieuses » ; « Ça m’aide avec les enfants » ; « Je gère mieux mon mal de dos chronique »… Très souvent, c’est un psychiatre, un médecin, voire un rhumatologue qui leur a conseillé la méditation. A laquelle tous – ou presque – se sont initiés grâce à un livre.
ameditationPosition-du-lotusC’est en effet du côté de l’édition que se mesure l’ampleur du phénomène. Quelque 50 000 exemplaires pour Méditer : 108 leçons de pleine conscience (Les Arènes, 2010), de Jon Kabat-Zinn ; 350 000 pour Méditer, jour après jour (L’Iconoclaste, 2011), du médiatique psychiatre français Christophe André. « Le chiffre nous a surpris ! », avoue Catherine Meyer, directrice du secteur psychologie aux Arènes-L’Iconoclaste, qui pense que « l’effet CD a fait décoller les ventes ».
L’appli « Psychologies Magazine », créée avec Christophe André, se maintient dans le Top 20 des plus téléchargées, et les cycles MBSR proposés à Paris et en province affichent souvent complet. « Nous avons aujourd’hui 180 instructeurs affiliés à l’Association pour le développement de la Mindfulness », affirme sa présidente, Geneviève Hamelet.
Comment expliquer ce succès fulgurant, quand des pratiques comme le yoga ont mis des années à s’installer ? D’abord, par un discours qui colle à l’air du temps. « Le quotidien se présente comme une liste de tâches à effectuer, que l’on biffe l’une après l’autre, avant de finir par s’écrouler le soir pour mieux céder au même affairement le lendemain », explique Jon Kabat-Zinn. En pleine conscience, on passe du mode faire au mode “être”. » Ne plus être une machine à rayer des Post-it, ne plus avoir le cerveau qui bouillonne… Pas étonnant que l’idée plaise.améditation-medecine-meditation-Validation scientifique
Pour méditer, pas besoin de tapis, de salle ou de tenue particulière. « Demain, vous vous réveillerez dix minutes plus tôt, et prendrez le temps d’être en votre propre compagnie. Vous pouvez même rester dans votre lit pour le faire ! », lance Jon Kabat-Zinn. Les méditations guidées de dix à quarante-cinq minutes s’écoutent aussi sur smartphone. A l’heure du déjeuner, dans un parc, ou dans le métro… L’essentiel étant que la pratique soit régulière, car « l’esprit est comme un muscle, il faut le travailler pour qu’il cultive cette capacité innée de pleine conscience ».
La promesse de ce néo-carpe diem suffirait, donc, à séduire des milliers de Français ? Pas seulement. M. Kabat-Zinn rappelle que la patrie de Descartes a été une des dernières à traduire ses livres. Si elle accorde désormais du crédit à la pleine conscience, c’est parce que la pratique est validée scientifiquement.
D’abord méfiant, le monde de la recherche est désormais emballé par le sujet – près de 700 études en 2014. Un travail publié par la revue The Lancet, en avril, (université d’Oxford) prouve que la méditation de pleine conscience est aussi efficace contre la déprime que les traitements avec antidépresseurs.
Mieux encore : méditer provoque des changements au cœur du cerveau, comme le montrent des études du neuropsychiatre Richard J. Davidson (université du Wisconsin) et de Tania Singer, directrice du département de neurosciences sociales à l’Institut Max-Planck. La pratique entraîne l’activation de plusieurs aires liées à la bienveillance et l’empathie, provoquant des émotions positives ; tandis que d’autres zones, liées à la peur et à l’agressivité, sont désactivées.
La science et Bouddha
« Quand nous avons commencé à parler de ces histoires de méditation dans les institutions psychiatriques françaises, on nous a pris pour des fous. Puis, les preuves sont arrivées. A Sainte-Anne, la méditation de pleine conscience fait désormais partie des outils que nous utilisons couramment, en prévention des rechutes anxieuses et dépressives », affirmait, déjà, Christophe André, en 2011.

