700 génériques retirés du marché européen

francetvinnfo.fr – 27/07/2015 – par Léa Galanopoulo Twitter journaliste à la rédaction d’Allodocteurs.fr –
L’Inde est le premier fournisseur de génériques au monde. Le 17 juillet, l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a décidé de retirer du marché pas moins de 700 médicaments génériques en provenance de ce pays. Cette décision fait suite à des contrôles français inopinés dans le pays en 2014, qui ont soulevé des fraudes.
Depuis près d’un an, des irrégularités ont été constatées chez un fabricant indien de médicaments génériques vendus en France, GVK Bio. Lors d’un contrôle de routine effectué par l’ANSM en 2014, les inspecteurs ont mis en lumière des « anomalies dans les procédures d’enregistrement électrocardiographiques réalisées lors d’essais cliniques de bioéquivalence conduits entre 2008 et 2014« , soit pendant plus de cinq ans. Suite à cette découverte, 8 puis 25 génériques ont été retirés du marché français fin 2014.
Après ces révélations, l’EMA a décidé de passer au peigne fin les dossiers de milliers de génériques fabriqués par la firme. Résultat : ce ne sont plus 8, ni 25 génériques, mais bien 700 qui ne respectent pas les règles sanitaires européennes. Près de soixante génériques vont ainsi être retirés du marché français le 21 août 2015.
Ibuprofène, antidépresseur, pansement gastrique…
Parmi ces médicaments, on retrouve des molécules très courantes comme l’ibuprofène, l’esoméprazole, certains antidépresseurs comme des génériques du Seroplex® ou de l’Effexor®, ou des anti-hypertenseurs comme l’irbésartan et le valsartan.
La liste complète est à consulter : ICI (PDF)
Plusieurs grands groupes pharmaceutiques sont touchés de plein fouet par cette interdiction : Teva, Mylan ou encore le français Sanofi.
La principale faute commise par GVK Bio est le non respect des bonnes conduites cliniques. Lors des essais cliniques, les électrocardiogrammes, indispensables, ont été mal (ou pas) réalisés. « Les éléments d’information appuyant la demande d’autorisation de mise sur le marché ne sont pas corrects et que le rapport bénéfices/risques des médicaments concernés n’est pas positif« , précise l’EMA.
Si les électrocardiogrammes ne servent pas directement à démontrer la bioéquivalence du générique, ils permettent néanmoins le bon suivi des patients inclus dans les tests. La bioéquivalence est un procédé qui vérifie que le générique agit de la même manière physiologique que la molécule originale. Elle permet par exemple de certifier que les deux molécules se diffusent de la même manière dans le corps.
Génériques retirés du marché : quels risques pour la santé ?
Selon l’ANSM, aucun risque avéré pour la santé humaine n’a été pointé du doigt. L’EMA précise d’ailleurs qu’il « n’y a aucune preuve de la dangerosité ou du manque d’efficacité chez aucun de ces médicaments« . Ils sont donc retirés par mesure de précaution. Si aucune alternative n’existe chez les patients, ils pourront continuer à prendre leur traitement même s’il figure dans la liste. « Les patients doivent continuer à prendre leurs traitements et contacter leur médecin ou pharmacien s’ils ont des questions« , ajoute l’EMA.

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La société GVK Bio, entreprise aux multiples domaines d’activités, est chargée par les laboratoires pharmaceutiques de conduire les essais cliniques. Le contrôle a été fait dans un des centres indiens, localisé à Hyderabad. Si l’Inde est le premier fournisseur mondial de génériques, elle est souvent critiquée pour son manque de personnel qualifié, pour lequel il n’est pas souvent facile de se plier aux exigences sanitaires européennes.  En 2013, le plus grand groupe pharmaceutique indien, Rabanxy, a été au cœur d’un scandale sanitaire. Il a été reconnu coupable d’avoir falsifié systématiquement tout ses tests de contrôle et de qualité.
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A Vallauris, pas de femme CRS sur la plage du roi Salmane d’Arabie saoudite

