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Alors à tout de suite !
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Co-recyclage : les déchets des uns font le bonheur des autres !

Consommation collaborative21 mai 2015 – par
Véritable « Bon Coin du gratuit », cette plateforme lancée en 2012 permet de proposer ou de rechercher des objets pour éviter qu’ils ne finissent à la décharge. Elle vient d’intégrer la promotion 2015 des Acteurs du Paris durable.
 20140626_110630Matériaux issus du démontage de l’exposition Monumenta, au Grand Palais (Juin 2014) © Co-recyclage
Gazinière, haltère, télé, table ou ordi : on trouve de tout sur co-recyclage. Mieux, on le trouve gratuitement. Après une brève inscription, chacun est libre de proposer ou de rechercher sur cette plateforme tout type d’objets et de matériaux. Et ca marche : depuis son lancement en 2012, co-recyclage totalise 60 000 utilisateurs. En 2014,  pas moins de 150 tonnes de matière y sont passées : 67 par redistribution, et le reste par une valorisation dans les filières de recyclage.
Lutte contre le gaspillage et économie circulaire sont autant de valeurs qui motivent le geste des donneurs. Mais pas seulement, explique Renaud Attal, co-fondateur de la plateforme. « Pour certains, c’est aussi une manière de se débarrasser rapidement d’objets inutiles, plutôt que de marchander sur une autre plateforme pour finalement vendre à un prix dérisoire. » Et de raconter l’histoire de ce hangar agricole de 1500 m2 que son propriétaire avait posté sur la plateforme pour pouvoir le démonter au plus vite et libérer le terrain ! Du côté de ceux qui récupèrent, pas seulement des bobos adeptes de la récup’, « mais aussi des gens vraiment dans le besoin, à qui on ne demande pas de se justifier comme chez Emmaüs ». Enfin la plateforme est également créatrice de lien social, avance Renaud Attal. « Cela permet de faire des rencontres dans votre quartier ».
Connecter l’offre et la demande
Un bon coin du gratuit ? Oui mais pas que. L’objectif de co-recyclage est de connecter l’offre et la demande de matériaux et objets entre particuliers, mais aussi associations et entreprises. Pour cela, l’équipe se déplace sur le terrain pour voir si le matériel laissé par les uns peut intéresser les autres. Le SenseCube, espace de co-working pour entrepreneurs sociaux, a ainsi hérité des armoires du ministère de la Santé.
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« On réfléchit même avec Bouygues Immobilier à réutiliser les matériaux d’un immeuble qui va être démoli au sein de bâtiments écologiques en construction », raconte le co-fondateur. Une plateforme spéciale pros devrait voir le jour pour permettre aux artisans, artistes et entrepreneurs sociaux de récupérer plus facilement le matériel dont se débarrassent les grandes entreprises.
Service aux entreprises
Ce choix permet à la plateforme de trouver son modèle économique, en proposant des services aux entreprises ou aux collectivités territoriales. La mairie de Puteaux a ainsi son interface dédiée pour permettre aux habitants et aux acteurs économiques de « co-recycler » objets et matériaux au sein de la municipalité.  Chez Aéroports de Paris, co-recyclage ne sert pas uniquement la politique RSE. La plateforme est venue remplacer les vieux tableurs excels pour optimiser les stocks. « Avant d’acheter un nouveau siège, on peut vérifier si cet équipement n’est pas déjà disponible ailleurs dans l’entreprise. »
Nominé pour la promotion 2015 des Acteurs du Paris durable, co-recyclage est également incubé au sein du Social Good Lab, dédié aux entreprises sociales technologiquement innovantes, et emploie quatre personnes. Parmi les projets : nouer des partenariats pérennes, notamment avec le monde du spectacle et des expositions qui utilisent beaucoup de matériaux pour les scénographies. Et surtout, sortir de Paris pour connecter faire co-recycler toute les villes de France. Quant à l’international, « une version anglaise est dans les cartons », assure Renaud Attal.
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La stévia, l’aspartame au naturel ?

