Pause annuelle

Kozett et Werdna se retirent quelque temps loin du monde…

Reprise mi-juillet

Restez bien en vie, les yeux ouverts et la conscience en éveil 

Bon début d’été à tou(te)s

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Deux-Sèvres – Un appel à la solidarité pour Jules, 4 ans

La Nouvelle République 16/06/2017
Un petit bonhomme prénommé Jules, âgé de 4 ans et habitant à Saint-Varent est atteint d’une mononucléose, une maladie infectieuse depuis maintenant deux mois. Cette maladie l’empêche d’effectuer tous ce que les petits garçons de son âge peuvent faire. Il a d’abord été hospitalisé à Angers puis désormais depuis plus d’un mois et demi, à Paris à l’hôpital Necker. Bien évidemment sa maman, Natacha, l’accompagne. Elle s’est mise en disponibilité de son travail. Cela implique forcément une perte de revenus. Pendant ce temps, son père Gérald s’occupe de son grand frère de neuf ans Enzo, tout en continuant à travailler.

Le premier adjoint et capitaine des pompiers Christophe Mathé précise qu’une urne pour déposer les dons est en place à la mairie et une autre au marché d’Annie.
Pour guérir Jules, une greffe de la moelle osseuse est envisagée d’ici l’été. Son grand frère est un donneur compatible. A Paris, la maman de Jules est hébergée à l’extérieur de l’hôpital ce qui occasionne de nombreux frais. Cet hébergement n’est pas pris en charge par les assurances. Désormais les parents doivent financer deux loyers.
A l’initiative de la famille, un appel à la solidarité est lancé. La mairie, par le biais du CCAS, a annoncé au conseil municipal de mardi, une participation aux frais de transport pour que toute la famille se retrouve. Pour le logement, le capitaine Christophe Mathé a fait appel à l’œuvre des pupilles des pompiers (ODP), qui propose temporairement un studio gratuitement. Le frère et l’oncle de la maman font partie de cette grande famille et la solidarité est une valeur fondamentale chez les hommes du feu. La convalescence et le séjour à l’hôpital vont malheureusement être long avant que Jules puisse retrouver ses jeux d’enfants.
Vous pouvez adresser vos dons à la mairie de Saint-Varent ou au Marché d’Annie où une urne est présente.  Sinon sur https ://www.leetchi.com/fr/ cagnotte/20418851/a58d2158
sur Facebook
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Législatives 2017 – Objectif : le Bien Commun

Ouest-France le 17/06/2017
Dimanche, les Français sont invités à prendre part au second tour des élections législatives. L’abstention a atteint un vrai record lors du premier tour des législatives. Tout le monde politique, la presse aussi, s’en sont inquiétés, y voyant un désintéressement majeur de nos institutions démocratiques. Pourtant, l’explication principale est évidente : la plus grande partie de l’électorat s’est trouvée brusquement désarçonnée.
Les deux grandes formations politiques à droite et à gauche ayant pratiquement explosé en divisions multiples et en nombreuses candidatures, les électeurs concernés, désabusés, ont manifesté leur désarroi et même leur dégoût en restant chez eux. Ils n’étaient pas encore prêts à voter pour les représentants d’un Président quasiment inconnus. Ils attendent de voir. De plus, chez beaucoup d’électeurs, on a senti une certaine lassitude après cette année électorale qui n’en finit pas. Enfin, de toute part, on nous avait dit que les jeux étaient faits..
C’est une majorité absolue qui se dessine en faveur du Président. Après la peur de ce que révèle l’abstention, on trouve tout d’un coup « la mariée trop belle », la majorité trop puissante et l’on s’effraie à nouveau car cela pourrait produire un pouvoir sans contre-pouvoir s’exerçant de façon de plus en plus autoritaire. La démocratie serait donc encore en danger de ce fait ! Pourtant, il y a dans ces législatives le signe d’une cohérence de la part de l’électorat du Président. Celui-ci est élu. Il faut qu’il ait, avec son gouvernement, les moyens d’agir.
Hurler contre ce pouvoir en l’accusant, avant qu’il ne s’exerce, de devenir forcément absolu, c’est oublier par exemple d’où nous venons. Le Parti socialiste n’avait-il pas concentré entre ses mains, lors du dernier quinquennat, les principaux pouvoirs – la présidence de la République, la majorité et la présidence de l’Assemblée nationale, le plus grand nombre des régions, de nombreux conseils généraux et mairies, etc. – sans que personne ne s’en offusque vraiment ?
Lire aussi. Législatives : les points chauds du second tour
Ne pas se laisser griser
Cela dit, il faut que s’ouvrent des espaces de discussions et d’échanges entre les diverses formations politiques rescapées et à l’intérieur même de cette nouvelle majorité. Mme Cécile Muschotti, élue de La République en Marche, s’exprime dans Libération (1) et répond à la question sur le danger de l’unanimisme à l’Assemblée : « Ceux qui pointent le danger de l’hégémonie n’ont pas compris ce qui se déroulait. En Marche propose une nouvelle façon de penser la démocratie en laissant une place totale au débat d’idées et à la réflexion collective contre les batailles partisanes. Dans le groupe La République en Marche, il y aura des gens de droite, de gauche, du centre, qui acceptent de travailler ensemble pour enrichir un projet commun. Il y aura plus de débats que dans un parti traditionnel. Quelque part, on assainit le fonctionnement de la démocratie. Honnêtement, il est encore difficile d’imaginer à quoi cela va ressembler, mais on va enfin sortir du système stérile « majorité contre opposition » qui bloque le pays. Il y aura des espaces de débat avant d’arriver à la prise de décision, au point d’équilibre. C’est un bol d’oxygène. »
Lire aussi. CARTE. Législatives. Qui est en tête dans votre circonscription ?
Au chef de l’État, au Premier ministre, à chaque ministre de se mettre à l’écoute. Que les nouveaux élus ne se laissent pas griser mais au contraire apportent leurs compétences et leur expérience pour enrichir des débats contradictoires et ne cessent de viser le Bien Commun et le rétablissement de la France y compris dans l’Union européenne. Cette Union européenne qui a perdu hier un de ses bâtisseurs, Helmut Kohl, et qu’Emmanuel Macron a revalorisée et veut relancer.
(1) Libération du 13 juin 2017.
François Régis Hutin

