L’égocentrisme, ce « nouveau » fléau qui gagne en ampleur

Le Vif.be – 20/10/2017 – Muriel Lefevre –
L'égocentrisme, ce "nouveau" fléau qui gagne en ampleur© iStock
L’égocentrisme. Vous connaissez surement une personne dont l’unique centre de préoccupation est son nombril. Cependant, si vous aimez attirer l’attention ou que vous vous vexez pour des remarques qui ne vous sont pas destinées, il est fort à parier que vous souffrez également de ce mal de plus en plus répandu.
Que l’on se rassure, de nombreux psychiatres s’accordent à dire qu’il ne s’agit pas d’un cas qui relève de la psychiatrie, mais plutôt de la philosophie. Comme le précise Christel Petitcollin, coach et conseil en développement personnel dans le Figaro : « la question de l’équilibre entre les autres et moi est un incontournable de la croissance individuelle. Chez tous ceux qui n’ont pas été bien nourris du point de vue affectif et de la reconnaissance, on trouve ce que j’appelle un « ego affamé », en recherche permanente d’approbation. »
Chez les personnalités égocentriques, ce serait l’angoisse d’abandon qui aurait pris le dessus. Ceux qui ne se sentiraient pas en sécurité avec eux-mêmes auraient en effet tendance à se mettre en spectacle pour se sentir exister, donc souvent à ne parler que de soi ou à ne croire qu’il n’y a qu’eux comme sujet de conversation. Cette peur de passer inaperçus les pousse à ne pas laisser aux autres le droit d’exister. Pour les égocentriques, « l’égoïste, c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi ».
Les personnes égocentriques sont souvent restées coincées à un âge affectif situé entre 5 et 12 ans. Elles ont encore l’impression que le monde gravite autour d’elles. Les personnes trop autocentrées ont d’ailleurs souvent du mal à avoir des relations affectives sur la durée.
L’égoïsme n’est pas l’égocentrisme
Ne pas confondre non plus l’égoïsme et l’égocentrisme. Les deux n’ont d’ailleurs pas les mêmes mécanismes. L’égoïste est centré sur lui, son profit, ses intérêts. L’égocentrique, ramène toujours tout (situations, remarques, enjeux) à lui. Il s’estime au centre de tout. Le premier n’est pas forcément antipathique, alors que le second est souvent isolé.
Se méfier aussi de ceux qui se dévalorisent tout le temps. Ils peuvent souffrir d' »hyponarcissisme », soit ceux qui, pour exister aux yeux des autres, ont choisi d’être moins plutôt que rien.
Les égocentriques ne sont pourtant pas condamnés à le rester. Leur salut peut venir d’une prise de conscience. En se demandant, par exemple, pourquoi ils attendent ainsi tout de l’autre. Pour y arriver, la méditation leur serait d’un grand secours précise enfin Christel Petitcollin.
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McDo a lancé un nouveau burger… végétarien

La lettre N° 267  d’Alternative Santé – 20/10/2017 – Arnaud Lerch/ Rédacteur en chef-adjoint d’Alternative Santé
Burger végétarien au steak de carottes
« Tu as vu que McDo a lancé un nouveau burger végétarien ? Mon copain est super content, on va pouvoir recommencer notre rituel du dimanche soir ! » s’exclamait il y a quelques jours, l’œil pétillant, une amie végétarienne.
Ce rituel calorico-amoureux, ils avaient dû l’abandonner il y a cinq ans, quand elle a décidé de faire une croix définitive sur la viande et le poisson.
Et voilà qu’aujourd’hui, Ronald McDonald lui colle sous le nez une tentation perverse avec son « Grand Veggie » à 760 calories, un innocent mélange de légumes, de graines, de jeunes pousses et de choux rouge et blanc (sans oublier les « deux rondelles de tomate », alibi santé de tout burger qui vous respecte). Tentation perverse, parce qu’elle associe le frisson de la transgression – savoir qu’on entre dans le temple universel de la malbouffe – à une forme de petit salut moral : elle en sortira certes en sentant un peu la frite, mais en sachant qu’aucun animal n’a été maltraité pour son plaisir gustatif.
« Improbable mais vrai ! » s’exclame la publicité, comme pour confesser le passé peu glorieux du fast food en la matière et faire pénitence. Très basiquement on peut se réjouir d’une offre végétarienne chez McDo, qui avait inauguré sa révolution culturelle dès 2014 en proposant en guise de dessert… (roulement de tambour)… une pomme. Certes prétranchée et emballée sous sachet plastique, ne brusquons pas trop les gens.
On pourrait voir dans ce burger veggie le signe d’une évolution positive des mentalités. On serait sans doute plus avisé d’y voir une tentative d’assainir et verdir une image bien ternie. Suis-je donc un indécrottable cynique lorsque je m’interroge sur la sincérité de la « stratégie agroécologique » dont l’enseigne se réclame sur son site ?
Ce nouveau burger est-il bio ? Non. Vegan ? Non plus, emmental oblige. Issu de circuits courts ? Vous rêvez ! Achètent-ils leurs matières premières aux producteurs au prix juste ? Hummm… à votre avis ?
La question que pose ce burger, comme le Coca-Cola à la stévia avant lui ou les récents « légumes interdits » vendus par Carrefour, c’est la capacité du marketing à récupérer notre goût grandissant pour le « sain » et « naturel » à des fins purement mercantiles, sans remettre en cause un modèle économique et environnemental qui nous mène droit dans le mur. Dès lors, peut-on vraiment changer le monde seulement à partir de nos pratiques de consommation, comme on nous y incite de plus en plus en nous demandant d’être des consom’acteurs responsables ?

C’est une des nombreuses questions abordées dans le tout récent livre de la sociologue Anahita Grisoni. Elle y analyse comment les domaines du bio et de la santé naturelle sont entrés dans notre quotidien et sont passés, peu à peu, De la contre-culture à la loi du marché.
Au terme d’un vaste panorama qui nous fait voyager de l’Allemagne du XIXe siècle au salon Marjolaine, des médecines traditionnelles chinoises ou amérindiennes à leur version folklorisée dans les cabinets de consultation parisiens, elle questionne nos « bonnes actions » et bouscule nos bonnes consciences.
Une lecture salutaire en cette période où nous sommes nombreux à nous demander légitimement comment faire bouger les choses.
Prenez soin de vous,
Arnaud Lerch / Rédacteur en chef-adjoint d’Alternative Santé
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Insolite – Russie : Une ourse polaire se perd à 700 km de sa banquise

Ouest-France 18/10/2017 Par Katell Andréani

Umka, une ourse blanche de 9 mois, a été recueillie en Sibérie, à près de 700 km de son habitat naturel, la banquise du Pôle Nord.
Comment l’animal s’est-il retrouvé si loin au sud ? C’est la question qui occupe désormais les soigneurs en charge de la protection de la nature de cette région de Russie.
Vidéo
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Votre chien sait vous manipuler, c’est prouvé !

