Médecine énergétique : rétablir l’équilibre du corps avec le shiatsu

Alternative santé – février 2019 – Luc Maisonneuve –

Le shiatsu a des effets positifs sur tous les déséquilibres liés au stress et au surmenage.Le shiatsu a des effets positifs sur tous les déséquilibres liés au stress et au surmenage.

Le shiatsu se développe et se répand de plus en plus en France. Et pour cause : ça marche. Applicable aux douleurs posturales comme aux troubles des grands systèmes – digestion, sommeil, stress, vitalité –, cette technique de massage agit de la même façon sur le chagrin ou la dépression. Un vrai retour à l’équilibre.
Fondé sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et des connaissances des méridiens qu’utilisent les acupuncteurs, le shiatsu (issu des mots japonais shi, signifiant « doigts », et atsu, « pression ») est un art du massage reconnu au Japon comme médecine à part entière depuis 1954. Il fonctionne par petites pressions rythmées sur des points précis pour relancer la circulation de l’énergie. Le shiatsu se pratique sur un patient allongé sur un futon ou une table de massage, à travers ses habits. Le praticien suit le trajet des méridiens et s’arrête sur les points où l’énergie vitale stagne pour la disperser, ou au contraire insiste sur les zones où l’énergie se disperse pour la retonifier.
Les douze pouls d’un bon diagnostic
Pour s’aider dans le diagnostic, le thérapeute utilise la prise « des » pouls : dans la MTC, on mesure en effet l’état d’un patient à la qualité des douze méridiens principaux, dont les pouls se prennent aux poignets (six sur chacun). Un pouls peut être tendu, rond, vide, gonflé… Ces termes renseignent sur la tonicité, l’excès, la faiblesse ou le vide des deux grandes énergies qui parcourent les méridiens, le yin et le yang. La MTC est liée à une philosophie selon laquelle l’homme et l’univers forment un tout, en une unité organique. Cette correspondance se traduit par le concept de globalité : tout phénomène dans l’univers et dans l’homme est la conséquence d’une énergie unique, le qi, se manifestant à travers le yin et le yang et par le mouvement des cinq éléments : Eau, Bois, Feu, Métal, Terre.
L’équilibre est constamment en balance entre les deux forces opposées, complémentaires et interdépendantes que sont le yin et le yang. Dans tous les cycles naturels, ils se succèdent sans cesse, comme le jour succède à la nuit, l’action au repos, l’inspiration à l’expiration. Le yin et le yang sont toujours en relation dynamique : si l’un croît, l’autre décroît. Quand le qi est en harmonie et en quantité suffisante, le sang circule bien, l’organisme est en bonne santé et la pensée est claire. A contrario, lorsque l’énergie et le sang stagnent, sont contraints ou bloqués, on se sent faible, lourd, sans vitalité, et les idées sont grises.
Une fois un diagnostic précis établi, le shiatsu-shi (le praticien) va orienter le soin pour harmoniser l’énergie de l’individu sur celle de la saison, rétablir les équilibres entre les différentes fonctions du corps ou restaurer la qualité énergétique des organes. Le shiatsu-shi utilisera plusieurs techniques pour toucher au plus juste : plus ferme et plus profond quand la structure est bloquée ; plus léger et plus coulant quand l’émotion perturbe le corps.
Shiatsu du dos
La magie du shiatsu réside dans cette capacité à soigner rapidement les maux du corps comme ceux de l’âme. Nombreux sont ceux qui viennent pour être soulagés d’une douleur physique et repartent apaisés d’une souffrance morale. « En dix ans de pratique, j’ai souvent vu des personnes pleurer, rire, se souvenir d’événements importants de leur existence qu’ils avaient oublié lors d’une séance. Le shiatsu les aide à revenir sur leur chemin de vie », témoigne Nathalie Lehn, thérapeute et enseignante en shiatsu à Bures-sur-Yvette, dans l’Essonne. Ce n’est pas pour autant une thérapie miracle : maladies chroniques, dépressions ou problèmes de dépendance ne se soignent pas en une séance.
Un toucher qui fait du bien
Le toucher peut devenir thérapeutique et traiter de simples contractures musculaires, des déséquilibres de grands rythmes (sommeil, digestion) jusqu’aux séquelles de traumatismes psychiques. Mais dans le vaste panel des indications traditionnelles du shiatsu, on notera aussi qu’il apaise les émotions et éclaircit le mental, a des effets positifs sur tous les déséquilibres liés au stress et au surmenage en effaçant la fatigue et en restaurant le sommeil. Le shiatsu stimule les défenses naturelles de l’organisme et accompagne, sur la durée, les personnes handicapées, les malades et leur proche entourage. Chez la femme enceinte, dans les mains de thérapeutes confirmés, il peut agir tout au long de la grossesse et après la naissance. Des mutuelles remboursent maintenant les séances de shiatsu, renseignez-vous auprès de la vôtre.
Apprendre cette technique en France
Des cours de shiatsu se développent un peu partout. « Le shiatsu familial est une clé souveraine pour calmer les enfants, faciliter l’endormissement ou prendre soin de son conjoint », confie Nathalie Lehn. Plusieurs niveaux d’enseignement existent et se succèdent, d’une pratique de détente sans visée thérapeutique à destination des amateurs à un apprentissage suivi pour devenir professionnel. De leur côté, les entreprises soucieuses du bien-être de leurs collaborateurs ont de plus en plus recours au shiatsu. Quinze à vingt minutes sur une chaise de massage, et les voilà sereins, prêts à repartir travailler. Pour trouver un praticien près de chez vous, prenez contact avec l’Union française des professionnels de shiatsu thérapeutique (www.ufpst.org).
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Tanka japonais – Manzei

