« Vous serez vaccinés pour sauver l’économie !! »

L’édito de Charles Sannat – 20/11/2020 –

Souvent on entend dire que l’on veut nous vacciner pour assurer les profits des grands laboratoires pharmaceutiques, et c’est une évidence. Tout d’abord tout le monde a bien compris désormais, que les grandes entreprises font appel à des lobbyistes qui passent leurs journées à arpenter les allées des pouvoirs, à arroser députés, commissaires européens et autres mamamouchis pouvant influer sur les décisions. Ils tiennent également les stylos lors de la rédaction des lois. Les grandes entreprises payent en réalité des bataillons de juristes et autres avocats pour écrire des lois à la place des députés qui ne les rédigent même plus ! Il faut dire que tout cela est devenu tellement compliqué que le législateur lui-même n’arrive plus à suivre.

Alors bien évidemment, dans cette épidémie, le sujet des profits des laboratoires se pose, mais il faut voir au-delà de cette question.

Lorsque nous parlons des grands laboratoires, nous parlons au mieux de quelques dizaines de milliards de dollars ou d’euros. C’est beaucoup d’argent bien sûr.

Mais certainement pas autant que ce que coûtent les confinements en yo-yo.

Bénéfices/risques médicaux, bénéfices/risques économiques !

L’empressement de certains hommes politiques de notre pays à vouloir nous faire piquer par des vaccins qui sont tout sauf finis – et dont la dangerosité n’est en aucun cas connue parce que le développement sur des technologies nouvelles et sans recul ne permet pas, par définition, de définir un profil de risque précis – est plus lié à un problème économique qu’à un problème médical.

D’ailleurs vous ne serez pas vacciné (peut-être de force) en raison d’une balance bénéfices/risques médicale favorable mais d’une balance bénéfices/coûts économiques qui pourrait sembler à première vue positive mais qui ne l’est pas.

Dans ces derniers travaux, l’économiste Nicolas Bouzou, directeur du cabinet de conseil Asterès chiffre le coût du retard de la vaccination de la population.

En clair, si on vaccine dès début 2021 tout le monde et que l’on peut reprendre notre vie d’avant ce sera très vite très bon pour l’économie.

Si on attend pour vacciner, cela va risquer de nous coûter « un pognon de dingue » en perte de croissance puisqu’il faudra continuer à vacciner !

Pour résumer les travaux de Nicolas Bouzou, un décalage de six mois dans l’administration d’un vaccin amputerait le PIB français de 60 milliards d’euros cumulés sur deux ans, soit environ 3 points de PIB. Très coûteux donc, et certainement beaucoup plus que quelques centaines de millions d’euros de doses de vaccin.

C’est pour cette raison fondamentale de balance coûts/bénéfices économiques que l’on voudra vous piquer même de force avec des produits sur lesquels nous n’avons pas forcément le recul suffisant… Et ce sera une terrible erreur !

Les coûts économiques à court terme et ceux de long terme !

Si nous restons sur le plan financier, un vaccin injecté à des millions de Français, s’il est mauvais, entraînera des coûts considérables de soins par la suite et de façon structurelle. Il ne faut donc pas uniquement regarder le coût du vaccin si nous décalons sur 6 mois, mais aussi le bénéfice à ne rien faire ou à attendre d’autres candidats vaccins puisque je rappelle que nous n’avons pas qu’une seule piste mais plusieurs.

Sur le plan politique, expliquer que le Covid ne fait pas plus de morts que la grippe et que le taux de létalité est de 0.5 % mais qu’il faut vacciner tout le monde avec un taux de problème de 1 %, sera dévastateur.

Juridiquement, il faudra trouver le moyen de contraindre la population à aller se faire piquer de force et à jouer les cobayes, ce qui n’est pas gagné, et qui en cas de problème se retournera contre les autorités.

Je rappelle, à toutes fins utiles, que les laboratoires veulent se faire exonérer de toute responsabilité en cas de problème et ce sera donc aux États d’indemniser les malades chroniques, et ceux pour qui cela se passera mal.

Ces réflexions doivent mener et inciter à… la réflexion !

Non, Macron et Castex ne sont pas les détenteurs de la seule vérité, et en démocratie les grands choix ne doivent surtout pas être laissés à deux tristes Sires.

Il doit y avoir des débats sur la vaccination. Nommer un monsieur vaccination pour faire de la propagande n’est d’aucune utilité et nous avons tous très bien compris.

Nous ne sommes pas anti-vaccin, ou anti-confinement. Nous sommes anti-refus du dialogue.

Le confinement ? Pas de discussion.

Les écoles ouvertes et lieux de contamination ? Pas de discussion et Blanquer aligne mensonge sur mensonge sur la réalité du nombre de cas dans les écoles.

La vaccination ? Pas de discussion.

A force de ne pas vouloir discuter, il se passera ce qu’il se passera à chaque fois, à savoir un moment éruptif de violence.

Macron a déjà été coursé dans les rues du Puy. Une grande première pour un président.

Un souvenir qu’ils feraient bien, en haut lieu, de ne pas oublier.

La France danse sur un volcan social, économique et politique.

Charles Sannat

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. 

Publié dans Non classé, Politique, Santé, Science

Réflexions sur la Pleine Lune du Scorpion

– Genève, vendredi 30 octobre 2020 par Philippe Robert

La Pleine Lune du Scorpion évoque l’énergie du Rayon 4, présenté comme le Rayon de l’Harmonie par le conflit, mais aussi de la Beauté et de l’Art ; mais il est dit dans un « Traité sur les sept Rayons » que ce quatrième Rayon a de nombreux noms, en voici un qui retient notre attention : « Le Correcteur de la Forme ».

Il peut paraître déconcertant d’associer un Rayon d’Art au signe du Scorpion, étant donné que les influences de ce signe, sont synonymes d’épreuves, voir d’incarnation difficile, où la souffrance peut occuper une certaine place.

Lorsque nous évoquons l’art, nous pensons d’emblée à des tableaux de Maîtres, représentant des paysages charmant le regard. Mais si nous approfondissons un peu la beauté sous ses différentes formes, nous retrouvons l’humanité en expression émotionnelle, et là, c’est le siège d’une créativité susceptible d’exprimer le ressenti des natifs du Scorpion.

On dit que l’Art est un vecteur de l’émotionnel et certaines personnes nées sous les influences de ce signe, expriment un émotionnel difficilement canalisé.

Mais essayons de voir comment ces Energies sont à même de nous ciseler, de nous faire passer entre le marteau et l’enclume pour « Corriger la Forme ».

Ouvrons plus particulièrement cette réflexion avec cette pensée : « Tandis que les beaux-arts sont généralement appréciés pour leur beauté intrinsèque, leur harmonie des couleurs et des proportions, le processus consistant à les créer, comme pour n’importe quel art, implique nécessairement un conflit, car le désir de créer quelque chose de qualité, rencontre toujours la résistance du monde objectif. C’est ici que la valeur pédagogique de l’art entre en jeu, lorsque l’artiste considère le sens de la création désirée en termes de valeur sociale, et de ce qui est possible en réalité. De telles délibérations relient consciemment les mondes de la signification et des apparences, en créant ainsi un point de tension entre eux. C’est le moment de transformation dans lequel, le désir du créateur et la résistance du moyen d’expression se réconcilient. L’harmonie émerge du conflit et la création se poursuit. » Essayons d’illustrer ce qui vient d’être proposé ici par un exemple pratique. Dans la profession de la gravure, l’artisan va entrer en relation avec la matière. Elle peut être noble comme de l’or ou de « moins grande valeur » avec du cuivre ou même de l’argent. Pour cela, il va employer un outil qu’il a préparé de ses mains pour lui donner une forme et un poli adaptés au travail à accomplir. Il y a ensuite une idée qui est reportée sur le métal par le dessin, puis, le graveur prend son burin en main ; il a préalablement apaisé toute forme d’excitation en lui, qui soit susceptible de faire trembler cette main et il va se concentrer intensément pour imprimer à l’outil, un échange harmonieux entre la pression qu’il donne et la résistance de la matière. S’il tenait un pinceau, cette résistance serait tellement moindre, qu’il devrait la compenser par un rythme plus rapide, mais ici, un métal comme l’or, réagit par une résistance ou une sorte d’opposition à la pression de l’outil.

De l’échange entre les deux, soit pression et résistance, le burin peut entamer la matière. Le poli de l’outil restitue ensuite l’éclat du trait gravé en profondeur et largeur progressive, conformément à la direction donnée par la main. Puis le rythme entre en scène, lorsque de nombreux coups de burin sont donnés pour suggérer un volume, un relief !

Il y a là, une harmonie qui se dégage de l’ensemble pour donner à l’œuvre en cours, l’élégance attendue d’elle. Il y a dans ce que nous venons de voir, un échange, une sorte de dialogue silencieux entre le graveur et la matière. Silencieux parce que « concentré ». Dialogue enfin dans ce qui apparaît entre le conflit ou résistance de la matière et une forme de contrainte intentionnelle exercée sur elle. Au bout du compte, un résultat va apparaître ; et celui-ci sera considéré comme harmonieux dans la mesure où il va donner la restitution de l’idée, conformément à ce que l’artisan avait émis au départ dans sa pensée et son désir.

Dans le monde des arts,le désir occupe une part importante, sinon fondamentale. Un artiste est considéré par le publique, avec plus ou moins de succès, lorsqu’il parvient à synthétiser ou catalyser le désir du publique, qui peut alors se reconnaître dans l’œuvre réalisée.