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Une dizaine d’hôpitaux français mettent en place des programmes basés sur la pleine conscience. A la faculté de médecine de Strasbourg, un diplôme « médecine, méditation et neurosciences » a même été créé en 2012.
« Sans la science, nous ne serions pas ici ce soir », rappelle M. Kabat-Zinn. « Mais nous n’avons rien inventé. La pratique de la pleine conscience est née il y a trois mille ans, et nous la devons à Bouddha. »
ameditation-zen1-300x178Une manière de rendre à Bouddha ce qui est à Bouddha, et d’ajouter un supplément d’âme à son programme scientifique. Mais Jon Kabat-Zinn le répète : « Je ne suis pas bouddhiste. » Car, présentée comme « laïque », sans engagement spirituel, la pratique paraît plus accessible. « La force de la pleine conscience, c’est de renvoyer à un bouddhisme vidé de sa doctrine, qui s’apparente plutôt à de l’autothérapie », analyse Nadia Garnoussi, maître de conférences en sociologie à l’université Lille-III au Centre de recherches individus, épreuves, sociétés.
« Quête de sens »
Un savant mélange de sagesse ancestrale, de science, de philosophie (Pascal est souvent cité). Le tout saupoudré de développement personnel – « Vous allez vivre une grande aventure. Savoir enfin qui vous êtes ». Un brin fourre-tout en apparence, cette recette miracle de la mindfulness est capable, en tirant l’un ou l’autre des fils, de capter un public très large. « Les figures de la pleine conscience investissent les thématiques du bonheur, de la quête de sens de la vie, de la réalisation de soi. Un espace laissé vacant par le recul des religions classiques », estime Nadia Garnoussi. Avec un avantage sur les religions  : la pleine conscience promet un mieux-être ici et maintenant, pas un salut après la mort.
A la fin de la conférence, le public se presse autour d’un stand de livres. Plus d’une centaine d’ouvrages sur le sujet ont été publiés depuis 2012. De Calme et attentif comme une grenouille (Les Arènes, 2012), livre-CD de méditation pour enfants écoulé à 100 000 exemplaires, à Apprendre à manger en pleine conscience (Les Arènes, 2013), Vivre sa maternité en pleine conscience (De Boeck, 2014) et S’exprimer en pleine conscience dans le monde des affaires (Kikasse éditions, 2014).Des déclinaisons à l’infini qui font le bonheur des éditeurs, mais risquent, à terme, de décrédibiliser le sujet. Tout comme ces conférences de presse où des marques de luxe et quelques people promettent un « instant méditation ».
« Il est inévitable, quand quelque chose fonctionne, que tout le monde s’en empare. Mais la mode retombera. En revanche, le mouvement scientifique va s’ancrer dans la société », espère Jon Kabat-Zinn.  Celui-ci propose de nous initier par un principe simple : « Quand vous êtes sous la douche, soyez uniquement sous la douche ! Et pas déjà en réunion à répondre à votre chef. » Le lendemain matin, on a essayé de n’être « que » sous la douche, rien que sous la douche. Mais on ne pensait qu’à une chose : trouver une chute à cet article.
Yoanna Sultan-R’bibo Journaliste au Monde 
Méditer, 108 leçons de pleine conscience de Jon Kabat-Zinn

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Guide des festivals et expositions de l’été 2015

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La 32e édition du guide culturel de l’été Festivals & Expositions, France 2015 vient de paraître.
Musique, théâtre, danse, cinéma mais aussi poésie, peinture, arts de la rue, création, vidéo… Ce guide, réalisé par le ministère de la culture, présente les programmes culturels se déroulant entre mai et octobre dans toute la France.
Dix mille offres regroupées par région, département et ville sont à découvrir en ligne.
Télérama a également réalisé une carte de ses 128 festivals de prédilection.
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Du Rif natal au Pays-Bas – Ahmed Aboutaleb : Intégration exemplaire

Arrivé aux Pays-Bas en 1976, le Marocain Ahmed Aboutaleb ne parlait pas un traître mot de néerlandais. Aujourd’hui maire de Rotterdam, il est l’un des politiciens les plus en vue du pays. Au point que certains lui prédisent un avenir de premier ministreLe Monde (Jeune Afrique). 04 Juin 2015