         
           A quoi comparer
          Notre vie en ce monde ?
          A la barque partie
         De bon matin
         Et qui ne laisse pas de sillage

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Martial Foucault : « Le grand débat national est un moyen inédit de tirer un portrait social des Français »

Le Centre de recherches politiques Cevipof délègue une équipe de chercheurs qui suivra 200 débats en France. Pour son directeur, l’expérience est l’occasion de mieux évaluer la situation sociale des individus.
Martial Foucault : « Le grand débat national est un moyen inédit de tirer un portrait social des Français » Lire l’article sur Le Monde 15/02/2019
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Martial Foucault, directeur du Cevipof, en décembre 2018, à Sciences Po, à Paris. Alexis Sciard/ IP3
Une initiative de recherche participative, neutre et indépendante du dispositif du grand débat national, a été lancée pour constituer un Observatoire des débats. Menée conjointement par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC), le groupement d’intérêt scientifique Démocratie et participation et le centre de recherches politiques Cevipof (CNRS-Sciences Po), elle a pour objectif de dessiner le portrait social et politique de cette expérience inédite. Martial Foucault, directeur du Cevipof, nous livre les premiers enseignements de ces travaux.
Lire aussi Ce qu’il faut savoir sur le débat national
Dans le cadre de l’Observatoire des débats, le Cevipof assure le suivi de 60 débats par semaine (soit près de 200 au total), sélectionnés par tirage au sort afin de représenter au mieux l’ensemble du territoire français. Que vous apprend d’ores et déjà cette enquête ?
Premier constat : le nombre de débats varie beaucoup selon les départements. On en compte très peu en Corse, dans le Finistère ou l’Indre, beaucoup dans le Loiret, les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, le Doubs ou le Tarn.
Lire aussi Grand débat national : premier bilan d’étape
Dans certains d’entre eux, les débats ne sont pas toujours à l’initiative des maires et des élus, mais plutôt des associations à but non lucratif ou des citoyens. Dans d’autres, les Yvelines par exemple, les débats sont massivement organisés soit par les élus, soit par des associations à but lucratif – fédération du bâtiment, de la chasse, de la boucherie, etc. Les initiateurs des débats dépendent donc étroitement de la sociologie de ces départements.
On observe par ailleurs une déficience très grande de débats dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. De même, sur les 4 400 débats qui avaient été déclarés autour du 10 février, seuls 250 concernent des communes de moins de 500 habitants, alors que ces dernières sont 22 000 en France. Les débats se concentrent plutôt dans des villes de 10 000 à 30 000 habitants.
Parmi les participants, on compte environ un tiers de femmes et deux tiers d’hommes. Très peu de « gilets jaunes » – mais ces derniers sont souvent remerciés pour avoir donné l’occasion de cet exercice démocratique –, très peu de minorités visibles. Peu de jeunes également, beaucoup de personnes âgées de plus de 60 ans.
Lire Les Français et le sentiment de « fracture territoriale »
Vous avez vous-même assisté à plusieurs débats. Comment se déroulent-ils ?
….
 la suite
Martial Foucault : « Le grand débat national est un moyen inédit de tirer un portrait social des Français »
Propos recueillis par Catherine Vincent
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L’homéopathie marche très bien, les preuves sont là