Midi-Libre – 28/07/2015 –AFP
A Vallauris, pas de femme CRS sur la plage du roi Salmane d'Arabie saoudite AFP VALERY HACHE
L’affaire est remontée jusqu’au ministère de l’Intérieur.
Des consignes ont été données aux CRS qui assurent la protection des environs de la villa du roi Salmane d’Arabie saoudite pour qu’aucune femme ne soit postée sur la plage jouxtant le domaine et « privatisée » temporairement pour le souverain et son entourage, a-t-on appris mardi de source syndicale policière.
« Samedi, alors que le dispositif de sécurité était assuré par les policiers de la sécurité publique, il y avait une collègue féminine sur la plage, où il y a eu un incident, dont je ne connais pas les détails », a déclaré à l’AFP Sylvain Martinache, délégué régional UNSA Police CRS Sud. Selon l’hebdomadaire Marianne, qui a évoqué le premier cet incident sur son site et qui assure que l’affaire est remontée jusqu’au ministère de l’Intérieur, c’est un émissaire du roi qui a spécifiquement demandé à la policière en question de ne plus surveiller la plage.
Pas de femmes sur la plage même des CRS
1447360629_B974591303Z_1_20150123070801_000_GR23RD2QG_2-0Une version démentie auprès de l’AFP par le directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes Marcel Authier. « La famille royale ou son entourage n’a jamais demandé à ce que soit écarté du dispositif un personnel féminin. Des femmes policières sont régulièrement envoyées sur ce dispositif, sans aucune remarque de la famille royale ou de son entourage. J’ai demandé à ce que le dispositif soit reculé lorsque le roi et sa famille viennent se baigner, pour protéger leur intimité », a assuré M. Authier.
Selon Sylvain Martinache toutefois, au lendemain de « l’incident » ayant eu lieu sur la plage, une compagnie de CRS a pris le relais des policiers de la sécurité publique pour assurer la protection de la famille royale « avec pour consignes claires de ne pas mettre de femmes sur la plage pour éviter un incident ».
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Politiques : qu’ils s’en aillent tous… en vacances !

Marianne.org/Sarkofrance – 27 juillet 2015 – Juan –
Mosocvici, Rebsamen, Cazeneuve, Guéant, Le Maire, Sarkozy… Sur son blog, Juan revient sur la semaine qui vient de s’écouler et estime que le temps est venu pour qu’ils partent en congé. « Les vacances approchent, écrit-il, avec leur lot de commentaires sur les embouteillages, la canicule ou les orages, les noyades et les campings. Et les petites phrases estivales. En France, toute notre classe politique devrait s’échapper, partir, disparaître. Pour son bien et le nôtre. Et rapidement. »
ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA
L’agriculture ne prend pas de vacances.
La colère gronde chez les éleveurs, le prix de la viande surtout bovine s’effondre sans que les Français d’ailleurs ne le constatent dans leur assiette. On manifeste, plus ou moins violemment. Les images traditionnelles de tracteurs déversant du purin devant les préfectures ou d’agriculteurs en colère pullulent sur les chaînes d’informations. La pression monte. Sans surprise, Bruno Le Maire, ex-ministre agricole de Sarkozy, s’emporte contre le « mépris du gouvernement » et oublie son propre bilan. Lundi, Hollande comprend que l’affaire pourrait lui gâcher les vacances, et décide « d’accélérer »: « il y avait le risque de constitution d’un kyste » confie-t-il. Mardi, Valls, qui n’a plus que les haussements de tons et les joutes oratoires pour incarner son action, croise le fer à l’Assemblée avec Christian Jacob sur le sujet. L’hémicycle est devenue une arène guignolesque.
Deux jours plus tard, le gouvernement dégaine un plan d’urgence a minima – 600 millions d’euros, pour l’essentiel des allègements de trésorerie. Jeudi, le président demande à la grande distribution de faire un effort sur les prix d’achat. Incantation politique, mais les blocus routiers se lèvent. Hollande livre un discours plein de sous-entendus à des vignerons honorés d’une récompense internationale: un éloge de la patience qui se conclut par un tacle contre Sarkozy:
« Ceux qui voudraient aller très vite au risque d’arriver nulle part, j’en connais ».