Ouest-France – 20/10/2017 – Bruno Alvarez –
Une étude montre que votre chien est capable de changer l’expression de son visage volontairement. (Photo : Pixabay)
Les chiens adoptent différentes expressions faciales pour communiquer avec leurs maîtres. Et ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’une étude scientifique récente qui montre qu’ils agissent en fonction de l’attention qu’on leur porte et non pas uniquement de leurs émotions.
« Quand il me regarde fixement avec un air triste et la tête penchée, comment voulez-vous résister ? » Déculpabilisez, vous n’êtes pas le seul à fondre devant votre chiot lorsqu’il adopte ce comportement. Mais attention ne tombez pas trop dans le panneau : il pourrait bien vous manipuler de manière totalement délibérée. C’est en tout cas ce que semblent prouver les résultats d’une étude menée récemment par l’université de Portsmouth. Elle révèle que les chiens produisent plus d’expressions faciales quand on les regarde.
L’expression du visage d’un chien ne change pas qu’en fonction de ses émotions. (Photo : DR)
Des tentatives de communication
Les scientifiques du Dog Cognition Center de l’université sont les premiers à apporter les preuves évidentes que les chiens bougent leurs visages en réponse directe à l’attention humaine. Et ils ne le font pas forcément en découvrant leur nourriture préférée. L’étude suggère donc qu’ils font des mimiques essentiellement pour communiquer et pas seulement lorsqu’ils sont excités.
Les chiens sont sensibles à l’attention des humains. (Photo : Pixabay)
« Les résultats semblent soutenir que les chiens sont sensibles à lattention des humains et que les expressions sont potentiellement des tentatives actives de communication et non pas des simples affichages émotionnels », souligne le Dr Juliane Kaminski qui a dirigé l’étude publiée dans Scientific Reports.
La plupart des mammifères sont capables d’afficher différentes expressions faciales. Mais il a longtemps été considéré qu’elles étaient involontaires et dépendaient de l’état émotionnel chez le chien. L’étude tend à démontrer le contraire.
Le faciès du chien est une tentative de communication avec son maître. (Photo : Fotolia)
Comment l’étude a été menée ?
Les chercheurs ont étudié vingt-quatre chiens de différentes races, âgés de 1 à 12 ans. Tous étaient des animaux de compagnie. Chaque chien était attaché à un mètre d’une personne. Dans certains cas, l’humain regardait fixement le chien. Dans d’autres cas, il l’observait moins jusqu’à s’en désintéresser totalement.
Les visages des chiens ont été filmés à l’aide d’une technologie de pointe, baptisée Dogfacs. Il s’agit d’un système de codage anatomique capable de capturer les mouvements de tous les muscles du visage canin même les plus brefs et subtils. Ce système avait déjà été utilisé pour étudier des singes. Il avait également montré que les primates modifient leurs expressions faciales en fonction de leur public. C’est en utilisant une technique similaire que pour la première fois, les chercheurs sont arrivés à la conclusion qu’un chien a plus d’expressions faciales lorsqu’un humain fait attention à lui.
Lorsqu’on fait attention à lui, le chien adopte des mimiques différentes. (Photo : Pixabay)
Rôle crucial de la domestication
« Cette étude fait avancer nos connaissances sur le système cognitif des chiens, signale Juliane Kaminski. Néanmoins, il nous est encore impossible de dire si c’est la preuve que les chiens ont une compréhension flexible de la perspective d’un autre individu. » De son côté, l’éthologue hongrois Adam Miklosi, qui étudie le comportement des chiens, a permis de prouver fonctionnellement que l’animal différencie parfaitement la parole humaine et les vocalises de ses congénères, et que dans chaque cas, il identifie aussi les émotions de son « interlocuteur ».
La domestication a agi sur la capacité des chiens à communiquer avec nous. (Photo : DR)
Et la chercheuse Juliane Kaminski de citer l’exemple des yeux de chiot qui font tant craquer les gens. Pour elle, nous sommes souvent très réceptifs à cette expression faciale car on assimile ce regard à celui de la tristesse chez un nourrisson. Cela nous rend donc plus empathique envers le chien. Pourtant, lui, n’est peut-être absolument pas dans cet état émotionnel…
La chercheuse croit également que la domestication des chiens a joué un grand rôle dans cette forme de communication faciale. « Les chiens vivent depuis environ 30 000 ans aux côtés des humains. Les pressions de sélection semblent avoir agi sur la capacité des chiens à communiquer avec nous. »
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Et pourquoi j’ai pas le Nobel, moi ?