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Ahmed Aboutaleb, un Marocain en plat pays
 Jeune Afrique – Par Fouad Laroui
En 1976, il ne parlait pas un mot de néerlandais. Quarante ans plus tard, il est maire de Rotterdam et si populaire qu’on lui prédit un avenir de Premier ministre. Pas mal comme intégration, non ?
Si le critère de l’intelligence est la capacité à s’adapter rapidement à des circonstances nouvelles, alors Ahmed Aboutaleb est un homme très intelligent. Car il n’a pas toujours été l’homme qu’il est aujourd’hui. Avant les attentats du 11 septembre 2001, il n’était pas rare de l’entendre tenir des propos plutôt conservateurs, tout à fait conformes à la morale religieuse traditionnelle d’un imam – son père en était un.
Lorsque la politicienne d’origine somalienne Ayaan Hirshi Ali faisait campagne aux Pays-Bas pour l’amélioration du sort des musulmanes (avant de passer à l’islamophobie pure et simple et de s’installer à Washington), Aboutaleb n’avait que mépris et mots durs à son égard. L’élite culturelle amstellodamoise, qui croyait tenir en Hirshi Ali une icône comparable aux suffragettes anglaises, en était toute retournée.
Pourquoi tant de méfiance ? Ahmed resta droit dans ses sabots. Le fait qu’il était membre du PvdA, le Parti socialiste néerlandais, ne changeait rien à l’affaire. Dans un pays où le multiculturalisme allait de soi, on pouvait avoir sa carte du parti et faire sa prière : ici, les socialistes n’ont jamais été des bouffeurs de curé. Aboutaleb était à la fois socialiste, musulman pratiquant, partisan d’un certain ordre moral… et allergique à Hirshi Ali.
Ironie cruelle : quand, en novembre 2004, la police néerlandaise démantela un réseau islamiste qui avait projeté d’assassiner des personnalités politiques en vue, les deux premiers noms sur la liste étaient Hirshi Ali et Aboutaleb.
Fossé : savoir s’adapter au pays d’accueil
C’est qu’au fil du temps Aboutaleb avait changé d’attitude et de langage. Toujours cette fameuse capacité à s’adapter… Sans doute avait-il compris que, pour les musulmans, le seul horizon possible était l’intégration. Or celle-ci exige qu’on accepte la société d’accueil en bloc. La remise en question des acquis des dernières décennies – égalité des sexes, légalisation de l’avortement et de l’euthanasie, acceptation sans réserves de l’homosexualité – au nom de la religion était dangereuse puisqu’elle menaçait de creuser un fossé infranchissable entre la grande majorité des Néerlandais et la minorité musulmane.
Le modèle batave de société, qui s’est cristallisé lentement au cours des siècles et a fait l’objet d’un large consensus dans le pays, est à prendre ou à laisser. D’où son cri du coeur d’il y a quelques semaines, qui lui a valu, internet aidant, une notoriété mondiale : « Si vous êtes contre la liberté d’expression, si vous n’acceptez pas qu’un journal puisse publier les caricatures qu’il veut, alors foutez le camp ! » Décidément, le fils de l’imam avait bien évolué…
En néerlandais, « foutez le camp ! » se dit « rot op ! ». Ces deux mots sont maintenant aussi fréquemment cités que le « yes, we can! » de la campagne présidentielle américaine de 2008. Ils ont même été mis en musique, sur un rythme de rap, comme le slogan d’Obama ; lequel Obama n’oublia pas d’inviter Aboutaleb à la conférence du 18 février consacrée à la lutte contre l’extrémisme. Une consécration pour celui qui quitta son Rif natal à 15 ans pour débarquer aux Pays-Bas en octobre 1976, les yeux écarquillés, sans connaître un traître mot de la langue de Johan Cruyff et de Joost Van den Vondel.
Mais que le chemin fut long et ardu ! Dans une interview donnée en 2005, cet homme pudique s’épancha : « L’exil, c’est sans pitié, c’est terriblement difficile. Ça exige un prix incroyablement élevé. » Finalement, la capacité à changer, c’est d’abord un combat contre soi. À 15 ans, il dut mettre de côté le rifain, l’arabe dialectal et le français – trois langues qu’il parle bien, je peux en témoigner – pour se plonger dans l’étude intensive du néerlandais. La plupart des étrangers se satisfont d’atteindre un niveau acceptable ; lui mit un point d’honneur à le parler aussi bien que les autochtones – encore un signe d’intelligence : pourquoi accepter de traîner à vie un handicap ? Mission accomplie : il parle mieux néerlandais que la plupart de ses administrés. Il est vrai que Rotterdam n’est pas un pôle de sophistication…
« Allochtone »
La langue apprise, il se jeta avec la même passion dans des études tardives. Il obtint un diplôme d’ingénieur électronicien, qu’il n’utilisa jamais. C’est qu’entre-temps le démon de la politique l’avait saisi. À l’époque, un seul parti ouvrait ses portes aux étrangers (les « allochtones », comme on les nomme ici) : le Parti socialiste. Très logiquement, il entra au PvdA, tout en s’essayant au journalisme.
Sa carrière politique commença de façon fulgurante. En mars 2006, il fut élu échevin de la ville d’Amsterdam avec plus de 46 000 « voix de préférence », un record. Aux Pays-Bas, on vote pour une liste, pas pour une personne, mais rien ne vous interdit de cocher sur cette liste un nom qui n’est pas le premier. Aboutaleb obtint plus de ces « voix de préférence » que la tête de liste, un cas de figure exceptionnel… Cela fut remarqué et largement commenté. On comprit que cet homme encore jeune irait loin.
Cependant, il dut faire ses preuves. Échevin, il réussit à introduire un système destiné à favoriser la mixité sociale dans les écoles primaires communales, atténuant ainsi la différence entre « écoles noires » (à majorité d’enfants d’immigrés) et « écoles blanches » (les autres). Ces deux dénominations existent vraiment aux Pays-Bas et sont largement utilisées. On comprend qu’Aboutaleb ait fait de leur suppression son cheval de bataille.
Ce n’était pas le seul. Il s’engagea plus franchement dans le combat contre les formes les plus délirantes du fondamentalisme religieux. En avril 2006, il suggéra carrément de supprimer les aides sociales aux femmes qui portent la burqa, avec une explication de bon sens : « Qui est prêt à donner un travail à une femme en burqa ? C’est pourquoi je lui dirais : si tu veux porter ce truc, OK, mais alors on te supprime ton allocation de chômage ! »
La carrière dAhmed Aboutaleb, ou le parcours casse-cou
ajeune afriqueaboutaleb_t1342617-inline-310x231Quand, début 2007, le PvdA entra au gouvernement, Aboutaleb accepta sans broncher le poste casse-cou de secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Emploi. Homme de dialogue (mais capable de taper du poing sur la table quand il le faut), gros travailleur, menant une vie sobre et rangée, il réussit parfaitement dans sa mission. La récompense ne tarda pas : la reine Beatrix, sur recommandation de « visiteurs du soir » impressionnés par le parcours sans faute du « Marocain », le nomma maire de Rotterdam, le 16 octobre 2008. Sensation dans le plat pays : un immigré musulman à la tête du plus grand port d’Europe, porte d’accès à la Ruhr allemande et poumon économique des Pays-Bas ! L’extrême droite, sidérée, annonça la fin du monde.