La ruche qui dit oui – 13/01/2015 – Hélène Binet –
Ça ne vous a pas échappé, Coca-Cola vient de se repeindre la canette en vert lançant au premier janvier 2015 sa nouvelle gamme Life. Un Coca à la stévia, la plante fétiche des Indiens du Paraguay ? En réalité, il est plutôt à la rébaudioside A, un extrait de la feuille, une poudre bien raffinée et bien blanche. Explications.
Aujourd’hui, à l’heure du Coca Life, du Fanta Still, du ketchup plaisir + Amora,  la Stévia ne peut être vendue que comme plante d’ornement au consommateur final (belle hypocrisie) ou comme matière première aux professionnels pour fabriquer la substance qui en est extraite.
A l’heure du Coca Life, du Fanta Still, du ketchup plaisir + Amora, la Stévia ne peut être vendue que comme plante d’ornement au consommateur final (belle hypocrisie) ou comme matière première aux professionnels pour fabriquer la substance qui en est extraite.
« La commercialisation de la plante Stevia rebaudiana en tant que denrée alimentaire n’est pas autorisée en Europe, martèle la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Stevia rebaudiana est un aliment qui n’a pas été consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle relève des dispositions du règlement (CE) n° 258/97 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires. Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché. » Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La plante que les Indiens Guarani du Paraguay mélangent avec les feuilles amères de la Yerba Maté, l’astéracée dont les feuilles contiennent des glucosides de stéviol 300 fois plus sucrants que le sucre de canne ou de betterave raffiné, n’a toujours pas le droit de cité dans nos produits alimentaires.
Euh et le Coca Life alors il est à quoi alors ? Aux glucosides de stéviol parmi lesquels la rébaudioside A. Car si la stévia est encore interdite de séjour sous nos climats, depuis décembre 2011, les glycosides de stéviol (E 960), eux, sont autorisés comme édulcorants au niveau européen. C’est quoi un glycomachin ? En gros, la substantifique moelle de la stévia. Ils s’obtiennent à partir d’infusion de feuilles suivie de toute une série d’étapes de purification, certaines utilisant des alcools ou des solvants. « Les glycosides de stéviols sont purifiés à plus de 95%, ce qui en fait un produit aussi éloigné de la plante d’origine que le saccharose l’est de la betterave, » explique la DGCCRF.
La stévia peut pousser partout dans le monde. Les rendements sont plus intéressants dans des pays à forte luminosité et aux températures présentant de faibles amplitudes.
La stévia peut pousser partout dans le monde. Les rendements sont plus intéressants dans des pays à forte luminosité et aux températures présentant de faibles amplitudes.
Il semblerait pourtant que la plante stévia soit intéressante sur toute la ligne. Des scientifiques de l’Université Aarhus (Danemark) ont récemment présenté de nouvelles perspectives très prometteuses, de l’utilisation de la plante pour le traitement de diabète de type 2. On commence également à identifier ses propriétés d’antiseptique buccal et d’anti-inflammatoire. « Le Paraguay et les Indiens Guarani en consomment traditionnellement, explique Claudie Ravel, fondatrice de Guayapi pionnière dans la commercialisation de la stévia en France. Mais aussi le monde entier ! Au Japon, c’est une pratique courante depuis 40 ans, car le pays y a interdit l’aspartame. »
Du côté de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, pourtant on préfère certifier les extraits de stévia que la plante entière. Et c’est assez nouveau. Car en 2006, lorsque la DGCCRF saisit l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa*) sur l’emploi d’extraits de Stevia rebaudiana en tant qu’édulcorants pour l’alimentation humaine, cette dernière réserve son avis et considère « que la preuve de l’innocuité pour le consommateur de l’emploi de glycosides de stéviol en tant qu’édulcorant n’a pas été apportée. »
On ne rigole pas avec la législation. En 2004, la DGCCRF a épinglé l'entreprise  Guayapi pour  avoir indiqué sur les boîtes de stévia « denrée alimentaire à pouvoir sucrant ». L'autorité estimait qu'il y avait « tromperie au consommateur ». Il aurait fallu que les flacons de poudre de stévia indiquent hypocritement la mention « ingrédient à usage cosmétique » comme s'y était résolu la marque Ethnoscience…
On ne rigole pas avec la législation. En 2004, la DGCCRF a épinglé l’entreprise Guayapi pour avoir indiqué sur les boîtes de stévia « denrée alimentaire à pouvoir sucrant ». L’autorité estimait qu’il y avait « tromperie au consommateur ». Il aurait fallu que les flacons de poudre de stévia indiquent hypocritement la mention « ingrédient à usage cosmétique » comme s’y était résolu la marque Ethnoscience…
Trois ans plus tard, l’Afssa retourne pourtant sa veste et autorise enfin le rébaudioside A (l’un des  glycosides de stéviols). « Ce revirement de situation est dû au lobby de l’aspartame, témoigne Joël Perret, Président de Stevia Natura. Dans les années 90, la stévia n’avait aucune chance de se faire une place parmi les édulcorants.  Le marché était verrouillé par Monsanto et sa filière Searle à l’origine de l’aspartame. En 2004, lorsque le comité d’experts de l’OMS émet un avis favorable, les lobbies lâchent du lest. A ce moment là, les enjeux ne sont plus les mêmes : l’aspartame est tombé dans le domaine public. Résultat, la FDA (Food drug administration) autorise la rébaudioside A, la France publie quelques années plus tard un décret et aujourd’hui tout le monde se met à la stévia. »
Dans ce contexte, depuis quelques années, la progression de la stévia est fulgurante. La Chine, premier producteur d’extraits de Stévia au monde en produit chaque année 11 789 tonnes, soit plus de 20 kilos chaque minute et comptabilise à elle seule 80% de la production mondiale. On en trouve aussi au Brésil, Uruguay, Amérique Centrale, Japon, Thaïlande, Inde, Israël alors qu’on teste sa culture au Canada, en Nouvelle Zélande, Australie, en Europe, et même dans l’Hérault.
Selon le JECFA (Joint Expert Committee on Food Additives) la dose journalière admissible de steviol glycoside est de 4 mg/kilos, ce qui signifie qu'une personne de 60 kilos peut ingérer 240 mg de stévia, soit l'équivalent de 14 sucrettes et de 70 grammes de sucre par jour !
Selon le JECFA (Joint Expert Committee on Food Additives) la dose journalière admissible de steviol glycoside est de 4 mg/kilos, ce qui signifie qu’une personne de 60 kilos peut ingérer 240 mg de stévia, soit l’équivalent de 14 sucrettes et de 70 grammes de sucre par jour !
Il faut dire que le marché est plutôt juteux surtout quand on enrobe la molécule sucrante d’une belle marmite d’additifs. « La  rébaudioside A a un pouvoir sucrant très élevé, environ 300 fois plus important que le sucre, explique Joël Perret. Pour obtenir la teneur sucrée d’un morceau de sucre de 5 grammes, il ne faut que 17 mg de stévia, soit une tête d’épingle. Une si petite quantité est impossible à utiliser. C’est pourquoi, les industriels ajoutent des agents de charge qui, comme leur nom l’indique, servent à charger le produit, à lui donner du volume. Certains sont naturels comme l’erythritol, le mannitol, le sorbitol, la maltodextrine : en bref des dérivés de l’amidon (sucres et alcools). D’autres utilisent des auxiliaires plus chimiques : la leucine, le bicarbonate de soude (hydrogénocarbonate de sodium), l’acide citrique. »
Qu’elle est loin la feuille pillée des Indiens Guarani ! Et si on réhabilitait plutôt la cuillerée de miel dans son thé ou la poudre bien verte de Guayapi ?
* L’Anses regroupe aujourd’hui les activités de l’Afssa et de l’Affsat.
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Culture – Bientôt au Panthéon : Et Jean Zay sortit de l’oubli

La Nouvelle République 23/05/2015
Mercredi 27 mai, Jean Zay entrera au Panthéon. Ses filles, Catherine et Hélène, seront peut-être apaisées. Elles espèrent enfin retrouver leur père intime assassiné en prison en juin 1944.