Charlie Hebdo – 18/10/2017 – Jacques Littauer –

La Banque de Suède a fait très fort cette année. Elle a attribué son prix Nobel en Sciences d’Économie à Richard Thaler, qui a fait fortune en exploitant le manque de rationalité des boursicoteurs. En revanche, pour les solutions aux problèmes du monde, on repassera.
Vous ne tenez jamais vos résolutions du Nouvel An ? Vous pensez, comme la majorité de vos concitoyens, que vous conduisez mieux que les autres, ce qui est logiquement impossible (par définition, chacun conduit en moyenne comme les autres, mais pas mieux) ? Vous êtes incapable d’épargner pour vos vieux jours et préférez partir en vacances, changer de voiture ou aller au restaurant ? Bravo ! Vous méritez le prix Nobel d’Économie. 
C’est en effet parce qu’il a « découvert » ces fréquents travers que la Banque de Suède a décerné son prix Nobel en Sciences d’Économie à Richard Thaler, 72 ans, professeur dans la plus célèbre usine à prix « Nobel » d’Économie au monde, l’université de Chicago. Dans les termes choisis de la « science » économique contemporaine, on dit que Thaler est un spécialiste de l' »économie comportementale ». Et attention, ça dépote ! Grâce à ses immortels travaux, on comprend comment l’aéroport d’Amsterdam est parvenu à discipliner ces messieurs qui pissent à côté en installant dans les urinoirs de fausses mouches, que les hommes se font fort de viser, ce qui limite ainsi les jets imprécis…
Thaler a même donné un nom à cette technique consistant à tromper gentiment les gens. Il a qualifié cela de nudge ou « coup de pouce », titre de son plus grand best-seller, sous titré La méthode douce pour inspirer la bonne décision. Et les exemples sont légion : escaliers musicaux à Stockholm pour pour inciter les personnes à délaisser l’Escalator et à faire plus  d’exercice, panneaux « voie sans issue » plus dissuasifs que les vieux panneaux « sens interdit » que personne ne respectait dans les couloirs des gares de la SNCF, etc.
Euh, bon, mais des exemples sérieux ? Il y en a aussi, notamment à propos des systèmes de retraite. Dans l’entretien qu’il a accordé au jury de la Banque de Suède, Thaler a ainsi déclaré que son « exemple favori » était « l’inscription automatique dans les systèmes de retraite« . Autrement dit, notre bonne vieille Sécu, qui a déjà plus de 70 ans. Une découverte d’une incroyable nouveauté ! Mais ce qui est évident pour nous ne l’est pas pour les Américains, attardés sociaux, qui, s’ils ont aussi une retraite publique héritée du New Deal de Roosevelt, ne bénéficient pas de montants aussi élevés que les nôtres, très loin de là, et sont obligés de recourir à une retraite privée.
On pourrait dire : eh bien ! Ils n’ont qu’à nous imiter. Mais ce serait évidemment beaucoup trop simple. Au lieu de cela, il vaut mieux avoir des débats stériles sur le « paternalisme libéral », où on se demande ce que l’on a le droit ou pas d’imposer aux individus. Alors que la réponse, on la connaît depuis des siècles : puisque nous sommes imprévoyants, il faut que l’État nous protège de nous-mêmes en nous obligeant à nous assurer contre les principaux risques que sont le chômage, la maladie, la vieillesse, etc. Et qu’ils nous laisse peinards pour le reste. Ainsi, nous serons heureux, plus que les Américains, qui, même quand ils gagnent très bien leur vie, vivent dans la terreur du chômage, de la maladie, de la vieillesse, du coût des études de leurs enfants, car ils, savent qu’ils peuvent perdre tout cela du jour au lendemain.
Au lieu de cela, nos amis suédois auraient ainsi pu attribuer leur prix à Herman Daly, pionnier de l’économie écologique.  Ou bien sûr à Thomas Piketty, qui a remis la question des inégalités au centre des préoccupations de la discipline. Et nous avons en France des esprits géniaux qui ont démontré avec brio que l’économie était une science sociale, plongée dans l’histoire et les institutions, que le capitalisme était par nature instable, et que la monnaie était une institution politique avant d’être un moyen de paiement. Ils ont atteint l’âge de la retraite et mériteraient d’être enfin reconnus à leur juste valeur. il s’agit notamment d’André Orléan, de Robert Boyer et de Michel Aglietta. Lisez-les vite et dépêchez-vous d’aller les écouter avant qu’il ne soit trop tard. Et oubliez Thaler, l’homme aux idées simples qui se remplit les poches en donnant des conseils de placement…
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Chine – En quoi consiste la « nouvelle ère » de Xi Jinping

Le Monde 19/10/2017
Le XIXe congrès du Parti communiste chinois (PCC) s’est ouvert, mercredi à Pékin, sur un discours fleuve du président Xi Jinping devant plus de 2 300 délégués.
L’occasion de se replonger dans le parcours personnel de cet homme de 64 ans qui, en cinq ans a réimposé son pays comme une superpuissance tout en s’attaquant à la corruption et à la liberté de parole, non sans autoritarisme, ainsi que le rappelle le portrait qui lui a consacré la BBC.

Le président chinois  Xi Jinping lors de la session inaugurale du 19e congrès du Parti communiste chinois, à Pékin le 18 octobre. JASON LEE / REUTERS
XI Jinping devrait profiter de ce rassemblement d’une semaine pour consolider son pouvoir. Economie, géopolitique, sécurité intérieure, le dirigeant chinois a développé sa vision d’une « nouvelle ère » pour les années à venir, détaille le New York Times, selon lequel il pourrait incarner ce virage de la même manière que Mao Zedong et Deng Xiaoping l’ont fait chacun à leur époque. M. Xi s’est notamment engagé à replacer « la Chine au centre » de la scène internationale, vantant une économie différente des modèles occidentaux, susceptible de servir d’exemple aux pays en voie de développement. Il a également promis plus de contrôle d’Internet. Mais alors que le monde est suspendu aux développements des relations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, il n’a fait allusion à aucun de ces deux pays. Le président américain Donald Trump doit se rendre en Chine début novembre.
En revanche, Xi Jinping a renouvelé ses déclarations sur la nécessité pour le monde de contrer les changements climatiques, laissant entendre que la Chine était désormais leader sur le sujet, rapporte Quartz. Le dirigeant chinois aurait en tout cas une vision complexe et de long terme sur ces questions, voyant « dans l’équilibre environnemental de la planète les conditions nécessaires à une stabilité globale et à une croissance économique mondiale », analyse un chercheur, spécialiste des questions d’énergie, pour le site d’informations politiques américain The Hill.
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#dessin / Chine : Xi Jinping vend du rêve chinois