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Réseau social – Sous pression, Facebook détaille ses mesures contre l’apologie du terrorisme

Le réseau social va notamment s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour détecter les contenus inappropriés avant même qu’ils soient publiés.
LE MONDE | 16.06.2017 | Par Damien Leloup et Morgane Tual
Sous la pression croissante des gouvernements, notamment français et britannique, Facebook a détaillé, jeudi 15 juin, ses mesures pour lutter contre l’apologie du terrorisme sur sa plateforme. Il est depuis longtemps reproché à ce réseau social – comme à d’autres –, de laisser proliférer ce type de contenus sur son site.
Mercredi, un texte issu de la rencontre, la veille, entre le président français Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May présentait des axes de travail pour lutter contre le terrorisme sur Internet, évoquant, sans les nommer, les grands réseaux sociaux.
Vingt-quatre heures plus tard seulement, la publication sur Facebook d’un long texte présentant une liste des dispositions – certaines nouvelles, la plupart déjà connues – apparaît comme une réponse aux propositions formulées par les deux dirigeants, même si le réseau social explique que sa communication était prévue depuis longtemps.
Lire aussi :   Terrorisme sur Internet : le plan d’action détaillé de Macron et May en 4 points
« Le contexte est important »
« Il n’y a pas de place pour le terrorisme sur Facebook », tient à rappeler en préambule l’entreprise, sans manquer de glisser que « la recherche a prouvé que la radicalisation des membres [de groupes] comme l’organisation Etat islamique [EI] ou Al Qaida a d’abord lieu hors-ligne ». Mais « nous savons qu’Internet joue un rôle » et « nous avons encore beaucoup à faire », admet-elle.
Dans ce document, Facebook annonce notamment utiliser des technologies d’intelligence artificielle (IA) pour repérer les contenus faisant l’apologie du terrorisme – une possibilité que Mark Zuckerberg, le fondateur de l’entreprise, avait déjà évoquée. Elle est désormais effective, explique au Monde, par visioconférence, Brian Fishman, chargé de la lutte contre le terrorisme à Facebook :
« Nous utilisons une série d’outils automatisés – dans certains cas, nous supprimons automatiquement les contenus, comme les vidéos de décapitation. Le contexte est important : une photo du drapeau de Daesh [acronyme arabe de l’EI] peut être utilisée pour de la propagande, mais il peut aussi illustrer un article de presse. Quand le contexte compte, ces outils servent à prioriser ces contenus pour nos équipes de modération. »
Excepté pour les contenus pédopornographiques, Facebook ne modérait jusqu’à il y a peu les contenus qu’a posteriori, le plus souvent après un signalement par un internaute.
Désormais, « la moitié des comptes supprimés pour apologie du terrorisme sont découverts directement par nous, sans signalement », précise Monika Bickert, qui dirige la politique publique du réseau social.
Facebook dit aussi utiliser les technologies d’apprentissage automatique pour détecter les textes relevant de l’apologie du terrorisme, en se basant sur des exemples de textes de ce genre déjà repérés par le site. C’est un procédé en cours d’expérimentation, précise l’entreprise, qui assure par ailleurs être devenue « bien plus rapide » pour détecter les nouveaux comptes créés à la chaîne par les personnes bannies du réseau social.
« Nous considérons que c’est une part très importante de notre travail : c’est un challenge de parvenir à identifier les récidivistes, mais nous avons fait d’importants progrès dans le domaine de l’IA pour détecter les personnes qui ont été bannies et qui créent de nouveau comptes », dit M. Fishman.
Importants enjeux
Concernant l’identification des comptes problématiques, Facebook annonce aussi avoir « commencé à travailler sur des systèmes permettant d’agir sur les comptes terroristes à travers toutes nos plateformes, y compris WhatsApp et Instagram ».
Le réseau social précise qu’« en raison des données limitées collectées par certaines de nos applications, la possibilité de partager des données à travers toute notre famille [de services] est indispensable à notre effort ». Une phrase loin d’être anodine, car derrière celle-ci se trouvent d’importants enjeux, qui dépassent la question de la lutte contre le terrorisme.
L’entreprise est en effet régulièrement épinglée pour avoir permis le partage de données avec Facebook des utilisateurs de WhatsApp, société rachetée en 2014. Elle a été sanctionnée en mai dans cette affaire par l’Union européenne (UE), peu après avoir été condamnée en Italie, et après avoir subi les remontrances des gardiens européens des données personnelles du G29. « Nous sommes très attentifs au respect de la vie privée », dit Mme Bickert, expliquant que l’entreprise étudie les options juridiques à sa disposition sur ce point.
Le texte publié par Facebook laisse passer un message clair : si vous voulez que nous luttions efficacement contre le terrorisme, laissez-nous partager les données de nos utilisateurs comme nous le souhaitons.
Le document évoque aussi la partie « humaine » de la gestion de contenus, rappelant que 3 000 personnes supplémentaires vont s’ajouter dans l’année à venir à son équipe de modération, qui compte déjà 4 500 personnes. Car « l’IA ne peut pas tout détecter », « pour comprendre les cas les plus nuancés, nous avons besoin de l’expertise humaine ».
Facebook affirme que « 150 personnes sont exclusivement, ou prioritairement, concentrées sur la lutte contre le terrorisme », parmi lesquels des chercheurs, d’anciens procureurs ou agents, des analystes ou encore des ingénieurs.
Définition de ce qu’est un « message terroriste »
« Nous sommes entièrement impliqués »
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L’Elysée lance un site Web pour attirer les chercheurs sur le climat