L'INVITE JEAN ZAY1

Hélène Mouchard-Zay et Catherine Martin-Zay rassurées : la mémoire de leur père sera désormais entretenue par la République. – (Phot NR)
Vendredi 15 mai 2015 : dans la stricte intimité familiale, le corps de Jean Zay est exhumé du cimetière d’Orléans avant son transfert vers le Panthéon mercredi 27 mai.
Sa fille cadette, Hélène, qui ne veut pas en parler, nous confie seulement : « Je ne pouvais m’empêcher de penser que le 15 mai 1948, le corps de Jean Zay, enfin retrouvé, était ramené à Orléans pour y être inhumé. » Cette coïncidence de dates est « comme le signe que l’histoire est enfin bouclée, soixante-dix ans après », commente Catherine, l’aînée des filles qui ajoute : « C’était dur, difficile, mais nécessaire. »
aJeanZay-portrait2-copieNé en 1904, journaliste, avocat, député et conseiller général du Loiret devenu ministre de l’Éducation et des Beaux-arts du Front populaire en 1936, Jean Zay fut condamné par le régime de Vichy pour désertion en 1940, emprisonné puis assassiné par des miliciens, le 20 juin 1944. Réhabilité en 1945, son corps ne fut retrouvé qu’en 1948.
Vies brisées, enfance volée
ajean zayjz-filles-pe« Le dernier souvenir que j’ai de mon père ? C’était dans sa cellule, à la prison de Riom, en 1944 : j’étais debout sur une chaise et lui récitais Le Loup et l’Agneau. » Catherine Zay avait alors 8 ans. Hélène, qui n’avait pas 4 ans, n’a guère d’autres souvenirs que ceux qui se sont construits au fil des conversations familiales et au gré des photos de l’époque. L’image qu’elle garde de son père ? « La pensée en actes ! »
Professeurs de lettres classiques, l’aînée a ouvert une librairie à Orléans tandis que sa cadette s’engageait dans la politique locale avant de créer le Cercil, Musée mémorial du Vel d’Hiv(1). Deux tempéraments différents qui ont filtré différemment les événements de leur enfance, tout autant que le souvenir de leur père. Hélène parle toujours de « Jean Zay » alors que son aînée se laisse parfois aller à dire « notre père ». Hélène précise : « Si je n’ai jamais pu dire mon père, ou papa, c’est aussi parce que je ne voulais pas privatiser la mémoire de Jean Zay qui appartient à la mémoire du pays tout entier. » Pourrez-vous désormais prononcer ces mots ? Hélène répond autrement : « Je me souviens du moment où j’ai compris qu’il ne fallait plus en parler à notre mère… » Celle-ci est décédée en 1991.
Aboutissement et commencement
 « Nous n’avons jamais demandé cette panthéonisation, souligne Hélène, mais nous avons toujours œuvré pour que la mémoire de Jean Zay soit honorée à sa juste valeur. » De fait, ce sont des associations qui ont fait la demande, « et lorsqu’on nous a demandé si on acceptait, cela nous est apparu comme naturel, comme une sorte d’aboutissement et nous avons tout aussi naturellement accepté que son corps y soit transféré. » (2)
ajean Zaymadelaine-riom-viEn juin 1944, la mort avait séparé Jean Zay des siens. En 1948, la Justice les avait rapprochés. Aujourd’hui, c’est l’Histoire qui les sépare à nouveau : « Même si c’est forcément un arrachement, précise Hélène, ce n’est pas une dépossession, plutôt un aboutissement, celui d’un combat mené d’abord par notre mère, puis par nous et tant d’autres. » Catherine ajoute : « Au Panthéon, il continue de nous appartenir, mais son histoire, elle, appartiendra désormais au pays. »
Oublié dans les « contretemps de la mémoire collective », le nom de Jean Zay, à l’occasion de son entrée au Panthéon, est en effet découvert ou redécouvert, « souvent avec stupéfaction, note Hélène, tant ses idées visionnaires sont encore d’actualité. »
Profusion bibliographique
L’annonce de la panthéonisation a accéléré les choses mais, depuis quelques années, les livres consacrés à Jean Zay se sont multipliés (3). Des historiens et des associations ont fait connaître les écrits du politique et l’œuvre du ministre et les deux sœurs ont ouvert les archives familiales (cédées aux Archives nationales) et donné des conférences. Pas seulement en France. Du coup, les demandes ont afflué – même de l’étranger – pour être à la cérémonie, le 27 mai. « Nous avons peu de places et, hors la famille proche, nous avons privilégié ceux qui ont œuvré pour qu’arrive ce jour ; en veillant à ce qu’il n’y ait aucune récupération politique ou autre. »
Ce 27 mai, Catherine et Hélène le vivront à coup sûr différemment. « Toute injustice m’est insupportable, explique Hélène, à commencer, évidemment, par celle faite à Jean Zay… Donc je vais vivre ces moments comme un apaisement ; comme une douleur lancinante qui dure depuis des années et qui cesse subitement. » Catherine, elle, rappelle simplement : « En prison, notre père avait écrit qu’un jour, justice lui serait rendue. Le moment est venu. Nous en serons témoins. »
 (1) www.cercil.fr (2) Les cercueils de Germaine Tillon et Geneviève de Gaulle-Anthonioz seront vides, le 27 mai. (3) Parmi les plus récents : « Jean Zay, le ministre assassiné », d’Antoine Prost et Pascal Ory, Tallandier ; « Souvenirs et solitudes », écrits en prison, Poche ; « Jean Zay, l’inconnu de la République », d’Olivier Loubes, Armand Colin ; « Au Panthéon », éditions Textuel.
aofle_panteon1 A lire : « Au Panthéon, les grandes figures de l’histoire de France expliquées aux plus jeunes », éditions La Nouvelle République/Centre Presse ; 68 pages, 3,50 €
repères
> Novateur. Ministre de l’Éducation et des Beaux-Arts du Front populaire, Jean Zay crée, réforme et initie. En vrac : école obligatoire jusqu’à 14 ans (au lieu de 13 ans) ; activités dirigées et éducation physique et sportive en temps scolaire ; Centres d’orientation (futurs CIO) ; Centre régional des œuvres universitaires (Crous) ; Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; École nationale d’administration (ENA). Et aussi : les bibliobus, la Réunion des théâtres lyriques nationaux, les musées d’Art moderne, de l’Homme, et de la Marine. Il crée aussi, en 1939, sur une idée de Philippe Erlanger, le Festival de Cannes, en réaction à la mise sous tutelle fasciste de la Mostra de Venise.
Une polémique. L’entrée de Jean Zay au Panthéon a suscité une vive réaction du monde ancien combattant, en raison d’un poème qu’il écrivit à 20 ans, sur le drapeau tricolore, après la boucherie de 14-18. Pour les plus radicaux, « quand on qualifie le drapeau de torche-culs, on mérite l’oubli ». Pour d’autres, « avoir écrit ce poème à 20 ans n’excuse pas Jean Zay quand tant de jeunes sont morts à 20 ans pour ce drapeau ». D’autres encore soulignent : « Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur Jean Zay, lâchement assassiné par des miliciens en 1944. Mais une victime n’est pas un héros, et le Panthéon pas une récompense. C’est une référence nationale ». Certains, enfin, estiment que « Jean Zay n’aurait pas dû entrer au Panthéon avec ceux du 27 mai, mais à part, au titre de grand serviteur de l’État ».
Des pétitions circulent encore sur internet pour proposer, à la place de Jean Zay, la panthéonisation de très jeunes résistants « morts pour la France ».
l’avis de l’expert
Jean Garrigues, professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Orléans. « La panthéonisation n’est pas un enterrement de première classe, au contraire. C’est inscrire la mémoire collective dans la pierre. On a une sorte de frilosité, aujourd’hui, à exalter les grandes figures de notre histoire qui ont pourtant nourri l’instruction des enfants du XIXe siècle. » « On n’enseigne plus l’histoire aujourd’hui comme hier et il est vrai que l’enseignement par la diversité des points de vue et des paramètres sociaux peut se faire au détriment de ces grandes figures, donc de repères de la mémoire nationale, donc d’une perspective nationale. »
Cette quadruple panthéonisation (Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay) du 27 mai lui paraît importante « car elle porte un éclairage, même ponctuel, sur des hommes et des femmes qui incarnent les valeurs de la démocratie et de la république. Le Panthéon a été voulu par la République pour écrire son roman national, et si Napoléon a le plus panthéonisé, c’est qu’il en avait besoin pour construire son propre roman national. » Pour Jean Garrigues, plus il est donné d’éclat à la cérémonie, mieux c’est : « Qui a oublié François Mitterrand entrant au Panthéon pour y déposer une rose sur les tombes de Jaurès et Jean Moulin ? »
Comme de Gaulle. Jean Zay était-il un héros ? « Les quatre figures qui entreront au Panthéon illustrent les différentes formes de courage. Jean Zay fut résistant au nazisme avant 1939, a marqué son refus de l’abdication de Vichy en quittant son ministère pour s’engager dans l’armée, et aussi en quittant – comme de Gaulle – la France (ndlr pour l’Afrique du nord) où il comptait résister encore. Sa résistance, même en prison, fut permanente et son courage politique n’a jamais faibli. »
Bruno Besson