Alternative Santé – février 2019 – Luc Maisonneuve –
À l’heure où des médecins, du haut de leur diplôme et d’une autorité qu’ils tentent d’asseoir, n’ont de cesse de décrier l’homéopathie, il était urgent de rappeler qu’une science indépendante et mue par le désir de percer des mystères a validé ses vertus.
Depuis un an, l’homéopathie se trouve sous le feu nourri d’attaques en tout genre, provenant de médecins, d’académies savantes et du ministère de la Santé. On lui reproche un manque d’efficacité thérapeutique, un risque pour les patients qui, prenant des granules, n’avaleraient pas de « vrais médicaments » et pourraient ainsi aggraver leur état, et un coût pour l’État lié à son remboursement.
Les plus virulents accusent même de charlatanisme les médecins prescrivant de l’homéopathie. À y regarder de plus près, il existe pourtant des études sérieuses montrant le bénéfice thérapeutique de cette médecine, son faible coût pour le patient et pour la Sécurité sociale et son impact sur la baisse de la consommation de médicaments classiques qui, eux, impliquent des coûts certains et des effets secondaires.
Cinq années d’étude sur plus de 8 000 patients
L’étude EPI 3, réalisée entre 2005 et 2012, est la plus vaste réalisée à ce jour sur la médecine générale en France. Son objectif principal a été d’évaluer la place de l’homéopathie dans la pratique des généralistes. Le recueil des données sur le terrain a  eu lieu entre mars 2007 et juillet 2009.
Au final, portant sur 8 559 patients et 825 médecins participants, le programme de recherche a nécessité cinq ans de travail. Il en ressort que :
– Les patients suivis par un médecin homéopathe présentent une amélioration clinique comparable à celle des patients suivis par des médecins à pratique conventionnelle. Le tout en utilisant deux fois moins d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) que ces derniers.
– Les patients suivis par un médecin homéopathe montrent une amélioration de leurs symptômes et des probabilités de complication globalement similaires à celles des patients de médecins à pratique conventionnelle. Le tout en consommant deux fois moins d’antibiotiques et d’antipyrétiques/ anti-inflammatoires qu’eux.
– Le taux d’amélioration clinique de l’anxiété et de la dépression est légèrement supérieur chez les patients de médecins homéopathes par rapport aux malades suivis par des médecins à pratique conventionnelle. Alors que les premiers ont utilisé trois fois moins de psychotropes…
Des résultats probants
L’étude a permis de conclure que l’homéopathie présente une évolution clinique comparable à celle acquise avec des traitements conventionnels, avec une consommation moindre de médicaments (ce qui pose des questions de mésusage et donc de santé publique), et cela sans perte de chance (risque de complications).
Par ailleurs, l’intérêt économique d’une prise en charge homéopathique a fait l’objet d’une publication. Un patient suivi par un médecin homéopathe coûte 35 % de moins à la Sécurité sociale, en prenant en compte le coût de la consultation et le coût de la prescription. Des résultats que devraient regarder les sceptiques.
Un vrai mystère : Les attaques contre l’homéopathie en France depuis un an se concentrent entre autres sur l’inefficacité et le mode d’action. Pour ce dernier, la science doit apporter des explications quant à l’hypothèse de la « mémoire de l’eau ». Rappelons qu’un médicament homéopathique est fabriqué à la suite de multiples dilutions d’une molécule. Ce mélange qui contient bien des molécules actives à l’échelle pondérale (quantifiable) va ensuite être dilué jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune trace quantifiable. C’est ce mystère qui pose problème aux « scientistes purs ».
L’homéopathie est une pratique très courante en France mais que l’on associe plus volontiers à la prévention du rhume, au traitement des allergies et des maladies cutanées, par exemple, qu’à la régulation du stress et à l’amélioration de la fertilité. Ces petites pilules ont plusieurs avantages : prescrites par un médecin, elles peuvent être remboursées par la sécurité sociale, elles ne risquent pas de « parasiter » le traitement suivi dans le cadre d’une AMP et peuvent utilement le compléter.
Bref, on arrête les dentifrices à la menthe (qui sont connus pour perturber les effets de l’homéopathie) et on fait le point avec un praticien compétent !
1 – Cette pratique repose sur 3 grands principes. Une substance qui provoque chez une personne saine certains troubles est capable de guérir ces mêmes troubles chez une personne malade : c’est la loi de similitude. Les substances utilisées (animales, végétales ou minérales) le sont à très faible dose sans perdre leur efficacité : c’est le principe de l’infinitésimalité. L’homéopathie est une médecine qui traite la personne tout entière et pas seulement la maladie, d’après le principe de globalité.
2 – L’homéopathie fait l’objet d’un débat. Ses détracteurs affirment qu’aucune étude ne vient prouver son efficacité au-delà de l’effet placebo et dénoncent le quasi-monopole dont jouissent les laboratoires Boiron, français, dans la distribution des produits. Toutefois, on estime qu’il existe aujourd’hui 5000 homéopathes diplômés, que 53% des français y ont recours au moins une fois dans l’année et que 30% des médecins prescrivent de temps à autre de l’homéopathie ! Ce constat permet de conclure a minima que beaucoup, praticiens et patients, jugent cette pratique efficace.
3 – En France, seuls les professionnels de santé (médecin, pharmacien, etc.) peuvent porter le titre de homéopathes. Les médicaments sont accessibles sans ordonnance mais lorsqu’ils sont prescrits, font l’objet d’un remboursement à hauteur de 35% par la sécurité sociale.
4 – Comme l’acupuncture, l’homéopathie est efficace uniquement dans les cas d’infertilité fonctionnelle. Elle permet de régulariser les cycles menstruels, l’ovulation et d’améliorer l’équilibre hormonal ainsi que la qualité de la glaire cervicale. Elle favorise également la nidation de l’œuf dans la muqueuse utérine.
5 – Le traitement peut être long : de 3 à 6 mois, car il s’agit d’une course de fond. Attention à l’auto-médicamentation qui n’est pas conseillée, malgré de nombreux sites affichant des produits et des doses pour booster fertilité. Il convient de consulter un homéopathe certifié afin qu’il puisse adapter dosage et médicament à votre profil.
Lire : Homéopathie : le vrai du faux
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Médicaments à éviter : la liste noire 2019 de Prescrire

