Petite pause estivale…

Kozett et Werdna vont se mettre au vert, ils seront de retour mi-juillet.

D’ici là, restons vigilants, agissons et… amusons-nous !

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Gémeaux 2019 – Réflexion sur les énergies de cette constellation

Constellation des Gémeaux 2019
    Visualiser à la fois l’invisible et la dimension parallèlement opposée est la clé des Gémeaux. La création toute entière est construite sur les opposés – Masculin – Féminin. Ce sont les contraires apparents par lesquels la création advient. C’est vrai avec l’atome dans lequel l’électron et le proton évoluent de façon antagoniste pour permettre la manifestation des énergies. C’est vrai aussi avec le pôle Nord et le pôle Sud, l’un rassemble tandis que l’autre disperse. Au sein de toute activité, qu’elle soit globale ou individuelle, il y aura toujours une opposition.
     C’est précisément le dépassement des contraires qui conduit à une élévation de la conscience dans laquelle on rencontre à nouveau un opposant supérieur. Un rat a son opposant dans le chat, le chat a son opposant dans le chien, le chien a son opposant dans le tigre, le tigre a son opposant dans quelque autre animal, et l’homme est un opposant éternel pour beaucoup d’animaux et de plantes… Dans ce monde, les êtres sont gouvernés grâce à l’opposition.
      Il n’y a pas de film sans un méchant. Lorsque ces dimensions de la nature sont bien comprises, on est alors réconcilié. Plutôt que d’être toujours engagé à combattre les opposants, il est mieux de les laisser vivre tout comme nous vivons. Autant l’on voit son opposant, autant l’opposant voit également l’opposant en nous. En éliminant mentalement l’énergie qui s’oppose, nous nous élevons pour la neutraliser. Souvenons-nous que les énergies du signe des Gémeaux sont favorables à un esprit d’universalité et de synthèse spirituelle.
      Avec l’avènement de la société de consommation, dans les années 50, la vie de l’être humain a fondamentalement changé. L’individu s’est vu proposer un nouveau rôle par ceux qui nous gouvernent : celui de consommateur. Dans le but illusoire d’atteindre le bonheur, les gouvernants ont réussi à faire croire à l’homme de la rue que le seul intérêt de la vie était de consommer, produire, acheter et vendre. Soutenue par la publicité, l’économie de croissance est devenue ainsi le but affiché de l’être humain contemporain.
      Le complément essentiel de la course au plaisir ou au bonheur a son pendant : la peur. Ceux qui ont instauré ce système connaissent bien l’être humain. Ils savent qu’il est impossible de vivre constamment dans le plaisir. En fait, l’humain est ainsi fait qu’il expérimente autant de souffrance que de plaisir. Plus il court vers le plaisir et plus il rencontre la souffrance.
      Par conséquent, pour manipuler l’être humain au niveau de son plaisir, il faut également le manipuler au niveau de sa souffrance ou de sa peur. Comprenons ainsi comment la désinformation attaque la pensée, remplaçant la connaissance et la vérité par l’information qui remplit la tête de l’individu de toutes sortes de mensonges et d’illusions. La solution est de mettre en mouvement sa pensée. Il est capital, de nos jours, de développer ses propres connaissances.
      Notre humanité est menacée par l’ampleur tentaculaire que prend aujourd’hui le système d’information  Cela demande de développer une vraie réflexion individuelle sur l’état du monde en remettant en question toute information ou connaissance acquise sans effort personnel. Et cela nécessite surtout d’apprendre à connaître la vérité par soi-même. C’est par la pensée associée au cœur que la vérité peut être décelée.
      La communication authentique nous fait entrer au cœur de la relation et vivre la fraternité. ll est temps aujourd’hui de se réveiller de la « torpeur consommatrice », de se comporter en véritable être humain et non en « animal intelligent » producteur et consommateur. L’humanité a grand besoin d’hommes et de femmes de bonne volonté qui puissent établir la paix dans leur cœur et acceptent de se révéler afin que naisse une nouvelle culture spirituelle.
      Cette nouvelle culture spirituelle ne pourra voir le jour qu’en tant que culture individuelle, résultat des efforts de chaque individu l’ayant décidé en pleine conscience, et résultat d’un besoin intérieur de partager et de donner. Considérons la planète comme un vaste chantier de construction pour les groupes responsables que nous sommes, de par le monde. Nous avons tous en nous cette intelligence créatrice et visualisatrice du monde de demain.
Pleine lune des Gémeaux – lundi 17 juin 2019 – 10h31 –