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Et pourtant, Aboutaleb réussit l’exploit d’être populaire même parmi ceux qui, dans sa ville, votent pour l’extrême droite. Un tel consensus suggère qu’il n’est pas impossible que cet immigré modèle devienne un jour Premier ministre de ces Pays-Bas qui se sont distingués au cours des siècles par leur tolérance. Peut-être prêtera-t-il serment non sur la Bible mais sur le Traité théologico-politique d’un autre immigré célèbre d’Amsterdam, Baruch Spinoza, qui, dès 1672, fut le premier à théoriser la séparation de l’État et de l’Église – ou de la Mosquée ?
Pour finir, un souvenir personnel. Après un débat à la radio publique néerlandaise, il y a quelques années, Aboutaleb se pencha vers moi avec un grand sourire et me dit : « Tu sais quelle est la différence entre nous ? Toi, tu es un intellectuel, tu analyses les problèmes. Moi, je les résous. »
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La blague de Sauveterre de Béarn – C’est le Bac …

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Louise, ma fille, quatre mois, deux bras, deux jambes et un chromosome en plus

Huffington Post – 08/06/2015 – Caroline Boudet Journaliste et maman de 2 enfants – 
 VIE DE FAMILLE – J’ai écrit ce petit texte comme un coup de gueule/coup de larmes, après quelques remarques de trop entendues ce matin lors d’un banal examen médical pour Louise. Avec le temps, on s’habitue, on se dit que ce sont des maladresses, qu’il faut se blinder mais parfois, trop c’est trop. Je me suis demandé ce que je pouvais faire pour me sentir mieux et peut-être, éviter que ça arrive à d’autres ou que cela m’arrive à nouveau trop de fois. J’ai écrit ce post et l’ai ouvert à tous sur Facebook.J’aimerais pouvoir croire que cela va clore le sujet de la différence de ma fille, et que je n’aurai plus à devoir expliquer. Je sais bien que non. Mais si jamais cela peut faire changer juste quelques regards…
Elle, c’est ma fille. Louise. Qui a quatre mois, deux bras deux jambes, des bonnes grosses joues et un chromosome en plus.
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S’il vous plaît quand vous rencontrez une Louise, ne demandez pas à sa mère « Ca n’a pas été dépisté pendant la grossesse? » Soit ça l’a été et la décision de « garder l’enfant » est assumée, soit ça ne l’a pas été et la surprise a été assez importante pour ne pas revenir dessus. En plus, toute mère à une fâcheuse tendance à culpabiliser sur tout et n’importe quoi, alors un chromosome en plus passé inaperçu, je vous explique pas.
Ne dites pas à sa mère « C’est votre bébé malgré tout ». Non. C’est mon bébé, point. Et « malgrétout », c’est moche comme prénom, je préfère largement Louise.
Ne dites pas à sa mère « comme c’est une petite trisomique… etc » Non. C’est une petite âgée de quatre mois qui est atteinte de trisomie, ou qui a une trisomie, comme vous voulez. Ce 47e chromosome n’est pas ce qu’elle EST, c’est ce qu’elle A. Vous ne diriez pas « Comme c’est une petite cancéreuse… etc ».
Ne dites pas « ils sont comme ci, ils sont comme ça ». Non. « Ils » ont tous leur caractère, leur physique, leurs goûts, leur parcours. Ils sont aussi différents entre eux que vous l’êtes de votre voisin.
Je sais que quand on ne le vit pas, on ne le pense pas, mais les mots importent. Ils peuvent réconforter ou blesser. Alors, pensez-y juste une petite seconde, surtout si vous faites partie du corps médical et portez une blouse blanche, rose ou verte. Car des « mamans de Louise », il y en a 500 nouvelles par an qui se font gâcher une journée par des mots malheureux. Je sais que ce n’est pas fait pour blesser. Il suffit de le savoir.

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Louise, son frère Paul, 4 ans, et leurs parents, Caroline et Rémy
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A quoi servent les partis politiques ?

AgoraVoxpar Michel DROUET (son site)  lundi 8 juin 2015
Le PS et l’ex-UMP viennent de tenir leurs congrès et à entendre et lire les médias qui relayent complaisamment cet entre soi politique, on pourrait avoir l’impression que tout va bien ou que tout ira mieux demain dans notre pays.