Emmanuel Macron fait jouer tous les ressorts de la communication moderne dans sa contre-offensive médiatique à la décision américaine de retrait de l’accord de Paris.
Le Monde | 11.06.2017 Par Simon Roger
Un slogan, une vidéo, un Tweet relayé près de 240 000 fois, et désormais un site Web. L’exécutif fait jouer tous les ressorts de la communication moderne dans sa contre-offensive médiatique à la décision américaine de retrait de l’accord de Paris.
Lancée jeudi 8 juin, la plate-forme Makeourplanetgreatagain.fr, en anglais seulement, guide les chercheurs, les entrepreneurs, les membres d’ONG ou les étudiants qui souhaiteraient s’installer en France et y développer des projets sur le climat. « C’est une démarche inédite, avance l’Elysée, pour mener le combat contre le réchauffement climatique et affirmer le leadership de la France. »
Le site est aussi un outil de promotion présidentielle. Il s’ouvre par le discours d’Emmanuel Macron, dans la soirée suivant l’annonce de Donald Trump, jeudi 1er juin, d’annuler les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris pendant la COP21 en décembre 2015.
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Depuis le 1er juin, le président français s’efforce d’occuper le terrain de la remobilisation : coup de téléphone au pape François le 2 juin, entretien avec le premier ministre indien Narendra Modi, à Paris, le lendemain, table ronde associant ONG et scientifiques le 6 juin. Le portail mis en ligne jeudi 8 se veut l’« outil ambitieux et très concret » qui manquait à cette dynamique.
Car l’objectif du site, développé en quatre jours, pour un coût de 22 000 euros selon l’Elysée, est bien d’attirer dans l’Hexagone ceux qui, au Nord comme au Sud, font du climat leur priorité d’action. L’invitation est très large, mais elle devrait rencontrer un écho particulier aux Etats-Unis, où le monde de la recherche pâtit des positions climatosceptiques de l’administration Trump, qui souhaite faire baisser le budget total de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) d’environ 30 %.
Le budget scientifique de l’agence fédérale – qui fait office de ministère de l’environnement, d’agence de financement de la recherche et d’institution fédérale d’expertise – pourrait pour sa part être amputé de plus de 40%. De telles coupes claires, qui nécessitent l’approbation du Congrès, pourraient s’accompagner d’une réduction de 25% des effectifs de l’agence. Sans compter les effets de ces réduction budgétaires sur les laboratoires académiques ou fédéraux, dont les travaux sont financés par des bourses octroyées par l’EPA.
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« Ce que Donald Trump remet en cause, c’est finalement le multilatéralisme, or l’une des principales fonctions de la science, c’est de permettre la libre circulation des idées et des personnes », analyse Jean-Paul Moatti, le président-directeur général de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Cet appel à l’aide de la communauté scientifique américaine est antérieur à la sortie de l’accord de Paris le 1er juin, précise le dirigeant de l’IRD. Elle remonte à la victoire présidentielle de Trump en novembre 2016. « Juste après l’élection poursuit M. Moatti, je me rappelle avoir reçu près de 150 mails de collègues américains », inquiets du nouveau paysage politique à Washington et désireux de renforcer leurs collaborations avec le Vieux continent.
Marche pour la science
Le 22 avril 2017, la Marche pour la science, dont Washington était l’épicentre, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants. Le mouvement, qui a également donné lieu à plusieurs centaines de cortèges aux Etats-Unis et hors des frontières américaines, coïncidait avec le jour de la Terre, qui rappelle chaque année le rôle crucial que la science joue dans nos sociétés.
Dans ce contexte, l’initiative numérique du 8 juin est perçue comme « un signal important que notre travail a toujours de la valeur, à un moment où l’administration américaine semble envoyer le message opposé », témoigne Andrew Rosenberg, même si le directeur du Centre pour la science et la démocratie, une institution basée à Washington, ne croit pas en « un exode massif de chercheurs. » « Les scientifiques américains veulent, bien sûr, se consacrer à leurs recherches, mais ils veulent aussi que les connaissances qu’ils développent soient prises au sérieux par nos décideurs », note par ailleurs M. Rosenberg.
Jean-Paul Moatti voit une autre vertu à l’opération lancée par l’Elysée : « Au-delà du signal politique adressé par la France à la communauté internationale, le site et plus globalement la dynamique enclenchée le 1er juin pourraient permettre de rééquilibrer les flux de chercheurs au niveau mondial. Les Etats-Unis ont souvent tendance à polariser les chercheurs des pays émergents, d’Inde ou d’Amérique du sud, poursuit-il. On va sans doute assister à un rééquilibrage de ces flux, peut-être même à un renforcement des capacités de recherche, en Afrique par exemple. »
En l’état, le projet de l’exécutif comporte plusieurs zones d’ombre. Comment attirer en France des talents rémunérés quatre fois plus de l’autre côté de l’Atlantique ? Combien d’ouvertures de postes envisager dans le contexte actuel de rigueur budgétaire ? Quelles limites fixer pour maîtriser le flux des dossiers de candidature ? L’Elysée n’est pas en mesure, pour le moment, de répondre à ces questions.
« Opportunités de business »
Le site Internet n’est pas plus précis sur les informations délivrées aux entrepreneurs étrangers tentés par une expatriation en France. Il renvoie au réseau de contact de l’agence publique Business France, chargée du pilotage de la plate-forme numérique.
« L’action pour le climat offre clairement des opportunités de business », explique l’Elysée, qui entrevoit les bénéfices économiques qui pourraient résulter de l’intensification de la lutte contre le dérèglement climatique.
L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis et le Brexit au Royaume-Uni ont créé des conditions favorables, mais pas suffisantes, à cette attractivité française, estime Olivier Mathiot, coprésident de France Digitale, une structure consacrée à la croissance des start-up. « Comme dans la Silicon Valley, ce nouvel entreprenariat a besoin de tout un écosystème pour s’épanouir : des chercheurs, des entrepreneurs, des grands groupes, des capitaux. Or l’argent public manque en France pour la recherche, observe le cofondateur de PriceMinister. Pour éviter que ce site Web ne se résume à un effet de communication, Il faut absolument renforcer les liens entre le secteur privé et le monde de la recherche. »
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Neurosciences – Comment la lecture réveille le cerveau des adultes

