Manger sain, ça peut rapporter gros – (France 2) mardi 7/07- 20h55

Faustine Bollaert dans A table! mangez sain et dépensez moins sur France 2 le mardi 17 juillet 2018 en prime : un nouveau magazine de société avec Yves Camdeborde en prime time .
Faustine Bollaert / Photo © Gilles Scarella/FTV
Faustine Bollaert est la nouvelle recrue avec succès de Ça commence aujourd’hui l’émission testimoniale de France 2 à 14h du lundi au vendredi avec des thèmes féminins et positifs qui se veulent porteurs. Pour autant, Faustine Bollaert a d’autres projets sur France 2 et cela passe par le magazine de société  » A table ! mangez sain, dépensez moins » prévu en diffusion le mardi 17 juillet 2018 en prime time.
Faustine Bollaert est partie à la rencontre des français pour les aider à mieux s’alimenter. Ainsi, Faustine Bollaert et Yves Camdeborde (chef bistronome et ex juré Masterchef) vont analyser le caddie de courses d’une famille. Ils vont tenter de leur faire découvrir de nouvelles recettes en évitant le gâchis et en optimisant son temps de cuisine si on est pressé.
Grâce à la curiosité de Faustine Bollaert, aux astuces culinaires du chef Yves Camdeborde et aux informations de la spécialiste en nutrition Mathilde Touvier, deux familles vont tenter l’expérience de manger plus sain tout en dépensant moins.
1er épisode : Direction Herblay, en région parisienne avec la famille où on retrouve Aïcha, Yannick et leurs trois filles Leslie, Kélie et Maïlie. La famille manque de temps et se nourrit de plats préparés et ça coûte cher.
2nd épisode : Direction le Sud, chez Héléna, Frédéric et leurs deux enfants Kassandra et Jason. Par manque de temps, la famille ne fait plus de vrais repas ou presque et axe tout sur le grignotage.
A la fin de la semaine, la famille va décider quels changements vont rester dans son quotidien ? Au programme des reportages, des tests de produits à l’aveugle ou encore des analyses d’un nutritionniste. Une émission qui fait penser un peu à SOS Cantine sur M6 avec des chefs de renom… le but faire des économies et manger mieux.
Notre avis et celui de la presse sur A table, Mangez sain et dépensez moins : Un magazine sympathique grâce à Faustine et le chef Camdeborde. On prend les bons conseils et astuces 😉 Pour Le Parisien « défi parfaitement réussi pour ces familles attachantes! Une émission sans surprise mais utile et ludique ».
TF1 propose aussi le manger sain avec Un village à la diète dès le 20 juillet 2018 en prime avec Laury Thilleman et Thierry Marx.
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France

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Commentaire – Et si on la gagnait cette Coupe du monde ?

Ouest-France 15/07/2018 Philippe LEMOINE

/ AFP / Dimitar DILKOFF

Tout le peuple français est derrière les Bleus ce dimanche. | DIMITAR DILKOFF / AFP
EditorialEn fin d’après-midi ce dimanche, l’Équipe de France de football a rendez-vous avec l’histoire. Une victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde serait pour la nation France, un moment de communion. Elle en a besoin.
Et si on la gagnait cette Coupe du monde 2018 ! Ce serait d’abord une belle victoire pour l’équipe de France qui vient de dérouler sur les pelouses russes un très beau parcours. L’aboutissement d’un travail de longue haleine, tissé comme les fibres d’un maillot par un entraîneur qui a fait du collectif une ligne de force.
Savoir fondre les ego et les individualismes dans le chaudron d’une équipe est, à ce niveau de la compétition, un vrai défi.
Pilier de l’école de 1998, Didier Deschamps a offert aux Bleus une philosophie de l’humilité : sur le terrain, soyez un tout et non l’addition de francs-tireurs. Un sens du bien commun que l’on espère voir triompher dimanche et qui pourrait s’exporter au-delà de l’enceinte des stades.
Et si on la gagnait cette Coupe du monde 2018 ! Ce serait pour la nation France, un moment de communion. Elle en a besoin. Les années que l’on vient de traverser ont tristement manqué d’enthousiasme. Elles ont été marquées au fer de la peur, du terrorisme, du nationalisme, des relents racistes et du chômage.
Souhaitons que les Champs-Élysées soient à nouveau noirs d’une foule bigarrée et festive chantant la Marseillaise à l’unisson. Que Paris soit une fête et que l’écho d’une joie partagée remonte de chaque ville et villages. Depuis mardi soir, l’essentiel de nos concitoyens, (tous mes regrets à ceux qui détestent le foot), tourne en boucle autour d’une seule question : « Tu fais quoi dimanche soir ? »
Peu d’événements déclenchent une telle frénésie collective, une telle envie de se rassembler, de partager des émotions et, soyons honnêtes, quelques verres d’apéro. Un élan porté cette année par la génération des bébés 98. Ils étaient à peine nés ou trop petits quand la première étoile a enchanté le pays.
Ils ont entendu les récits de la folle nuit du 12 juillet, du réveil d’une nation aux trompettes de la victoire. Ils veulent la leur. Ils l’écrivent sur les claviers de leur téléphone portable mais démontrent aussi que les réseaux sociaux n’ont pas eu raison de leur sens du partage. Ils délaissent le virtuel pour vibrer au réel.
Et si on la gagnait cette Coupe du monde 2018 ! Il faudrait aussi raison garder, ne pas broder autour de ce qu’elle n’est pas. Ne pas reproduire l’erreur politique de 1998 et tenter d’en faire un remède soudain et miraculeux aux maux d’un pays. Le sport est un élément de cohésion nationale, il est porteur mais il est éphémère. Heureusement, car la défaite fait aussi partie du match. S’il fallait attendre une autre compétition pour que l’humeur du pays se relève, nous ne vivrions alors plus que dans une république des jeux. L’histoire en a montré la décadence.
Restons vigilants mais ne boudons surtout pas notre plaisir. Victor Hugo voyait dans les étoiles le reflet des passions, alors accrochons en une autre sur le maillot bleu.
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#dessin – Sur des oeufs