L’Opinion 19/10/2017

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En Vrac – De tout un peu

  Le Monde 19/10/2017
Taxe sur les dividendes : l’Etat devra rembourser. Après l’invalidation par le Conseil constitutionnel de la taxe de 3 % sur les dividendes instaurée en 2012, l’Etat devra rembourser 10 milliards d’euros aux grandes entreprises. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, mercredi ; le ministère des finances n’avait provisionné que 5,7 milliards d’euros.
80 % des insectes ont disparu en trente ans en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre aussi que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème plus vaste.
Theresa May tente le chantage aux expatriés. A quelques heures de l’ouverture du Conseil européen qui devrait, jeudi et vendredi, constater l’impasse des négociations sur le Brexit, Theresa May tente une manœuvre de dernière minute. Alors que les Vingt-Sept exigent d’elle de plus amples concessions financières sur la « facture » du Brexit, la première ministre britannique assure qu’un accord sur le droit des expatriés est « à portée de la main ».
Les Britanniques commencent à regretter le Brexit. Deux sondages montrent que les électeurs sont moins convaincus des bienfaits de quitter l’UE qu’au moment du référendum. Lire la suite
Le nombre des crimes haineux en forte hausse au Royaume-Uni. Selon un rapport officiel, les attaques racistes de même que les insultes discriminatoires envers les handicapés et les personnes transgenres ont augmenté de 29 % entre 2016 et 2017 en Angleterre et au Pays de Galles. Le rapport note que les délits racistes ont connu un pic durant le débat sur le Brexit et après les attaques terroristes à Londres et Manchester. BBC.
Incendies meurtriers au Portugal : démission de la ministre de l’intérieur. Constança Urbano de Sousa, ministre portugaise de l’intérieur a démissionné, mercredi, alors que le gouvernement est de plus en plus critiqué pour sa gestion des feux de forêt, qui ont fait plus de 100 morts en moins de quatre mois. Reuters
L’enfant atteint de la rage est mort. Le petit garçon de dix ans souffrant de la rage après avoir été mordu par un chiot au Sri Lanka est mort mardi soir à Lyon, a-t-on appris mercredi. Hors cas exceptionnels, la rage est toujours mortelle une fois que les symptômes cliniques sont apparus : l’enfant avait présenté les premiers signes neurologiques le 1er octobre.
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Élections en Autriche. Le centre de l’Europe très à droite

Ouest-France 18/10/2017 par Laurent MARCHAND.

Le parti conservateur (ÖVP) de Sebastian Kurz a remporté les élections législatives dimanche en Autriche. | AFP
Avec le jeune conservateur Sebastian Kurz et le très à droite Heinz-Christian Strache en lice pour le poste de chancelier et de vice-chancelier, la jeune Autriche est face à de vieux démons et de grands enjeux. Notre éditorialiste Laurent Marchand revient sur les résultat des législatives de ce week-end dans le pays.
Élancé, souriant, jeune. Sebastian Kurz incarne, à 31 ans, les légitimes ambitions d’une nouvelle génération. Sa nette victoire, dimanche en Autriche, a permis à son parti, le Parti chrétien-démocrate (ÖVP), d’arriver en tête. Et à ce titre, d’entamer les négociations pour la constitution d’une coalition de gouvernement.
Cette victoire, Sebastian Kurz la doit beaucoup au virage à droite qu’il a imprimé à sa campagne, en adoptant une ligne presque similaire à la droite radicale sur l’immigration. Arrêt des flux migratoires, réduction des dépenses sociales pour les étrangers, interdiction de la burqa. C’est sur cet axe qu’il a fait la différence, en répondant aux craintes très diffuses dans la population, depuis la crise migratoire de septembre 2015.
Les urnes lui ont donné raison. Ce qui n’a pas empêché le parti nationaliste de Heinz-Christian Strache, le Parti de la Liberté (FPÖ), de faire un très haut score, avec 26 % des suffrages. C’est avec cette formation que des négociations vont être menées en priorité pour la coalition.
Lorsqu’un cas de figure semblable se présenta, en 2000, avec le FPÖ, dirigé alors par Jörg Haider, l’ostracisme fut général en Europe. Voir revenir au pouvoir l’extrême droite du pays qui a vu naître Hitler était alors une ligne rouge. Aujourd’hui, elle ne l’est plus. Le FPÖ a gouverné en coalition, de 2000 à 2005, sans séisme. Les sociaux-démocrates les ont régulièrement associés au gouvernement des collectivités locales sans susciter de scandale. Le FPÖ s’est banalisé depuis longtemps en Autriche. Il ne faut donc pas se méprendre sur le statut social de ce parti. Et puis, la crise a fait monter un peu partout le thermomètre populiste.
Budapest et Varsovie ravies
Pour autant, le visage poupin de Sebastian Kurz ne saurait faire oublier qui est Heinz-Christian Strache, l’homme qui pourrait devenir vice-Chancelier. C’est un ancien membre des groupes néo-nazis autrichiens. De 16 à 23 ans, il en a été un militant très actif. En Autriche et en Allemagne. En civil comme en kaki, comme le documente le quotidien bavarois, la Süddeutsche Zeitung, dans une enquête très fouillée publiée cette semaine.
Les vieux démons n’ont donc pas totalement disparu. Ce qui explique l’empressement de Sebastian Kurz, mardi, à rassurer la presse israélienne en affirmant que ses futurs partenaires devront s’engager explicitement contre l’antisémitisme.
Plus largement, l’élection autrichienne confirme la permanence de la poussée de la droite radicale et nationaliste au cœur de l’Europe. Les dirigeants hongrois et polonais étaient radieux, dimanche soir, de pouvoir compter sur une Autriche en phase avec leurs exigences. Sur l’immigration. Sur l’islam. Sur une vision très nationale du club européen.
Sebastian Kurz n’est, certes, pas un émule de Viktor Orban ou de Jaroslaw Kaczynski. Il a exprimé son attachement à la construction européenne et en fera sa propre ligne rouge. Mais son potentiel allié, Heinz-Christian Strache, est totalement en faveur d’une ligne néo-nationaliste et anti-libérale. Il a même passé, en décembre, un accord avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. Son arrivée au gouvernement, qui serait très appréciée à Moscou, a de quoi inquiéter.
La jeune Autriche est donc face à de vieux démons et de grands enjeux. Sebastian Kurz affirme vouloir en faire un pont entre deux parties de l’Europe qui se sont éloignées. Un pont qui pourrait devenir un cheval de Troie pour les ultra-nationalistes, si la vigilance n’est pas de mise.
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Les « 150 jours sous tension à Matignon » de Bernard Cazeneuve – Rencontre