Courrier International  14/06/2017

Une expérience menée auprès de trentenaires illettrés, en Inde, met en évidence un phénomène de plasticité cérébrale dans les zones les plus archaïques du cerveau humain.
L’apprentissage de la lecture a des effets étonnants sur le cerveau. Une étude menée en Inde sur 21 personnes illettrées âgées d’une trentaine d’années, montre qu’en apprenant l’alphabet, puis la composition des mots et un peu de grammaire, de nouvelles connexions se créent entre différentes parties du cerveau. Ces observations ont été publiées le 24 mai dans Science Advances.
Les chercheurs du Centre de recherche biomédicale de Lucknow en Inde, assistés des universités d’Hyderabad et d’Allahabad, et de l’Institut néerlandais de psycholinguistique Max Planck, “s’attendaient à observer un développement de la région du cortex externe” mais ils ont découvert que des changements intervenaient également “dans des zones plus profondes et plus anciennes du cerveau”, rapporte The Indian Express dans son édition du 12 juin.
À l’échelle de l’humanité, l’écriture est un phénomène “relativement récent”, explique le journal. La surprise, c’est que l’apprentissage de la lecture a un effet sur des régions du cerveau qui existaient déjà “il y a plusieurs millénaires”, celles qui nous permettent par exemple “de faire la différence entre un lapin et une vipère”.
Tout se passe comme si de nouveaux circuits d’information étaient créés par les synapses, pour permettre “des synchronisations entre les centres de la vision, de l’audition et de la motricité”. Cette découverte laisse à penser que la dyslexie n’est peut-être pas un problème de langage mais un problème de vision. Elle ouvre surtout un nouvel horizon au monde de l’éducation, dans un pays où “un quart des habitants ne sait ni lire ni écrire”, souligne The Indian Express.
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S’autoproclamant “India’s only national newspaper”, The Indian Express est le grand rival du Times of India. Il est connu pour son ton combatif et son “journalisme du courage”, ainsi que pour ses enquêtes sur des […] Lire la suite
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Animaux. Sauvons les bébés hérissons !