PMA pour toutes : ce que Macron prépare

L’Opinion 12/07/2018Irène Inchauspé Ivanne Trippenbach
L’Opinion a consulté une version du texte gouvernemental, en cours de travail jusqu’à la fin de l’été, qui donnera lieu au projet révisant la loi de bioéthique. Il aborde de nombreux thèmes explosifs qui promettent une contestation virulente
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Osez la lactofermentation : des fruits et légumes toute l’année !

Biocontact magazine N° 292 – juillet/août 2018 – L’édito de Jean-pierre Camo Directeur de la publication –
Diffusion gratuite auprès De 2 200 magasins Diététiques et biologiques

L’été nous offre pléthore de productions végétales gorgées de sucres et de soleil. Parfois jusqu’à l’excès. Que faire en effet de ces innombrables prunes mûres à point, prêtes à se détacher de l’arbre pour s’écraser au sol si elles ne sont pas rapidement cueillies ? Que faire de ces courgettes qui, ramassées trop tardivement, épaississent leur peau et se vident de leur chair au profit de leur graines ?
Premier réflexe : partager vos surplus avec vos proches, vos voisins, qui se régaleront par exemple de vos incomparables tomates mûries sur pied, battant à plate couture leurs pitoyables consœurs immatures qui ont traversé l’Espagne dans un camion frigo. Et si vous receviez en retour quelques magnifiques concombres tout croquants ? Quand le locavorisme crée du lien social…
En prévision de la saison froide, peu généreuse en productions végétales, le simple bon sens nous dicte de faire des réserves. Facile pour certains légumes comme l’ail, l’oignon, le potimarron ou les fruits oléagineux telles les amandes ou les noix. Un endroit frais et sec fera l’affaire. Moins évident pour les fruits ou les légumes plus aqueux ou à peau fine.
Bien sûr, tout le monde pense aux conserves depuis qu’un certain Nicolas Appert a mis au point, en 1795, un procédé (appelé appertisation) consistant à soumettre les aliments à la chaleur dans des contenants hermétiques et stériles (bouteilles en verre puis boîtes métalliques en fer-blanc). C’est grâce à lui que nous pouvons déguster de gourmandes confitures (attention au sucre !) tout au long de l’année.
Hélas, il est bien connu que la stérilisation détruit les vitamines les plus fragiles. C’est pourquoi les conserves devront rester occasionnelles dans notre assiette : privilégiez toujours les produits frais et de saison. Mais cela ne suffit pas toujours : il faut savoir que des légumes frais conservés un ou deux jours au réfrigérateur ou à température ambiante subissent des disparitions importantes de vitamines fragiles. Ainsi, par exemple, les épinards perdent en un jour entre 70 et 80 % de leur vitamine C.
Alors, que faire ? Deux méthodes à remettre au goût du jour :
– La déshydratation. Un moyen très simple de concentrer sels minéraux, fibres, vitamines B et E. Vous pouvez faire sécher vos fruits et légumes (tranchés) au soleil, au four (sans dépasser 45 degrés, sinon on dégrade leur richesse nutritionnelle, et encore moins au-delà de 65 degrés car on passe alors en mode cuisson), ou utiliser un déshydrateur. Seule la vitamine C ne résistera pas à cette méthode.
– La lactofermentation (pickles au sel). Voilà la seule méthode de conservation qui, au lieu d’appauvrir nos aliments, se paie le luxe de les enrichir ! Elle permet en effet la multiplication de « bonnes » bactéries (non pathogènes) qui non seulement participent à la synthèse de certaines vitamines (K, B12, B8) mais contribuent également à empêcher les bactéries pathogènes de coloniser l’intestin. Par cet « effet barrière », le microbiote intestinal participe pleinement au fonctionnement de notre système immunitaire. Et vous ne soupçonnez même pas la variété de légumes que vous pourriez faire fermenter ! A vos bocaux !…
Pour conserver les aliments, il existe différentes méthodes : stérilisation par la chaleur, ajout de sucre, de sel, de vinaigre ou d’huile, congélation, fermentation alcoolique (vin, bière), appertisation (boîtes de conserves et autres bocaux). La lactofermentation en est un autre : elle fait intervenir les bactéries lactiques naturellement présentes dans les aliments. Ces « bonnes » bactéries se développent très rapidement en milieu anaérobie (en l’occurrence, dans l’eau et dans un bocal fermé hermétiquement) : elles se nourrissent des « sucres » (on parle de glucides, simples ou complexes) des aliments qu’elles transforment en acide lactique. L’acide lactique, en s’accumulant, acidifie le milieu : le processus s’arrête lorsque le pH descend aux environs de 4.
Ce pH acide (un pH neutre se situe aux environs de 7, sur un échelle de 1 à 14) inhibe le développement des bactéries pathogènes et de la plupart des germes susceptibles de dégrader les aliments (pourrissement, moisissure…). Les aliments sont ainsi stabilisés, sans que l’on ait eu besoin de les cuire. Ils se conservent alors entre quelques semaines et quelques mois, dans les bocaux hermétiquement fermés.
Lire : La conservation des aliments par la lacto-fermentation
La lactofermentation : comment ça marche ?