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Les Indégivrables – les vegan

Le Monde du 22 mai 2019

Les Indégivrables  de Xavier Gorce

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Le regard de Plantu – Le dessinateur

Le Monde 14 juin 2019

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Elections 2020 – La frénésie des travaux avant les municipales

Les chantiers se multiplient, traduisant la volonté des maires d’achever avant la fin de leur mandat les programmes engagés.
Le Monde 07/06/2019 Par Patrick Roger
Avant les élections municipales de 2020, la frénésie des travaux dans les villes

Travaux sur la voie publique place de la Bastille à Paris, le 24 avril. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Difficile d’échapper en ce printemps aux travaux de voirie et autres rénovations urbaines. Dans bon nombre de communes, barricades, palissades et blocs de béton, échafaudages et engins de chantier ont transformé la circulation, à pied, à vélo ou en voiture, en course d’obstacles. Les usagers pestent mais c’est pour la bonne cause, assurent les édiles.
D’ici à la fin 2019, espèrent-ils, l’essentiel aura été achevé, les désagréments engendrés seront du passé et, en mars 2020, quand se tiendront les élections municipales, les villes balafrées et couturées auront été magnifiées. Ce dont les électeurs sauront alors se montrer reconnaissants.
Le phénomène est assez classique. C’est ce que l’on appelle le « cycle électoral » : un rebond des dépenses d’investissement en fin de mandat lié à la volonté d’achever les programmes engagés en début de mandat. S’y greffe, dans certains cas, une part de calcul électoral mais « c’est humain », concède Loïc Cauret, le maire de Lamballe (Côtes-d’Armor) et président de la communauté d’agglomération. Même ceux qui ne se représentent pas souhaitent légitimement voir se concrétiser les réalisations dont ils ont été les maîtres d’œuvre et parachever leur mandat en procédant à leur inauguration.
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Classique, donc, mais particulièrement marqué cette année. Selon le baromètre de la commande publique publié début mai, avec un montant de 21,5 milliards d’euros (+ 2 milliards par rapport au premier trimestre 2018), celle-ci a pratiquement retrouvé au premier trimestre les plus hauts niveaux des années 2012 et 2013 pour la même période. Entre 2012 et 2016, l’investissement public avait enregistré une chute de 25 %, passant de 96 milliards à 72,2 milliards d’euros, avant d’esquisser une reprise en 2017 et en 2018 pour s’établir à 78,4 milliards d’euros.
Redémarrage de la commande publique
Cette forte reprise du premier trimestre est principalement portée par les communes et les intercommunalités, alors que les collectivités territoriales représentent à elles seules 58 % des dépenses globales d’investissement (contre 14 % pour l’Etat).
Ainsi alors que, entre 2017 et 2018, la commande publique nationale a observé une légère progression de 773 millions d’euros, les achats des collectivités, eux, ont progressé de près de 2 milliards d’euros. Les voiries, bâtiments publics (dont scolaires) et aménagements urbains sont les principaux secteurs en hausse sensible.