Ouest-France 14/06/2017
Hors du nid, ces petits mammifères sont en danger de mort. Les conseils d’Hélène de Romans, de SOS Hérissons 49.

Le hérisson est bien plus qu’un petit insectivore rigolo avec ses poils piquants ! « C’est le plus vieil animal préhistorique d’Europe, l’un des rares à avoir connu les mammouths, soutient Hélène de Romans, de SOS Hérisson 49. C’est un vestige de notre biodiversité, un voyageur qui nous vient du fond des âges. » Mais c’est aussi un animal extraordinairement utile : en mangeant les insectes, les limaces et les escargots dans nos jardins, il est une excellente alternative aux insecticides…
Victime des mouches
Hélas, il est aussi une espèce en danger, chassé des champs en raison de l’agriculture intensive qui nous nourrit. Aujourd’hui réfugié dans nos jardins, il est souvent victime des tondeuses, débroussailleuses et autres opérations de jardinage qui détruisent ses nids. Les petits errent alors à la recherche de leurs parents.
« Si vous en croisez un en plein jour, récupérez-le tout de suite car il est certainement déshydraté, frigorifié (même en plein été) et attaqué par les mouches qui pondent leurs oeufs sur sa peau. Ces oeufs, une fois devenus larves, vont pénétrer dans son corps par tous les orifices possibles et le dévorer de l’intérieur », explique Hélène de Romans. C’est d’ailleurs pour les fuir que le hérisson est devenu un animal nocturne.
De la chaleur et de l’eau
Il faut donc commencer par enlever tous les oeufs et larves visibles si elles sont déjà à l’oeuvre sur le bébé hérisson, puis le réchauffer en le plaçant dans un carton. Le fond sera recouvert de papier ou bien de paille et vous placerez l’animal sur une bouillotte recouverte d’un tissu.
Vous pouvez aussi remplir deux bouteilles en plastique d’eau chaude et les placer de part et d’autre de l’animal. Dès qu’il commence à bouger un peu, réhydratez-le en lui donnant à la seringue quelques gouttes d’eau sucrée additionnée d’un peu de sel. Attendez quelques minutes puis recommencez. Une fois qu’il commence à se déplacer un peu seul, qu’il semble sorti de son état de choc, nourrissez-le avec des croquettes pour chat, mais surtout pas de lait et de pain qu’il ne supporte pas.
Une réintroduction en douceur
Grâce à vos bons soins, le bébé hérisson va reprendre sa croissance et passer en deux mois d’environ 50g à 500g. Vous pourrez alors envisager de le réintroduire progressivement dans la nature. Et pour lui apprendre à se nourrir seul, Hélène de Romans nous donne cette astuce : « Commencez par déposer des croquettes dans le jardin. Puis enfouissez-les à 3-4 cm de profondeur dans la terre. Grâce à son odorat surpuissant, le hérisson va apprendre à chercher sa nourriture. Et bientôt il sera la terreur de tous les vers de terre et limaces de votre jardin ! »
Lucie Derhuys.
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Europe – Accord des créanciers d’Athènes sur l’aide à la Grèce

Le Monde 16/06/2017
Les créanciers de la zone euro se sont entendus jeudi sur un prêt de 8,5 milliards d’euros à la Grèce, ce qui permettra au pays d’honorer des échéances cruciales cet été, et lui ont fourni des pistes en vue d’un possible allégement de sa dette en 2018, comme le souhaite le FMI.