Il y a beaucoup de forme d’art et de moyens techniques pour manifester une expression artistique. En ce sens, il est intéressant de découvrir que l’alchimie est également présentée comme une forme d’art.… royal, plutôt qu’une science. Le dictionnaire « Wikipédia » la présente avec ces mots : « L’alchimie est une discipline qui peut se définir comme « un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec la transmutation des métaux » L’un des objectifs de l’alchimie est le grand œuvre, c’est-à-dire la réalisation de la Pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, principalement des métaux « vils », comme le plomb, en métaux nobles comme l’argent ou l’or. » Une autre définition donnée par un alchimiste pour cette expression artistique est, nous citons : « L’art de fondre et d’allier les métaux ».

Le point commun ressortant de ces différentes manifestations artistiques c’est le conflit, soit, la réaction de la matière sous la « contrainte d’un outil pour lui donner une forme, un résultat, une destination !

Si nous pouvons voir ce processus se manifester sur le plan physique, essayons de le voir sur le plan spirituel, puisque la matière est de l’Esprit dans son état le plus bas et l’Esprit, la matière dans son état le plus élevé.

Si nous étudions maintenant les « Douze Travaux d’Hercule » et son combat contre l’Hydre de Lerne, à la lumière de ce que nous venons de voir, abordons ce thème sous un angle complétant les différentes observations déjà été présentées à ce sujet, nous citons : « La tâche assignée à Hercule avait neuf aspects. Chaque tête de l’Hydre représente un des problèmes qui assaillent la personne courageuse qui cherche à atteindre à la maîtrise d’elle-même. Trois de ces têtes symbolisent les appétits associés au sexe, au bien-être physique et à l’argent. Les trois suivantes concernent la peur, la haine et la soif de pouvoir. Les trois dernières têtes représentent les vices du mental non illuminé : orgueil, séparativité et cruauté.

Les dimensions du travail entrepris par hercule apparaissent ainsi clairement. Il devait apprendre l’art de transmuer les énergies qui, si fréquemment, précipitent les hommes dans les tragédies. Les neuf forces qui ont causé d’indicibles ravages parmi les fils des hommes depuis le commencement des temps devaient être réorientées et transmuées ».

A ce stade de notre réflexion, il est toujours d’actualité de se rappeler que tous les personnages des travaux d’Hercule, nous représentent ; ils sont en nous dans leurs différents aspects. Nous entendons régulièrement dire : « J’étudie les enseignements de la sagesse sans âge, je médite, et pourtant, lorsque je pense avoir enfin maîtrisé les problèmes qui me caractérisaient, je me rends compte en certaines occasions, que les problèmes remontent à la surface, montrant par-là, qu’ils ne sont pas résolus… »

Nous avons en effet cette tendance, en tant que disciples, d’accumuler des connaissances, de méditer et d’en déduire que tout a été accompli pour que le problème soit résolu. Tant que la Vie nous confronte aux mêmes difficultés, nous montre, douloureusement, qu’il faut revoir notre copie avant de la livrer !!

Il en va de l’individu comme d’un Groupe. Agir ainsi, c’est vivre et faire face aux trois tentations, avant d’être confrontés à la tête immortelle de l’Hydre, qui nous place face à nos profonfeurs !

Durant la période mondiale actuelle, si nous observons l’humanité, force est de constater qu’elle se conduit comme ayant atteint un degré d’évolution où nous sommes tout près, si ce n’est en plein, dans ce Pleine lune ler un seuil critique, en ce sens que la réactivité mondiale, à tout ce qui se passe, est forte. A tout ce qui se passe, à chaque événement, à chaque proposition, il y a une contre-proposition, ou une opposition. L’expérience du Covid 19 a toutefois réussi à nous placer dans ce que nous n’aurions pas imaginer il y a une dizaine d’années, à savoir, un confinement et un arrêt presque total de toute activité économique concertée mondialement ! Et nous le devons à une toute petite entité telle qu’un virus, soit, le petit grain de sable…ou de sel, dans le rouage de notre société, avec les suites que l’on sait : un grippage général.

Ce processus si rapide, met en évidence, notre fragilité, laquelle est réalité. Une telle révélation est porteuse de souffrance mais aussi de Lumière. La question qui intervient alors est : comment, en tant qu’Hercule Mondial, allons-nous mettre genoux en terre, (je-nous) pour soulever l’Hydre ? Il n’y a que l’Unité de Groupe qui soit favorable à l’action de l’Ame, nous permettant ensuite de fondre, allier et servir !

Agir ainsi, c’est développer une tension en exploitant la résistance ou l’opposition de la matière, voir sa réaction conflictuelle, pour en dégager l’harmonie. Mirage et Illusion constituent le conflit de la matière dans les mondes de l’évolution humaine. Entre la tension, orchestrée par lle travail personnel et le conflit des mondes, résulte l’harmonie par la fusion avec l’Amour et la Conscience de l’Ame. Agir ainsi, c’est pratiquer l’Art Royal de l’Alchimie spirituelle et donner au Rayon d’Harmonie par le conflit, une ascendance par les degrés de mutation et de radiance ! C’est l’action du guerrier permettant de sortir triomphant de la bataille. Il s’agit de persévérer, ou, « percez et vous verrez ! »

* * * * *

L’habitude d’affronter les crises est bien ancrée dans la conscience de l’humanité. Les priorités de l’humanité sont actuellement sous les feux de la rampe car de nombreux conflits se jouent dans la conscience individuelle et collective. Ces crises découlent de notre interdépendance croissante et produisent un extraordinaire point de tension mondiale.

Mais dans cette tension se trouve un point d’émergence potentiel. Afin de saisir cette opportunité, il est essentiel de rechercher les causes sous-jacentes des événements mondiaux, ce qui requiert la capacité à pénétrer dans le domaine de la signification qui se cache derrière le monde des apparences. Dans chaque crise, doute ou confusion, prenez la voie la plus élevée- la voie de la compassion, du courage, de la compréhension et de l’altérité.

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TRIBUNE. Le confinement constitue un remède pire que le mal pour la société française

Regards.fr – Tribune par Collectif | 29 octobre 2020

Plus de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, ainsi que des artistes, se déclarent « atterrés » par des discours officiels qui dramatisent indûment la réalité afin de justifier des mesures de confinement.

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C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.

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 Chronique du Covid (partie IV) : face à la seconde vague, changer de politique

Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « Du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »

C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. À ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.

Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.

Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5%) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09%) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.

Hier, le 28 octobre, 3045 personnes étaient en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?

On dit alors : « Oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède. Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ? Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?

La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.

La vie sociale amputée, la démocratie en péril

La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.

Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché. Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraîne déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?

Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement. Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ? Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ? Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ? Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ? Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?

Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle.

Signataires :