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Pourquoi l’eau de la mer est-elle salée ?

Le Vif.be – 09/07/2018 – ,
Si nous utilisions le sel présent dans tous les océans du monde, on pourrait couvrir la surface du globe d’une couche haute de 40 étages. Quiconque a déjà bu la tasse lors d’un plongeon effectué avec trop d’enthousiasme sait que l’eau de mer est salée, voire très salée. Mais comment se fait-il que la pluie et les rivières soient de l’eau douce ?

Explications pour briller sur la plage.
L’eau de mer n’a pas toujours été salée. Lors de la création des mers, il y a près de 3.8 milliards d’années, soit au moment où la surface de la Terre s’est suffisamment refroidie pour que la vapeur d’eau puisse se condenser, l’eau de celle-ci était douce. Cette condensation a provoqué la pluie. Un épisode qu’on appelle aussi « le grand lessivage des roches », comme le résume, dans 20 minutes, Bertrand Chapron, chercheur à l’Ifremer et responsable de l’équipe de recherche Océanographie spatiale et Interface air-mer. Des tonnes d’eau ont alors été déversées sur Terre, captant avec elles les différents gaz propulsés dans l’air par les volcans des premières heures de la terre. Plus connues sous le nom de pluies acides, celles-ci ont érodé la surface de la Terre, créant au passage différents reliefs, mais aussi les rivières, les fleuves, les mers et les océans. Par ce même mécanisme, ces eaux se sont chargées en sels minéraux qu’elles ont transportés jusqu’à la mer ou l’océan.
Mais quel sel ?
Chimiquement, il en existe plusieurs sortes de sel. Ce dernier résulte de l’assemblage d’atomes à l’état ionisé. Atomes qui peuvent être le chlorure (Cl-), le sulfate (SO42-), le sodium (Na+), le potassium (K+), le calcium (Ca2+) et le magnésium (Mg2+) précise Science et Vie. Dans la mer, le chlorure de sodium (NaCl), celui qu’on mange, est néanmoins majoritaire à hauteur d’environ 78 %.