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L’action de fond compte moins que le déminage immédiat. Triste politique agitée par les écrans médiatiques.
Il est temps qu’ils partent tous en vacances.
L’agenda présidentiel s’allège. Hollande reçoit Pierre Moscovici, ancien ministre dilettant du gouvernement Ayrault, et commissaire docile à la commission européenne. On ne doute pas que l’entretien a porté sur l’Europe, la Grèce … et le TAFTA.
Ce dernier traité, dont les négociations restent toujours aussi opaques pour les peuples qu’elles sont agités par des manoeuvres de lobbys, n’inquiète pas le Commissaire Mosco: « Le Tafta est plus dans l’intérêt de l’Europe que des Etats-Unis. » Mosco n’avait sans doute pas lu le dernier rapport des ONG Corporate Europe Observatory (CEO) et SumOfUs. Selon ces dernière, 88 % des parties consultées par la Commission européenne en marge des négociations de l’accord étaient des lobbys d’affaires – « quand les groupes d’intérêts publics, comme les ONG ou les associations de consommateurs, ne représentaient que 9 % de ces rencontres.« 
Il est temps que Mosco parte en vacances.
Vendredi, François Hollande fait une visite surprise à l’école 42 fondée par Xavier Niel. La presse retient qu’il a croisé des étudiants à moitié nus dormant dans les couloirs. Lundi, on nous promet une autre visite « surprise » cette fois-ci à Toulon, ancienne mairie frontiste. Hollande sillonne la France pour reconquérir l’opinion. En son temps, Sarkozy faisait de même, mais différemment. L’ancien monarque préférait les débarquements gigantesques, avec estrades ou table-rondes sur-filmées.
Mardi, le ministre du chômage, François Rebsamen, déclare que le burn-out n’est pas une maladie professionnelle. Sa « loi sur le dialogue social » a été votée dans la semaine. Le Sénat de droite avait justement retiré le burn-out de la liste des maladies professionnelles. L’Assemblée l’a partiellement réintégré jeudi: des commissions jugeront à l’avenir si les cas de burn-out sont professionnels ou pas. Non content de ne servir à rien contre l’inexorable progression du nombre de sans-emploi, Rebsamen choisit son camp, une honte de plus.
Il est temps que Rebsamen parte en vacances.
Sa loi, finalement votée, contient de modestes progrès – la représentation obligatoire des salariés des TPE, la sécurisation du régime des intermittents , la création d’un compte personnel d’activité et d’une « super-RSA » pour les travailleurs pauvres – et de tristes reculs, comme la simplification du compte pénibilité (l’une des rares mesures de progrès pour les salariés de l’ineffable réforme des retraites de Hollande en 2013). Rebsamen se félicite d’un texte « réformateur« , « le plus important du quinquennat ». Ce n’est pourtant qu’une révision laborieuse et sans ambition des relations sociales dans les entreprises. Dans les rangs politico-médiatiques, on éructe bien sûr comme si c’était la révolution ou la contre-révolution.
La rémunération du livret A chute encore, au ridicule taux de 0,75%. Au gouvernement, on s’excuse de n’appliquer que la réglementation. A gauche, on hurle que « Hollande prend dans la poche des petits épargnants et protège l’opacité des banques« . Allez comprendre.
Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, défend le Flash-Ball. Pourquoi les hommes politiques deviennent-ils les dociles marionnettes de leur clientèle administrative dès qu’ils passent ministres ? Le Flash-Ball tue ou mutile chaque année en France, c’ets une arme imprécise que même la Police des polices juge « obsolète« . Jacques Toubon, Défenseur des droits, qui est loin d’être un gauchiste laxiste, réclame l’interdiction de ces engins. Pour Cazeneuve, c’en est trop. Et l’ancien porte-parole de campagne de François Hollande n’hésite pas dans l’outrance pour répondre: « un moratoire sur les armes intermédiaires serait contre-productif et pourrait avoir des conséquences dangereuses : nous ne pouvons pas, en effet, nous permettre de désarmer nos forces de l’ordre.
Désarmer les forces de l’ordre ? WTF ?!  Il est temps qu’il parte en vacances.
Sa loi sur le Renseignement est validée, intégralement, par un Conseil Constitutionnel composée d’ancien présidents et d’un ancien ministre de l’intérieur. Une défaite pour la liberté, assez mémorable et illustrative de la période.
Claude Guéant aimerait partir en vacances. Mais la justice lui court après. L’affaire de ses deux tableaux richement vendus pour 500.000 euros à un banquier par ailleurs administrateur des comptes d’un ancien haut dirigeant libyen, a pris une autre ampleur. On savait que ces tableaux n’avaient pas cette valeur. Guéant n’a pas même pu prouver leur acquisition initiale. A cette piste d’un financement libyen, s’est ajouté un autre scandale. Le produit de la vente aurait permis à l’ancien ministre de l’intérieur d’acquérir cash un appartement cossu à Paris. Selon Mediapart, le fisc a été informé dès 2011 « d’une possible fraude fiscale de Claude Guéant lors de l’achat de son appartement parisien« . Mais il a enterré l’affaire juste après la campagne présidentielle de 2012.
Sarkozy devrait partir en vacances. Et pédaler ses 60 kilomètres quotidiens près du Cap Nègre comme il adore le rappeler chaque année à la presse et aux Français. Cette semaine, il était même au micro de France Télévisions pour commenter le Tour de France. Mais, lundi, ses déclarations publiques lors d’un déplacement en Tunisie ont fait les choux gras des réseaux sociaux, et créé une certaine consternation dans les milieux politiques: « La Tunisie est frontalière avec l’Algérie (et) avec la Libye. Ce n’est pas nouveau… Vous n’avez pas choisi votre emplacement. L’Algérie, qu’en sera-t-il dans l’avenir, de son développement, de sa situation ?« . En Algérie, la presse s’est enflammée. Cette déclaration de haine de la part d’un ancien monarque qui prétend concourir à nouveau à la magistrature suprême a été vue comme un dérapage et une provocation.
Les Grecs, sauf les plus riches, ne partiront pas en vacances. Alexis Tsipras fait voter le second paquet législatif réclamé par les créanciers. Trente-deux députés Syriza, seulement, ont voté contre.
La Grèce est sortie de l’actualité politique française.
Nos touristes peuvent partir tranquilles
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CHINE – La ferme aux 100 000 vaches, un effet bœuf !