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS
Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM, directeur de l’IRSAN
Jean Roudier, professeur de médecine, rhumatologue, directeur de l’unité INSERM UMRs 1097
Paul Touboul, Professeur de cardiologie à l’université Lyon 1
Pierre-Yves Collombat, ancien sénateur du Var, ancien vice-président de la commission des lois
Emmanuel Krivine, chef d’orchestre, directeur honoraire de l’orchestre national de France
Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université de Paris, ancien président des Etats Généraux de la Prévention
Marc Rozenblat, président du syndicat National des médecins du sport-santé 
Christian Celdran, Directeur Régional des Affaires Sanitaires et sociales (DRASS) honoraire
Chantal Brichet-Nivoit, médecin et correspondante de l’Académie d’Ethique à l’Université de Paris
Dominique Eraud, médecin, présidente de la coordination nationale médicale santé environnement
Louis Fouché, médecin anesthésiste, réanimateur hospitalier
Bernard Marsigny, médecin anesthésiste réanimateur hospitalier
Gilles Perrin, médecin anesthésiste réanimateur
Bernard Swynghedauw, biologiste, directeur de recherche émérite à l’INSERM
Fabrice Bonnet, professeur d’Endocrinologie au CHU de Rennes/université Rennes 1
Jolanta-Eva Amouyal, psychologue clinicienne et du travail, Expert de la Commission Européenne
Alexandra Henrion Caude, Chercheur, généticienne, Directrice de l’Institut de recherche Simplissima
Andréa Soubelet, enseignant-chercheur à l’Université Côte d’azur
Édith Galy, professeure en ergonomie à l’Université Côte d’azur
Bruno Péquignot, professeur émérite de sociologie des Universités de Paris
Jean-Loup Mouysset, Oncologue médical, Hôpital Privé de Provence
Bernadette Meignan, médecin généraliste
Sébastien Lagorce, médecin généraliste
André Quaderi, Professeur de Psychologie, Université Côte d’Azur
Olivier Soulier, Médecin
Gilles Guglielmi, professeur de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Directeur du Centre de Droit public comparé
Éric Desmons, professeur de droit public, université Sorbonne Paris Nord
Alain Wurtz, professeur émérite de Chirurgie Thoracique, Université de Lille
Bernard Dugué, ingénieur des Mines, docteur en pharmacologie, docteur en philosophie
Elizabeth Oster, avocat à la Cour, ancien membre du Conseil National des Barreaux
Arnaud Rey, chercheur en psychologie au CNRS
Mathias Delori, politiste, chargé de recherche CNRS
Alexandra Menant, docteur en biologie, chercheuse au CNRS
Alain Deville, physicien, professeur émérite à l’Université Aix-Marseille
Thierry Oblet, Maître de Conférences en Sociologie, Université de Bordeaux
Éric Plaisance, professeur de sociologie à l’Université Paris Descartes
Thierry Flaget, Conseiller principal d’éducation
Marc Cognard, professeur de biologie et physique-chimie en lycée
Malick Abubakr Hamid Diallo, journaliste
Virginie Bauer, journaliste-enseignante
Cesare Mattina, enseignant/chercheur à Aix-Marseille Université
Nathalie Chapon, Enseignante et Chercheure à Aix-Marseille Université
Elise Carpentier, professeur de droit public à l’Université d’Aix-Marseille
Marc Roux, professeur Honoraire de Zootechnie
Pascale Gillot, Maître de conférences en philosophie, Université de Tours
Charalambos Apostolidis, Professeur de droit international à l’Université de Bourgogne
Didier Blanc, Professeur de droit public à l’Université de Toulouse
Christophe Leroy, Biologiste, Docteur en Biologie Moléculaire et Cellulaire
Dominique Domergue Anguis, gynécologue 
Evelyne Fargin, professeur de chimie à l’Université de Bordeaux
David Lepoutre, professeur de sociologie, Université de Paris Nanterre
Isabelle Vinatier, professeur émérite de sciences de l’éducation à l’Université de Nantes
Marie Touzet Cortina, Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux
Rose-Marie Castello, médecin du Travail
Sroussi Hubert, médecin généraliste (Montbéliard)
Cécile Bourdais, maîtresse de Conférences en Psychologie à l’Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis
Marie Estripeaut-Bourjac, professeur Émérite à l’Université de Bordeaux
Rémy Marchal, professeur des universités à l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Marie-Laure Cadart, médecin et anthropologue
Jean-Jacques Vallotton, médecin généraliste (39)
Florence Lair, radiologue libérale, Blois
Nassim Moussi, Architecte
Jean-Christophe Besset, Réalisateur
Luc Petitnicolas, Responsable R&D – Chargé de cours
Murielle Dellemotte, Médecin du Travail 
Monique Lamizet, médecin
Bernard Lamizet, ancien professeur d’université à Sciences Po Lyon
Monique Romagny-Vial, professeur des universités
Jean-Jacques Robin, Juriste ancien directeur d’établissements médico-sociaux
Sébastien Aubert, professeur agrégé de Génie Mécanique, Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Laurence Maury, psychologue (psychologie sociale et cognitive)
Isabelle Aubert, Maitre de conférences HDR à l’Université de Bordeaux
Thierry Gourvénec, pédopsychiatre
Michèle Leclerc-Olive, chercheure retraitée CNRS-EHESS
Hélène Banoun, pharmacien biologiste, Docteur ès-sciences pharmaceutiques
Pierre Grenet, écrivain
André Cayol, enseignant chercheur retraité de l’Université de Compiègne Sorbonne
Shanti Rouvier, Docteure en Psychologie Clinique et Psychopathologie
Jean-Michel de Chaisemartin, psychiatre des Hôpitaux Honoraire
Gilles Mottet, enseignant artistique compositeur
Marta Barreda, Médecin généraliste, spécialiste en Santé Publique
Camille Allaria, Sociologue, chercheuse associée au CNRS
Pierre Duchesne, Psychanalyste
Michel Angles, médecin généraliste (12)
Daniel Robinson, médecin généraliste (Ecully)
Jean-Pierre Eudier, Chirurgien-Dentiste
Christian Perronne, médecin infectiologue
Christine Claude-Maysonnade, avocate (Tarbes)
Eugenia Lamas, chercheuse en éthique, INSERM
Hervé Joly, directeur de recherche CNRS, Lyon
Sylvie Laval, psychiatre
Daniel Chollet, médecin pneumologue
Brigitte Agostini, infirmière libérale, Propriano
David Esfandi, psychiatre-addictologue, Bordeaux
Thiou Sandrine, médecin généraliste à Besançon
Ariane Bourgeois, Avocat au Barreau des Hauts-de-Seine
Emmanuelle Lemonnier, médecin généraliste, Villenave d’Ornon
Jean-Jacques Coulon, médecin généraliste Bourges
Frédéric Monier, Professeur d’histoire contemporaine, Avignon Université
Marc Richevaux, magistrat, maître de conférences à l’Université du Littoral Côte d’Opale
Jean-François Lesgards, biochimiste, chercheur au CNRS 
Brigitte Weiss, Médecin généraliste
Laura Giusti, Médecin psychiatre
Mylène Weill, biologiste, directrice de recherche au CNRS
Eric Bouvier, pharmacien
Bernard Cornut, polytechnicien
Sophie Tasker, Traducteur et Expert Judiciaire
Mohamed Zelmat, biologiste médical 
Dominique Jaulmes, médecin retraitée, ancien PHTP AP-HP
Anne Marie Begue-Simon, ancien maître de conférences des Universités en sciences humaines, ancien médecin et expert honoraire près des Tribunaux
Tanguy Martinelli, médecin généraliste à Issigeac (Dordogne)
Frédéric Hasselmann, professeur de musique, chef d’entreprise, responsable d’association
Jean-Pierre Grouzard, retraité des Industries Electriques et Gazières
Caroline Mecary, Avocate aux barreaux de Paris et du Québec, Ancien Membre du Conseil de l’Ordre
Bernard Banoun, Professeur de littérature allemande, Sorbonne Université, Faculté des Lettres
Hugues Debotte, Conseiller en droit
Sendegul Aras, avocat au barreau de Strasbourg, Membre du Conseil de l’Ordre
Amandine Thomasset, psychiatre, praticien hospitalier 
Lisbeth Girard Claudon, Médecin généraliste 
Benoît Rousseau, juge des libertés et de la détention (Cayenne)
Cécile Fortanier, docteur en Économie de la Santé, Cadre Hospitalier 
Delphine Rive, médecin généraliste (Rezé)
Claude Gautier, professeur de philosophie, École Normale Supérieure de Lyon
Nathalie Caradot, médecin généraliste
Michel Soussaline, chirurgien AIHP- ACCAHP
Nicolas Sembel, professeur de sociologie à Aix-Marseille Université
Roland Pfefferkorn, professeur émérite de sociologie à l’Université de Strasbourg
Maryse Esterle, sociologue, enseignante-chercheure honoraire de l’université d’Artois
Lucie Jouvet Legrand, Maîtresse de Conférences en Socio-Anthropologie
Caroline Petit, chercheuse au CNRS, USR 3608
Pascal Lardellier, Professeur de sciences de la communication à l’Université de Bourgogne
Aurélia Vessière, Chercheur en maladies infectieuses
Nathalie Bauer, écrivain, traductrice littéraire
Marie-José Minassian, philosophe
Fausto Lanzeroti, Ostéopathe D.O.
Jean-Marc Le Gars, Avocat au Barreau de Nice
Michel Deshaies, Professeur de Géographie, Université de Lorraine
Thierry Orsiere, Ph D HDR, Ingénieur de Recherche en Toxicologie Génétique à Aix Marseille Université
Jean-Luc Viaux, professeur émérite de psychologie à l’Université de Rouen
Jacques Bouaud, chercheur en informatique médicale
Jean-Michel Crabbé, médecin généraliste (Besançon)
Patrick Bellier, Pneumologue
Isabell Erhardt, médecin généraliste 
Franklin Joulie, Chirurgie Gynéco-Obst (Nantes)
Pascal Sacré, Anesthésiste-réanimateur
Pierre-Olivier Weiss, Attache temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université des Antilles
Aurélien Dyjak, docteur en sociologie, formateur
Pascal Pannetier, Chef d’entreprise
Jean-Luc Stanek, Santé Navale et chirurgien-dentiste
Jeanine Jemet, médecin généraliste
Rosa Gutierrez Silva-Lenud, infirmière, diplômée en Santé publique
Claude Amzallag, musicien
Bénédicte Helfer, Expert Science de Régulation
Nicole Foulquier, Avocat (Beziers)
Claude Murtaza, médecin généraliste
François Gastaud, Chirurgien orthopédiste
Amélie Castellanet, historienne de l’art
Sara Melki, Ouvrière agricole
Léna Barbancey, infirmière
Vincent Pavan, maître de conférences en mathématiques, Aix-Marseille Université
Eve Martin, psychologue de l’Education nationale
Nicolas Védrines, kinésithérapeute diplômé en ingénierie
Gérard Ostermann, Professeur de Thérapeutique, Médecine Interne, Psychothérapeute
Michel Boudet, Médecin généraliste
Anne-Elisabeth Migeon, Diététicienne/Nutritionniste
félix giloux, critique d’art
Béatrice Adam, Kinésithérapeute
Maylis Ferry, post-doctorante en science politique au Centre Émile Durkheim
Justine Schaal, infirmière diplômée d’Etat
Idriss Abiola, infirmier anesthésiste, Paris
Pierre Sonigo, directeur de recherche et développement 
Rik Verhellen, médecin généraliste
Paul Rocchietta, directeur financier
Pierre Concialdi, chercheur en science sociales
Laurent Lederer, comédien
Alain Le Hyaric, Médecin de Santé publique, Paris
Koryna Socha médecin, PH, docteur en sciences médicales
Jean Baptiste Mouzet, praticien hospitalier gériatre, Maine-et-Loire
Gérard Le Roux, médecin généraliste retraité
Jean Jacques Gandini, Avocat honoraire, Montpellier 
Marie Monguet, psychologue clinicienne 
Jean-Marc Rehby, médecin généraliste (Lille)
François de Chabalier, psychiatre, épidémiologiste
Cynthia Galand, infirmière diplômée d’état
Christine Pavon, professeure des écoles
Sophie Helayel, Accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH)
Jérôme Reynier, Docteur en psychologie sociale
Arthur Roncetto, bibliothécaire
André-Pierre Bouillet, médecin généraliste (Talant)
Jean-Dominique Michel, socio-anthropologue
Maryse Pechevis, Avocat à la Cour (Montpellier)
Nadège Pandraud, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université
Didier Delaitre, médecin légiste, Le Bourget
Peter El Baze, médecin Ancien attaché des Hôpitaux du CHU de Nice
Heike Freire, philosophe et psychologue, spécialiste de la Pédagogie Verte
Christian Castellanet, Agro-écologue
Dominique Leiber, médecin généraliste
Margot Mottet-Caisson, étudiante à l’Université
Pascal Roman, Professeur de Psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse à l’Université de Lausanne
Gaël Raimond, étudiant infirmier 
Joo Zimmermann, Ingénieur Agronome, chargée d’accompagnement
Maxime Langevin, doctorant en mathématiques appliquées
Hélène Chollet, Docteur en médecine 
Béatrice Petit, médecin généraliste
Raphaël Sendrez, masseur-kinésithérapeute et ostéopathe
Nicole Chaudiere, pharmacienne
Karim Souanef, maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille
Vincent Manns, médecin généraliste acupuncteur
Martine Mérour, pneumologue
Myriam Balsat, médecin généraliste
Yves-Marie Mattheyses, Infirmier Anesthésiste
Anne Atlan, Directrice de Recherches au CNRS, Généticienne des populations et Sociologue
Caroline Mouzet-Heaulme, Médecin généraliste
Christophe Sgro, avocat, barreau de Nancy
Eliana Carrasco-Rahal, traductrice, autrice
Gilles Moulard, chauffeur-livreur
Adèle André, Juriste
Dominique Bouvier, pharmacienne
Marie-Louise Chaix, micro-entrepreneur
Ralph Lévy, Étiopathe
Nicole Roattino, pharmacienne Praticien Hospitalier
Chantal Hecq, retraitée
Evelyne Jaumary-Lapeyre, avocat, docteur en Science Politique
Sybille Burtin-Philibert, Médecin spécialiste de Santé Publique 
Laurent Durinck, médecin anesthésiste 
Véronique Ahari, édecin nutritionniste 
Nathalie George, médecin du travail et épidémiologiste
Frédéric Schnee, médecin gériatre coordonnateur en Ehpad
Dominique Crozat, professeur de géographie à l’Université Paul Valéry Montpellier 3
Thierry Medynski, médecin généraliste
Teddy Francisot, Avocat à Montpellier
Blanche Magarinos-Rey, avocate au Barreau de Paris
André Bonnet, avocat au barreau de Marseille
Hélène Palma, maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille
Jean Luc Wabant, avocat
Guy Chapouillié, Professeur Emérite à l’ENSAV de Toulouse
Évelyne Gandais, Dermatologue 
Nicole Karsenti, Médecin généraliste
Fabien Giboudot, médecin généraliste (39)
Gwennola Nouet Berthelot, docteur en médecine (49)
Édith Delbreil, avocate au barreau d’Avignon
Serge Rader, Pharmacien, Paris
Valérie Giraud, Sage-femme sexologue 
Emmanuel Sarrazin, médecin généraliste
Frédéric Barbe, maître de conférences associé à l’Ecole d’Architecture de Nantes
Jean Louis Pasquier, formateur pour adultes et praticien en cohérence cardio-respiratoire
Christine Pasquier, formatrice, coach et praticienne en cohérence cardio-respiratoire
Franck Enjolras, psychiatre et anthropologue 
Anne Catherine Martin, médecin généraliste
Paul-André Bellot, chirurgien dentiste
Francine Barouch, médecin Homéopathe (Nice)
Catherine Delmas, médecin généraliste, Toulouse
Jean Emsallem, médecin angéiologue
Morgane Miègeville, cadre de santé
Jean-Philippe Golly, informaticien
Patricia Melot, médecin généraliste
Christophe Lemardelé, docteur en histoire des religions, chercheur associé au CNRS
François Le Gall, musicien
Sylvie Huitorel, infirmière libérale (56)
Marc Arer, médecin généraliste (Saint-Etienne)
Philippe Bos, anesthésiste-réanimateur retraité
Aline Hubert, hydrogéologue
James Masy, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2
Benoit Marpeau, maître de conférences en histoire, université de Caen-Normandie
Anne-Gabrielle Mottier, orthophoniste
Lidia Wacheux, aide-soignante
Laurent Toussaint, Conseiller en Investissements Financiers, Professeur à Montpellier Business School
Bénédicte Dassonville, médecin généraliste
Sylvie Imbert, informaticienne
Elsa Ronchi, Cheffe de projet Développement Social Urbain
Christophe Dargere, sociologue, chercheur associé au Centre Max Weber
Tamara Baron, psychologue
Dominique Géraud-Coulon, médecin rééducateur (Gap)
Pierre Maugeais, médecin généraliste (30)
Françoise Giorgetti-D’Esclercs, médecin Oto-rhino-laryngologiste, CHU Marseille
Manuel Zacklad, professeur en Sciences de l’Information et de la Communication au CNAM
Paul Report, retraité, ancien magistrat des tribunaux administratifs et cours administratives d’appel
Marianne Bordenave-Jacquemin, maître de conférences en physiologie végétale, Sorbonne-Université
Catherine Raulin, médecin ostéopathe
Natacha Galet, psychologue Clinicienne, Psychanalyste
Gérard Delépine, chirurgien cancérologue statisticien
Nicole Delépine, pédiatre cancérologue
Jutta Schicht, éducatrice spécialisée
Eve Villemur, homéopathe , nutritionniste et praticienne en TCC
Béa Arruabarrena, maître de conférences Conservatoire National d’Arts et Métiers (CNAM) – Laboratoire DICEN
Sylvie Cagnin, médecin anesthésiste-réanimateur
Claire Neirinck, professeur de droit émérite, Université de Toulouse 1 Capitole
Thierry Loloum, médecin, psychiatre (16)
Véronique Le Gall, psychologue
Alain Tortosa, thérapeute
Colette Nordmann, médecin du Sport-Santé, Bures-sur-Yvette
Aude Meesemaecker, infirmière libérale, naturopathe, Montpellier