Le ministre des finances français, Bruno Le Maire (à droite), avec le premier ministre grec, Alexis Tsipras, à Athènes, le 12 juin. ANGELOS TZORTZINIS / AFP
Les créanciers de la Grèce, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), sont parvenus jeudi à un compromis pour relancer le plan d’aide à Athènes, qui patinait depuis des mois, ce qui permet le versement d’argent frais et écarte le spectre d’une nouvelle crise.
Les Grecs n’obtiendront pas dans l’immédiat les mesures d’allégement de leur dette colossale (179 % du PIB) qu’ils ne cessent de réclamer, mais la zone euro leur a apporté des « précisions » sur ce qui pourrait leur être accordé plus tard. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a immédiatement annoncé son intention de proposer à son institution sa participation de principe, aux côtés de la zone euro, à ce plan d’aide, mettant fin à un long désaccord sur cette question. L’accord conclu jeudi soir, qui ne faisait guère de doute étant donné l’optimisme unanime affiché avant la réunion, constitue un véritable soulagement pour la zone euro. Il permet de relancer enfin le troisième plan d’aide au pays de 86 milliards d’euros, signé en juillet 2015, qui achoppait en raison de divergences entre des membres de la zone euro – essentiellement l’Allemagne – et le FMI. Le nouveau déboursement accordé à la Grèce, qui s’élève à 8,5 milliards d’euros, lui permettra ainsi de rembourser in extremis plus de 7 milliards d’euros de créances dues en juillet, repoussant le risque d’une crise estivale.
« Nous avons réussi à trouver un accord global qui va permettre à la Grèce de tourner la page d’une période si difficile », s’est réjoui le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, les Grecs ayant mené ces dernières années de douloureuses réformes pour satisfaire leurs créanciers. Pour parvenir à un compromis, le FMI a accepté d’adoucir ses exigences : il donne son « accord de principe » à sa participation au plan d’aide, comme le réclamait l’Allemagne, mais il ne versera pas un centime tant que les Européens n’auront pas formellement accordé à la Grèce un allégement de sa dette, qu’il juge insoutenable.
En d’autres termes, le FMI accepte de renvoyer à plus tard les discussions sur la dette grecque, dont Berlin ne veut pas entendre parler avant les élections législatives de septembre, pour permettre ce déboursement à la Grèce. « Personne ne dit que c’était la meilleure solution », mais « c’est la deuxième meilleure solution », a déclaré Christine Lagarde. « Le programme est approuvé en principe, mais le déboursement n’aura lieu qu’une fois qu’un allégement de la dette aura été complètement identifié », a-t-elle insisté, précisant que le FMI participerait à hauteur de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). En signe de leur bonne volonté et afin de satisfaire la Grèce, les ministres de la zone euro ont accepté de donner des « précisions » sur les mesures d’allégement possibles de sa dette « à la fin du programme » en 2018, mais « à condition que celui-ci ait été mis en œuvre avec succès », a précisé Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe.
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Pays de Loire – Nantes : Les chats errants prolifèrent en ville, la capture s’organise

Ouest-France 13/06/2017 Christophe Jaunet/
La prolifération de chats sauvages crée des soucis en ville. Soutenues par la Ville de Nantes, qui prend conscience des soucis causés, deux associations mènent des actions de trappage et de stérilisation, pour éviter la fourrière et l’euthanasie.

Des actions de trappage, de stérilisation, d’identification, puis de remise en liberté, sont engagées à Nantes depuis février. Une méthode douce. | reuters/STEFAN WERMUTH
Nantes n’échappe pas à la problématique urbaine de prolifération des chats errants. « Des femelles en liberté se reproduisent, et des gens balancent dans la nature leurs chatons, décrit Sylvain Bidault, vétérinaire nantais. Dans la métropole, 1 000 chats errants sont attrapés par an, 200 à 300 sont adoptés, mais 600 à 700 sont euthanasiés. Ce n’est pas acceptable, car il existe des solutions plus éthiques et durables ». Il pointe les problèmes « de santé publique, avec des chats malades, et de voisinage ».
La Ville de Nantes travaille déjà avec Sous mon aile. « La société se déplace chez la personne qui a récupéré l’animal pour le conduire à la fourrière animale à Carquefou. L’animal, non réclamé sous huit jours, est confié à la SPA pour proposition à l’adoption. »
Visiblement, ça ne suffit pas à enrayer la prolifération des chats errants…
La Ville de Nantes vient donc de signer un partenariat avec deux associations, Chiens, chats et compagnie, et Les griffes de l’espoir, pour soutenir une méthode de régulation douce et préventive.
Pièges à ragondins
Elles organisent depuis février des actions ciblées de trappage. Une première opération dans le quartier du Breil a permis d’attraper 22 chats. C’est en cours au parc de la Moutonnerie et à Malakoff. « On capture les chats errants, on les stérilise chez un vétérinaire, on les identifie, puis on les relâche sur le même site », décrit Brigitte Bonnard, présidente de Chiens, chats et compagnie. La mairie finance l’intervention du vétérinaire à hauteur de 60 € pour l’identification et la castration d’un chat, 80 € pour une chatte.
Des pièges à ragondins sont utilisés, posés en soirée. C’est un tunnel grillagé inoffensif, avec de la nourriture pour appâter les chats errants. « Pour que ça marche, on demande aux gens de ne pas les nourrir en journée », insiste l’association Les griffes de l’espoir.
» À lire aussi. Simone nourrit les chats errants depuis 19 ans

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Un vote, pas une formalité [commentaire]