Ce phénomène, qui a duré des centaines de millions d’années, et qui n’a d’ailleurs jamais cessé, a fait progressivement augmenter le niveau de sel dans les océans. Néanmoins, depuis 450 millions d’années, la quantité de sel dans les océans reste constante. L’excès de sel percole sur les fonds marins avant d’y être capté par les grains de sable. Le potassium est lui absorbé par les argiles et le calcium est utilisé par les organismes marins avant de former des sédiments calcaires.
Rivières salées
Mais si les mers reçoivent le sel à travers les rivières, pourquoi ne sont-elles pas salées? Tout est une question de perception puisque celles-ci sont en réalité salée, mais avec une concentration beaucoup plus faible. Le sel ne fait d’ailleurs qu’y couler et ne s’y accumule pas. On estime que quatre milliards de tonnes de sel dissous s’écoulent chaque année dans les rivières pour rejoindre la mer. Si cela parait beaucoup, ce n’est qu’un simple grain, comparé aux 35 grammes de sel par litre que compte la mer. Soit environ 49 millions de milliards de tonnes.
Les pluies acides ne sont pas les seules en cause pour expliquer la présence de sel dans les mers. Les sources hydrothermales jouent aussi un rôle. L’eau de mer qui s’est infiltrée à travers les roches de la croûte océanique peut ainsi retourner à la surface. L’eau est réchauffée par le magma et, lorsqu’elle remonte à la surface, elle dissout au passage les minéraux emprisonnés dans la croûte terrestre. On constate un processus similaire lors des éruptions volcaniques sous-marines. Beaucoup d’îles qui ont surgi de cette manière ont apporté dans leur bagage des milliers de tonnes de sel.
Par ailleurs, on constate que l’eau des mers ne présente pas un taux de salinité identique partout dans le monde. Par exemple, l’eau de la mer morte est si salée qu’on y flotte mieux qu’ailleurs. Ce phénomène qui fait la joie des touristes et dû au fait que cette mer est « fermée » et que du coup le sel ne peut s’évacuer. On notera aussi que plus on s’approche des pôles, moins il y a de sel dans les mers, puisque les glaciers et les rivières sibériennes y libèrent plus d’eau douce qu’ailleurs. Et comme il y fait froid, l’eau s’évapore moins et est donc moins concentrée en sel.
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Quel 14 Juillet fêtons-nous ?

Ouest-France 12/07/2018 par Jean-François Bouthors (*)
EditoCette année, le 14 Juillet est marqué par la Coupe du Monde, mais aussi par un contexte socio-politique marqué : un discours du président devant le Congrès de Versailles déroulant ses projets de réforme et la question migratoire qui ne cesse d’obséder les hommes politiques tout en tenant en échec une Europe incapable de se mettre d’accord.
Étrange 14 Juillet 2018, « coincé » entre les clameurs de mardi soir, lorsque « toute la France » communiait bruyamment à la victoire contre l’équipe de Belgique, et la finale de cette Coupe du monde qui se tiendra le 15, à laquelle participeront des Bleus que tout le monde décriait dans la première phase de la compétition. Difficile de faire vraiment la fête avant cet ultime rendez-vous qui va voir toute la nation exploser de joie ou pleurer de déception, selon que notre équipe l’emportera ou non. Cette année, les feux d’artifice et les bals auront quelque chose d’inévitablement décalé…
Étrange 14 Juillet également, après le discours du président Macron devant le Congrès, qui annonçait les énormes chantiers des réformes à venir dont l’avancée n’ira pas sans difficultés ni combats, puisqu’il n’y a pas, de prime abord, de consensus. On est loin de l’état de grâce qui suit toute élection présidentielle. Les résultats des premières réformes ne se faisant pas encore sentir, le gouvernement ne peut se croire d’emblée « qualifié pour la finale ». Bref, il n’y a pas de quoi faire la fête et rien n’annonce l’union nationale que l’on aimerait pourtant pouvoir célébrer, ne serait-ce que pour s’encourager face aux défis à relever.
Étrange 14 Juillet encore, dans le contexte d’une France obsédée par la question migratoire, dont les hommes politiques font désormais leur cheval de bataille et sur laquelle l’Europe trébuche.
Notre Fête nationale a des accents d’universalisme : les révolutionnaires entendaient annoncer au monde la liberté et s’il fallait défendre les frontières, ce n’étaient pas contre des hommes qui fuyaient la misère ou la tyrannie, mais contre les régimes « illibéraux » de l’époque.
L’union nationale, une nécessité
Or, aujourd’hui, les peurs font douter bien des Français des vertus de la liberté et de la démocratie. Que souhaitons-nous donc affirmer ensemble le 14 Juillet ? De quelles valeurs cette fête est-elle emblématique ?
C’est le 6 juillet 1880 que la IIIe République a fait du 14 Juillet notre Fête nationale. Cinq jours plus tard, dans un geste de concorde, les Communards étaient amnistiés. Il ne fut pas précisé si la nouvelle fête célébrait la prise de la Bastille en 1789 – acte révolutionnaire par excellence, suivi dans la nuit du 4 août par l’abolition des privilèges -, ou si elle devait raviver l’esprit de la Fête de la Fédération, instituée le 14 juillet 1990, qui se voulait un acte de réconciliation de tous les Français.
Devant les députés, le roi Louis XVI avait alors prêté serment de servir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et de faire appliquer les lois. Il s’était d’ailleurs présenté comme « roi des Français » et non comme « roi de France ».
Notre Fête nationale symbolise donc à la fois la révolte contre le despotisme et l’injustice et la volonté de surmonter nos divisions pour trouver la concorde. L’union nationale n’est pas seulement une nécessité pour se défendre contre des ennemis, elle n’est pas non plus l’alibi pompeux d’un frileux repli sur soi, c’est une manière de donner corps, en commun, à la troisième des valeurs cardinales de la République.
Mais si toute fraternité bien ordonnée commence par soi-même, elle ne peut être véritablement « française » en tournant le dos à l’héritage humaniste de la Révolution, qui a inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme. La fraternité ne doit pas être circonscrite aux frontières de notre Hexagone ni ne valoir que pour nous-mêmes.
(*) Éditeur et écrivain
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A la source