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La blague de Sauveterre de Béarn – Formation ?

Sud-Ouest

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Culture – Mémoire : Quand Victor Hugo, mort il y a 130 ans, écrivait sur Nantes

 Actualité Ma ville Nantesi 22 /05/2015

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Victor Hugo avait des attaches nantaises par sa mère
Il y a 130 ans, le 22 mai 1885, Victor Hugo s’éteignait à Paris. En août 1834, l’écrivain avait séjourné à Nantes, la ville natale de sa mère, Sophie Trébuchet (1772-1821).
À l’occasion d’un voyage en Bretagne où il part rejoindre sa maîtresse Juliette Drouet, Victor Hugo (1802-1885) séjourne à l’été 1834 une journée dans la cité des ducs.
aSophie_Trebuchet-93346La ville où est née sa mère, Sophie Trébuchet. Née rue des Carmélites à Nantes en 1772, elle était la fille d’un capitaine de navire et de Renée Le Normand du Buisson, fille d’un procureur du tribunal de Nantes. Elle avait rencontré son futur mari, Léopold, en 1796 à Châteaubriant où l’officier était alors en garnison.
Le 14 août 1832, le jour même de son arrivée à Nantes, l’auteur d’Hernani (1830) et du Dernier jour d’un condamné à mort (1830), alors âgé de 32 ans, écrit une courte lettre à son épouse Adèle qui trompe l’ennui dans les bras de Sainte-Beuve. Il y regrette notamment l’absence de clochers dans le paysage.
« Je suis arrivé ce matin à 3 heures à Nantes ; j’ai dormi quelques heures, puis j’ai été voir toute la ville, et me voici prêt à me coucher pour quelques heures encore et à repartir pour Tours par le bateau à vapeur demain à 6 heures du matin », écrit-il.

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« Une admirable chose, le tombeau de François II »

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« J’ai vu à Nantes beaucoup de vieilles belles maisons, la cathédrale, édifice tronqué de toutes époques, qui contient une admirable chose, le tombeau de François II. Parles-en à ton père. Le château de Nantes a dû être magnifique. Ce qui en reste est d’une grande beauté, bien féodale et bien sévère. Je suis monté au moment où le soleil se couchait sur le clocher de la cathédrale et de là j’ai vu toute la ville, les quatre bras de la Loire, l’Erdre dont les bords sont charmants, le canal, tous les vieux toits, et la prairie de Mauves. C’est beau. Pas assez de clochers pourtant. En général, la Bretagne, si pieuse, ne brille pas par les églises ».