Ouest-France 18/10/2017 à 03:09 | Publié le 18/10/2017

L’ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, sort de son silence. Son livre « Chaque jour compte, 150 jours sous tension à Matignon » est un témoignage fort sur les derniers mois du quinquennat de François Hollande.
Rencontre
Bernard Cazeneuve n’a rien oublié du mardi 13 décembre 2016. Ce jour-là, le nouveau Premier ministre nommé par François Hollande arrive au Parlement pour lire sa déclaration de politique générale. On est en pleine campagne présidentielle. Le moment est dantesque : « Le quinquennat se termine, les socialistes se déchirent, les partis s’affaiblissent et pour certains s’effondrent. »
Devant le successeur de Manuel Valls, les députés de droite sont particulièrement chahuteurs. « Ils organisent le vacarme, raconte Bernard Cazeneuve. Ce relâchement du principe de respect dans l’hémicycle est ancien et ne choque plus personne depuis longtemps, à l’exception de certains de nos compatriotes excédés. »
Devant l’assemblée « érigée en volière vitupérante », le nouveau Premier ministre obtient pourtant la confiance. Même les frondeurs de gauche l’ont votée. Mais ce point ne suffit pas à réjouir le nouveau locataire de Matignon …
Lire
Chaque jour est raconté sous une plume alerte « Avec un plaisir d’entomologiste » Bernard Cazeneuve dresse  quelques portraits ciselés