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Que représentent aujourd’hui les partis politiques ?
Pas grand-chose étant entendu qu’il ne faut pas confondre militants et sympathisants. Les premiers sont en chute libre dans les deux partis dits « de gouvernement », usés par les années de pouvoir, le non renouvellement des leaders et les promesses non tenues. Tout juste la moitié des militants de ces deux partis ont voté lors des congrès et les communicants ont tout de suite porté la bonne parole de la victoire des lignes majoritaires, de la confiance, voire du renouveau. Quant aux sympathisants, ils désertent de plus en plus les urnes, quand ils ne vont pas faire un tour ailleurs attirés par des promesses qui ne seront pas tenues non plus.
Le Président de la République lui-même a entretenu la confusion entre sa fonction au service de tous les français et les positions prises par le parti, pourtant à cent lieues de ses promesses de campagne : « Je salue l’esprit de responsabilité des militants. Nous sommes rassemblés pour réformer la France ».
Pas mieux du côté de l’ex-UMP, où le ripolinage du parti répond davantage à la volonté de mettre sous le tapis la poussière des affaires Bygmalion et autres et à mettre à nouveau sous immunité l’ex et sa cohorte de casseroles judiciaires, que d’émettre la moindre proposition politique novatrice.
Au total, ce sont environ 170 000 adhérents, soit environ 50 à 60 % des adhérents de ces deux partis (ce qui en dit long sur les malaises internes à ces formations) qui se sont exprimés, de manière très cadrée, qui représenteraient l’opinion des Français.
L’article 4 de la constitution indique que « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage ». Ce rôle qui leur est imparti n’est plus exercé, et les récents résultats de la participation aux élections, en chute libre, sont là pour prouver que les partis jouent désormais un rôle de repoussoir dans l’opinion publique.
D’où provient cette dérive ?
L’affaiblissement du politique est patent depuis que les nations se sont effacées devant l’Europe dont la responsabilité est mise en avant à chaque décision susceptible de froisser les nationaux. Je ne défends pas l’idée selon laquelle il ne faudrait pas coordonner, harmoniser les politiques nationales serait foncièrement mauvaise, mais force est de constater que les mesures sociales, fiscales ou celles relatives à la circulation des capitaux sont largement oubliées ou bien systématiquement alignées sur le moins-disant. Comment promettre que demain on rasera gratis comme l’a fait M. Hollande lors de son discours du Bourget, quand on sait qu’on ne pourra pas tenir ses promesses ?
Seuls le libéralisme, la mondialisation, l’affairisme financier et la pression sociale ont droit de cité et les partis dits de gauche s’enfoncent lentement mais sûrement vers le magma centriste-libéral. La droite, symbolisée par l’ex-UMP, placée devant la même équation glisse peu à peu vers le populisme d’extrême droite à défaut de pouvoir s’opposer à l’hydre supra national.
Il faut voir comment la pensée unique européenne dirige aujourd’hui cet espace, au point que ses représentants foulent à leurs pieds les décisions démocratiques des pays (cf la Grèce, aujourd’hui, l’Espagne demain ?) renforcés par leur précédent du traité européen mis au suffrage en 2005. Dehors les peuples ! La gouvernance mondiale est à l’œuvre, elle n’est pas démocratique, juste fondé sur des escroqueries programmatiques présentées par les partis politiques lors des élections et passées à la broyeuse juste après.
Quel est donc le rôle des partis politiques ?
Si on comprend bien qu’ils ne servent pas à grand-chose compte tenu d’une gouvernance effective non élue qui préside à nos destinées en privatisant les profits et en socialisant les pertes, les partis ne peuvent plus être dans la proposition, mais dans le suivisme.
S’ils ne servent plus à grand-chose, sinon à expliquer l’inexplicable en proclamant que demain tout ira mieux, ne négligeons pas toutefois les avantages qu’ils retirent de leur position, outre les financements publics payés par nos impôts.
1053-Mix-A Entrer dans un parti lorsqu’on est jeune, brillant et une étiquette « ENA » sur le front et le carnet d’adresse qui va avec peut déboucher sur une brillante carrière. J’utilise sciemment le terme de carrière puisque tout est organisé pour ne pas laisser tomber un membre de ces coteries, et même lorsque l’un d’entre eux aura trop tapé dans la caisse ou magouillé lors des élections, on pourra toujours compter sur la faconde des avocats voire de la complaisance de la justice pour éviter au délinquant d’avoir à quitter la carrière prématurément. Le cumul des mandats organisé par les bénéficiaires eux-mêmes procède de cette idée de carrière entre les collectivités locales, l’Assemblée Nationale, jusqu’à la scandaleuse maison de retraite qu’est le Sénat. Au besoin, une nomination au tour extérieur pour la Chambre des Comptes ou les corps d’inspection de l’administration permettra à son bénéficiaire de bien vivre ;
Les étiquettes « ENA, HEC, Polytechnique, et autres » ne préparent pas par ailleurs à la contestation mais plutôt au conformisme, si utile lorsque leurs titulaires voudront répondre aux sirènes du privé.
Pour les moins bien lotis en matière de diplômes, être dans un parti peut signifier pouvoir également faire carrière dans l’assistanat parlementaire, dans les cabinets des collectivités locales ou servir de sésame pour trouver un poste dans des entreprises qui travaillent avec l’administration. « Le réseau », là également est mortifère et débouche sur des compromissions et dépenses inconsidérées de l’État ou des collectivités locales.
Les partis sont de fait devenus une sorte de pôle emploi pour ses membres, mais pas avec les mêmes règles que celles appliquées aux salariés ordinaires…
Enfin les partis servent à tenir le terrain, et là ce sont les petites mains bénévoles qui sont à l’œuvre au service des grands hommes de gauche ou de droite et de leur idéologie unique. Inutile de dire que la conviction tend à s’émousser et les visites de cages d’escalier les distributions de tracts dans les boîtes à lettres diminuent avec le temps au bénéfice des « réseaux sociaux » qui compensent si bien l’absence de présence physique et de débats contradictoires dans les salles d’écoles. 
Voilà ce que sont devenus les partis aujourd’hui : des machines à compromis à défaut de porter des propositions réalistes et surtout tenables, des castes qui protègent leurs membres, à défaut de s’occuper des plus faibles, des communicants à défaut d’écouter la parole citoyenne.
Autant dire que nous ne nous préparons pas des lendemains qui chantent, et ce n’est pas le vote obligatoire qui règlera le problème de l’abstention.