Ce redémarrage de la commande des collectivités et cette intensification des mises en chantier sont d’autant plus remarquables que cette équipe municipale aura encaissé de sérieux coups de boutoir. Deux facteurs ont en effet contribué à ralentir l’activité économique à l’échelon local. Tout d’abord, la baisse des dotations de l’Etat engagée sous la précédente législature, qui sont passées de 70,9 milliards d’euros en 2014 à 62,7 milliards en 2017. Celle-ci a entraîné un effondrement de l’investissement des collectivités, même si elle a été largement atténuée par le dynamisme de la fiscalité locale.
Certes, à partir de 2017, Emmanuel Macron et la nouvelle majorité ont mis un terme à ce système en instituant un dispositif de contractualisation avec les plus grosses collectivités pour la maîtrise de leurs dépenses de fonctionnement, mais les élus ont surtout retenu qu’un effort supplémentaire de 13 milliards d’euros d’économies sur la durée du quinquennat allait leur être demandé. Et les freins psychologiques à l’investissement ont résisté.
Lire aussi Pacte Etat-collectivités : le contrat est rempli à 70 %
Assimiler de nouvelles formes de gouvernance
Deuxième facteur, depuis 2014, les collectivités territoriales ont essuyé une longue série de réorganisations administratives et institutionnelles qui ont mobilisé une grande partie de leur temps et de leur énergie : loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Maptam), loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), refonte de la carte des cantons, création des métropoles, modification des frontières régionales et, depuis le 1er janvier 2017, réaménagement des intercommunalités, dont le nombre est passé de 2 062 à 1 258.
Ce bouleversement en profondeur a accaparé les exécutifs locaux et leurs administrations, les obligeant à des réorganisations internes lourdes et à assimiler de nouvelles formes de gouvernance. « En 2017 et 2018, les élus ne se sont occupés que d’organisation », relève M. Cauret. Les deux facteurs combinés ont contribué à entretenir la prudence et l’attentisme. « Quand on lance un projet de territoire, il faut qu’on ait une visibilité », poursuit le président délégué de l’Assemblée des communautés de France.
Le fait est que, durant cette période, les collectivités ont reconstitué leur épargne brute, qui a retrouvé en 2017 un niveau supérieur à celui de 2013.
Epais matelas d’épargne brute
Cette bonne nouvelle pour l’investissement public – et donc pour l’emploi – pourrait toutefois réserver une mauvaise surprise sur le plan budgétaire en fin d’année. En 2016, sous l’effet d’une nouvelle diminution de l’investissement local, les administrations publiques locales, qui avaient engagé leur cure de modération des dépenses de fonctionnement, avaient enregistré un excédent de 3 milliards d’euros. Le rebond de l’investissement en 2017 a réduit ce solde excédentaire à 0,8 milliard.
L’année 2018, toutefois, a confirmé que, malgré une nouvelle progression de l’investissement, les recettes des collectivités restaient plus dynamiques que leurs dépenses, du fait du ralentissement des dépenses de fonctionnement.
Difficile, donc, à ce stade, d’établir un lien d’automaticité entre reprise de l’investissement et dégradation des finances publiques, d’autant que les collectivités disposent d’un épais matelas d’épargne brute. Mais, incontestablement, le « cycle électoral » est cette année particulièrement rayonnant.
Patrick Roger
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Le regard de Plantu sur la politique