lepetitjournal.com/shanghai / 8 juillet 2015 – Eric Meyer (VdC)
Le secteur laitier en Chine poursuit sa course au gigantisme, aidé par l’État qui vise à rétablir la confiance en le « made in China » par des hyper-fermes investissant dans l’hygiène et la technologie. Cet élevage sous halle rencontre toutefois un obstacle technique : où trouver le fourrage ?
Réponse, à l’étranger, en grande partie (hémisphère Sud). Autre souci : où trouver le marché, alors que les importations démentielles des années passées ont fait s’effondrer les cours l’an dernier en Chine ? Ici, la Chine a une chance, provisoire : les sanctions occidentales contre la Russie depuis un an, pour cause d’annexion de la Crimée, viennent d’être reconduites pour six mois par Bruxelles. Pour compenser, la Russie aspire chez elle tous produits agricoles, y compris laitiers.
Jusqu’à présent, la plus grande ferme de Chine se situait dans le Dongbei, avec 40.000 têtes. Aujourd’hui, c’est le groupe Zhongding qui monte une ferme près de Mudanjiang (Heilongjiang), en JV avec la région sibérienne de Severny Bur : pas moins de 100.000 vaches, dont le fourrage proviendra de 100.000 hectares cultivés de part et d’autre de la frontière. Jusqu’alors, le lait allait aux grands groupes du Dongbei (Mengniu, Yili) ou shanghaïen (Bright). A l’avenir, une grosse partie s’en ira pour le Nord, direction la Russie.
Zhongding est un groupe du Hebei, fondé en 2013 par d’anciens cadres de Mengniu (n°1 national). Début 2015, il avait concentré 32 fermes petites et moyennes et 25.000 laitières. En mars, son Président Sun Guoqiang, obtint d’investisseurs 400 millions de yuans dont 140 de CDH (un des plus grands fonds d’investissement du pays) visant le quadruplement du cheptel, par rachat de 100 fermes « d’ici fin 2015 ».
Une chose frappe toutefois : les 25.000 vaches initiales, ne produisent que 260 tonnes de lait par jour, soit 10 litres par animal et le tiers de la productivité d’Europe ou de Nouvelle-Zélande, indice d’une pauvre nutrition. Mais la ferme a pour l’investisseur russe un atout d’une attractivité imbattable : elle reste hors de l’embargo occidental, et peut faire venir du Brésil ou d’ailleurs les protéines et tourteaux d’oléagineux manquants.
Et une fois les sanctions russes levées, la ferme de Zhongding garde un avenir prometteur : d’après la Banque mondiale, l’autosuffisance laitière de la Chine, en 2012 de 86%, doit baisser à 76% d’ici 2030 – ce qui signifie que le besoin local demeurera fort.