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Ferme des 1000 vaches : un ex-employé dénonce des maltraitances

Midi Libre – 09/06/2015 – AFP
Ferme des 1000 vaches : un ex-employé dénonce des maltraitances Vaches de « la ferme des 1000 vaches » photographiées le 30 mai 2015 – AFP – Philippe Huguen
Suite aux révélations d’un ex-employé, la préfecture a envoyé les inspecteurs de la DDPP pour un contrôle inopiné. Le nombre de vaches laitières de cette ferme géante en Picardie, plafonné par arrêté préfectoral à 500, est aujourd’hui bien au-delà avec 794 bêtes.
Des inspecteurs de la Direction départementale de protection des populations (DDPP) ont effectué un contrôle sanitaire à la ferme géante située à Drucat, près d’Abbeville dans la Somme, après la parution lundi d’un article de Reporterre.
Dans cet article intitulé « Aux Mille vaches : « Ils m’ont traité comme un chien et ils maltraitent les vaches » », un ancien employé de la ferme accuse les patrons de maltraitance envers les animaux et de conditions de travail déplorables. « Dans le troupeau, il y a au moins 300 vaches qui boitent. Elles sont fatiguées, maigres. Elles ont des ongles trop longs ou des sabots qui pourrissent. Elles marchent à longueur de journée dans leurs excréments » racontait-il.
« Une vache, ça vaut de l’argent, ce n’est pas dans notre intérêt de les faire mourir, elles sont bien soignées », rétorquait le responsable Michel Ramery. Cette structure géante, qui ne devait en accueillir que 500 semble s’approchait des 800 vaches. Surnommée « la ferme aux mille vaches » elle s’en approche finalement…
794 vaches et encore plus…
« Entre le 10 avril et aujourd’hui, le cheptel est effectivement passé de 500 à 794 laitières, mais nous contestons avoir commis une faute administrative », a déclaré le directeur d’exploitation. Selon lui, s’il admet avoir « anticipé » sur la réponse à sa demande d’extension à 880 laitières déposée le 7 janvier 2015, la réglementation des regroupements de vaches laitières en cas de cessation d’activité d’un autre éleveur, lui permet de dépasser le seuil de 500. Or, a-t-il dit, « Nous n’avons pas voulu transgresser quoi que ce soit. L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres ». D’autre part, a-t-il affirmé, ce seuil de 500 n’avait été fixé que parce qu’à l’époque les capacités d’épandage des déchets et résidus de l’exploitation et du méthaniseur prévus étaient insuffisantes. « Ce n’est plus le cas », a-t-il souligné. Comme annoncé par M. Le Foll, une enquête publique devait être diligentée « dans les semaines à venir » sur une demande d’extension, a par ailleurs souligné la préfecture.
Sanctions ?
images39S27LOS« La présence d’un nombre important de vaches au-delà du seuil de 500 vaches, (…) constitue clairement une infraction », a souligné mardi soir le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. « Les conclusions précises du contrôle seront connues dans les prochaines heures et rendues publiques. Le ministre (Stéphane Le Foll) est déterminé à faire respecter la réglementation. Il a indiqué que des sanctions seraient prises à l’issue du contrôle si l’infraction est confirmée », selon le texte. « La recherche de la rentabilité économique ne peut s’affranchir du respect des règles environnementales et du bien-être animal », poursuit-il.
Devant ce qu’elle estime être un aveu « sans scrupules » des responsables , la Confédération paysanne a appelé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, à « fermer » l’élevage. « Cette usine doit fermer, et la réglementation doit empêcher d’autres usines de se développer », a écrit le porte-parole de la Confédération, Laurent Pinatel. « Alors que nous avions salué votre volonté d’imposer une enquête publique pour la demande d’agrandissement du troupeau à 880 vaches, il semble que Michel Ramery n’ait besoin ni d’enquête publique, ni d’autorisation ! », a-t-il encore lancé.
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Les travailleurs paient des impôts – les entreprises doivent aussi payer leur part !