Le Monde du 13 juin 2019

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# dessin – Bombesque

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire
Acte II: Edouard Philippe face à un champ de mines

L’Opinion 12/06/2019 Caroline Vigoureux
Edouard Philippe lance face à l’Assemblée nationale le deuxième acte du quinquennat. Des retraites à l’extension de la PMA en passant par une nouvelle fiscalité, les réformes à venir s’annoncent aussi fondamentales que clivantes
Les faits
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L’être humain ingère environ cinq grammes de plastique par semaine

Le Vif.be – 12/06/2019- source Belga –
L’être humain absorbe environ cinq grammes de plastique par semaine, soit l’équivalent du poids d’une carte bancaire, dénonce le Fonds mondial pour la Nature (WWF) dans une nouvelle étude publiée mercredi.
© Getty
L’eau, la bière, les crustacés et le sel sont les produits qui présentent les plus grandes quantités de plastique, selon l’ONG, qui appelle une nouvelle fois à une « action mondiale urgente » pour mettre fin à la pollution plastique.
L’Université de Newcastle (Australie), qui a effectué l’étude, en a passé 50 autres au crible sur l’ingestion du plastique. Selon les principales conclusions, nous consommons 2.000 particules de microplastique par semaine, soit cinq grammes, ou l’équivalent du poids d’une carte de banque.
La plus grande source d’ingestion de plastique provient de l’eau en bouteille et du robinet. Aux Etats-Unis et en Inde, on retrouve deux fois plus de traces de plastique que dans les eaux européennes. Les crustacés, la bière et le sel présentent le plus haut taux de plastique des produits étudiés, souligne l’étude.
Selon le chercheur co-responsable du projet des microplastiques à l’Université de Newcastle, le Dr Thava Palanisami, « cette étude fournit pour la première fois un calcul précis sur les taux d’ingestion plastique. Elle doit aider à l’avenir à déterminer les risques toxicologiques potentiels pour l’être humain. »
Pour le WWF, qui prône une lutte sans merci contre la pollution plastique, « ces résultats doivent servir de sonnette d’alarme aux gouvernements. Les plastiques polluent non seulement nos océans et nos voies navigables, mais aussi la vie marine et l’organisme humain. Une action mondiale est urgente et essentielle pour faire face à cette crise ».
La semaine dernière, l’ONG alertait déjà sur l’état de la mer Méditerranée, « un égout à ciel ouvert » à chaque nouvelle saison touristique, dénonçait-elle.
Le problème de la pollution plastique ne pourra être résolu sans l’action des gouvernements. Ceux-ci doivent « jouer un rôle clé pour faire en sorte que la chaîne plastique – des fabricants aux consommateurs – poursuive un objectif commun: mettre fin à la pollution plastique », insiste le WWF.
L’organisation a lancé une pétition mondiale appelant à un traité juridiquement contraignant pour mettre un terme à la pollution au plastique d’origine marine. Elle a recueilli, à ce jour, plus de 660.000 signatures.
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Figures libres – La nouvelle société des émotions

« Passions sociales », sous la direction de Gloria Origgi : la chronique « philosophie » de Roger-Pol Droit
Chronique 13/05/2019 Roger-Pol Droit
Les passions sont-elles revenues, en force, au premier plan. En plus de 600 pages serrées, une petite centaine d’études couvrent la diversité des facettes des passions sociales.
Article réservé aux abonnés