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Dominique Bloyet
Presse-Océan
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Le 7e art pour sensibiliser à la sécurité routière

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Le public étant saturé d’images chocs, l’association Prévention routière fait appel depuis quelques années à des cinéastes qui préfèrent raconter le destin de vies brisées plutôt que miser sur la violence des accidents.
Après Guillaume Canet, Rémi Bezançon, Mathieu Amalric et Erick Zonca, c’est au tour du duo de réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache de se prêter à l’exercice avec un court-métrage intitulé Le Bon Vivant, dévoilé sur YouTube et sur le site Roulons-autrement.com.
Dans ce film réalisé pour l’association Ferdinand – fondée par le réalisateur Patrick Chesnais après la mort de son fils dans un accident – de la Fondation VINCI Autoroutes, les réalisateurs d’Intouchables montrent Lucas, joyeux meneur d’une bande d’amis avec lesquels il se déguise à la fac, s’immisce dans les soirées, rencontre des filles, et qui… a « adoré la vie ». « J’aurais juste aimé qu’elle dure plus longtemps », précise-t-il alors que son visage s’efface sous un drap de morgue.Aucune voiture ni goutte de sang n’apparaît à l’écran. Le récit privilégie l’émotion et la dimension dramatique.
Les images d’accidents ont longtemps été utilisées par Prévention routière, avec une efficacité reconnue. Mais aujourd’hui, « les jeunes vivent dans une société d’images, ils en ont tout le temps, partout », explique Patrick Chesnais, à l’origine de ce renouvellement avec une « carte blanche » donnée à Guillaume Canet dans son court « Ivresse », en 2013. L’impact du message est peut-être moins rude, mais il s’inscrit davantage dans le temps.
Le Monde 21/05/2015
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Culture – Dictionnaire : qu’est-ce qui justifie l’entrée de nouveaux mots ?

« Comme chaque année, la presse nous livre les listes de nouveaux mots qui font leur entrée au dictionnaire (@larousse_fr).
Mais quels sont les critères qui président à cette sélection par ces éminents lexicographes ? Si l’on en croit le Huffington Post, ils sont au nombre de deux : ‘Etre populaire et souvent repris dans les médias et être en rapport avec l’actualité sans risque de disparaître rapidement.’
Des critères qui semblent de prime abord éminemment subjectifs. Et c’est effectivement souvent le cas. Si les lexicographes  (…)« . Lu sur La Feuille
Le Monde 22 mai 2015

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Humour « noir » sur les migrants : Triste réalité –

Le Monde 25 mai 2015

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TAFTA : sous la pression des États-Unis, l’Europe renonce à interdire des perturbateurs endocriniens !

Les amis de la Terre – Article de Arthur Neslen, Bruxelles, paru dans [The Guardian], vendredi 22 mai :
Les responsables du commerce états-uniens ont fait pression sur l’Union européenne pour qu’elle renonce à prendre des mesures contre des perturbateurs endocriniens liés au cancer et la stérilité masculine, afin de faciliter l’accord de libre échange TAFTA
Suite aux pressions des responsables du commerce des États-Unis en vue de l’accord sur le TAFTA, l’Union européenne a renoncé à prendre des mesures règlementaires relatives aux perturbateurs endocriniens liés au cancer et à la stérilité masculine.
C’est ce qui ressort des documents qu’a obtenus le Réseau européen d’action contre les pesticides (PAN Europe). Les critères de l’Union européenne en projet auraient pu interdire 31 pesticides contenant des produits chimiques, perturbateurs endocriniens. Mais ils ont été abandonnés par crainte d’une réaction commerciale violente, alimentée par un lobby états-unien agressif.
Le 2 juillet 2013 au matin, une délégation de haut niveau de la Mission des États-Unis vers l’Europe et de la Chambre états-unienne du Commerce, rendait visite aux responsables du commerce de l’Union européenne, afin d’insister pour que les européens abandonnent leurs nouveaux critères pour mettre en évidence les perturbateurs endocriniens et ce, en faveur d‘une nouvelle étude d’impact. A la fin de la journée, l’Union européenne avait cédé.
Les minutes de la rencontre montrent que les responsables de la Commission expliquent que « bien qu’ils veulent que le TAFTA soit un succès, ils n’aimeraient passer pour des gens qui affaiblissent les normes européennes ». Le TAFTA est un accord commercial en cours de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne pour supprimer les barrières commerciales et favoriser le libre échange.
Dans les minutes, on peut lire que les représentants de la Chambre de Commerce des États-Unis qui répondaient aux négociateurs états-uniens, « se plaignaient de l’inutilité de créer des catégories et donc des listes » de substances interdites. Les représentant des États-Unis insistaient pour qu’une approche basée sur le risques soient adoptée pour la réglementation, et « mettaient l’accent sur la nécessité d’une évaluation d’impact ».
Plus tard lors de cette journée, la secrétaire générale de la Commission, Catherine Day, envoyait une lettre à Karl Falkenberg, directeur du département Environnement, en lui disant de suspendre les critères en projet :
« Nous suggérons que, comme l’ont fait les autres Direction générales, vous envisagiez de procéder à une unique évaluation d’impact commune pour couvrir toutes les propositions. Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de préparer des recommandations de la Commission, relatives aux critères pour identifier les substances qui sont des perturbateurs endocriniens. »
Suite à cela, la législation prévue pour 2014, fut repoussée au moins jusqu’en 2016, malgré les coûts pour la santé que provoquent les maladies, comme la perte de QI, l’obésité ou le cryptorchidisme – maladie qui affecte le système génital des petits garçons, et que l’on estime à 150 milliards d’€ chaque année. [1] )
Un mois avant cette rencontre, la Chambre du Commerce des États-Unis avait prévenu l’Union européenne des « vastes implications » qu’aurait l’adoption des critères en projet. Cet organisme commercial voulait que l’évaluation d’impact de l’UE fixe des seuils plus souples pour les expositions acceptables aux perturbateurs endocriniens, basés sur les propriétés de la substance.
Le président du comité environnement de la Chambre de Commerce des États-Unis écrivait dans une lettre à la Commission : « Nous sommes inquiets de voir que cette décision qui est source de nombreux débats scientifiques, puisse être prise pour des raisons politiques, sans qu’auparavant, ses impacts sur la marché européen ne soient évalués ».
Ils pourraient être considérables, nous dit la lettre.
Dans une note interne de niveau élevé, envoyée peu après au commissaire à la Santé, Tonio Borg, son directeur général prévenait que la politique de l’Union européenne relative aux perturbateurs endocriniens « aura des conséquences importantes sur l’économie, l’agriculture et le commerce ».
Cette lettre fortement expurgée, envoyée une semaine avant que l’Union européenne n’abandonne ses projets poursuit : « Les États-Unis, le Canada et le Brésil ont déjà exprimé leur inquiétudes concernant ces critères qui pourraient avoir des répercussions importantes sur le commerce ».
Pour Bas Eikhout, député européen Vert, ces faits sont « incroyables ». « Ces documents montrent de façon convaincante que le TAFTA non seulement représente un danger pour l’avenir en baissant les normes de l’Europe, mais qu’en plus, cela se produit déjà au moment où nous parlons » affirmait-il au Guardian.