Retour sur le passé –  » Les 150 jours sous tension à Matignon » de Bernard Cazeneuve
Ouest-France  Recueilli par François-Xavier LEFRANC.
L’ancien Premier ministre sort de son silence. Son livre, « Chaque jour compte, 150 jours sous tension à Matignon » est un témoignage fort sur les derniers mois du quinquennat de François Hollande.
Plus de deux ans et demi au ministère de l’Intérieur, cinq mois à Matignon, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
Cette succession d’attentats, toutes ces victimes, ce chagrin dans le pays, ces policiers et ces gendarmes en première ligne, ces familles éprouvées, les polémiques constantes qu’il a fallu affronter, la nécessité de rendre compte en permanence. Beauvau a été un moment d’une intensité exceptionnelle. Matignon a été un moment de tension politique. Le quinquennat se terminait, les socialistes se déchiraient, des partis s’affaiblissaient et pour un certain nombre d’entre eux s’effondraient.
Vous êtes à Rennes lorsque François Hollande annonce qu’il ne sera pas candidat à sa succession. Un moment d’émotion ?
C’est un moment très particulier. François Hollande me fait part à la fin du mois de novembre de sa décision de ne pas se représenter à l’élection présidentielle. Il me demande de garder cette information totalement secrète. Je respecte toujours ce type d’engagement. Ce qui est très étrange dans ce moment à Rennes c’est que je sais ce qu’il va annoncer mais ce qu’il annonce a sur moi l’effet d’un choc, comme si je l’apprenais. Pour des raisons liées à ce que ce moment politique me fait pressentir de la suite. Je vois, à partir de cette annonce, la gauche de gouvernement s’engager dans des tumultes dont je pressens qu’elle ne sortira pas indemne.
Vous donnez le sentiment d’évoluer dans un monde politique qui n’est pas le vôtre.
Oui c’est comme cela que je l’ai vécu. Ma culture politique a été façonnée par une époque, des personnalités politiques, un contexte, bien différents de ce qui prévaut aujourd’hui. Je ne vis pas dans la nostalgie, mais les mêmes principes m’ont toujours guidé. Ils sont l’héritage de la parole d’un certain nombre d’hommes publics qui m’ont marqué et qui, par ce qu’ils étaient, ont contribué à façonner ma personnalité politique. Je pense à Pierre Mendes France, sa sobriété, sa pédagogie qui n’était pas assortie de la dimension pyrotechnique que prend la communication politique aujourd’hui. Une pédagogie sobre et respectueuse des Français. Mendes France avait une grande rigueur intellectuelle et était animé par la passion de l’État davantage que par la passion de lui-même. Il refusait la dimension narcissique de la politique pour ne se consacrer qu’à l’essentiel. J’ai vu le Général de Gaulle donner à la France des institutions qu’elle avait longtemps cherchées, par son génie, son sens de l’autorité de l’État et surtout le sens qu’il avait de l’histoire. Cette idée que les fils de l’Histoire ne se rompent jamais.
Et puis il y a eu François Mitterrand…
François Mitterrand m’a beaucoup marqué car il a réussi à faire en sorte que, dans un pays où l’alternance semblait impossible, la gauche parvienne à incarner l’alternance parce qu’elle avait incarné l’espérance. Je m’inscris dans la tradition de cette gauche humaniste. Ces hommes ont donné à la politique des règles, des codes de respect, d’élégance, d’intelligence aussi.
Les codes ont changé ?
On vit dans une période où il n’y a plus de code, où la loyauté n’a plus de sens, ou l’on peut tout se permettre à tout moment, en considérant d’ailleurs que si l’on n’est pas transgressif en politique, on est faible. Nicolas Sarkozy a développé cette idée. D’autres l’ont portée après lui, en prenant à leur compte son héritage sans le revendiquer, tout cela n’est pas ma conception de la politique.
À quelle gauche appartenez-vous ?
La gauche est une exigence, une espérance qui ne peut pas se transformer en une impasse. Si l’on veut incarner l’espérance, il faut accepter que l’idéal auquel on croit soit en permanence confronté à la réalité. C’est ce qui fait la crédibilité de la gauche de gouvernement. L’extrême gauche, le gauchisme, le Mélenchonisme, ne sont pas ma gauche. J’appartiens à une gauche humaniste qui est héritière de Mendes France, Alain, Blum, Herriot…
Vous êtes d’une grande fidélité à François Hollande. Avec du recul, comment analyser l’effondrement de la gauche de gouvernement ?
Je ne suis pas fidèle à François Hollande parce qu’il est mon ami. Je suis fidèle à François Hollande parce que je suis attaché à la Ve République et à un certain nombre de règles. Lorsqu’un président de la République vous nomme dans un gouvernement et vous fait confiance, vous avez un devoir de loyauté, à l’égard des institutions et de l’État. Et le président de la République incarne l’état et les institutions. Et je tiens à ces règles. Si on ne les respecte pas, la politique se racornit, et les citoyens s’éloignent. Ce qui m’étonne, c’est que l’on s’étonne de cette loyauté.
Quelle est sa part de responsabilité dans la situation de la gauche aujourd’hui ?
Le Président de la République a une part de responsabilité. Comme moi-même j’en ai une. C’est parce que la gauche s’est trouvée en difficulté qu’Emmanuel Macron a pu trouver un chemin. Il ne l’aurait pas trouvé si la gauche s’était comportée autrement. Dans le fonctionnement de l’appareil d’État, la loyauté n’a pas été la chose la mieux partagée par ceux qui auraient dû s’y conformer toujours.
Mais cela n’a-t-il pas toujours été le cas ? Il y a toujours eu des gens déloyaux en politique.
Oui. On peut même considérer que c’est une maladie chronique et contagieuse. Mais la déloyauté a parfois été emportée par un élan collectif plus fort que tout le reste, comme en 1971 (N.D.L.R.
congrès d’Épinay), quand Mitterrand prend le parti pour le conduire à la victoire. En 1979, lors du congrès de Metz, des personnes qui devaient tout à François Mitterrand se sont éloignées de lui parce qu’elles pensaient que Michel Rocard avait un chemin. Mais là aussi, l’élan collectif l’a emporté sur tout le reste.
De quoi la gauche s’est-elle rendue coupable ?
Manquements à la loyauté, montée des égaux, absence totale de sens de l’action collective et absence totale de sens donné à notre action par nous-mêmes qui avions montré la direction. C’est peut-être là que se situe la responsabilité du président de la République et du gouvernement : ne pas avoir réussi à donner du sens à ce que nous faisions. Avoir commis des erreurs comme la déchéance de la nationalité, et ne pas avoir été plus ferme à l’égard de ceux qui pensaient qu’ils pouvaient tout s’autoriser alors que le pays était dans une situation difficile qui impliquait de la solidarité et de la responsabilité, d’avantage que de
Et Manuel Valls, quelle est sa responsabilité ?
Je donne des faits, mais je ne porte pas de jugement. Manuel Valls est un ami. Nous avons vécu ensemble le douloureux moment des attentats. Cela a créé une relation particulière entre nous. En même temps, pendant toute cette période, Manuel Valls a pris des positions et le rappel de ces positions, à plat, de façon parfaitement factuelle, permet de comprendre l’enchaînement des événements.
Valls vous fait le reproche de ne pas soutenir suffisamment sa candidature. Vous le regrettez ou pas ?
Lorsque j’arrive à Matignon, je dis à Manuel Valls que, pour des raisons institutionnelles, le gouvernement ne peut pas se trouver traversé par les déchirements qui pourraient naître de la primaire. Le sens de l’état est toujours une concession à ce que l’on souhaite ou à ce que l’on est, au nom de l’intérêt supérieur de l’État et de la Nation. On ne peut pas tout dire quand on est à la tête de l’État. Il ne faut jamais dire le contraire de ce que l’on pense, mais on ne peut pas dire tout de ce que l’on pense.
Lors de l’un des derniers petits-déjeuners de la majorité à Matignon, vous vous interrogez sur l’intérêt de ce genre de rencontre alors que la famille est éclatée…
Je m’interroge en effet. Je me dis à ce moment : « Voilà à quoi nous sommes arrivés quarante ans après la création du Parti socialiste. Et après que nous avons exercé la responsabilité du pouvoir, et après l’avoir exercé près de deux décennies ! » Oui. Ce que nous sommes n’est plus le parti de l’espérance. Ce qui nous unit ce n’est pas la camaraderie de ceux qui s’appelaient camarades lorsqu’ils prétendaient changer le monde. Nous sommes unis par des sentiments d’une autre nature qui ne peuvent pas entraîner le peuple français derrière nous.
Vos références tombaient les unes après les autres ?
Pour défendre ces références il fallait se battre plus qu’à l’accoutumée. Beaucoup de choses auxquelles je continue à croire ont été remises en question. Le clivage droite-gauche continue à exister, on ne peut pas être tout à la fois en même temps. Ce qui ne veut pas dire que droite et gauche ne puisse pas à un moment faire des choses ensemble dans l’intérêt du pays. Si nous avions décidé cela, il aurait fallu faire le contraire de ce qui a été fait, c’est-à-dire décider d’un gouvernement de coalition qui respectait chaque famille dans sa spécificité… qui conduisait ceux qui avaient le sens des responsabilités à accepter de se dépasser au nom d’une certaine vision de l’intérêt général pour faire face à la crise terroriste, redonner de la force à certaines valeurs comme la laïcité, transformer l’Europe pour que le populisme recule. J’étais très favorable à ce que la famille socialiste, les sociaux-démocrates, la gauche de gouvernement, participent à une aventure collective de redressement du pays, chacun restant ce qu’il était, mais décidant avec les autres. Cela ne signifiait pas que la droite et la gauche n’existaient plus. Je me souviens de cette phrase de François Mitterrand qui disait que le centre n’est ni de gauche ni de gauche… Quand on préconise la disparition de la droite et de la gauche, à la fin on n’a plus que la droite.
Que représente pour vous cette gauche sous la bannière de la France insoumise ?
Être de gauche ce n’est pas courir après M. Mélenchon ! Jean-Luc Mélenchon avec ses excès, ses outrances, ses mises en cause violentes, cette volonté de dire non à tout, de susciter sur tous les sujets la colère, ne peut pas permettre à la gauche de rencontrer l’espérance. Elle conduit à une impasse, l’absence totale de crédibilité pour gouverner, un éloignement de ce que sont les valeurs humanistes et de respect, la perte de la gauche dans une fuite en avant au nom du refus de tout.
La gauche de gouvernement peut-elle se relever ?
Il y a une place aujourd’hui pour la gauche de gouvernement mais il faut qu’elle se reconstruise. Elle a besoin de temps, de revenir à l’action collective, aux valeurs. Elle ne doit pas être dans la tactique et la recherche du résultat immédiat pour la prochaine élection présidentielle, ou d’une rentabilité politique immédiate. Il faut qu’une génération accepte de se sacrifier en sachant que l’investissement qui sera le sien dans la reconstruction de la gauche de gouvernement ne sera pas une occasion pour elle de tirer profit de son investissement. Qu’elle fera cet investissement pour d’autres générations.
Quelle sera votre place ?
Je ferai ce que je peux faire pour être utile, avec ma conception et mes valeurs. Essayer d’être utile, ce n’est pas apporter la démonstration tous les jours qu’on est indispensable, ce n’est pas travailler pour soi-même, parce qu’on pense qu’on est indispensable et que sans sa propre personne le pays serait moins heureux qu’il ne l’est. Cela, c’est une illusion narcissique dans laquelle sombre une grande partie de ceux qui sont dans la politique et qui conduit la vie politique de ce pays à s’appauvrir. Plus d’ego, moins d’idées !
Macron a été élu avec un discours très pro européen. Avez-vous des regrets ?
L’action européenne ce n’est pas une fulgurance tous les jours, c’est une persévérance dans la durée. Lorsque nous sommes arrivés en 2012, l’union économique européenne n’était pas faite. Il n’y avait pas de dispositif de supervision bancaire, pas de dispositif de résolution des crises bancaires, il n’y avait pas de garantie des dépôts. Nous avons fait l’union bancaire ce qui n’était pas rien. Il fallait convaincre les Allemands qui avaient peur que tout cela soit le début d’une mutualisation de la dette. Nous l’avons fait. Il y avait un quatuor qui travaillait sur ces questions-là. Le Président de la République François Hollande, Emmanuel Macron secrétaire général adjoint de l’Élysée, Pierre Moscovici ministre de l’économie et des finances et votre serviteur ministre des affaires européennes.
Et sur les frontières extérieures de l’Europe ?
Lorsque je suis arrivé à Beauvau, il n’y avait pas de dispositif de protection de nos frontières. Frontex n’avait pas encore les moyens nécessaires pour effectuer efficacement ces contrôles. On a renforcé l’alimentation du système d’information Schengen par les services de renseignements, ce qui a permis d’éviter les attentats. Nous avons mis en place une directive sur les armes à feu, nous avons engagé une politique migratoire qui a permis, dans un désordre complet, de mettre en place les hotspots, de commencer à travailler avec les pays de provenance notamment le Niger. Nous avons mis en place le plan junker dans des secteurs stratégiques. Pourquoi avoir des regrets ? Ce n’est pas parce que Macron est un grand communicant et un grand Européen, qui communique fort bien, que ceux qui l’ont précédé ont été des Européens sans convictions.
Qu’allez-vous faire maintenant ?
Je vais réfléchir, c’est indispensable quand on fait de la politique. Prendre le recul nécessaire, participer à un travail collectif, écrire. L’écriture est une ascèse et il faut accepter la solitude de l’ascèse. Dans un contexte ou il y a tant de cynisme, de perte de repères, je n’entends pas dire le contraire de ce à quoi je crois. Je n’ai pas l’ambition d’occuper toute la scène politique française dans les années et les mois qui viennent. Je veux simplement être utile. Je ne vais pas parler tous les jours car il est très rare d’avoir tous les jours quelque chose d’utile à dire. Pour avoir quelque chose d’utile à dire il faut avoir pris le temps de la réflexion, de l’introspection. La gauche peut compter sur moi pour l’aider, mais mon intention n’est pas de l’encombrer.
Chaque jour compte 150 jours sous tension à Matignon Stock 387 p.  19 e, 50
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En images. Le Belem revient à Nantes – chronologie d’un navire mythique : Visite du trois-mâts