Que choisir – 07/02/2019 – Perrine Vennetier –
C’est un rendez-vous rituel. Chaque début d’année, la revue médicale indépendante Prescrire dresse le bilan des médicaments plus dangereux qu’utiles (1). En ce début 2019, plusieurs spécialités ont été ajoutées à cette liste noire :
La méphénésine (Décontractyl). Ce « myorelaxant » est autorisé en traitement d’appoint des contractures musculaires douloureuses. Son efficacité n’est pas supérieure à celle d’un placebo. En conséquence, ses effets indésirables (somnolences, vomissements, réactions d’hypersensibilité) sont disproportionnés. Même en crème pour application locale (Décontractyl baume), cette substance peut provoquer des atteintes graves de la peau.
L’oxomémazine (Toplexil, Humex Toux sèche et génériques), est un sirop antitoux bien connu des familles. C’est également un sédatif, qui entraîne somnolence et baisse de la vigilance. Sa notice témoigne du grand nombre et de la variété des autres problèmes qui peuvent être provoqués par ce médicament : troubles de la mémoire ou de la concentration, vertiges, tremblements, confusion, sécheresse de la bouche, troubles de la vue, rétention d’urine, constipation, etc. Pour ces raisons, Que Choisir recommandait déjà de l’éviter en 2016.
toplexil
– La cimétidine (marque générique) est autorisée pour le traitement du reflux gastro-œsophagien (brûlures d’estomac). Prescrire propose de l’écarter car elle expose à nettement plus d’interactions médicamenteuses que d’autres médicaments de la même classe (dits « antihistaminiques H2 » tels que la ranitidine/Azantac). Pour ces raisons, Que Choisir avait déjà conseillé des solutions alternatives. 
– Le trinitrate de glycéryle (Rectogesic) est une pommade utilisée dans les fissures anales. Prescrire conseille de ne pas y avoir recours en raison de sa faible efficacité au regard de forts maux de tête.
Enfin, Prescrire recommande d’éviter l’ulipristal à 5 mg (Esmya), un médicament autorisé en gynécologie (traitement de tumeurs bénignes de l’utérus) ainsi que l’acide obéticholique (Ocaliva) autorisée en gastro-entérologie pour certaines maladies du foie.
La naloxone au tableau d’honneur
Le bilan des médicaments est aussi l’occasion de distribuer des bons points aux nouveautés pharmaceutiques qui le méritent. En ce début 2019, nulle « Pilule d’or » n’a été attribuée par Prescrire, aucune substance active n’ayant apporté un progrès thérapeutique majeur. En revanche, deux médicaments à base de naxolone – Nalscue et Prenoxad – ont été récompensés. Cette substance active est un antidote : en cas de surdoses d’opioïdes, son administration évite la mort. Jusqu’ici, la naxolone ne pouvait être injectée que par des professionnels de santé… donc éventuellement trop tard. Les deux médicaments distingués cette année mettent la substance directement à disposition des usagers ou de leur entourage : sous forme de spray nasal pour Nalscue ou d’une seringue pour injection intramusculaire pour Prenoxad. L’élargissement et la facilité d’accès ont ainsi été récompensés.
Lire aussi :
Pour être mieux soigné, il faut savoir éviter certains médicaments et trop de médicaments. Nos conseils.
Le bilan de Prescrire pour2018 et 2017.
(1) L’intégralité de la liste des médicaments à écarter pour mieux soigner est consultable gratuitement : http://www.prescrire.org/Fr/202/1834/PositionsList.aspx
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# dessin – Stratégie

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire.
Course aux armements : un parfum de Guerre froide

L’Opinion 15/02/2019 Jean-Dominique Merchet
La dénonciation du Traité INF sur les missiles à portée intermédiaire par Washington puis Moscou illustre le démantèlement des mécanismes de contrôles des armements. Une situation qui inquiète des Européens, impuissants
Les faits
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En Vrac – International

Le Monde 13 février 2019
Référendums d’initiative citoyenne : l’exemple californien. San Francisco. Le grand débat national s’exporte. Les Français de l’étranger y participent eux aussi. Le 25 janvier, ils étaient presque une centaine dans la bibliothèque du lycée français de San Francisco pour la première session de l’initiative d’Emmanuel Macron en Amérique du Nord. Les expatriés ont recommandé de s’inspirer de l’exemple californien. Le Golden State est l’Etat américain qui a poussé le plus loin la démocratie participative. Aux élections de novembre 2018, les habitants étaient appelés à se prononcer sur onze référendums d’initiative populaire à l’échelon de l’Etat (dix-huit en 2016). Mais les Californiens eux-mêmes trouvent que le système va trop loin. Lire l’article de notre correspondante, Corine Lesnes
 Les villes japonaises anxieuses face à l’arrivée d’étrangers. A partir d’avril un nouveau visa permettra aux étrangers de travailler plus facilement dans l’archipel nippon ; une mesure visant à pallier le manque de salariés japonais. Les autorités de nombreuses villes s’inquiètent car elles ne « savent pas comment s’y prendre avec les étrangers », explique le Japan Times.
L’embarras de Trump face au compromis du Congrès sur son mur à la frontière.Le compromis adopté par les élus démocrates et républicains pour sortir de l’impasse politique liée à la construction du mur voulu par Donald Trump à la frontière avec le Mexique n’a guère enchanté le président des Etats-Unis. Alors qu’il demande toujours près de 6 milliards de dollars pour lancer la construction de quelque 2 000 km de barrières physiques entre les deux pays, les élus se sont accordés sur un budget de 1,37 milliard de dollars permettant d’ériger une centaine de kilomètres de l’ouvrage. Le New York Times publie un bilan en images, très éclairant, du contraste entre les demandes ou annonces présidentielles et la réalité sur le terrain. Sur le plan politique, selon une analyse de Vox, « les républicains et la Maison Blanche sont coincés. Il semble qu’ils n’obtiendront jamais ce qu’ils veulent sur l’immigration par la voie du Congrès ». Certains demandent donc au président de le contourner en déclarant une « urgence nationale » ou en ayant recours aux décrets présidentiels. Mais pour Vox, il semble que M. Trump n’ait d’autre choix que « d’accepter une proposition bipartisane que ses alliés les plus conservateurs jugent lamentable ».
Le Monde 13
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Russie – Des ours polaires investissent des villes pour se nourrir