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Suite aux révélations du Guardian sur l’étendue du lobbying de l’industrie menant à l’abandon des critères, 64 députés déposaient, cette année, une question à la Commission à propos des retards sur la classification des perturbateurs endocriniens. La Suède [2], le Parlement européen et le Conseil européen ont déposé des recours contre la Commission et ce blocage législatif.
Juste quelques semaines avant que ces règlementations ne soient abandonnées, il y a eu un tir de barrage par des firmes européennes comme Dupont, Bayer, BASF au sujet des perturbateurs endocriniens. L’association des industries chimiques, Cefic, prévenait que le problème des perturbateurs endocriniens « pouvait devenir un problème qui bloque l’avancée des négociations entre les États-Unis et l’Union européenne ».
Le géant de la chimie, BASF, dénonçait le fait que l’interdiction des pesticides « allait réduire le libre échange des produits agricoles au niveau mondial ».
Au même moment, le département de l’agriculture, très pro-industrie de la Commission, pesait sur le débat interne de l’Union européenne après avoir été « informé par des représentants de l’industrie chimique des États-Unis ».
Un thème qui revenait dans les lettres de lobbying évoquait le besoin de fixer des seuils sans danger d’exposition aux perturbateurs endocriniens, même si les preuves scientifiques s’accumulent pour suggérer que le modèle linéaire des seuils – dans lequel des doses plus élevées provoquent des effets plus importants – ne convient pas aux perturbateurs endocriniens.
« Le système endocrinien humain est régulé par les hormones et les récepteurs hormonaux sont sensibles aux faibles doses. » explique Hans Muilerman, coordinateur de PAN Europe. « Dans les études de toxicité sur les animaux, les effets sont observés à faibles doses mais disparaissent à des doses plus fortes. Mais dans le domaine règlementaire, les faibles doses ne sont pas testées ».
Un porte-parole de la Commission insistait sur le fait que les inquiétudes concernant la santé et l’environnement seraient entièrement prises en compte, malgré les pressions de l’industrie ou des groupes commerciaux.
Un responsable de l’UE affirmait : « Les procédures en cours de l’Union européenne sur les évaluations d’impact n’ont aucun rapport avec les négociations sur le TTIP. L’Union européenne procèdera à l’adoption de critères définitifs pour identifier les perturbateurs, indépendamment du cours futur de nos négociations avec les États-Unis sur le TAFTA ».
Un document de principe de l’Union européenne sur le TAFTA, publié en mai dernier, citait les perturbateurs endocriniens comme étant un des « nouveaux problèmes scientifiques émergents » que les États-Unis et l’Union européenne pourraient aborder pour une « coopération règlementaire renforcée » dans le futur accord du TAFTA.
Pour le porte-parole de la Commission « Étant donné que le futur accord sur le TAFTA ne rentrera très probablement pas en vigueur avant l’adoption définitive des critères de l’UE pour identifier les perturbateurs endocriniens, il est clair que l’évaluation d’impact en cours et l’adoption de critères définitifs ne seront pas traités dans le cadre des négociations sur le TAFTA ! ».stop-tafta
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Culture- Histoire civilisation : Palmyre menacée !

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Née il y a quatre mille ans, dans une oasis entre l’Euphrate et la Méditerranée, la cité de Palmyre a connu un fabuleux essor au début de notre ère.
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Ce « port du désert » s’est alors doté de magnifiques monuments et temples d’inspiration hellénistique.
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Isabelle Grégor nous fait découvrir ce patrimoine exceptionnel aujourd’hui menacé par la folie islamiste…
Les derniers jours de Palmyre ?
Cinq mille ans de patrimoine syrien
  Hérodote 20 mai 2015
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L’obésité est l’avenir de l’homme