Ouest-France 20/10/2017

Construit et lancé à Nantes en 1896, le trois-mâts Belem a connu plusieurs vies : navire de commerce, puis yacht, et enfin navire-école. Ce vendredi 20 octobre, il revient à Nantes pour deux semaines. Retour sur un bateau de légende.
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Le Belem de retour à Nantes vendredi
Ouest-France 17/10/2017
Le trois-mâts fait escale à Nantes, pendant deux semaines. Il sera à Nantes dès vendredi 20 octobre. Au programme : soirée sur les quais, croisière et visite.
Il avait quitté Nantes, fin juin. Le Belem est de retour le week-end prochain, pour une escale de deux semaines.
Vendredi 20 octobre, à partir de 19 h, une soirée d’accueil pour le Belem aura lieu quai de la Fosse. Fanfare, buvette et petite restauration sont prévues.

Croisière à la rencontre du Belem
Plus tôt dans la journée, une croisière publique permettra d’aller à la rencontre du trois-mâts. Le départ est prévu à 17 h 30, à la gare maritime de Nantes, pour un retour vers 19 h 30. Les participants navigueront jusqu’à Indre, avant d’accompagner le Belem vers Nantes. Tarifs : 10 €, famille (deux adultes avec un ou deux enfants), 25 €. Réservations à la gare maritime, tél. 02 40 69 40 40.
Visite du trois-mâts
Il sera possible de visiter le Belem les week-ends des 21 et 22 octobre, 28 et 29 octobre et 4 et 5 novembre, ainsi que le mercredi 1er novembre. Les samedis, les visites sont possibles de 11 h à 18 h (dernière montée à 17 h 30) ; les dimanches et le mercredi, de 10 h à 18 h (dernière montée à 17 h 30). Tarifs : 6 € ; de 6 à 12 ans, 3 € ; gratuit pour les moins de 6 ans. Billetterie ici ou sur place.

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A Fukushima 770 000 tonnes d’eau radioactive ont été déversées dans l’Océan en juillet dernier dans l’indifférence quasi générale

Un doigt dans l’actualité – octobre-novembre –

Depuis l’accident de Fukushima, en mars 2011, Tepco (Tokyo Electric Power Energy) avait en effet dû stocker plus de 770 000 tonnes d’eau contaminée au tritium dans plus de 580 immenses réservoirs. »Les opérateurs travaillant chaque jour sur le site de la catastrophe doivent injecter quotidiennement des centaines de mètres cubes d’eau douce dans trois des six réacteurs de la centrale pour refroidir les cœurs fondus », explique le site Actu Natique. « Toute l’eau est ensuite récupérée pour être décontaminée ».
Malheureusement, la technologie actuelle est en mesure e décontaminer tous les éléments radioactifs présents sur le site (62 types de matières radioactives), sauf le tritium. Et l’eau contaminée par cet isotope de l’hydrogène est très radioactive, pour une durée de vie relativement courte (estimée à 12,3 années).
« La situation était devenue intenable pour Tepco, qui devait gérer les 580 réservoirs et était régulièrement confronté à des incidents liés au stockage de ces eaux contaminées ». Le gouvernement a donc donné son feu vert pour déverser tout ça dans l’océan en expliquant que le tritium allai être facilement dilué. Très chère planète : pardon !