Vidéo – Dans une région du nord de la Russie, des ours blancs affamés viennent chercher de la nourriture dans les rues des villages. Une conséquence de l’accélération de la fonte de la banquise, due au réchauffement climatique.

Le Monde  12 février 2019
Le 9 février, les autorités de Nouvelle-Zemble, un archipel russe de la mer de Barents, ont décrété l’état d’urgence face à l’« invasion » de dizaines d’ours blancs agressifs. Ursus maritimus, aussi connu sous le nom d’ours polaire, est victime du dérèglement climatique. A cause de la fonte accélérée de la banquise, son territoire de chasse est de plus en plus réduit, et il a donc du mal à trouver de la nourriture. C’est pourquoi il s’aventure dans les villages russes.
Depuis décembre, une cinquantaine d’ours polaires se rendent régulièrement à Belouchia Gouba, la plus grande ville de l’archipel où est basée une garnison militaire russe. Après la déclaration de l’état d’urgence par les autorités, des spécialistes ont été envoyés dans la région pour essayer d’éloigner les animaux.
L’ours polaire est reconnu comme une espèce en danger. C’est pourquoi la chasse des ours polaires est interdite en Russie.

Russie : invasion d’ours blancs sur l’archipel de la Nouvelle-Zemble Le Monde 12/02/2019. L’île sud de la Nouvelle-Zemble, archipel du grand nord russe situé entre la mer de Barents et la mer de Kara, a été placée en situation d’urgence pour cause d’« invasion d’ours blancs », rapporte le quotidien en ligne Gazeta.ru. En effet, 52 plantigrades se sont installés dans les alentours de l’agglomération de Belouchia Gouba, capitale de l’archipel comptant environ 2 000 habitants (sur les 2 500 de l’ensemble du territoire). Ils rôdent autour des habitations, essaient d’y pénétrer et se montrent agressifs. Lire la suite de l’article dans Réveil Courrier
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Vieille école

En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité
Le billet de Michel Schifres
L’Opinion 05/02/2019
Autant prévenir : ce billet est profondément « réac ». Il témoigne d’une nostalgie de temps révolus. Sans doute ne comprend-il rien à son époque et aux expérimentations de celle-ci. C’est que pour lui, par exemple, l’école est le lieu où les enfants doivent apprendre quelques petites choses et découvrir l’univers magique de la connaissance et de la culture. Balivernes puisque de nouvelles disciplines vont être expérimentées. Désormais les élèves apprendront à se relaxer, à méditer et à mieux maitriser leur respiration. L’objectif est qu’ils « régulent leurs émotions » afin d’améliorer leur santé mentale et leur bien-être face aux « pressions » de la société. Ainsi vient d’en décider l’Angleterre. L’Angleterre ? Ouf, ce n’est pas chez nous qu’on aurait des idées pareilles.
Michel Schifres
mschifres@lopinion.fr
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Enquêtes publiques : le grand foutage de gueule