Ouest-France 16/06/2017 Michel Urvoy

Ils ont la mémoire courte ceux qui, comme ultime argument, agitent le spectre de l’absolutisme d’En Marche : ont-ils oublié que la droite a raflé 73 % des sièges en 1968, la gauche 67 % en 1981, l’alliance RPR-UDF 72 % en 1993 et 68 % en 2002 ?
Et puis, La République en marche est suffisamment composite pour admettre que le vrai danger serait la cacophonie et l’incompétence – certains fuient même les débats ! – plutôt que l’hégémonie et le verrouillage. Les majorités les plus pléthoriques sont les plus difficiles à tenir.
Les enjeux de ce dixième tour, si on compte les trois primaires LR, PS et EELV, sont ailleurs.
Avant de parler de déferlante, il sera plus urgent de vérifier dimanche l’étiage de la participation. Une victoire par défaut – une majorité (en sièges) minoritaire (en voix) – pourrait ressembler à une construction sur du sable. À l’inverse, une majorité large serait une assurance pour le cas où François Bayrou deviendrait un partenaire gênant.
Mais une défaite des oppositions par jet de l’éponge ne serait pas davantage une bonne nouvelle. Mieux vaut une confrontation organisée que des colères qui explosent hors du cadre institutionnel, même si l’une n’empêche pas l’autre. Bref, il serait préférable pour tous que le second tour des législatives mobilise plus que le premier.
Le deuxième enjeu sera celui de la recomposition politique. Le FN aura probablement dix fois moins de députés qu’escompté. À LR, on imagine mal les « constructeurs » et les anti-Macron siéger dans le même groupe et, en tout cas, adopter des avis communs sur les projets.
Stabilité et diversité
On est curieux de voir si, face à LREM et au MoDem, qui auront chacun un groupe, les communistes et les Insoumis sauront s’entendre pour en constituer un. Si le PS, privé y compris de son candidat à la présidentielle, pourra faire entendre sa voix entre celle des réformistes partis chez Emmanuel Macron et celle tonitruante de Jean-Luc Mélenchon.
Le troisième enjeu sera celui du renouvellement. Aussi imparfaite soit leur application, les critères de recrutement des candidats d’En Marche vont permettre de changer complètement le visage de l’Assemblée.
Le rajeunissement sera spectaculaire : la moyenne d’âge des candidats (49 ans) est de huit ans inférieure à celle de 2012. Laproportion de femmes devrait passer de 26 à 40 %, même si la droite préfère toujours payer des amendes que veiller à la parité.
Les nouveaux venus, que l’on dit de la société civile – comme si chacun un jour ou l’autre n’en venait pas – seront plus nombreux.
En revanche, les élus issus de la « diversité », les ouvriers, les milieux modestes, resteront sous-représentés par rapport aux employés, cadres et entrepreneurs. Gare aux conséquences d’un Parlement miroir d’une seule des deux France !
Participation, pluralisme, renouvellement, trois enjeux plus un : la stabilité. Elle est toujours vécue de l’intérieur et regardée de l’étranger comme un élément clé. Dans un monde instable et tenté par le repli sur soi, la France, après des mois de suspense, peut offrir les conditions de la confiance et y trouver un sursaut de croissance au service du redressement, de l’investissement et de l’emploi.
Ce dernier vote avant travaux parlementaires n’a de formalité que l’apparence.

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neuf-quinze – affaire Gregory

neuf-quinze@arretsurimages.eu 16/06/2017
Gregory : le sage conseil de France Inter
09h15 – Ah la sale presse, du siècle dernier. Aucune décence. Aucune prudence. Dans l’affaire Gregory, par exemple. Quel sinistre festival ! Témoignages extorqués à l’usure, jouets déposés sur la tombe de l’enfant pour embellir la photo, prises à parti éhontées contre tel ou tel protagoniste. Plus d’une fois, cette presse a « franchi la ligne rouge », tonne Jean-Marc Four, directeur de la rédaction de France Inter, dans son billet hebdomadaire sur les medias. Tiens, un conseil de France Inter pour le week-end : lire le livre de Laurence Lacour, Le bûcher des innocents. Excellent conseil, auquel je me joins : s’il est un livre à éplucher par tous les étudiants en journalisme, et pas seulement eux, c’est bien celui-ici, catalogue implacable des ravages de la course à la concurrence, et à l’audience, sur le récit médiatique (et accessoirement, sur les protagonistes d’un fait-divers). Par ailleurs, si vous n’avez pas de librairie à portée de main, vous pouvez revoir Laurence Lacour sur notre plateau, en 2006. (1)
Aujourd’hui, rien à voir, bien entendu. Elle a compris, la presse. Elle a « tiré les leçons ». Si l’info continue s’est précipitée depuis deux jours sur la garde à vue de plusieurs membres de la famille Villemin, en multipliant les émissions spéciales, c’est en raison du caractère technologique du dernier rebondissement : pensez donc, un logiciel spécial de la gendarmerie, qui brasse, qui mouline toutes les données d’un dossier tentaculaire, et en recrache les incohérences, ça s’étudie de près. Si les mêmes chaînes multiplient les arbres généalogiques de la famille Villemin, c’est par souci pédagogique : il ne s’agirait pas que le public confonde le grand oncle avec le cousin par alliance. Si les envoyés spéciaux essoufflés devant le palais de Justice de Dijon traitent les gardes à vue comme si c’étaient des mises en examen, et les défèrements comme si c’étaient déjà des condamnations, c’est par anticipation bien comprise. Qu’on se le dise, on ne retombera pas dans les errements du passé. La preuve : tout au long des émissions spéciales, les appels à la prudence ne reviennent-ils pas chaque minute et demie ?
A peine avait-on eu le temps de le savourer, ce sage conseil de Jean-Marc Four, sur France Inter, que tombait un flash spécial, retransmis toutes affaires cessantes par la même France Inter, comme par toutes les autres radios : deux membres de la famille Villemin, à l’issue de leur garde à vue, étaient déférés au parquet. Toutes affaires cessantes, et sans attendre le journal de 8 heures : il ne s’agirait tout de même pas d’être en retard de quelques secondes, sur les radios concurrentes.