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« Nos libertés sont en train de se faire grignoter »

Insolentiae | 8 Oct 2020 – L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ce monde est devenu triste.

Notre pays est plongé dans un terrible voile de tristesse indéchirable. Un brouillard impénétrable.

C’est étrange quand on y pense.

Pour ceux qui ont mon âge (45 ans et plus) nous nous souvenons du monde d’avant quand ces souvenirs, qu’il faut cultiver, n’ont pas été effacés par les télévisions, les médias et autres médias de propagande qui nous force à vivre dans l’immédiat d’un éternel présent.

Il n’y a qu’aujourd’hui qui compte.

Il fût un temps où le temps s’écoulait différemment, autrement. Bien plus lentement.

Plus je vois ce monde avancer et se « technologiser », plus je vois, aussi, la tristesse et la dépression avancer.

Partout on nous rogne jour après jours nos libertés.

On ne peut plus rouler, plus chasser, plus bouffer de la viande, plus dire ou parler, on ne peut plus insulter, déraper, ou même dire des conneries qui se seraient rien d’autres que des conneries. Aujourd’hui une ânerie de comptoir vous emmène au tribunal, la Direction de la police judicaire vient perquisitionner chez vous parce que vous avez dit quelque chose qu’il ne faut pas dire.

Partout, en tout, et sur tout, les nouvelles règles, normes et lois fabriquent chaque jour de nouveaux coupables.

Chaque attentat, chaque fait divers est l’occasion de rogner un peu plus sur ces libertés du quotidien.

Chaque crise est l’occasion de réduire encore un peu plus le champs d’action des petits.

Puis vint la pandémie.

Et cette pandémie, ce virus sont l’excuse à tous les arrangements contre nos libertés.

Vous ne m’entendrez jamais comme un Bedos, dire qu’il faut laisser tomber les masques !

Ce que vous m’entendrez dire, c’est que dans toute nation libre, mature et démocratique, nous devrions pouvoir débattre, et, même nous insulter si nécessaire sur les plateaux, dans les journaux, pour que de ces échanges contradictoires ressortent des éléments forts permettant à chacun de comprendre ce qu’il se passe.

La réalité c’est que nous n’avons aucun débat sur nos libertés.

A aucun moment on pose le vrai sujet.

Quelles limites aux libertés individuelles dans une démocratie en cas de pandémie ?

Dit autrement, comment optimiser les mesures sanitaires et conserver, sauvegarder les libertés les plus essentielles ?

C’est un vrai sujet.

Un sujet qui devrait être sur toutes les lèvres et qui devrait nécessiter beaucoup de réflexions et d’échanges.