Charlie Hebdo – 06/02/2019 – Fabrice Nicolino – 
En France, on organise des enquêtes publiques pour apprécier l’intérêt général d’un projet. Un tracé d’autoroute ? Enquête. Une envie de TGV, une nouvelle installation touristique, une quelconque infrastructure de plus ? Enquête.
Qui est Gabriel Ullmann ? L’un des très rares commissaires de France à ne pas jouer le jeu.  Docteur ingénieur chimiste et docteur en droit de l’environnement, il a eu des responsabilités dans des associations de protection de la nature. Et ce naïf prend sa fonction de commissaire en Isère au sérieux. Il a ainsi émis des avis défavorables pour trois projets majeurs. Le Center Parcs de Roybon, en 2015, puis la ZAC Portes du Vercors en 2017 et enfin le dossier Inspira. Il s’agit d’un projet de zone industrielle de 250 hectares destiné à accueillir des usines Seveso, proche d’habitations et en partie en zone inondable (avril 2018) (*).
Le 6 décembre 2018, une décision de la « commission d’aptitude » composée principalement de représentants de l’État et d’industriels de la région a radié et exclu Ullmann de la liste des commissaires enquêteurs avec des arguments plutôt admirables. On reproche en effet  à Ullmann de concevoir « les enquêtes publiques dont il est chargé comme des missions d’expertise. Cela le conduit à mener des investigations […] sortant du cadre d’une exécution complète et diligente de l’enquête, dont le coût est supporté par la collectivité publique ou le porteur de projet. » Ullman a déposé le 3 janvier un recours demandant l’annulation du décret préfectoral lui interdisant désormais toute enquête publique.
Ainsi, les petits oligarques provinciaux n’aiment les commissaires enquêteurs que congelé. Et comme ceux de Paris pensent de même, François de Rugy, ministre de l’Écologie, a publié fin décembre 2018 un décret magnifique, prélude à la disparition pure et simple des enquêtes publiques environnementales.  Que dit le texte ? Qu’on lance pour trois ans en Bretagne et dans les Hauts-de-France une expérimentation, avant de l’étendre au reste du pays. On remplace tout bonnement les enquêtes par une publicité dans les journaux locaux et la possibilité de dire crotte sur une adresse électronique. On imagine bien la frayeur des aménageurs de tout poil…
En vérité, tous ces gens n’en n’ont jamais assez, car levons un premier mystère : sur les 6 000 enquêtes publiques annuelles, 1 % se terminent par un avis défavorable. Ces belles chambres d’enregistrement abritent il est vrai des garants de l’ordre, comme l’attestent les listes départementales que Charlie a pu regarder. On trouve ainsi dans le Calvados un expert foncier, agricole et immobilier, un officier de gendarmerie, un ingénieur des Eaux et Forêts, un responsable de production agricole, un ingénieur chimiste, un ingénieur des travaux publics d’État, un proviseur retraité. Pareil ailleurs, jusqu’à la caricature. Notons dans l’Orne la présence d’un directeur de projets Veolia-transports, dans la Haute-Garonne un officier de l’armée de terre et un ingénieur divisionnaire de l’industrie des mines. Ajoutons que l’enquête publique n’est jamais que consultative, et qu’un avis défavorable risque seulement de faire perdre un peu de temps, soit parfois beaucoup d’argent.
Revenons au fondamental. Un gouvernement qui offre un tel cadeau au BTP et à la corruption peut-il organiser un vrai « grand débat » national ? On le sait, Chantal Jouanno, anciennement chargée de son organisation,a mangé le morceau, dénonçant sans détour « une opération de communication« . Pas impensable.
(*) Lire : ZIP Inspira: le rapport qui dérange (Le Dauphiné-Isère-Nord 29/08/2018 )
Center parcs, Portes du Vercors, Inspira… La drôle de radiation de Gabriel Ullmann, commissaire enquêteur trop zélé (Place Gre’net – 25/01/2019)   et l’association  Sauvons notre Futur
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« Droit » à la désobéissance civile : « Tout ce qui est légal n’est pas forcément légitime »