« Passions sociales », sous la direction de Gloria Origgi, PUF, 644 p., 29 €.
Elles ont envahi l’actualité, mais on a oublié de les regarder de près. Colère, indignation, crainte, empathie… les émotions sont partout. Elles mobilisent ou inhibent, aveuglent ou soulèvent. Sans doute sentiments collectifs et passions sociales ont-ils toujours existé. Toutefois, ­depuis plusieurs générations, ils semblaient passés au second plan. Dans la plupart des registres de la société, la raison paraissait l’emporter : les acteurs écono­miques étaient supposés rationnels, les institutions aussi, sans parler des progrès techniques. Ces évidences sont désormais mises à mal. La peur s’est emparée de l’avenir, les populismes se sont éveillés, des haines se sont exacerbées, des solidarités in­tensifiées. Ainsi les passions sont-elles revenues, en force, au premier plan.
Impulsions affectives
Mais les outils pour les comprendre font défaut. L’héritage philosophique n’est pas d’un grand secours : il a essentiellement critiqué les passions, privilégiant la vie sous le contrôle de la raison. Les sciences humaines sont à la traîne, pour avoir mis l’accent sur les mécanismes de domination et les déterminismes culturels plutôt que sur les impulsions affectives et psychologiques. C’est pourquoi il faut se réjouir de la publication de ce fort volume collectif, intitulé Passions sociales, sous la direction de Gloria Origgi. Il ne délivre aucune réponse ultime, cela va sans dire. Mais il constitue un efficace trousseau de clés.
En plus de 600 pages serrées, une petite centaine d’études couvrent la diversité des facettes des passions sociales, d’« abnégation » à « xénophobie », en passant – en vrac, et arbitrairement, bien que par ordre alphabétique… – par « amour », « antisémitisme », « célébrité », « colère », « dignité », « haine », « humiliation », « identité », « misogynie », « patriotisme », « radicalisation », « snobisme », « valeurs sacrées »…
Directrice de recherche au CNRS, à l’institut Jean-Nicod, Gloria Origgi, à qui l’on doit notamment des travaux sur la confiance et la réputation, a sollicité pour ce vaste recueil des dizaines d’auteurs, parmi lesquels Eva ­Illouz, Nathalie Heinich, Jon Elster, Gérald Bronner, Marc Crépon. Chaque article s’accompagne d’une bibliographie pour qui veut aller plus loin, et les renvois d’un article à l’autre organisent des périples virtuellement infinis dans cet intelligent labyrinthe. Le but affiché est ambitieux : « Eclairer les mécanismes passionnels de l’action sociale à la lumière de la recherche contemporaine. »
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Quand la colère envahit la politique française
Instruments d’analyse
Il serait très naïf d’imaginer qu’on aura saisi tout l’arrière-plan de notre actualité au terme de ce festival, globalement pertinent, inévitablement inégal, profus et pointu à la fois, qui mêle allègrement sociologie et psychologie, philosophie et histoire. Mais ce grand pas hors des sentiers battus est indiscutablement utile, éclairant d’une lumière intelligente les sentiments multiples qui travaillent notre époque. Nous savons tous combien les passions à présent agitent les rues, hantent les réseaux sociaux, échauffent les esprits. Leur emprise devient moins opaque grâce aux instruments d’analyse que ce gros volume met à disposition. En aidant à mieux discerner les rouages multiples des passions sociales et leurs impacts politiques, il permet de lire autrement les titres de l’actualité.
Roger-Pol Droit