Voici quelques seconde de l’intervention salutaire de Sylvain Tesson sur LCI.

https://twitter.com/i/status/1313534522110210048

On nous prépare, on nous créé, on nous construit, sans nous demander notre avis, un monde sans liberté, et un monde d’une telle tristesse…

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

« Ceci est un article « presslib » et sans droit voisin, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

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Balance 2020 – Réflexion sur les énergies de cette constellation

Constellation de la Balance 2020

     Allégorie de la Justice et du droit, la Balance est généralement représentée par une entité féminine tenant une balance de la main gauche, une épée ou un glaive de l’autre main, afin de trancher selon la loi. Elle a les yeux bandés en signe d’impartialité. Dans une perspective plus large, le sens positif de la loi évoque l’éducation, l’élévation d’un être en apprentissage grâce à un processus progressif d’intégration dans une possibilité de vivre en société.
     Cette période du zodiaque peut également être perçue comme l’espace de temps que nous vivons actuellement, entre l’ère des Poissons finissante et l’ère du Verseau qui s’impose progressivement. Une telle époque intermédiaire semble indéfinie, placée entre les expériences du passé et celles qui se mettent en place dans le présent, en abolissant ce sur quoi, l’humanité s’est appuyée durant deux millénaires pour évoluer.
     On peut noter aujourd’hui des déséquilibres évidents sur notre planète : d’un coté, une consommation excessive, et de l’autre, de nombreux êtres humains qui n’ont absolument rien pour vivre dignement. On observe l’usage égoïste de l’argent et des systèmes économiques entièrement fondés sur le fait de toujours posséder davantage.
      Dans ce signe d’air, le plan mental est intensément à l’œuvre et tient un rôle majeur, là où il est question de loi, de sexe et d’argent, points extrêmement sensibles de l’évolution humaine. C’est pourquoi l’aspirant s’efforcera de n’avoir de préférence pour aucune des deux dimensions d’un même concept : ni désir ni aversion, vivre dans l’acceptation et se tenir dans l’état d’équanimité.
    Lorsque l’on sait que le hasard n’existe pas, que l’effet a sa cause et que les deux plateaux de la Balance font parties des leçons de ce signe, nous voyons l’indéniable rapport entre le symbole du Ying et du Yang, la Voie du Milieu, la quête d’harmonie. Entrer en résonance avec le ou les autres, vibrer à l’unisson sur la même fréquence, telle est l’expérience de cet amour universel qui harmonise les contraires.
      Dans ce contexte, l’intention de bienveillance est égale envers un proche comme envers un inconnu ou même quelqu’un de malveillant à notre égard. L’amour dans sa vraie nature a une telle équanimité. C’est pourquoi l’on dit que souvent nos ennemis sont nos meilleurs maîtres. Dans ce cas, le parfum de compassion peut effleurer la conscience de ces êtres qui traduisent leurs sentiments de souffrance en termes de violence.
      Œuvrons à cela durant ce mois de l’équinoxe où lumière et ombre s’équilibrent. Elles participent au même plan d’ensemble et ne sont que deux facettes de la Réalité. L’ombre est ce que nous refusons obstinément de voir, mais également le prélude à une guérison une fois l’équilibre rétabli. Le seul véritable ennemi est l’inertie. Pour le prétendant à la Lumière, de la rencontre avec l’ombre naîtra le porteur d’une Lumière nouvelle. Ce travail en Balance révèle aussi un moyen qui nous est proposé comme antidote aux mirages et aux illusions : c’est le rire et l’humour puisqu’ils mettent à mal la vanité.
      L’avenir de la race humaine n’est pas seulement qu’une recette collective. Chaque vie de bonne volonté contribue à l’équilibre ambiant. A moins que nous ne soyons nous-mêmes engagés dans un processus de transformation, nous ne pouvons pas contribuer activement à la transformation sociale mondiale. Émancipons-nous et permettons ainsi, par l’exemple, à d’autres de se libérer. Et s’ils le souhaitent, partageons notre expérience, c’est aussi une voie pacifique de transformation.
      Ce n’est pas là un programme impraticable. Il ne sape et n’attaque aucune autorité, aucun gouvernement. Et cependant, pour ceux qui lui sont associés, leur attitude n’est pas celle d’une « non-résistance passive ». Ils ont tous fait le choix d’aider à équilibrer les forces mondiales et à stimuler l’expansion de ce groupe croissant de personnes qui soutiennent la bonne volonté, la compréhension et la fraternité.
P.L.  de la Balance  –  jeudi 1er octobre   – 23h40

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Chine – Ouïgours : l’asservissement d’un peuple

Éditorial  Le Monde 17/09/2020
Editorial. Dans un contexte d’internement systématique des membres de cette ethnie d’Asie centrale au moindre prétexte, la population est soumise à des inspections orwelliennes jusque dans leur vie intime.
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Une caméra de surveillance à Kashgar (Xinjiang), en septembre 2018. Thomas Peter / REUTERS
Editorial du « Monde ». Le Xinjiang, ce vaste territoire aux frontières de l’Asie centrale où vivent les 11,5 millions de Ouïgours, est victime d’un totalitarisme dont la sophistication se révèle un peu plus chaque jour. Chaque mois, des « cousins » han, l’ethnie majoritaire chinoise, sont assignés par les autorités afin de s’inviter dans les foyers musulmans pour une semaine de vie commune, au nom de « l’union des ethnies en une seule famille ». Lancée en 2016 et généralisée depuis 2018, cette vaste campagne est présentée par les autorités chinoises comme une « politique douce » capable « d’approfondir la compréhension entre les ethnies et de contribuer à la stabilité de la région autonome du Xinjiang ». Derrière cette propagande, l’asservissement de tout un peuple est à l’œuvre.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Ces faux « cousins » chinois qui s’imposent dans les familles ouïgoures
Chaque visite de fonctionnaires hans comporte une mission officieuse : dénoncer la pratique religieuse et tester le patriotisme des hôtes ouïgours envers le pouvoir et son leader, Xi Jinping. Dans un contexte d’internement systématique des Ouïgours au moindre prétexte et au nom de la lutte contre le « terrorisme, le séparatisme et le fondamentalisme », la population est soumise à ces inspections orwelliennes. Ce pouvoir disproportionné ne fait qu’exacerber l’un des griefs latents des Ouïgours sous administration communiste : la colonisation de leur territoire ancestral et l’accaparement de ses richesses par l’écrasante majorité han (qui représente 96 % de la population chinoise et 40 % de celle du Xinjiang).
Effrayante sujétion
A l’occupation de l’espace, au mépris de la Constitution chinoise pourtant garante de l’autonomie de ces régions, s’est ajoutée celle des esprits, à travers un endoctrinement dit de « transformation par l’éducation » au moyen de camps où sont détenus au moins 1 million de Ouïgours. Dans le même temps, culture et langue locales sont niées. Le ouïgour (comme le tibétain et le mongol) a été marginalisé dans les cursus scolaires au profit du mandarin. Le contrôle de la vie intime parachève cette effrayante sujétion de la population.
Celle-ci s’exerce au moyen d’une violence « aux caractéristiques chinoises ». L’Etat chinois s’appuie sans garde-fous sur les technologies de surveillance les plus sophistiquées et sur des capacités logistiques et de génie civil comme seul Pékin en dispose. De récentes images satellites identifient 260 structures dotées des caractéristiques de centres de détention construites depuis 2017 au Xinjiang, dont certaines ont la capacité d’accueillir plus de 30 000 détenus. Ce degré de coercition est aussi rendu possible par la brutalité d’un Etat policier qui punit tout lanceur d’alerte, qu’il soit ouïgour ou han.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi « China Cables » : révélations sur le fonctionnement des camps d’internement des Ouïgours
Enfin, contrairement à ce que promettent les dirigeants chinois en déplacement à l’étranger, il n’est pas possible pour des journalistes ou des chercheurs occidentaux d’enquêter librement sur place. Les abus au Xinjiang ne nous parviennent que grâce à des victimes et à des témoins qui ont pu fuir la Chine.
Face à ces abus systématiques contre les droits de l’homme, seuls les Etats-Unis ont adopté des sanctions, certes symboliques, contre les dirigeants du Xinjiang, mais aussi contre le Bingtuan, ou Xinjiang Production and Construction Corps, la gigantesque organisation paramilitaire chargée de coloniser le territoire en y attirant des Hans par des politiques incitatives d’installation. Les dirigeants européens, dont Emmmanuel Marcon, n’ont que très récemment choisi de nommer publiquement les exactions. Il reste à associer à ces discours des actions concrètes, qui n’ont que trop tardé.
Ces faux « cousins » chinois qui s’imposent dans les familles ouïgoures
L’Etat chinois envoie des cadres dormir une semaine par mois dans les foyers de la minorité musulmane pour soumettre le dernier espace d’intimité à sa surveillance.
 Le Monde17   Septembre 2020 Par Harold Thibault et Brice Pedroletti Publié hier à 05h46
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Repas de famille. Chaque membre a un « cousin » attitré. LE MONDE
Ils étaient à la maison une semaine par mois. A partager les repas en s’assurant que Zumret Dawut, une femme ouïgoure, savait cuisiner des plats chinois, à faire mine d’aider à laver la vaisselle, mais inspectant au passage tous les recoins de la maison en quête d’un Coran suspect. A poser des questions aux enfants dès que leur mère avait le dos tourné : les parents leur parlaient-ils de Dieu ? Allaient-ils à la mosquée le vendredi ? La mère de famille avait appris à ses trois enfants, deux filles et un garçon, à répondre non à toutes ces questions de ces étranges visiteurs ou à esquiver.
La nuit aussi, les « cousins » étaient là, dormant sur un matelas au sol dans la même chambre que Mme Dawut et son mari, utilisant leur salle de bains au petit matin, puis prenant le petit déjeuner qu’elle leur préparait.
…….
Pour des acteurs culturels présents en Chine, la censure est telle que ce ne sont pas des couleuvres qu’il faut avaler, mais des anacondas »
Face à la censure chinoise, la question du boycott du pays monte en Occident. La polémique autour du film Disney « Mulan » montre que l’indignation peut être à géométrie variable dès lors que des investissements financiers sont en jeu, relève dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
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Alternative Santé – septembre 2020 – l’édito de Jean-Baptiste Talmont –
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C’est le moment d’agir pour le vivant et … pour l’herboristerie !