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Les médias n’invoqueront plus le modèle allemand

Téléobs – 02/10/2017 – Jean-Claude Guillebaud –
Les médias n'invoqueront plus le modèle allemand
Comment le discours dominant est-il parvenu à ensorceler le débat démocratique au point que se trouvent colportées des contrevérités sur la prétendue réussite outre-Rhin ?
Depuis des années, ceux qui avaient lu quelques ouvrages critiques sur le prétendu « modèle allemand » s’indignaient de l’aveuglement d’une bonne partie des médias. Ledit modèle était inlassablement cité en exemple, et sur un ton docte. Les Français devraient, disait-on, se sentir coupables de ne pas « faire aussi bien ». Or les confrères – trop rares – qui connaissaient bien le sujet nous expliquaient qu’il s’agissait d’un mythe. L’Allemagne n’avait rien d’un modèle à suivre. Mais on faisait semblant de ne pas les entendre. Citons « Made in Germany, le modèle allemand au-delà des mythes » (Seuil), le livre très informé de Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel « Alternatives économiques ». Paru en 2014, l’ouvrage démontrait pourquoi il était ridicule d’évoquer à tout bout de champ le modèle allemand. Il ajoutait qu’il était inconsidéré de qualifier rétrospectivement le chancelier Gerhard Schröder (1998-2005) de « réformateur clairvoyant ». Je ne reviendrai pas sur le contenu de ce livre convaincant. Son auteur, il est vrai, n’est pas seulement un bon germaniste, il a vécu et travaillé plusieurs années outre-Rhin. En 1974, paraissait également l’ouvrage tout aussi incisif de notre confrère Bruno Odent, « Modèle allemand : une imposture. L’Europe en danger » (éditions Le Temps des Cerises).
Aujourd’hui, les médias ont subitement viré de bord, et pas seulement à gauche. « Le Monde » a publié dans son numéro du 17-18 septembre un dossier accablant sous le titre ironique : « L’Allemagne, une berline sur le point de caler ? ». On y pointait la montée des inégalités, le naufrage de l’ancienne Allemagne de l’Est, le vieillissement aggravé de la population allemande, la précarité et les petits boulots devenus la norme, le mauvais état des infrastructures, etc. Quant au « Figaro », il ne prend plus de gants pour inventorier les faiblesses allemandes. Dès lors la question se pose : comment le gros appareil médiatique a-t-il pu se tromper si longtemps ? Comment le discours dominant aura-t-il réussi, mois après mois, à ensorceler le débat démocratique au point que se trouvaient colportées, reprises, pieusement commentées des contrevérités ? Et cela, alors même que nous vivons dans des sociétés où l’information est disponible, accessible à quiconque fait le modeste effort de la chercher. La force ensorcelante de cette antienne du modèle est d’autant plus redoutable qu’elle renaît sans cesse de ses cendres. Elle procède non pas de la raison démocratique mais d’une sorte de chamanisme conjuratoire. Ou d’une ruse de la domination. Hier, c’était donc en citant l’Allemagne qu’on rameutait les mythes censés impressionner le citoyen lambda. Mais ce jeu de bonneteau n’a pas toujours été allemand.
Ces vingt dernières années, on a tour à tour invoqué les modèles britannique, américain, néerlandais, danois, canadien, etc. On a désigné ces pays, l’un remplaçant l’autre, comme autant de périmètres vertueux, opposables à notre « laxisme » ou à notre « paresse ». A chaque fois, commentateurs perroquets et éditorialistes bien-pensants reprenaient la chanson, en y ajoutant leurs propres couplets moralisateurs. Comme si le plus urgent était de sermonner les Français. Et puis, tôt ou tard, à y regarder de plus près, on finissait par découvrir – parfois après plusieurs années ! – que les « vertus » de ces modèles n’en étaient pas. Le plein-emploi tant célébré aux Pays-Bas résultait surtout d’une confusion statistique mélangeant chômage et invalidité. Certains choix macroéconomiques américains tant ovationnés chez nous, comme les fonds de pension ou la retraite par capitalisation, se révélaient, crise aidant, cataclysmiques pour les retraités qui perdaient illico leurs économies et leurs retraites. La dérégulation et la « flexibilité » britannique, au nom desquelles le mensuel « The Economist » nous faisait la leçon, étaient des solutions hasardeuses. Aujourd’hui, on sait bien où en est arrivée la Grande-Bretagne. Bref, c’est sur l’énigme de la crédulité que l’on bute. Quand on se demande « Pourquoi avons-nous été si bêtes ? », on oublie que certains ont été un peu moins bêtes que d’autres. Mieux vaudrait s’interroger sur cette docilité globale qui nous incitait à gober tout ça, quitte à pousser sans cesse les Français vers le « moins social ». Mais les médias – diable ! – n’étaient pas obligés d’obéir docilement à une pensée dominante, qui finissait par décourager les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. Pourquoi le faisaient-ils ? C’est un autre sujet sur lequel il faudra revenir.
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#dessin / Marine Le Pen : retour poussif

L’Opinion 19/10/2017
Marine Le Pen : retour à la case débat 
Près de six mois après l’élection présidentielle, Marine Le Pen revient dans l’arène médiatique. Elle en a bien besoin : alors qu’elle siège pour la première fois sur les bancs de l’Assemblée…

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En Vrac – Chine, Etats-Unis, Climat

Le Monde 18/10/2017
Chine « Les camarades de tout le Parti doivent se montrer vigilants, être audacieux face au changement et aux innovations, se garder de toute rigidité » Le numéro un chinois Xi Jinping qui s’est exprimé mercredi en ouverture du congrès du Parti communiste chinois, a promis « une nouvelle ère » du « socialisme aux caractéristiques chinoises ». Devant les quelque 2 330 délégués réunis sous les dorures de l’imposant Palais du peuple, place Tiananmen à Pékin, M. Xi a mis en avant les « évolutions profondes et complexes » affectant le pays. « Les perspectives sont radieuses mais il y a de graves défis à relever », a-t-il martelé lors de cette grand-messe quinquennale où il doit se voir octroyer un nouveau mandat de cinq ans.

Le dernier décret migratoire de Donald Trump connaît un nouveau revers. Un juge fédéral d’Hawaï a estimé que ce texte, qui interdit l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays différents, représentait une discrimination fondée sur la nationalité. Cette décision offre un répit aux ressortissants yéménites, syriens, libyens, iraniens, somaliens et tchadiens souhaitant voyager dans le pays.
Comment les changements démographiques et climatiques menacent le Nil. De l’Ethiopie au Soudan et jusqu’au Caire, en Egypte, un long reportage de la BBC, très bien illustré, raconte la mort lente du Nil, vaincu par l’urbanisation, l’avancée du désert, la pollution. La course pour capter et conserver l’eau du fleuve pourrait mener à un conflit régional.
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