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# dessin – Boulettes

Parlement européen: l’OPA de Macron fait des remous

L’Opinion 11/06/2019 Isabelle Marchais
Les eurodéputés de La République en marche réclament un nouveau nom, une nouvelle charte, de nouvelles priorités pour le futur groupe centriste, jusqu’ici dénommé Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe
Les faits
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Esprit de bonté et de force

Ouest-France 09/06/2019 Jeanne Emmanuelle HUTIN
Editorial« En ce lieu, ne pensez pas à leur mort mais à la gloire de leur esprit. » Cet appel est gravé sur les murs blancs du lieu de prière qui s’élève au cimetière américain de Colleville-sur-Mer. Tout autour, reposent pour l’éternité 9 386 jeunes soldats. Ils se sont battus pour nous rendre la Liberté comme tous ceux qui ont été honorés dans toute la Normandie, lors du 75e anniversaire du Débarquement.

Ambiance le 5 juin au cimetiere americain de Colleville sur mer. Des veterans americains sont venus se recueillir.

Le cimetière de Colleville-sur-Mer, où reposent 9 386 soldats tués en Normandie en 1944. | STÉPHANE GEUFROI / OUEST-FRANCE
Cet appel surprend. Il éclaire d’une lumière inattendue leur vie si courte. Mais si les larmes voilaient ce qu’ils ont accompli, que resterait-il du témoignage de leur exploit ? Si la mort nous détournait de leur force d’âme, leur serions-nous vraiment fidèles ?
Ils ont donné leur vie pour d’autres. C’est pour cela que nous devons penser à « la gloire de leur esprit ». Ils ont fait preuve d’un courage extraordinaire. À l’image du vétéran amérindien Charles Norman Shay. Débarqué le 6 juin 1944 à Omaha Beach, il parvint à atteindre les dunes. Mais voyant que la mer montait, recouvrant les blessés, il retourna vers eux. Les balles sifflaient. Ce héros survivant aurait voulu sauver davantage de soldats.
Son témoignage est bouleversant. Il révèle les forces spirituelles de l’Homme. À l’heure décisive, au lieu de chercher sa propre sécurité, sa claire conscience l’a guidé pour secourir ses frères d’armes. Des héros continuent de sauver des vies au prix de la leur : le colonel Beltrame, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, membres du commando Hubert, portant le nom d’un officier de marine ayant débarqué le 6 juin 1944.
Toujours, des hommes et des femmes se lèvent, brisant le joug de la barbarie, de l’oppression et du mensonge qui asservit l’humanité. Ainsi, les milliers de jeunes Chinois massacrés place Tien An Men le 3 juin 1989. Ils manifestaient pacifiquement pour la liberté et la démocratie, lorsque les chars furent lancés sur eux ! Au Soudan, cette semaine même, une foule pacifique a été massacrée… !
Le face-à-face entre la bonté désarmée et la violence déchaînée se poursuit aussi en des lieux oubliés. Qui se souvient de cette religieuse de 77 ans, assassinée alors qu’elle ne faisait que le bien, éduquant des jeunes filles pauvres dans un village centrafricain ? Combien d’autres se meurent au fond de geôles obscures pour s’être tenus debout devant la tyrannie ?
Admirables, ils édifient la communauté humaine. Ils montrent qu’il existe au fond du coeur de l’Homme une force indomptable, quelque chose de grand qui l’anime au point que le courage l’emporte sur la peur.
Dans le sacrifice ultime comme dans l’humble labeur des jours, beaucoup témoignent de l’« Esprit de Bonté, de Clarté », de « conseil et de force, de sagesse et d’intelligence, de vérité et de consolation », comme le dit la Bible. Accordés à cette tradition, les chrétiens l’appellent l’Esprit Créateur. Il est célébré en ce jour de Pentecôte avec l’espérance d’éclairer et de rassembler les efforts de l’humanité vers un monde plus juste, plus libre et toujours plus humain.
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Soixante-douze élus locaux issus de la droite et du centre signent une tribune de soutien à Macron

Des maires et un président de conseil départemental officialisent ou confirment leur soutien à l’exécutif dans un texte publié par « Le Journal du dimanche ».
Le Monde 09/06/2019 Par Yves Tréca-Durand
Dans une tribune mise en ligne samedi 8 juin au soir par le Journal du dimanche, 71 maires et un président de conseil départemental (François Goulard, pour le Morbihan) issus de 35 départements et 12 régions, annoncent la création d’une « République des maires et des élus locaux ».
Un texte qui officialise ou confirme leur soutien au président de la République, Emmanuel Macron, alors que l’exécutif cherche à attirer les maires de la droite et du centre après le faible score du parti Les Républicains (LR) aux élections européennes du 26 mai (8,48 %).
L’initiative est partie de Christophe Béchu, maire divers droite d’Angers et ancien porte-parole d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite en 2016, et elle a séduit les maires de villes moyennes comme Orléans, Tourcoing, Deauville, Niort, Amiens, Valenciennes, Vannes, Nancy, Sète ou Albi. Parmi eux, des élus de droite et du centre, issus de l’UDI, du parti Les Républicains (LR), des radicaux, du Nouveau Centre ou d’Agir.
« Mais bien plus de la moitié ne sont nulle part », précise au Monde le maire d’Angers, qui décrit « des gens qui globalement refusent l’opposition systématique au gouvernement et souhaitent sa réussite » sans pour autant être « dans une démarche d’allégeance ». Une partie d’entre eux avaient déjà lancé le mois dernier un appel à voter en faveur de la liste de Nathalie Loiseau aux élections européennes.
Article libre Lire
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Emploi – Etre nul en anglais, source de souffrance au travail

Le Monde 08/06/2019
De nombreux jeunes actifs sont complexés par leur médiocre niveau d’anglais. Des lacunes difficiles à assumer dans de nombreux secteurs, où la maîtrise de la langue de Shakespeare est devenue obligatoire. Heureusement, il y a Google Trad.
Par Léa Iribarnegaray