Plantes et Santé – 01/09/2020 – Isabelle Sajet –
C'est le moment d'agir pour le vivant et … pour l’herboristerie !
Agir pour le vivant, telle a été pendant une semaine la thématique sur laquelle ont échangé à Arles des agronomes, des médecins, des herboristes mais aussi des naturalistes, des artistes et des jardiniers. Imaginée par les dirigeants d’Actes Sud, Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, le festival a été l’occasion d’aborder une question d’actualité : la médecine du vivant au sein de laquelle l’herboristerie pourrait retrouver toute sa place. La présence du sénateur Joël Labbé, à l’origine de la mission pour l’herboristerie, a été l’occasion de faire également un point sur le sujet.
En France, 1 500 espèces médicinales ont été répertoriées. Mais pour parler de l’avenir des plantes médicinales et des métiers de l’herboristerie, Thierry Thévenin, lui-même paysan-herboriste et modérateur de la journée consacrée à la médecine du vivant a pointé d’emblée une contradiction : si la moitié des Français utilisent aujourd’hui les plantes pour se soigner, notre relation avec elles est marquée par la peur. Questionner cette peur, c’est aussi questionner l’encadrement légal de la phytothérapie, les différentes pratiques liées aux plantes médicinales et les acteurs qu’ils soient herboristes, pharmaciens, ou médecins. En tant que pharmacien, professeur de pharmacognosie, Pierre Champy a fait montre d’optimisme, estimant même que de nouvelles dérogations devraient permettre d’allonger la liste des plantes alimentaires et médicinales vendues par les herboristes (actuellement au nombre de 148). « L’agence du médicament est assez ouverte à cela », nous a-t-il appris. Pour lui, les problèmes de sécurité sont avant tout dus à des questions de qualité dans la traçabilité et à des mésusages qu’explique l’insuffisance des mises en garde destinées au consommateur. Il estime donc que le diplôme d’herboriste est nécessaire mais qu’en parallèle il faut mener d’autres combats. Citons les principaux : l’amélioration de la recherche fondamentale sur les plantes, une meilleure formation des médecins à la phytothérapie, et l’accès à une position moins marginale des plantes dans le parcours de soins hospitaliers.
Le problème de la transmission du savoir
À ses côtés, le médecin généraliste expert en phytothérapie depuis 1994, Bruno Dal Gobbo a insisté sur comment l’évolution des risques allait de pair avec l’évolution de la médecine. De la perte des connaissances ancestrales, à la fermeture des herboristeries, puis à celle des préparatoires de pharmacie, c’est l’arrêt de la transmission de ce savoir qui est en cause. « Je ne pense pas que la plante soit dangereuse, mais c’est la manière dont on la pratique, dont on dispense son savoir, dont on va l’utiliser qui l’est », a-t-il avancé. Et d’expliquer qu’en isolant les connaissances, et en cherchant à les renforcer uniquement pour elles-mêmes sans chercher à les partager, les différentes corporations se sont isolées les unes des autres aboutissant au climat de méfiance actuel. « Or sans communication, il devient impossible de transmettre les informations essentielles qui permettent à chacun de prendre sa place » a-t-il souligné. Le problème n’étant pas la dangerosité de la plante en tant que telle, mais la pertinence du conseil qui va justifier que l’on donne telle plante à un patient.
Bientôt une proposition de loi
Enfin, le sénateur écologiste Joël Labbé, (rattaché aujourd’hui au RDSE) est revenu sur son engagement en faveur de l’herboristerie et comment ce combat se poursuit aujourd’hui. À l’origine de l’interdiction des produits phytosanitaires dans les communes (loi Labbé), il a rappelé sa conviction : « Jusqu’à présent, dans ce domaine (les plantes médicinales ndlr) comme dans celui de l’agriculture et de l’alimentation, le politique a joué un rôle, à savoir de tout verrouiller sous la pression des différents lobbys. Or, les alternatives existent, il est nécessaire de réhabiliter le rôle que joue le végétal ». Pour cela, rappelons qu’il y a deux ans il organisait la mission d’information sur l’herboristerie avec l’idée que si « la médecine conventionnelle joue son rôle, maintenant les médecines alternatives ont été écartées, il faut les réhabiliter ». Si cette mission d’information s’est conclue par 38 recommandations pour réintroduire plus de plantes médicinales à différents niveaux (formation des médecins, dans l’agriculture bio, les écoles, etc.), la recommandation visant la réhabilitation des métiers de l’herboristerie a été bloquée par l’ordre des médecins et celui des pharmaciens. « On connaît leur influence sur le parlement », a rappelé le sénateur. Alors que faire aujourd’hui ? En s’appuyant sur un groupe de travail pluridisciplinaire, Joël Labbé a annoncé qu’il travaillait avec tous les professionnels pour définir un texte susceptible de dépasser les clivages politiques. « Je suis convaincu que l’on va y arriver maintenant », a-t-il affirmé, et d’inciter les citoyens à interpeller leurs représentants sur ce sujet. En effet, la proposition de loi en cours de préparation viserait à ouvrir un débat plus large, faisant d’ailleurs écho à la semaine arlésienne : « la loi future, sera en faveur du vivant, de sa réhabilitation et en faveur de la réconciliation de l’humain avec le vivant » a conclu le sénateur. De quoi sans doute susciter une mobilisation plus forte.
Pour découvrir les conférences du festival en vidéo, cliquez ici.twitter sharing button
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Vierge 2020 – Réflexion sur les énergies de la constellation

Constellation de la Vierge

Son symbole exprime sagesse, puissance et plénitude. Par sa présence, le divin et le terrestre, l’esprit et la matière s’accordent harmonieusement. Tout est synthèse, loyauté, vertu et… humilité. Rechercher l’équilibre entre forme et conscience en même temps amène à la compréhension que les vérités, aussi belles et profondes soient-elles, sont partielles et non absolues.

Le besoin de droiture et de pratique de la vertu n’a jamais été aussi crucial car les attitudes égoïstes sont exacerbées du fait de la nature purificatrice des nouvelles énergies. Celles-ci peuvent mener un être, au travers de la dévotion, dans des états de pureté. Elle peuvent aussi mener, au travers de l’intellect, dans les sentiers de l’auto cristallisation et de la limitation. Bien que le raisonnement soit une qualité exprimée en Vierge, l’analyse excessive peut conduire dans une jungle de non retour.

Certains se posent justement la question : comment se fait-il que les anciennes techniques spirituelles, doctrines et philosophies qui ont été utilisées et testées favorablement puissent devenir soudain dépassées ? La Vérité elle-même ne change jamais, mais la conscience, la compréhension mondiale et par conséquent l’application de cette Vérité sont constamment modifiées et adaptées aux conditions de l’heure présente.

Nous, humains, avons considéré notre foyer terrestre ainsi que les règnes minéraux, végétaux et animaux avec très peu d’égards et, à maintes reprises, nous nous sommes montrés négligents. Dans son ensemble, l’humanité a totalement éclipsé le fait que notre Terre est une entité ayant son propre développement évolutionnaire. Elle s’efforce, avec amour, de fournir un environnement parfaitement équilibré, favorable à l’existence paisible et harmonieuse de toute une variété de formes de vie, y compris de celle des êtres humains.

Les phases d’évolution de notre Terre-Mère génèrent autant de mutations qui peuvent également advenir en l’être humain. Il a été donné à celui-ci de pouvoir cultiver un jardin, un verger ou un champ afin de nourrir ses semblables. Eh bien, ceux qui s’efforcent de devenir riches et puissants sans contribuer parallèlement à l’épanouissement de la vie qui les entoure transgressent ce lien. Aujourd’hui, l’importance du service à la société, minimisé dans notre éducation moderne, est remplacé par l’éducation à la croissance économique. Et pourtant, plus notre service sera utile à l’environnement plus nous serons indirectement aidés dans l’amélioration de notre propre nature.

Ceci doit être observé, compris, et pris en compte afin de parvenir à une vraie reconnaissance des transformations mondiales actuelles, de même qu’à une perception lucide de ce qui est en train de devenir rapidement périmé. Les travailleurs de bonne volonté auront à se transformer eux-mêmes en constructeurs sociaux et à apprendre à pratiquer une gestion saine de l’environnement.

Ce n’est pas la fin du monde pour l’humanité, comme certains peuvent l’interpréter ; au contraire, c’est la naissance d’un nouveau commencement. Notre planète a encore des ères de développement devant elle tout au long d’un futur très lointain. Toute personne qui choisit de rester ignorante à ce qui se passe aujourd’hui est désavantagée, alors que des flots d’énergies nouvelles s’intensifient.

Ceux qui ne savent pas contempler la beauté de la nature sont comme aveugles. De l’herbe sèche qui brille, au pic de montagne, il y a une immense variété de sublimes choses dans la Création. s’y relier réharmonise nos énergies et tend à nous rendre magnétiques. Le simple fait de chercher ou contempler met en mouvement des forces naturelles qui saluent le chercheur afin de lui transmettre certains « secrets » qu’il peut être prêt à entendre.

L’humain inspiré devrait contempler le Divin chez ses semblables, quand d’aucuns remarquent tout d’abord ce qui leur semble différent d’eux. Respecter la forme est l’étape préliminaire, respecter les forces derrière celle-ci est l’étape avancée et respecter la conscience au-delà de la forme est l’étape finale. La façon de s’harmoniser est avant tout dans l’art de la pensée. Chaque habitant-citoyen se sentant intimement relié à sa planète Terre peut véritablement et concrètement aider à « enfanter le monde ». Par sa présence en soi, la Vierge rappelle sans cesse l’exigence « d’être ce que l’on est ».