Charlie Hebdo – 20 mai 2015 – Fabrice Nicolino –
L’Europe sera largement peuplée d’obèses en 2030, selon les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé. Mais ce que l’OMS ne dit pas, c’est que la contamination chimique pourrait jouer un rôle majeur dans l’explosion de l’épidémie de gros bides.
Tu sera un gros, mon fils. Ou une grosse, ma fille. Et ce n’est plus une prédiction : l’OMS vient d’annoncer au cours d’un colloque tenu à Prague (eco2015.easo.org) qu’il va falloir doubler la taille des frocs, des caleçons et autres. Commentaire qualifié d’un ponte de l’OMS, João Breda : « L’Europe fera face, d’ici 2030, à une crise de l’obésité d’une énorme dimension. »
1151135280Entre 1980 et 2014, le nombre d’obèses sur Terre a plus que doublé, et notre monde subclaquant compte aujourd’hui 1,9 milliards d’adultes en surpoids, dont 600 millions d’obèses. Phrase inimitable de l’OMS : « Une grande partie de la population mondiale vit dans des pays où le surpoids et l’obésité tuent plus de gens que l’insuffisance pondérale. » En Français, courant : il vaut mieux avoir les crocs qu’être accablé d’un gros cul. Ou encore : la famine est préférable au bourrelet ! L’époque est si belle. 
Dans le détail, les Irlandaises sont championnes d’Europe, car 83% devraient être en surpoids en 2030, et 57% obèses. La Belgique, la Bulgarie, la République tchèque montent sur le podium, accompagnées par la Grèce, avec 44% d’obèses chez les hommes – contre 20% en 2010 – et 40% chez les femmes – contre 20% en 2010. La France semble loin – 25% des hommes obèses en 2030, – mais le rythme de progression est soutenu. Le pourcentage de Français en surpoids devrait en effet passer de 54% à 66% chez les hommes et de 43% à 58% chez les femmes. 
Passons au commentaire. Un, et l’OMS l’écrit du reste ne toutes lettres, l’explosion de l’obésité est de caractère épidémique. Deux, l’OMS radote depuis des années que le phénomène s’explique essentiellement par deux raisons. D’une part, les humains concernés ingurgiteraient trop de calories, et d’autre part, ils ne feraient pas assez d’exercices physiques. La grande bouffe et la sédentarité seraient – avec l’hérédité – les coupables.
Mais pourquoi une telle fulgurance ? Les plans télé-cacahuètes-Kronenbourg ne dateraient que d’hier soir ? Les gènes auraient connu en quelques dizaines d’années une métamorphose ? Autant il serait absurde de nier les effets des modes de vie et de l’ADN, autant il est discutable de leur attribuer aussi tranquillement cette colossale boursouflure collective.

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Question : n’oublie-t-on pas en route un acteur pourtant manifeste ? Les plus lucides – ici, un avis de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) – reconnaissent que ce n’est pas simple : « [Les causes de l’obésité] sont complexes. Au-delà de la nutrition et de la génétique, de nombreux facteurs environnementaux semblent en effet impliqués. »
Le gros du futur sera chimique
b81bae1bAux États-Unis, où tout n’est quand même pas à jeter aux chiens, certains chercheurs cherchent et trouvent. Ils utilisent même, depuis quelques années, un nouveau mot appelé à un magnifique avenir : obesogen, qui désigne les molécules chimiques ayant un effet sur la prise de poids. Le chercheur Bruce Blumberg l’a forgé en 2006, découvrant par hasard que le tributylétain (TBT), un produit chimique, rend les souris qui l’ingèrent plus grasses. En août 2009, confirmation Blumberg et un collègue signent dans la revue Molécular Endocrinology un article limpide (Minireview  : the case for Obesogens). Des produits chimiques obésogènes conduisent des cellules à stocker de la graisse. Et les deux auteurs d’affirmer que les preuves s’accumulent : « Evidence is accumulating from laboratories around the world supporting this général concept.« 
Certes, quelques études, aussi solides soient-elles, ne forment pas une preuve scientifique. mais les essais sur les animaux montrent un rôle obésogène potentiel du bisphénol A, de divers pesticides, de particules fines de l’air, etc. Et cgez les hommes, du DDE, sous-produit du DDT, des PCB, furanes et dioxines. Ultime interrogation : pourquoi ne cherche-t-on pas davantage ? Réponse provisoire : le surpuissant lobby de l’industrie chimique contrôle par mille fils les instruments de contrôle européens. On y reviendra.
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Les fausses promesses de l’assurance-vie

Le Canard Enchaîné – 20/05/2015 – Isabelle Barré-
Leurs pubs en mettent plein la vue mais les rendements affichés par l’assurance-vie tiennent en grande partie de l’esbroufe. C’est la conclusion décapante d’une enquête de « 60 Millions de consommateurs » parue le 21 mai. De 2002 à 2014, les fonds en euros des contrats d’assurance-vie ont rapporté 5,2% en moyenne, prétendent les assureurs. Faux ! En réalité, ils ont seulement rapporté 1,9%, affirme la revue. *
Car banquiers et assureurs se gardent bien de prendre en compte l’inflation et les impôts, sans parler de certains frais cachés. « Par exemple, les frais sur chaque versement (qui peuvent aller jusqu’à 4 ou 5% !) ne sont jamais, ou presque, décomptés dans le calcul », explique le magazine de la conso.
dessin201205-18-bPas la peine de s’arracher les cheveux à comparer les offres et de se faire des nœuds à l’estomac pour choisir le meilleur bas de laine : l’inflation et les impôts annulent presque tout le gain. En 2008, par exemple, les fonds en euros affichaient un rendement flamboyant : 4%. Mais, une fois déduits les impôts et l’inflation, sans même parler des frais planqués, le rendement était « quasi nul« . Autan laisser son oseille sur un compte courant… Même le fonds vedette de l’Afer, le « meilleur contrat » observé par « 60Millions de consommateurs », ne fait pas les étincelles attendues. Il annonce 3,2% de rendement en 2014, mais « après inflation et frais« , celui-ci est de 1,96% net, corrige « 60 Millions ».
Censés être plus performants, les fonds placés en « unités de compte » ne font pas mieux. Leurs rendements sont même pires que ceux des fonds en euros car ils « comportent de trois à quatre fois plus de commissions« . Et l’enquête de dézinguer l’offre Flexible Allegro de Groupama, qui affichait 0,20% de performance en 2014 : « Nette de frais, d’impôt et d’inflation, elle a en réalité perdu 1,09 %« . Axa, la BNP, la Société générale, la Poste ou la Maif : tous en prennent pour leur grade. Sûr que les ordinateurs vont chauffer pour déminer ces chiffres pas très Allegro…     
Mais-ou-est-passe-l-argent-du-contrat-d-assurance-vie_image_article_largeL’assureur a une obligation de recherche des bénéficiaires de contrats non réclamés quand le souscripteur est décédé, tandis que toute personne qui pressent pouvoir être bénéficiaire d’un tel contrat peut le vérifier en missionnant à cet effet un organisme habilité. Or, malgré cette double garantie, trop de stipulations effectuées ne rejoignent pas leurs bénéficiaires au décès du souscripteur. On parle alors de contrats en déshérence et les banques conservent les fonds…
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Les Indégivrables et l’éducation

le 22 mai 2015

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T’as beau paraître bio … Le vin bio sent le soufre

 LE MONDE | 22.05.2015 |verre rouge
Le label vert européen cache des dizaines d’additifs. Mieux vaut savoir à quel nectar on a affaire avant de choisir une bouteille.