L’Opinion 12 Juillet 2018 Rémi Godeau
Impôts : Richelieu, Turgot, Vauban… Darmanin, même combat ?
L’éditoZigzag fiscal, le retour. Sur l’abracadabrantesque retenue à la source, Gérald Darmanin n’en finit pas de cafouiller. Par souci de «simplification», le ministre des Comptes publics voulait offrir aux salariés des particuliers employeurs une année blanche pour leur infliger ensuite une double imposition. Il envisage maintenant une exonération en 2019. Quel amateurisme à Bercy, pour une mesure peaufinée depuis dix ans ! On en vient presque à partager les craintes des syndicats des finances publiques lorsque le même ministre annonce une réorganisation afin de «simplifier» la collecte de l’impôt…
Ce mot est désormais utilisé à tort et à travers pour faire gober aux contribuables les usines à gaz les plus folles – comme sous le mandat Hollande l’expression «justice sociale» annonçait un matraquage en règle des classes moyennes et supérieures. Pris à son propre piège de la complexité, Gérald Darmanin en vient ainsi à forger une nouvelle doctrine, que l’on souhaite voir généralisée : rien de mieux pour simplifier l’impôt que de le supprimer ! Prix Nobel d’économie, Maurice Allais rappelait une autre évidence oubliée de nos technocrates : «La fiscalité doit être subordonnée à l’homme, pas à l’Etat».
La citation est tirée de notre série d’été consacrée aux révoltes fiscales. Les ministres y trouveront moult références utiles. Lisez Vauban ! L’inventeur de la «flat tax» explique que la simplicité est gage d’efficacité. Relisez Turgot ! Il insiste sur la nécessité de sensibiliser le contributeur au coût réel de l’administration. Etudiez Richelieu ! Il défend un Etat minimal, donc fort, laissant sa place à la société civile. Et Bastiat ! «Lourd budget et liberté sont incompatibles». Face au déclin du consentement fiscal, tous avaient compris les bienfaits une imposition large, lisible, stable et modérée, donc d’un niveau de dépenses sous contrôle. Simple, non ?
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#dessin – Silence on coupe

Réformes : la stratégie de la cachotterie

L’Opinion 13 Juillet 2018  Raphaël Legendre
 « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». En matière de réduction des dépenses publiques et de suppression de poste dans la fonction publique, le président de la République et son ministre du budget appliquent à la lettre les préceptes du cardinal de Retz.
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Démarchage téléphonique : le coup du groupe de travail…

L’âge de faire – juillet/août 2018 
Vous n’en avez pas fini avec le démarchage téléphonique. Une proposition de loi, portée par le député Pierre Cordier (LR), visait à mieux encadrer cette pratique qui fait sonner votre téléphone à toute heure de la journée pour vous informer que l’assurance Bidule a une nouvelle offre qui pourrait vous intéresser ou que le fournisseur d’électricité Machin pour faire baisser votre facture. 

Selon Pierre Cordier, qui s’est confié au Parisien, « tous les autres groupes de l’Assemblée, hors LREM, étaient d’accord pour approuver la proposition« . Mais LREM étant majoritaire, cela a suffi pour que le texte soit rejeté. Le gouvernement a en revanche annoncé la création d’un groupe de travail sur le sujet, auquel serait associés l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et les opérateurs de téléphonie.
Réaction du député Cordier face à cette annonce : « Le gouvernement nous fait à chaque fois le coup du groupe de travail« . Il serait d’ailleurs intéressant de contrôler un peu l’activité réelle de tous ces « comités » et « groupes de travail » : on parie qu’il y a plus de resquilleurs à trouver que chez les chômeur-euses !
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Jusqu’au-boutisme