Le Vif.be – 13/02/2019 – Pierre Havaux – Journaliste –
C’est tout l’enjeu que pose un acte de désobéissance civile, selon John Pitseys, chercheur au Crisp et spécialiste en théorie politique. Introduire dans le droit la possibilité qu’on puisse le transgresser : joli défi.
"Droit" à la désobéissance civile : "Tout ce qui est légal n'est pas forcément légitime"© Belga
Graver un droit à désobéir dans le marbre de la Constitution, est-ce osé ou sensé ?
L’idée a quelque chose de fascinant. De quoi parle-t-on au juste ? D’une forme non violente de résistance et de protestation contre une action politique publique. Le propre de la désobéissance civile est de poser en toute connaissance de cause un acte contraire à la loi, donc passible de sanctions. Par définition, elle est illégale. On introduirait ainsi dans le droit l’idée que l’on peut aller contre le droit. Le système juridique inclurait en son sein une sorte de clause qui ménage une marge de désobéissance. Ce ne serait pas énorme mais ce serait déjà pas mal.
Désobéir pour contester, ce n’est pas légalement admis ?
Martin Luther King distinguait le devoir moral d’obéissance à des lois justes et le droit moral de désobéissance à des lois injustes comme celles qui prônaient la discrimination raciale. Il estimait éthiquement légitime de poser des actes illégaux parce que considérés comme justes. C’est tout l’enjeu que pose la désobéissance civile : tout ce qui est légal n’est pas forcément légitime et tout ce qui est légitime n’est pas forcément juste. La légalité d’un régime ne suffit pas à bâtir sa légitimité.
John Pitseys, chercheur au Centre de recherche et d'information socio-politiques (Crisp).John Pitseys, chercheur au Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp). © DR
Reconnaître constitutionnellement un droit à la désobéissance ou à la résistance est-il admissible et concevable dans un régime de démocratie représentative ?
La proposition n’est pas insoluble sur un plan théorique mais la mesure poserait questions sur le plan pratique. Dans un régime démocratique, légalité et légitimité sont intrinsèquement liées : ce qui est légal est considéré comme légitime. Mais un régime parfaitement légitime peut aussi produire des lois parfaitement injustes. Ainsi, je peux payer des impôts que je considère pourtant injustes. La désobéissance civile consiste à dire : soit cette règle est légale mais n’est pas légitime ; ou bien, quand bien même cette règle légale serait légitime, elle est tellement injuste qu’elle justifie qu’on y désobéisse. Tôt ou tard, la désobéissance civile excède toujours le droit.
Mais le raisonnement se tient ?
Ce n’est pas du tout une question farfelue, presque tout le monde s’accorde d’ailleurs à reconnaître qu’elle est très importante mais aussi très délicate à appréhender. Un acte de désobéissance civile interroge la cohérence du système même : qu’est-ce qui me donne le droit de décider, moi seul, de ne pas appliquer une mesure que je juge injuste ? Et puis, qui décide finalement qui est gentil et qui est méchant en désobéissant ? Les activistes qui piétinent des champs d’OGM, un bourgmestre qui refuse de prononcer le mariage de personnes du même sexe, peuvent être considérés à la fois comme des héros et des salauds selon le point de vue des écologistes ou d’un chrétien conservateur. Dans notre régime, c’est ensemble, au travers des institutions démocratiques, qu’est tranchée la question de ce qui est une mesure juste : c’est tout le pari de la démocratie.
Décréter l’état d’urgence environnemental comme le font des étudiants dans la rue ne légitime-t-il pas un droit à désobéir à un État qui ne répond pas à ce que l’on attend de lui, au nom d’un état impérieux de nécessité ? Le climat devient une question de vie ou de mort.
L’état d’urgence est typiquement une prérogative de l’État. En réclamant un état d’urgence climatique, des citoyens demandent que l’État et ses institutions agissent alors que la désobéissance civile revient à refuser d’appliquer une loi ou une mesure. Serait-il justifié, en guise de protestation, de ne plus payer ses impôts tant qu’on estime que l’État agit insuffisamment en faveur de l’environnement ?
Réserver une place à la désobéissance dans la Loi fondamentale du peuple, mieux vaudrait ne plus y penser ?
On peut voir cette suggestion comme un appel au pouvoir judiciaire, comme un outil supplémentaire donné aux citoyens qui en appelleraient aux cours et tribunaux si le législateur ou le pouvoir exécutif prenait des règles jugées liberticides. La proposition relève plutôt de l’incantation politique, avec tout ce qu’elle a d’ambivalent et de non résolu, mais elle est significative d’un point de vue symbolique. Son utilité serait de rappeler au législateur et au citoyen que le caractère légal d’une norme n’épuise pas la question de sa légitimité. Il faut être bien conscient du caractère paradoxal mais fécond du fait que le droit admette d’inclure en son sein la possibilité de ne pas en tenir compte. Cela étant, qui pourrait penser qu’un régime politique qui ne respecterait plus les règles du jeu démocratique et se muerait en un régime policier, tiendrait compte de cette possibilité d’activer une clause de désobéissance ?
A moins de prévoir le stade ultime de la résistance à l’oppression : le droit et le devoir constitutionnel du peuple à l’insurrection contre un gouvernement tyrannique qui violerait ses droits. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon vient de chercher, en vain, à ressusciter cet héritage révolutionnaire contenu dans la Constitution française de 1793 qui n’a jamais été appliquée…
Le principe peut paraître généreux. L’idée en soi n’est pas incongrue mais paradoxale : elle revient à donner au peuple – mais c’est qui, le peuple ? – une permission de faire la révolution, permission qu’il ne demandera évidemment pas. Quand une insurrection survient, elle se fiche pas mal du droit...
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Technologie – Huawei, un défi pour l’Europe