Pleine lune de la Vierge – mercredi 2 septembre 2020 – à 07h23 –

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Pandémie de chiffres

Charlie Hebdo – 26/08/2020 – G. Erner – Dessins du Canard enchaîné –
La pandémie a fait progresser une autre épidémie, celle des chiffres. Il est peu question de cette affection grave, et pourtant elle est là, chaque jour. Combien de cas aujourd’hui ? Et les décès ?
Pendant le confinement, la télévision diffusait un programme quotidien où un dénommé Jérôme Salomon, la mine grave, débitait des statistiques. Et, pour ceux qui ne se satisfont pas des « données brutes », il existe aussi une myriade d’indicateurs, de pourcentages ou bien encore de taux d’incidence. D’où, chaque jour, un brouillard de chiffres offrant l’apparence d’un information scientifique et objective. Pourtant, il ne suffit pas qu’une chose soit quantifiée pour être exacte.
Assommé par cette avalanche, le quidam est évidemment incapable de distinguer ce que signifie quelque chose de ce qui ne veut absolument rien dire. Faut-il se fier au nombre de tests positifs ou bien aux hospitalisations ? Le taux d’incidence, autrement dit le pourcentage de personnes positives au tests a-t-il de l’importance ?
Depuis des années, la science est confondue avec le quantifiable. Là où il y a un chiffre, il est présumé y avoir de la science. Le quantitavisme est devenu la forme dominante du scientisme, la croyance aveugle au discours scientifique, quel qu’il soit. Or depuis le début de la pandémie, les scientifiques ont dit tout et son contraire. Sur n’importe quel sujet, de l’immunité liée au virus jusqu’à la contagiosité des enfants, on a pu absolument tout lire. Et pourtant, parmi cette multitude de « vérités », seules certaines sont vraies. Mais lesquelles ?
Aujourd’hui, les gouvernements du monde entier pilotent des politiques sanitaires à partir de tableaux de bord qui peignent on ne sait plus trop quoi. C’est un peu comme le fou qui cherche ses clés sous le réverbère, parce que là, au moins, il y a de la lumière.
Contre le virus, la boussole des chiffres est censée nous guider. Et tant pis si la boussole se fait girouette.

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« On les empêche de vivre pour ne pas qu’on meure ! »

Ouest-France – 21/08/2020 – Paul Bonhommeau / Courrier des lecteurs –
Société. « Nos gouvernants sont davantage attentifs aux intérêts et aux préoccupations des vieux les plus riches qu’à l’avenir des jeunes. »
Depuis le confinement et pour encore longtemps hélas, ce sont les jeunes générations, assurant l’activité économique, qui paient le plus lourd tribut social et économique. » | OUEST-FRANCE
Je partage l’inquiétude de Michel Wievorka dans l’édition de Ouest-France du 5 août concernant le risque d’une fracture générationnelle générée (ou amplifiée) par la crise du coronavirus. Mais je ne suis pas vraiment d’accord avec lui quand il fustige ceux qui font preuve d’insouciance : les jeunes, parce que, notamment, ils sont et se savent moins vulnérables à la maladie. Bien sûr, le Covid est toujours là et il faut faire attention.
Mais, en même temps, on constate que depuis le début du mois de juin, les nombreux rassemblements (Fête de la musique notamment), brassages de population avec les vacances et autres relâchements des gestes barrières auxquels beaucoup de gens se sont livrés n’ont pas généré la reprise exponentielle des contaminations, et encore moins celle des cas graves et mortalités. Personnellement, j’ai 75 ans et je fais partie des personnes à risque. J’en viens à considérer que, les jeunes, on les empêche de vivre pour que nous, les vieux, on ne meure… un peu plus tôt !
Depuis le confinement, et pour encore longtemps hélas, ce sont les jeunes générations assurant l’activité économique qui paient le plus lourd tribut social et économique : d’un côté, les responsables d’entreprises, très peu nombreux mais qui savent se faire entendre et de l’autre, en très grande majorité, les salariés qui connaissent perturbations dans leur travail, chômage, difficultés accrues des plus jeunes à trouver du travail ; et à qui on promet de travailler plus longtemps avec des salaires en baisse et une retraite au rabais. Et pour toutes ces (plus) jeunes générations : soucis pour la scolarisation de leurs enfants, entraves multiples à la vie sociale, relationnelle et affective.
Pendant ce temps, nous, les vieux, continuons de toucher intégralement notre retraite et, pour les plus riches d’entre nous, augmentons notre épargne (placée à la banque ou même dans des fonds spéculatifs !) vu que nous ne pouvons/voulons plus sortir et voyager.
Ne sommes-nous pas les plus gros clients des compagnies aériennes low cost et du tourisme de masse ? Et c’est bien notre génération les plus de 65 ans, qui a sali la planète avec l’insouciance du productivisme et de la consommation de masse, avec l’habitat pavillonnaire destructeur de terres agricoles, etc.
Autre indice de la fracture générationnelle : l’âge moyen de l’acheteur d’une voiture neuve ne cesse d’augmenter d’année en année. En réalité, je suis effaré et inquiet de la docilité et du silence des jeunes, sauf sur les questions écologiques. Mais pour l’instant, sur ce sujet, ils ne sont pas vraiment entendus. C’est plutôt l’ambition du retour, coûte que coûte, au monde d’avant.
C’est bien la preuve que notre société et nos gouvernants sont davantage attentifs aux intérêts et aux préoccupations des vieux les plus riches (santé physique, moins d’impôts, patrimoine, sécurité…) que l’avenir des jeunes.
Ne sommes-nous pas aussi victimes d’une overdose du discours médical dans les médias ? Comme si vivre se résumait à la santé du corps, comme si l’obsession de rester vivant le plus longtemps possible devait s’imposer au détriment de la vie sociale, culturelle, sportive, relationnelle, affective… et de nos libertés fondamentales.
En ces temps de Covid, le discours médical semble avoir pris le pas sur tout autre discours, dont le discours politique qui s’y révèle complètement subordonné. À moins que ce dernier y trouve intérêt pour annihiler toute fronde sociale…
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« Vote : abstention et réforme du système »

Ouest-France 19/08/2020 – Michel Drouet – Courrier des lecteurs –
Politique. « Le droit de vote n’est pas une simple formalité. Il n’est pas là pour conforter un système lorsque celui-ci est à bout de souffle. »
Dans un bureau de vote à Paris, en 2014 – Photo Gonzalo Fuentes – Archives Reuters
Le mot réforme, à la mode, est fréquemment utilisé par le gouvernement. Paradoxalement, la potion, souvent amère, que l’on veut faire boire aux citoyens, ne s’impose que très peu aux institutions, à ceux qui nous gouvernent et aux modes de désignation de nos représentants.
Cette frilosité et ces complexités qui organisent l’irresponsabilité sont à la source du désamour des Français pour le système en place. Ils se traduisent par une abstention désormais massive.
Les élections sont regardées à l’aune des intérêts des partis politiques, pas de ceux des citoyens, qui ne sont que là pour donner un vernis de démocratie à un système exsangue. À l’inefficacité s’ajoute le coût payé par le contribuable (indemnités des élus, cabinets parfois pléthoriques, dépenses de communication, parcs automobiles…).
« Le droit de vote, pas une simple formalité »
De plus en plus, la contestation gagne la rue, où se déroulent des manifestations parfois violentes, signe que le système ne fonctionne plus. La répression gagne sur la recherche de consensus.
Le vote comme panacée ? Ce droit est devenu naturel quand les pays ont atteint un seuil de démocratie. Il s’est répandu lorsque l’égalité entre les citoyens d’un même pays a triomphé (égalité femme-homme par exemple), mais c’est un droit qui doit sans cesse être réaffirmé ou réinventé quand le système qui en est à l’origine ne fonctionne plus ou mal.
Les politiques cherchent toujours à modifier les règles à leur profit. Le président américain critique le vote par correspondance qui lui serait défavorable. Certains États du même pays ferment des bureaux de vote dans les quartiers défavorisés.
Ailleurs, on offre des cadeaux aux votants (Russie), les électeurs sont fermement priés de voter pour le candidat unique (Chine) ou pour celui que la presse asservie à une idéologie promeut.
Mais, en France, nous n’en sommes pas là ? Non, mais il y a quand même plusieurs choses qui clochent et expliquent l’abstention massive.
À chaque élection, ses modalités et son territoire évoluent au gré du charcutage électoral guidé par des intérêts partisans au risque de l’absurde : qui peut, par exemple, citer aujourd’hui les limites de son canton, qui plus est dans les grandes villes, et les noms des élus qui le représente ?
Le président de la République a annoncé une nouvelle carte électorale pour les élections législatives. Gageons que, comme pour ses prédécesseurs, elle ne lui sera pas défavorable.
En France, nous votons souvent et nous sommes champions pour le nombre d’élus (560 000), mais là où la quantité devrait être gage d’une bonne administration, ce ne sont que chevauchements, saupoudrages de compétences, additions de procédures, clientélisme, chicaneries partisanes et intervention permanente des lobbies dans le processus démocratique.
À quand la fin de la « porosité » entre les grands corps d’État (Ena…) et les systèmes économiques qu’ils sont censés contrôler ? À quand une vraie réforme du mille-feuille territorial avec suppression d’un niveau ?
Le droit de vote n’est pas une simple formalité. Il n’est pas là pour conforter un système lorsque celui-ci est à bout de souffle. Il doit s’exercer de manière éclairée, comme le souhaitait Condorcet, afin de voter pour un projet et non voter par défaut, au risque d’affaiblir notre démocratie. Le vote blanc n’est qu’une chimère et l’abstention un pis-aller.
Publié dans * Train de vie de l'Etat, Politique