Je suis une quiche en anglais. AURORE VALADE POUR « LE MONDE »
Noémie, 26 ans, diplômée bac + 5 d’une école de communication, travaille dans la tech, et excelle dans l’art de parler vite et bien. Mais lorsqu’il faut switcher* en anglais, elle pratique plutôt l’art de l’esquive, voire du sourire béat quand l’accident approche. « L’anglais, c’est comme le bac, faut l’avoir. Si tu l’as pas, c’est la honte, et tu te sens exclu. »
Marquée par son expérience à la Walt Disney Company, en région parisienne, elle rit encore de son décalage face à la « pensée out of the box* » de ­l’entreprise américaine. « Moi, j’étais out tout court ! Je me souviendrai toute ma vie d’une réunion marketing à laquelle je n’ai strictement rien compris. Je me suis trouvée bête. On m’avait recrutée comme si parler anglais coulait de source, alors qu’il m’était impossible d’arriver à la cheville de mes collègues. »
Stress récurrent
Lire
Traumatisés par les verbes irréguliers depuis le collège
Une forme de lâcher-prise
Un enseignement qui reste marginalisé
Les nuits blanches avant la « conf’ call »
Lire
Des bienfaits de la VO pour apprendre l’anglais
Sophie Kloetzli
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Comment les services secrets ont identifié un espion russe sur le sol français

Le Monde 06/06/2019 Par Jacques Follorou
La traque des espions russes en Europe bat son plein. En 2018, un nouvel agent a été démasqué en Suisse. Déjà repéré par le contre-espionnage français à Marseille en 2016, il est accusé d’avoir fait partie d’un commando itinérant du renseignement militaire russe.
Lire
Longue poursuite
« Passe-muraille »

Les ingérences russes, une série en 5 épisodes

  1. Vladimir Poutine, parrain de l’extrême droite européenne
  2. L’Ukraine, cible préférée des hackeurs russes
  3. Comment l’Estonie résiste à l’influence médiatique du Kremlin
  4. En Transcarpathie, l’art russe de l’intox fait des étincelles
  5. A Genève, les grandes oreilles de Moscou
Jacques Follorou

Marseille, nid d’espions

Le Monde 06/06/2019
La cité phocéenne concentre tout ce que le monde du renseignement recherche : des sites sensibles, comme Eurocopter, STMicroelectronics ou la base navale de Toulon, un hub de communication et un fort brassage de population.

Un cargo saoudien arrivant au Grand Port autonome de Marseille. BORIS HORVAT / AFP
A priori, Marseille n’a rien d’un nid d’espions. Pourtant, cette porte d’entrée méditerranéenne, colonisée depuis les Grecs pour son rôle de carrefour entre le Sud et le Nord, concentre tout ce que le monde du renseignement recherche : des sites stratégiques, un hub de communication et un fort brassage de population. Moins exposée qu’une grande capitale, cette ville multiculturelle permet de dissimuler aisément des activités d’espionnage.
Lire
Par Jacques Follorou
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A LFI, Une note dénonce « un fonctionnement dangereux pour l’avenir du mouvement »