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Alors que le label vert européen autorise des dizaines d’additifs et une proportion de soufre élevée, des vignerons revendiquant une vraie viticulture bio connaissent des tracas judiciaires pour refus de pesticides.
L’association Les Vins S.A.I.N.S. (« Sans aucun intrant ni sulfite ajouté »), qui compte dix-huit adhérents en France et en Europe, a été créée par Catherine Vergé, vigneronne dans le Macônnais. Elle part d’une évidence : le vin est du jus de raisin fermenté et il suffit de le laisser faire sans rien y ajouter. Noble dessein, mais entreprise à haut risque lorsqu’on connaît l’éventail de produits et de pratiques à la disposition du premier œnologue venu.
Catherine Vergé en a dressé la liste (à consulter sur le site vins-sains.org) pour les différentes catégories de vins proposées aux consommateurs, au moment où chacun fait assaut de propreté, de prise de conscience écologique et de conversion en agriculture bio, dans un vignoble qui utilise près de 15 % de pesticides sur moins de 4 % de la surface agricole utile (SAU). Qu’en est-il exactement à l’arrivée parmi les multiples labels se réclamant du bio ?
Un label moins crédible
Dans le vin conventionnel qui sert de référence, tout est permis : levurage, enzymage, chaptalisation, acidification, adjonction de soufre, etc. Le label bio européen – la feuille sur fond vert – entré en vigueur en 2012 est le plus répandu sur les bouteilles. A l’examen, il permet une quarantaine d’additifs et de manipulations diverses qui vont de l’usage des levures à celui des copeaux de chêne en passant par l’osmose inverse, les préparations enzymatiques et les tanins œnologiques.
Le soufre (SO²) y est autorisé à hauteur de 100 mg/litre pour les rouges et 150 mg/litre pour les blancs. Juste 25 % de moins qu’en conventionnel. Nous sommes loin du jus de raisin qui fermente tranquillement et la crédibilité du label bio européen est égale à la confiance que lui accorde un consommateur averti : moyenne. La certification Demeter en biodynamie, la charte de l’Association des vins naturels et celle de Nature & Progrès, qui n’autorisent qu’un peu de soufre à la mise en bouteille avec un minimum d’intervention sur le vin, sont les plus sérieuses. Ce n’est pas un hasard si moins d’un millier de vignerons peuvent s’en réclamer alors que le label européen fleurit un peu partout.

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Pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée, Thibault Liger-Belair, vigneron bio en nuits-saint-georges et moulin-à-vent, a été convoqué devant le tribunal de Villefranche-sur-Saône. Philippe Desmazes/AFP
Ces différences posent, à terme, cette question fatale – et pas seulement à propos du vin : « de quel bio est-on ? »  De celui qui s’accommode des exigences du marché et de la grande distribution pour faire du « presque propre » ? Ou de celui qui reste fidèle aux principes de respect de l’environnement et des produits, à l’écart des pratiques agrochimiques ?
Thibault Liger-Belair appartient assurément à la seconde catégorie, ce qui lui a valu de comparaître le 19 mai devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône pour « refus d’effectuer les mesures de protection des végétaux », en l’espèce la « lutte insecticide contre le vecteur de la flavescence dorée ». Vigneron en bio de nuits-saint-georges (Côte-d’Or) et de moulin-à-vent, il a refusé de traiter préventivement contre cette maladie incurable, véhiculée par la cicadelle. Parce qu’il s’interdit toute molécule de synthèse dans ses vignes et parce que le foyer de la flavescence se trouve à Plottes, à 40 kilomètres de chez lui, sur un cépage chardonnay alors qu’il est entièrement en gamay. En outre, son domaine étant à cheval sur le Rhône et la Saône-et-Loire, et seule la préfecture de Saône-et-Loire ayant imposé le traitement, il se réclame de celle du Rhône qui, elle, ne l’exige pas.
L’ouverture d’un débat sur des solutions alternatives
Les tracas judiciaires de Thibault Liger-Belair sont surprenants car en décembre 2014, la cour d’appel de Dijon avait relaxé Emmanuel Giboulot, vigneron à Beaune, poursuivi pour les mêmes motifs. L’un comme l’autre ont toujours répondu aux accusations d’irresponsabilité et de mise en danger du vignoble que, si la flavescence était là, ils la traiteraient comme tout le monde. Mais elle n’était pas là et, selon Jean-Yves Bizot, président de la commission technique de l’interprofession, « les zones de traitement ont diminué » et la présence de la maladie a connu une « forte baisse » en 2014 avec « quelques foyers en Saône-et-Loire et des zones très localisées en Côte-d’Or ».

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Emmanuel Giboulot, viticulteur bio de Côte-d’Or, n’a pas voulu traiter ses vignes aux pesticides. Il a été condamné en première instance à payer une amende, puis relaxé par la cour d’appel de Dijon, le 4 décembre 2014. Jeff Pachoud/AFP
En ressortant « blanchi » du tribunal, Emmanuel Giboulot s’était déclaré heureux d’avoir engagé le débat sur les pesticides et les solutions alternatives telles que l’usage de prédateurs de la cicadelle. Aux juges de Villefranche de dire dans quel sens ils entendent poursuivre le débat et si la loi est la même en Côte-d’Or et dans le Rhône. Ils prendront leur temps, l’audience a été reportée au 17 novembre.
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