PSI Internationale des Services Publics – avril 2015 –
« Laisser faire les entreprises est une grave erreur de stratégie économique », affirme Rosa Pavanelli, la secrétaire générale de la fédération syndicale mondiale l’Internationale des services publics (ISP). « En dépit des bénéfices record et des renflouements colossaux pris en charge par les gouvernements nationaux, de nombreuses entreprises multinationales ne paient pas le moindre impôt. Dans une économie mondialisée, il semble évident qu’aucun pays ne peut lutter seul contre l’évasion fiscale et la fraude fiscale. C’est un problème qui requiert des solutions mondiales ».
tax_cc__401kcalculator_org__0« Il est temps que les entreprises paient leur part d’impôt pour que nos gouvernements puissent financer les services publics essentiels, qui permettent de mettre fin à l’inégalité : petite enfance, soins de santé, éducation, logement, transports, propreté de l’eau, assainissement et protections sociales », déclare Jan Willem Goudriaan, le secrétaire général de la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP). « Cela nécessite d’investir davantage dans les services fiscaux nationaux, au lieu de procéder à des réductions dictées par les mesures d’austérité ».
Justice fiscale
Dans de nombreux pays, les tendances indiquent que les travailleurs paient proportionnellement plus d’impôts que les grandes entreprises et les personnes très aisées. Ce sont les femmes et les pauvres qui sont le plus durement touchés par les impôts dégressifs, comme par exemple la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la nourriture et les carburants.
« Partout dans le monde, les citoyens ont besoin de systèmes fiscaux justes, progressifs et redistributifs », souligne Dereje Alemayehu, président de l’Alliance mondiale pour la justice fiscale et conseiller politique principal du réseau pour la justice fiscale en Afrique Tax Justice Network–Africa (TJN-A). « Une imposition juste est un outil indispensable pour obtenir des droits humains, mettre fin à la pauvreté et à l’inégalité, favoriser le développement durable et lutter contre le changement climatique ».
sans-titreLes entreprises bénéficient directement de tout ce que les impôts contribuent à financer : des travailleurs formés, des infrastructures publiques, des transports publics, des systèmes de santé publics, le respect du droit et bien d’autres choses encore. Cependant, avec l’aide de grands cabinets comptables, les multinationales exploitent les lacunes existant entre les systèmes juridiques des différentes nations pour déplacer leurs bénéfices à travers le monde et les envoyer là où ils seront le moins taxés. L’évasion fiscale des entreprises se chiffre désormais en milliers de milliards de dollars par an. Par exemple, une étude récente révèle que McDonald’s a restructuré ses opérations en Europe pour éviter de payer des impôts, ce qui lui a permis d’économiser un milliard d’euros d’impôts en cinq ans.

Plus de 340 entreprises, dont McDonald’s, Pepsi, IKEA et FedEx ont créé des structures complexes et négocié des accords secrets avec le Luxembourg pour éviter de payer des impôts, ce qui a un effet particulièrement dévastateur pour les pays en développement. Dans une économie mondialisée, il est essentiel de garantir que les impôts soient payés là où se développe une véritable activité économique.

L’Alliance mondiale pour la justice fiscale appelle les gouvernements à s’engager afin de généraliser les réformes en faveur des impôts progressifs, et préconise la mise en place d’une Table ronde ministérielle sur la coopération fiscale dans le cadre de la conférence internationale officielle des Nations Unies concernant le financement du développement, qui se tiendra à Addis-Abeba. L’Alliance mondiale appelle en outre à la création d’un organe intergouvernemental inclusif pour les questions fiscales, sous l’égide des Nations Unies, où tous les pays siégeraient à pied d’égalité autour de la table. Un organe de la sorte permettrait d’engager et de mener des négociations pour élaborer une nouvelle convention-cadre des Nations Unies sur la coopération internationale en matière d’impôts.

Par ailleurs, l’Alliance mondiale pour la justice fiscale et les syndicats travaillent en étroite collaboration dans le but d’organiser une journée mondiale d’action pour la justice fiscale pendant la Journée mondiale des services publics, le 23 juin.

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G7 : un sommet dominé par le climat et la Russie

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agèeants-reunis-au-sommet-du-g7-en-baviere-posent-pour-les-photographes-dans-le-parc-du-chateau-d-elmau-pres-de-garmisch-partenkirchen-le-8-juin-2015_5354213A l’issue d’un sommet de deux jours au château d’Elmau au cœur des Alpes bavaroises, en Allemagne, les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 – Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Royaume-Uni, Italie et Canada – ont affiché leur fermeté face à la Russie en menaçant de durcir les sanctions à l’égard du pays.
Ils ont appelé à « la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk (signés en février) », qui prévoient un cessez-le-feu en Ukraine, ainsi qu’au « respect de la souveraineté » de Kiev.

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Le climat a été l’autre sujet principal des discussions. A six mois des négociations qui se tiendront à Paris, les dirigeants du G7 se sont prononcés en faveur d’un objectif mondial de réduction des émissions « dans le haut de la fourchette » de 40 % à 70 % d’ici à 2050 par rapport à 2010.
Ils se sont engagés à assumer leur « part » pour « parvenir à une économie mondiale sobre en carbone à long terme ». Hôte de la réunion, Angela Merkel a aussi souligné l’urgence à faire aboutir les négociations entre la Grèce, au bord du gouffre financier, et ses créanciers de l’Union européenne et du Fonds monétaire international. « Maintenant, chaque jour compte pour réaliser ce qu’il reste à faire », a insisté la chancelière allemande. Unis dans « la lutte contre le terrorisme », les pays du G7 ont enfin affiché leur soutien à la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre les djihadistes de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.
Le Monde 09 juin 2015
La chancelière Angela Merkel a présenté mercredi au Conseil des ministres les priorités de la présidence allemande du G7 pour 2015 dont voici le blitz-logo.