Le Monde 06/06/2019 Par Abel Mestre
Dans un document que « Le Monde » s’est procuré, plusieurs dirigeants « insoumis » demandent plus de démocratie interne et critiquent sévèrement le mauvais score du parti aux élections européennes ainsi que la stratégie mise en place par Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, le 5 juin à l’Assemblée nationale. JACQUES DEMARTHON / AFP
C’est un texte de cinq pages qui secoue La France insoumise (LFI) et qui tombe au pire moment : juste après la défaite aux élections européennes où la liste emmenée par Manon Aubry a recueilli 6,31 % des suffrages, et en pleine crise interne autour de la stratégie à adopter. Une note qui va par ailleurs gâcher l’installation des eurodéputés aujourd’hui au Parlement européen et la réunion intergroupe prévue avec les députés LFI.
Intitulée « Repenser le fonctionnement de La France insoumise », envoyée le 5 juin, cette note que Le Monde s’est procurée, est signée par quarante-deux cadres et militants « insoumis » – dont des figures du mouvement, comme Charlotte Girard, ex-responsable du programme ; Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation ; ou encore Hélène Franco, magistrate et coanimatrice du livret Justice de LFI. Elle est un réquisitoire en règle contre la gouvernance du mouvement populiste de gauche.
Sans jamais nommer ni Jean-Luc Mélenchon, leader de fait de LFI, ni Manuel Bompard, son dirigeant statutaire, mais en les visant constamment, ce texte – qui se présente comme une « contribution interne et positive » – affirme qu’après « la séquence présidentielle de 2017, [LFI n’a pas su] maintenir la dynamique » ni « s’ancrer durablement dans la société », souligne « l’affaiblissement du réseau militant et le départ de plusieurs responsables » dus « en grande partie au mode de fonctionnement du mouvement depuis sa création ». Pour les auteurs de cette note, « le fonctionnement actuel de LFI combine une certaine horizontalité en termes de fonctionnement mais une grande verticalité en termes de décisions collectives ».
Pour les signataires, il s’agit de préserver l’outil créé pour les élections de 2017. Pour l’un d’eux, « la maison brûle, il faut agir ». Le texte s’inquiète ainsi de la perte « d’un nombre considérable de militants, mettant en péril la possibilité de présenter des listes aux municipales ».
« Un tel fonctionnement n’a plus de justification »
« Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place. (…) Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation – prérogatives, champ d’action, identité, statut sans qu’ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire », dénoncent les auteurs.
Ils ajoutent : « Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. Ne pas reproduire les travers des partis traditionnels est évidemment une problématique cruciale ; mais si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des “partis d’élus”. »
La preuve de ces dysfonctionnements a eu lieu, pour les signataires, lors de la campagne des élections européennes : « Elle a été particulièrement impactée par ces incertitudes (tiraillements programmatiques autour de la stratégie plan A/plan B, mot d’ordre de “référendum anti-Macron”, relativisation du rôle des députés européens, procédures d’arbitrage autour des questions animales/agricoles ou bien des droits d’auteur en lien avec le programme et les livrets, manque de liaisons entre les équipes thématiques, les candidat·e·s et les réponses de l’équipe de campagne aux courriers extérieurs, annonce d’une “fédération populaire” à venir…). Une certaine logique descendante a été ressentie à la base par les “insoumis·es” dans les groupes d’actions et les ex­-candidats signataires en ont souvent été témoins durant la campagne sur le terrain. »
Et de porter l’estocade : « Un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir une fois cette phase [présidentielle et législative] passée. Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement. (…) Cette prétention de construction d’un mouvement suffisamment “gazeux” pour être à l’abri des tensions entre “courants” ou “fractions”, et à l’abri des enjeux de pouvoir, est un leurre. »
Trois exigences
A certains moments, la critique se fait encore plus sévère pour Jean-Luc Mélenchon : « Le fonctionnement pouvait ne pas poser de problème majeur tant qu’il n’y avait pas de débats de fond à arbitrer (question européenne, relations avec le reste de la gauche…), tant que l’attitude et la stratégie des dirigeants semblaient incontestables et tant que la question de la nomination de candidats à une élection nationale ne se posait pas. Mais dès que ces conditions n’ont plus été réunies, suite notamment aux perquisitions et dans le cadre de la préparation des élections européennes, nous avons pu constater que les problèmes pouvaient surgir très rapidement. »
Pour rebondir, les auteurs posent trois exigences avant la tenue de l’assemblée représentative de LFI, le 23 juin à Paris : « Que de véritables débats contradictoires puissent avoir lieu » ; « que les “insoumis” aient la possibilité de proposer des textes au vote de l’Assemblée » pour « trancher la ligne politique et les contre-pouvoirs internes permettant de la valider » ; « le principe d’une assemblée constituante du mouvement pour la rentrée ». Pour Manuel Bompard, « cette note ne pose pas de problème; les propositions vont être prises en compte. Je ne me sens pas visé. »
Ce n’est pas la première fois que des dirigeants alertent sur les dysfonctionnements de La France insoumise. En janvier une lettre interne (dont Mmes Girard et Le Bretton étaient cosignataires) dénonçait déjà une dérive autocratique. Par ailleurs, les multiples cadres ayant quitté LFI lors de la campagne européenne ont tous souligné les mêmes travers du mouvement.
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Abel Mestre
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