1) http://www.arretsurimages.net/emissions/2017-06-14/Affaire-Gregory-l-eternel-retour-id9959
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#dessin Kak – Un jour, un destin : Droite: la semaine où tout va basculer

L’Opinion 16 Juin 2017 Ludovic Vigogne

Mercredi 21 juin 2017. Retenez bien cette date! Pour la droite française, il y aura un avant et un après….
Mercredi, Les Républicains éliront leur président de groupe à l’Assemblée. Puis se tiendra un bureau politique, point de départ des grandes manœuvres pour la tête du parti. Deux moments de vérité…

 

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Facebook ouvre ses «poubelles» à une élue allemande

Le temps 16/06/2017

La Verte Renate Künast a été la première politicienne allemande autorisée à accéder au centre de filtrage des contenus illicites de Facebook, géré par la filiale Arvato de Bertelsmann, à Berlin
Fin 2016, Renate Künast portait plainte contre Facebook, qui refusait d’effacer des citations erronées prêtées, dans le cadre de fake news, à cette leader du parti Vert allemand. Six mois plus tard, cette présidente de la Commission parlementaire pour les questions juridiques et la défense du consommateur du Bundestag est devenue la première politicienne allemande à pénétrer l’un des lieux les plus secrets d’Allemagne: les locaux de l’entreprise Arvato, filiale du leader de l’édition Bertelsmann, chargée par Facebook de filtrer les contenus illicites qui circulent sur le média social.

Projet contraignant bientôt adopté par le Bundestag
L’Allemagne dénonce régulièrement le manque de bonne volonté et de transparence de Facebook quant à ses pratiques de filtrage de contenus illicites. La visite de la politicienne dans les locaux d’Arvato survient à quelques jours de l’adoption par le Bundestag d’un projet de loi contraignant pour les médias sociaux qui ne filtreraient pas suffisamment leurs contenus illicites. Le texte, qui doit être adopté d’ici la pause estivale, prévoit jusqu’à 50 millions d’euros d’amende.
650 salariés pour «effacer» les contenus illicites
Un cube de béton anonyme sur le Wohlrabedamm, une avenue sans charme des environs de l’aéroport de Tegel, dans le nord de Berlin, où se succèdent entrepôts et sites industriels. Les voisins s’appellent Zeppelin, Siemens ou Nixdorf. La filiale de l’Agence pour l’emploi du quartier est à quelques centaines de mètres. C’est là, au numéro 32, que quelque 650 salariés «trient les poubelles» de Facebook: pédopornographie, décapitations, violences en tout genre, insultes sont visionnées par les salariés, chargés ensuite d’«effacer» les contenus illicites du réseau social, selon des critères jugés peu transparents en Allemagne.
Trois heures durant, Renate Künast a pu regarder par-dessus l’épaule de ces éboueurs du net. «Facebook et Arvato ont bougé», se réjouissait la députée à l’issue de sa visite. Elle avait déposé sa première demande de visite-contrôle voici plus de deux ans. «Le seul fait que Facebook ait ouvert ce centre de contrôle en 2015 est un progrès. Avant, il fallait s’adresser au siège européen de Dublin pour obtenir que soient effacés des contenus illicites», rappelle la députée.
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Dépenses publiques : la lourde facture laissée par Hollande à Macron

L’Opinion 16/06/2017 Raphaël Legendre Romain Segond
Comme chaque début de mois, le ministère des Finances publie la « situation mensuelle budgétaire » de l’État. La publication du vendredi 9 juin est un peu particulière dans la mesure où elle concerne la situation budgétaire de l’État à la fin avril. La dernière du quinquennat Hollande.
Lorsqu’on parcourt le document, on apprend notamment que sur les quatre premiers mois, le déficit s’est creusé de 1,4 milliard d’euros, passant de 56,5 milliards d’euros fin avril 2016 à 57,9 milliards fin avril 2017, alors même que cycle économique est en nette amélioration.
Et si le déficit s’aggrave, c’est parce que les dépenses explosent : +3,2 milliards d’euros en un an (134,5 milliards d’euros fin avril). Pas pour investir : les dépenses d’investissement sont en recul de 1,5 % depuis le début de l’année.
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Les Indégivrables – Législatives 2017 : Constat

Le Monde 15 juin 2017

 

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