L’Opinion 12/07/2018 Nicolas Beytout
Portefeuille de Françoise Nyssen : l’excès de transparence nuit à la démocratie
L’édito  – C’est une nouvelle victoire des grands prêtres de la transparence, et un nouveau recul pour tous ceux qui croient en une démocratie de bon sens : la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui avait été nommée pour sa compétence d’éditrice, se voit retirer de son domaine ministériel le secteur de l’édition et du livre. En entrant au gouvernement, elle avait pourtant démissionné de tous ses mandats à la tête des Editions Actes Sud, son entreprise. Mais ce n’était pas assez pour la Haute autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP). Exit donc, le savoir-faire de la ministre sur un des secteurs stratégique de son ministère : un décret vient de lui ôter tout pouvoir sur « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire », et la tutelle sur le Centre national du livre.
Démonstration est donc faite que, exigées sans discernement, la transparence et la chasse au conflit d’intérêts potentiel conduisent à l’absurde. Connaître son secteur devient un handicap. C’est aussi incongru que d’avoir nommé ministre de la Culture une femme politique qui n’y connaissait rien, et à qui, en guise de feuille de route, François Hollande avait dit – c’était il y a quatre ans seulement : « Tu sors tous les soirs, tu vas au spectacle et tu dis que c’est bien ».
On se demande bien, dès lors, ce que peut être l’apport de la société civile à la vie politique ? Et quelle sera la prochaine victime de cette idéologie de la transparence : Agnès Buzyn perdra-t-elle une partie de ses compétences dans la santé et Muriel Pénicaud, ancienne DRH, dans le social ?
En recevant son prix Nobel de Littérature, Manuel Vargas Llosa avait martelé, dans un discours remarqué, que trop de transparence « était dangereux pour la démocratie ». Le grand poète savait de quoi il parlait : il avait été candidat à l’élection présidentielle dans son pays.
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dessin Aurel – expulsion Beghal

Le Monde 12 juillet 2018

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Frais bancaires : « Plafonner, la priorité absolue »

Ouest-France – 12/07/2018 – Patrice Moyon –
La Banque de France est chargée du droit au compte.La Banque de France est chargée du droit au compte. | Axel Schmidt (Reuters)
Les coûts des « incidents » bancaires sont très lucratifs pour les banques. Les plus pauvres en font les frais. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, veut les encadrer. Entretien
Combien de personnes se trouvent-elles en situation de fragilité financière en France ?
Selon le recensement des banques, 3,6 millions. Cette situation est liée à leurs revenus ainsi qu’à leurs incidents de paiement. Pour ces clients, la loi bancaire de 2013 prévoit que les banques doivent proposer une offre spécifique, adaptée, pour limiter les frais des incidents de paiement. Mais sa diffusion reste trop faible : seulement 10 % d’offre spécifique par rapport aux clients en fragilité.
C’est peu !
Il y a une mobilisation, il y a des progrès, mais cela ne suffit pas.
N’est-ce pas, aussi, parce que les banques tirent de confortables revenus de ces clients en difficulté ?
La moyenne des frais bancaires appliquée à ces clients fragiles, avec de grandes diversités, est de 320 € par an. C’est trop élevé ! Nous nous mobilisons dans le cadre de l’Observatoire de l’inclusion bancaire : il rassemble les banques mais aussi les associations et acteurs sociaux, et les pouvoirs publics. La priorité absolue doit être de développer cette offre spécifique et de plafonner ces frais.
Quelle forme pourrait prendre ce plafonnement auquel Bruno Le Maire se dit favorable ?
Il me semble qu’il faudrait un plafonnement, à un niveau bas, pour les personnes bénéficiant de l’offre spécifique. Cela permettrait d’avoir des frais nettement plus faibles et de limiter les incidents de paiement qui ne sont l’intérêt de personne. Mais avoir un plafonnement global, suffisamment bas est alors une exigence. Pourquoi ? Tout simplement parce que si on plafonne une catégorie particulière d’acte bancaire ou d’incident, d’autres frais réapparaissent qui eux ne sont pas plafonnés.
Ne plus avoir de compte bancaire, c’est ne plus avoir d’existence sociale. Quand une banque ne veux plus de vous, comment fait-on ?

Banques en ligne  – UFC-Que Choisir
Les fiches détaillées des principales banques en ligne et néo-banques :
Elles s’appellent N26, Compte C-Zam, Revolut, Nickel, Orange Bank ou Fortuneo, Axa Banque, Monabanq, ING Direct, BforBank, Boursorama, Hello Bank. Certaines n’existaient pas il y a quelques années. Et pourtant elles commencent à compter dans le paysage bancaire français en bousculant les grands réseaux traditionnels. Quelles sont les principales caractéristiques de ces banques en ligne et néo-banques ? Réponse dans nos fiches détaillées.
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Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat !

Avaaz – La lettre du 11/07 –
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Trump déteste les climatologues qui disent que les jours du charbon sont comptés. Mais s’il peut licencier ses scientifiques, il ne peut pas se débarrasser de nous! Aujourd’hui, nous pouvons faire du pire cauchemar de Trump une réalité en annulant les contrats d’assurance du charbon ! Les plus grands assureurs se réunissent bientôt et ils envisagent de se retirer de ce secteur — aidons-les à franchir le pas!

signez la pétition 

   Chères amies, chers amis,
Avec Donald Trump aux commandes, le changement climatique est hors de contrôle — mais aujourd’hui, nous pouvons faire de son pire cauchemar une réalité en annulant les contrats d’assurance du charbon!
Trump adore ces centrales à charbon qui menacent la vie sur Terre, mais c’est un secteur qui ne peut survivre sans assurances. De grandes compagnies commencent à abandonner le charbon à cause de la pression du public — et nous pouvons amener Munich RE, un autre GÉANT des assurances, à suivre le mouvement.
Cela mettrait tout le secteur en état d’alerte! Munich RE est en train de prendre sa décision en ce moment même. Dans quelques jours, ses dirigeants se rendent en Allemagne pour rencontrer leurs plus gros clients lors d’un forum professionnel. Accueillons-les avec un million de signatures, et remettons notre appel avec des panneaux publicitaires géants et des encarts dans les médias — pour que la lubie de Trump pour le charbon ne détruise pas notre climat!
Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat
Les choses avancent vite! La plus grande compagnie d’assurance du monde, Allianz, vient de promettre d’abandonner le charbon: c’est le moment idéal pour rallier un autre assureur!
Munich RE est le plus grand réassureur au monde — il offre des garanties à des centaines de compagnies d’assurance — ce qui veut dire qu’il a le pouvoir de signer l’arrêt de mort du charbon et des sables bitumineux! Son PDG hésite encore. Mais il se préoccupe de sa réputation en matière de changement climatique et nous pouvons attirer son attention en faisant entendre un tollé avant cette importante réunion, chez lui, à Berlin!
Certains d’entre nous se préoccuperont peut-être des pertes d’emploi, mais les compagnies d’assurance préviennent longtemps à l’avance, suffisamment pour permettre la transition des travailleurs hors de ce secteur moribond — qui a dernièrement recours à toujours plus de machines et de moins en moins de personnes de toute manière. Par ailleurs, les énergies renouvelables génèrent déjà des millions d’emplois dans le monde entier.
Nos gouvernements ne vont pas assez vite pour éviter la surchauffe de notre planète et si nous n’intervenons pas maintenant, nous laisserons à nos enfants un monde qui ne ressemblera en rien à celui que nous avons reçu. Mais nous avons désormais une arme secrète, alors utilisons-la pour sauver tout ce que nous aimons!
Créons le pire cauchemar de Trump et sauvons le climat
Cela fait désormais plus d’un an que Trump a fait sortir les États-Unis de l’Accord de Paris et nous ne pouvons pas rester les bras croisés en le regardant saccager tout ce pour quoi nous avons tant lutté. Mettons à profit ce triste anniversaire pour chambouler ses projets de construire un nouvel empire du charbon. Une fois que nous aurons rallié Munich RE, nous approcherons d’autres gros assureurs tels qu’AIG — jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez d’entreprises pour diffuser le risque, ce qui signifierait la fin du charbon ET des sables bitumineux !
Ça fonctionne! Munich RE vient d’accepter de nous rencontrer — amplifions cet appel le plus possible avant le jour J!
Avec espoir et détermination,
Lisa, Bert, Daniel, Christoph, Danny, Camille et toute l’équipe d’Avaaz

signez la pétition 

POUR PLUS D’INFORMATIONS:
Allianz n’assurera plus les centrales et mines associées au charbon (BFM Business)
https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/allianz-se-desengage-du-charbon-1437431.html
Le réassureur Munich Re hésite encore sur la sortie du charbon (Zonebourse)
https://www.zonebourse.com/MUENCHENER-RUECKVERSICHER-436858/actualite/Le-reassureur-Munich-Re-hesite-encore-sur-la-sortie-du-charbon-26536447/
Les sociétés d’assurance placent les changements climatiques dans le Top 3 des risques émergents (Actu Environnement)
https://www.actu-environnement.com/ae/news/assurance-barometre-risques-emergents-changement-climatique-30624.php4
La lutte contre le réchauffement climatique prend du retard! (Sciences et Avenir)
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-emissions-mondiales-de-gaz-a-effet-de-serre-repartent-a-la-hausse_124453
Le Charbon prend de l’assurance (Les Amis de la Terre)
http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/le_charbon_prend_de_l_assurance.pdf
*  Avaaz est un réseau citoyen international de 47 millions de membres qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples pèsent sur les décisions mondiales. (« Avaaz » signifie « voix » dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 18 pays et 6 continents et travaille dans 17 langues.
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La fabuleuse équipée de Yannel qui est allé soutenir les bleus avec le président de la République