Lotus ( 414 ) – Le lieu de naissance

             << Le véritable lieu de naissance
                                est celui où l’on a porté
                                pour la première fois
                               un coup d’oeil intelligent sur soi-même.>>
                   Marguerite Yourcenar 1903-1987 ( Mémoire d’Hadrien )

 

Musée Marguerite Yourcenar
composition

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La cavale de la bombe flottante qui a soufflé Beyrouth

Charlie Hebdo 12 août 2020 – Jacky Bonnemains –
Pour changer, la capitale libanaise est en ruines. Cette fois, c’est à cause d’un cargo-poubelle, ce maudit Rhosus, ex New Legend Glory, s’il vous plaît, détenu pour des défauts mineurs au Japon, en Chine, au Portugal, en Turquie, en Bulgarie, en Ukraine, en Algérie, en Roumanie. Avant de s’enliser à Beyrouth en 2013 avec sa cargaison fatale, il arborait les illustres pavillons du Bélize, du Panama, de la Géorgie et, pour son coup d’éclat final, celui de a Moldavie. L’Union européenne n’était pas étrangère à sa mortelle randonnée. A partir de 2008, il était exploité par deux compagnies bulgares. Son dernier propriétaire est un arnaqueur russe basé à Chypre. En juin 2013, le Rhosus écope d’un procès-verbal pour 17 déficiences dans le port de Saïda, au Liban, déjà. La négligence qui tue, elle revient à l’Espagne. En juillet 2013, l’éternel taulard est signalé à Séville. Il est retenu à quai quinze jours, le temps de procéder à quelques maquillages, assortis d’un engagement à faire le nécessaire dans le port suivant. Fini le temps où les pays de l’UE retenaient les épaves et héritaient de bateaux-ventouses et d’équipages à assister et à rapatrier. Le temps est venu de la patate chaude à refiler à de sports lointains.
A la mi-août, le Rhosus est libéré et rejoint Batoumi, en Géorgie, au fond de la mer Noire. C’est la fantomatique société de classification Maritime Lloyd Georgia qui délivre au Rhosus ses certificats de navigation, et c’est à Batoumi que seront chargés à bord 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à livrer au Mozambique. Le Rhosus touche la Grèce pour faire le plein, bye-bye et bon vent, et atterrit à Beyrouth en octobre, à bout de souffle, de vivres et de finances. La traversé du canal de Suez va lui coûter au minimum 100 000 euros. C’est le Liban qui, tout à son honneur, à mis fin à sa cavale, et, pour son malheur, a stocké dans un hangar vétuste la cargaison explosive. En France, les autorités avaient été plus vigilantes. Le Junior M, abandonné par son armateur égyptien en 1999 à Brest, transportait du nitrate d’ammonium en vrac. Six mille tonnes avaient été déchargées avec précaution et livrées à une société de formulation d’engrais, et 1 000 tonnes avaient été immergées « au grand large ».
Le nitrate d’ammonium est un boulet que l’humanité se traîne depuis un siècle. la guerre a commencé un 21 septembre, pas celui de Toulouse en 2001, mais celui d’Oppau en 1921, en Allemagne, chez BASF, un des mastodontes de la chimie qui, pendant la Première Guerre Mondiale, fabriquait des explosifs au nitrate d’ammonium et s’était reconverti dans les engrais. Après le nitrate des tranchées, c’est le glorieux début du nitrate pour le blé, quand soudain, à 7h32 du matin, plusieurs centaines de tonnes explosent dans le silo N°110 : 600 morts et disparus, 2 000 blessés, 10 000 sans-abri. Dans un rayon de 30 km, les visages son ensanglantés par les projections de débris. Les effets de souffle ont fauché des milliers de poteaux téléphoniques et d’arbres. La circulation et les communications sont interrompues. Entendue jusqu’à Munich, à 300km de l’usine catapultée, l’explosion sème la panique. La guerre a-t-elle repris ? 
Le séisme d’Oppau a eu ses répliques : Texas City, aux Etats-Unis, en 1947 (581 morts, 3 500 blessés); Brest en 1947 (26 morts des centaines de blessés); Toulouse en 2001 (31 morts, 2 500 blessés); Ryongchon en Corée du Nord, en 2004 (161 morts dont 76 enfants, et plus d e1 300 blessés); Tianjin en Chine, en 2015 (173 morts, 70 disparus, et 720blessés); et l’apothéose de Beyrouth en 2020.
D’un coup, la France s’agite. Le spectre de Toulouse était presque oublié. Le réveil est brutal? Avec le glyphosate, on meurt à petit feu, avec les engrais azotés, c’est la mort subite. L’émoi de Beyrouth dérive vite vers le « et moi qu’est-ce que je risque ? ». L’état des lieux est cruel. Le nitrate d’ammonium est partout. Sur les routes et les aires d’autoroutes, avec les camions transportant en big bags plus de 20 tonnes de la substance imprévisible (se méfier des codes danger 2067, 1942, 2426, et 3375  à l’arrière des remorques), dans les coopératives et hangars agricoles, dans les ports, à l’exemple de Saint-Malo, qui en importe, bon an mal an, de Lituanie 50 000 à 60 000 tonnes, dans les usines vieillissantes qui en produisent dans l’estuaire de la Loire, de la Gironde et entre Le Havre et Rouen. Elles entreposent chacune plus de 5 000 tonnes de nitrate d’ammonium étroitement surveillé mais toujours prêt à surgir de ses cages.
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Le Liban au secours de la France

Charlie Hebdo – 12 août 2020 – l’édito de Riss – 
Le Liban n’a pas de chance. après toutes les guerres subies par ce pays, une explosion apocalyptique vient de raser Beyrouth. On reparlait depuis quelques jours du Liban, car la situation politique et économique y était devenue désastreuse. Vue d’ici, en tout cas. Nous avions envisagé d’aller y faire un reportage pour y voir plus clair, l’explosion de cette semaine a clos de débat. Et d’ailleurs, pourquoi se casser la tête à aller à Beyrouth, puisque le plus prestigieux de tous les Français vient de s’y rendre ? Notre président de la République. 
Son arrivée dans la ville en miettes fut digne d’un film hollywoodien. Les plus audacieux cinéastes n’auraient jamais imaginé plus fabuleux décor que les ruines des immenses silos à grains du port de Beyrouth, devant lesquelles la silhouette du président de tous les Français avançait comme dans un tableau. Furtivement, la France renouait avec les pages glorieuses de son histoire, et c’est tout le Proche-Orient qui semblait tendre les bras à notre président, comme les pestiférés de jaffa devant Bonaparte. Sauf que nous vivons au XXIème siècle, que les peuples sont aujourd’hui souverains et que les déclarations du président Macron sur le délabrement de l’Etat libanais furent à la limite du néocolonialisme.
Mais le plus dérangeant n’était pas là. Les réformes de l’Etat libanais que Macron a appelé de ses vœux renvoient à celles qu’il a voulu imposer à la France depuis le début de son mandat. Une fois de plus, la question cruciale est celle de l’Etat. Que doit-être un Etat moderne dans un monde moderne, à Paris comme à Beyrouth ? En France, l’Etat semble de plus en plus impuissant. Il est sans cesse critiqué, dépouillé de ses prérogatives, purgé de ses fonctionnaires, et c’est à l’occasion de la crise du Covid-19 et de la multiplication des actes de violence qu’on a pris conscience qu’il n’y avait pas assez de soignants dans les hôpitaux ni assez de policiers dans les rues pour faire respecter la loi. L’Etat Français n’est-il pas en train de devenir ce qu’est devenu l’Etat libanais ? Un Etat en carton-pâte qui brille encore de ses dorures, mais qui sonne creux, incapable de ses faire respecter, qui se couche devant le premier lobby qui passe, qui vote des lois jamais appliquées et qui fait dans sa culotte à chaque protestation de la moindre association de ceci ou cela. 
Comme au Liban où, depuis des décennies, les clans, les groupuscules, les communautés ont mis le pays en coupe réglée, et réduit l’Etat à un décor d’opérette. En portant dans ce pays la bonne parole d’un Etat fort, le président Macron donne l’illusion qu’en France, la question ne se pose pas. Alors qu’on est en droit de penser le contraire. On se demande même comment on en est arrivés là, à réclamer davantage de policiers pour lutter contre les violences, davantage d’hôpitaux dans les déserts médicaux, davantage de lignes de chemin de fer, davantage d’enseignants mieux payés et davantage de magistrats pour faire tourner la machine judiciaire plus efficacement. La liste est longue. L’idéologie du « moins d’Etat et toujours plus de privé » est suicidaire, et le Liban en est l’exemple tragique. Un pays truffé de banques, mais qui exporte tout, des couches culottes aux rouleaux de PQ.
Comme la France, pays des 365 fromages, certes, mais obligé de faire venir en catastrophe des masques et des médicaments fabriqués en Asie pour sauver de la mort des milliers de Français. Ce n’est donc pas à la France d’aller à Beyrouth pour expliquer à ses habitants comment sortir de la crise où ils se trouvent. C’est aux Libanais de venir en France nous expliquer comment ne pas reproduire toutes les conneries mises en œuvre depuis des années par leurs politiciens, et qui les ont plongés dans la merde noire où ils sont jusqu’au cou. Et où demain les Français risquent de ses retrouver à leur tour.
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