 China, Dec. 6, 2018. REUTERS/Aly Song/File Photo

Le Monde 02/02/2019
ÉditorialAlors que le groupe de téléphonie chinois est devenu un acteur majeur développement de la 5G, les pays occidentaux s’inquiètent que ces infrastructures puissent servir Pékin en favorisant l’espionnage et le sabotage.
Fasciné par le gigantisme du marché chinois, l’Occident a longtemps fermé les yeux sur les pratiques peu orthodoxes de Pékin, qu’il s’agisse du rôle central que joue l’Etat dans l’économie, des barrières protectionnistes plus ou moins déguisées ou du non-respect de la propriété intellectuelle. Mais le pays « émergent » a fini par devenir une puissance technologique capable de rivaliser avec les Etats-Unis. L’ascension fulgurante du groupe de téléphonie Huawei illustre cette mutation.
En moins d’une décennie, Huawei est devenu un acteur majeur de la 5G, la nouvelle génération de réseaux mobiles, qui promet de révolutionner les usages de l’Internet. Vecteur incontournable de la transmission des données, y compris les plus sensibles, ces infrastructures peuvent servir des objectifs politiques en favorisant l’espionnage et le sabotage. Ce qui inquiète légitimement. Leur maîtrise constitue donc un enjeu de souveraineté crucial. La loi chinoise de 2017, qui oblige tout citoyen ou entreprise à coopérer avec les services de renseignement et à ne pas communiquer sur cette coopération, n’est pas de nature à rassurer les 170 pays clients d’Huawei sur l’utilisation éventuelle de ce qui transitera dans ces « tuyaux ».
Même si Huawei s’est toujours défendu d’être le bras armé de l’Etat chinois, les Etats-Unis ont été les premiers à endiguer son développement. Ils viennent de lancer une vaste offensive diplomatique pour convaincre les pays alliés de lui fermer la porte. Parallèlement, la justice américaine a ordonné l’arrestation de la directrice financière du groupe, Meng Wanzhou, également fille du fondateur, un ex-ingénieur de l’armée chinoise. Celle-ci est accusée d’avoir vendu du matériel à l’Iran, en violation des sanctions américaines à l’encontre de ce pays. D’autres collaborateurs du groupe chinois ont été également inculpés pour espionnage.
L’UE doit constituer un front uni face à la Chine
Les Européens, eux, ne disposent pas de l’arme de la justice extraterritoriale et ne veulent pas appliquer un protectionnisme qu’ils reprochent aux Chinois. Leurs équipementiers, comme Nokia ou Ericsson, perdent des parts de marché, tandis que leurs opérateurs agissent en ordre dispersé. Si certains, comme Orange, ont dit qu’ils se passeraient d’Huawei, d’autres ont déjà signé des contrats avec le groupe chinois.
La marge de manœuvre des Européens est réduite. Selon Deutsche Telecom, l’exclusion d’Huawei retarderait de deux ans l’arrivée de la 5G en Europe et coûterait plusieurs milliards aux opérateurs. Pour ne pas être pieds et poings liés face au groupe chinois, ils doivent maintenir un minimum de concurrence européenne et exiger un contrôle pour les infrastructures concédées aux Chinois.
Leur situation est d’autant plus compliquée que Donald Trump a fait de l’affaire Huawei un levier de négociation dans la guerre commerciale qu’il livre à Pékin. Le président américain, qui ne fait aucun cas des Européens en la matière, est capable de réhabiliter subitement l’équipementier pour peu qu’il obtienne des concessions des Chinois pour réduire son déficit commercial.
S’ils ne veulent pas être relégués au rang de spectateurs dans la bataille diplomatique et technologique qui se joue, les Vingt-Sept doivent constituer un front uni face à la Chine, se donner les moyens d’une politique d’innovation et établir leurs propres mécanismes de défense. Huawei, à cet égard, est un test. Faute d’une vigilance accrue, ils seront réduits à la dépendance technologique et, in fine, à l’impuissance politique.
Le Monde
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Antisémitisme : combattre les actes et les mots

L’Opinion 12/02/2019 Nicolas Beytout
Dans quelques jours se déroulera, c’est une tradition, le dîner annuel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Ce sera, comme les autres années, un événement où se presseront autour de membres de la communauté juive des hommes et des femmes politiques, des chefs d’entreprise, des avocats, des journalistes ainsi que le président de la République. Et nul doute qu’Emmanuel Macron, comme il l’avait fait l’an dernier, dira toute sa détermination à garantir aux juifs de France la tranquillité et la sécurité, ainsi que son engagement dans la lutte contre la montée de l’antisémitisme.
Car elle monte, cette haine affreuse. Elle progresse, gagne du terrain, mais surtout se transforme. Il n’y a plus un, mais des antisémitismes qui se nourrissent les uns les autres : les vieilles rancœurs françaises du siècle passé et les obsessions d’une partie de l’extrême-droite ont été rejointes et dépassées par le communautarisme antijuif qui grossit chez des musulmans, et par le délire complotiste commun à tous ceux qui, pour mieux détester les élites, relient puissance et argent à l’appartenance à la communauté juive. Chacune de ces horreurs prospère à l’abri de son quartier ou de son lieu de vie sociale. Et enfle désormais sous le couvert de l’anonymat que garantissent les réseaux sociaux, profitant de chaque occasion, par exemple le mouvement des Gilets jaunes, pour se propager.
La République doit lutter plus encore qu’elle ne le fait. Avec quelles armes ? Celle de l’éducation, bien sûr –Et le vote ces jours-ci de « la loi confiance dans l’école » tombe à point nommé. Celle de la répression, naturellement. Mais tant que les armes de la haine, tous ces mots anonymes qui salissent les réseaux sociaux, n’auront pas été désactivées, la bataille sera inégale. Traquer l’antisémitisme là où il se glisse presque impunément, voilà le combat de l’instant.
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# dessin – Comme si de rien n’était

 Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire.
Chômage: la drôle d’indifférence

L’Opinion 14/02/2019 Fanny Guinochet
Malgré la persistance du problème, l’emploi ne figure ni dans les revendications des Gilets jaunes, ni au menu du Grand débat. La question est reléguée derrière le pouvoir d’achat dans les sondages
Les faits
« Le changement est très net dans les sondages, la première préoccupation est désormais le pouvoir d’achat alors qu’auparavant le chômage arrivait en tête »
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Les Indégivrables – aveu

16 février 2019

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