Ouest-France par Yves-Marie ROBIN

L’invité surprise de Macron au match : Yannel, 12 ans

Ce mardi soir, l’adolescent de Créteil (Val-de-Marne) vivra la demi-finale France-Belgique aux côtés du président de la République, dans la tribune officielle du stade Krestovski. Un super cadeau ! Tous deux s’étaient rencontrés, il y a un an, dans une base de loisirs des Yvelines. Récit d’une histoire un peu folle…
Jeudi 3 août 2017

Emmanuel Macron passe la matinée à Moisson (Yvelines), dans un centre de loisirs piloté par le Secours populaire et la Fondation du Paris Saint-Germain. Les enfants qui y sont accueillis ne partent pas en vacances. Dans cette base de loisirs, ils peuvent faire de la voile, du foot, découvrir l’apiculture… La présence du chef de l’État ne passe évidemment pas inaperçue. Les bambins l’entourent, l’assaillent de questions, notamment sur sa voiture de fonction d’alors, une Peugeot 5008.

Yannel Chroné, 11 ans, de Créteil (Val-de-Marne) se montre particulièrement intéressé par les performances du véhicule : est-il blindé ? Dispose-t-il de vitres teintées ? Est-ce un Transformers ? (célèbres héros de fiction prenant la forme de robots-voitures…)… Le Président prend le temps de lui répondre, lui expliquant les symboles de la République gravés sur la carrosserie et le laissant même s’installer à l’intérieur de l’habitacle. Le garçon est ravi. Le courant entre les deux passe très bien.

Vendredi 6 juillet, 17 h 50

Emmanuel Macron a invité le jeune Yannel, rencontré l’année dernière, à venir assister avec lui au match France-Belgique pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018. (Photo : Kamil Zihnioglu / Reuters)
L’équipe de France de football remporte son quart de finale contre l’Uruguay au Mondial russe et décroche ainsi son ticket pour les demi-finales de ce mardi. Comme annoncé lors de son passage chez les Bleus à Clairfontaine le 5 juin, le président de la République assistera bien à ce match important, joué sur la pelouse du stade Krestovski de Saint-Pétersbourg.
Cinq invités de l’Élysée seront à ses côtés dans la tribune officielle : Jean-Pierre Papin, l’ancien attaquant des Bleus et de l’Olympique de Marseille ; Guy Roux, l’ex-coach emblématique de l’AJ Auxerre ; l’écrivain Olivier Guez, prix Renaudot et auteur de chroniques sur la Coupe du monde ; Sylvain Porthault, président du club de football de Suresnes (Hauts-de-Seine) où a débuté le milieu de terrain N’Golo Kanté ; et le jeune Yannel Chroné. Emmanuel Macron tient à sa présence en Russie.
Lundi 9 juillet au matin
Après des heures et des heures de recherches compliquées et assez épiques, les services de l’Élysée finissent par retrouver la trace de l’adolescent. Ils appellent sa maman et l’informent de l’invitation du président de la République. « J’ai évidemment cru à un canular, raconte Cintia Chroné, que nous avons pu joindre ce matin. Quoi ? Mon fils invité par le Président pour assister à France-Belgique en Russie ? Impossible ! Mais l’Élysée a insisté. J’ai donc fini par comprendre que c’était vrai. »

Problème : le passeport de Yannel est périmé. Qu’à cela ne tienne ! La présidence de la République dépêche aussitôt une voiture avec chauffeur à Créteil et embarque Cintia Chroné. « Nous sommes partis à la préfecture de police, puis à l’ambassade russe. Les papiers officiels ont été faits très rapidement pour que mon fils puisse s’envoler vers la Russie. »
Ce mardi 10 juillet, en début d’après-midi
Une autre voiture présidentielle attend Yannel, sa maman et les autres enfants de la famille devant leur domicile, direction l’Élysée pour une rapide visite privée du palais. Une découverte écourtée pour l’adolescent. Un peu avant l’heure du goûter, il embarque en voiture avec Emmanuel Macron, direction l’aéroport militaire de Villacoublay, puis la Russie, à bord d’un Falcon. Yannel vit un rêve éveillé, d’autant qu’il est un fan inconditionnel de foot et des Bleus. « Mon joueur préféré, c’est Paul Pogba, confie-t-il à Ouest-France. Dans le stade, j’espère que je verrai Vladimir Poutine. »

Le jeune homme ne passera que quelques heures sur le sol russe. À peine le match terminé et après un passage éclair dans le vestiaire des Bleus, l’avion présidentiel décollera à nouveau, direction la France. Yannel Chroné devrait rentrer chez lui à Créteil vers 4 h du matin mercredi avec, forcément, des images fabuleuses dans les yeux et (peut-être) une qualification de l’équipe de France pour la finale…
Ce qui le préoccupe le plus aujourd’hui ? « J’espère que mes copains me croiront enfin. Depuis lundi, depuis que j’ai reçu l’invitation du président de la République, tout le monde me prend pour un mytho ! »

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