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Turquie – L’électorat a donné, dimanche 7 juin, un coup d’arrêt à la dérive autocratique du chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan

 Edito LE MONDE | 08.06.2015

L’échec d’Erdogan, une bonne nouvelle

Dans sa grande sagesse, l’électorat turc a donné, dimanche 7 juin, un coup d’arrêt à la dérive autocratique du chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan. Bonne nouvelle pour la Turquie, mais pour l’Europe aussi : le poids de ce pays compte dans les équilibres entre le Vieux Continent et un Moyen-Orient en fusion. Ce scrutin législatif ouvre la possibilité de lendemains prometteurs pour une nation de 75 millions d’habitants, associée à l’Union européenne et membre de l’OTAN.
Le résultat est d’abord un échec personnel pour M. Erdogan.Elu en août 2014 à la présidence, après avoir été premier ministre durant douze ans, il avait transformé ces élections législatives en un référendum sur son avenir politique. Il voulait une majorité des deux tiers (400 sièges) au Parlement pour changer la Constitution. Celle-ci, de type parlementaire, fait du premier ministre le chef de l’exécutif et cantonne le président dans un rôle symbolique. Pour continuer à diriger la Turquie, M. Erdogan entendait obtenir le vote d’une nouvelle Loi fondamentale, instaurant un régime présidentiel – une façon de solliciter les pleins pouvoirs.
Ce désaveu porte avant tout sur la dérive autoritariste de Recep Tayyip Erdogan
Les électeurs ont dit non sur ce point précis. Le Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan reste, de loin, le premier parti de Turquie, mais, pour la première fois depuis 2002, il perd la majorité absolue des sièges, avec 258 élus sur 550. Assez massif, ce désaveu porte avant tout sur la dérive autoritariste d’un homme qui, ces dernières années, grisé par le succès, emporté par un ego plus grand que le plateau anatolien, était en passe de se transformer en sultan autocrate à fortes tendances islamo-conservatrices.
Percée du parti kurde, le HDP
La deuxième leçon, « historique » celle-là, du scrutin est la percée des Kurdes dans la représentation parlementaire. Ils comptent pour 15 % du pays, mais leurs élus ne siégeaient, jusque-là, qu’au titre d’ « indépendants ». Cette fois, piloté par un avocat de talent, Selahattin Demirtas, 42 ans, le parti kurde, le HDP (Parti de la démocratie des peuples), entre au Parlement, où il devrait disposer de près de 80 députés.
Totalement soumis à M. Erdogan, le premier ministre, Ahmet Davutoglu, peut chercher à former une majorité de coalition avec l’un des partis d’opposition. Il peut aussi choisir de former un gouvernement minoritaire.
Ce qu’il ne pourra faire, c’est ignorer le signal, l’avertissement, adressé par le vote de dimanche. Une fraction de plus en plus forte de l’électorat dénonce un « Etat AKP » miné par les années de pouvoir, la corruption, et, sous l’impulsion de M. Erdogan, par une volonté de soumettre tous les contre-pouvoirs institutionnels ou autres : justice, police, presse.
Derrière chaque difficulté, le président dénonce un complot – de certains de ses anciens alliés de la mouvance islamo-conservatrice, des juifs, des banques, de l’étranger, etc. Au fil des mois, un discours de plus en plus intolérant et religieux a fini par inquiéter nombre de secteurs d’une société ouverte et tolérante.
C’est un rééquilibrage en profondeur qui est en cours, contre une forme d’islamisation rampante, avancée sous couvert d’ambition néo-ottomane, dans une Turquie trop complexe et diversifiée pour ne pas réagir. Elle l’a fait dimanche, dans le bon sens, au risque d’une certaine instabilité gouvernementale et économique, mais, signe de grande maturité, dans la paix des urnes.

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Pérou – Astuce médicale

Un adolescent péruvien pensait ne pas pouvoir échapper à une sérieuse opération chirurgicale, après qu’on eut décelé une larve de mouche dans son œil gauche.
Un médecin ingénieux a toutefois eu l’idée d’appliquer une feuille de basilic près de la larve pour lui ouvrir l’appétit. Affamée, elle est sortie d’elle-même sans encombre.
08 juin 2015
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3 millions

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C’est le nombre d’enfants en France (soit un sur cinq) qui vivent sous le seuil de pauvreté, s’alarme l’Unicef dans un rapport publié aujourd’hui.
Children from Roma community are pictured as riot police evacuate their camp, on August 9, 2012 in Villeneuve d'Ascq, northern France. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Children from Roma community are pictured as riot police evacuate their camp, on August 9, 2012 in Villeneuve d’Ascq, northern France. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

D’après l’organisation, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles et 140 000 décrochent de l’école chaque année.
La France protège mal ses enfants
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