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Pays de Loire – Près de Clisson / Gétigné : Atelier famille et visites à la Garenne-Lemot

Actualité Ma ville Nantes 28/07/2015

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Cette semaine, la Garenne Lemot organise un atelier centré sur l’architecture pour les familles, une visite thématique sur les hommes responsables de la création du parc et une visite, vendredi, durant laquelle les sens sont sollicités.© Ouest-France

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La Garenne-Lemot, à Gétigné, propose des activités pour les familles ou en individuel et les personnes handicapées.

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Mercredi 28 juillet, à 16 h, l’atelier créatif Archi’talie se concentrera sur le métier d’architecte, via des jeux de construction, des dessins. L’architecture italienne du parc sera, bien sûr, l’un des thèmes de l’atelier. Pour les familles. Durée 1 h 30. Tarif : 3 € par participant.
Jeudi 30, à 16 h, la visite thématique présentera le rôle de trois hommes dans l’élaboration au XIXe siècle du parc de la Garenne : Lemot, bien sûr, mais aussi Crucy et Gautret, l’intendant en permanence dans le parc lors de sa construction.
Enfin, vendredi 31, à 16 h, une visite propose de découvrir le parc sur ses odeurs, la texture de ses matériaux et ses sons. Cette visite est adaptée aux handicapés, moteurs, visuels ou mentaux. Durée 1 h 30. Tarif : 3 €, réduit 2 €, gratuit moins de 14 ans.

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Contact. Tél. 02 40 54 75 85, grand-patrimoine.loire-atlantique.fr.
Ouest-France

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Sur Inventerre Lire : Pays de Loire – Clisson : La Garenne Lemot : Une exposition intrigante Publié le 17 juillet 2011
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Science – La plante qui tue pour nourrir ses gardes du corps

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« Souvent, les plantes engagent des gardes du corps pour les protéger contre les agresseurs, qu’ils soient grands herbivores ou petites larves.Un des exemples les plus connus (…) est celui de cet acacia africain qui héberge et nourrit de sa sève des fourmis, lesquelles défendent l’arbre… contre les éléphants qui veulent en manger les feuilles. Leur morsure étant particulièrement douloureuse […]. » Lu sur « Passeur de sciences »
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Chine : la politique de l’enfant unique au rebut ?

achine3a42b3d2-e9ba-11de-9faa-e6c61d562e75Le changement de cap amorcé à la fin de 2013 se confirme. Les autorités chinoises viennent d’annoncer qu’elles envisageaient de franchir une nouvelle étape dans leur réforme de la politique de l’enfant unique, mise en place par Deng Xiaoping en 1979 afin d’enrayer la croissance exponentielle de la population.
Concrètement, la quasi-totalité des couples pourraient être bientôt autorisés à avoir deux enfants, rapporte le South China Morning Post.
La Commission nationale sur la santé et le planning familial a toutefois démenti l’information selon laquelle ce nouvel assouplissement interviendrait d’ici à la fin de l’année (China Daily). Pourquoi les hiérarques de Pékin se décident-ils maintenant à briser pour de bon un tabou vieux de trente-six ans ? Réponse commune du Christian Science Monitor et de The Independent : parce que la crise démographique qui se profile l’impose, sous peine de sévères répercussions socio-économiques.
De fait, le pays le plus peuplé de la planète (environ 1,3 milliard d’habitants) est confronté à un triple péril : le vieillissement continu des citoyens, la forte baisse de la population active et le déséquilibre entre les sexes. Un chiffre, repris par le Guardian, résume à lui seul la situation : 440 millions – soit le nombre des plus de soixante ans à l’horizon 2050, d’après l’Organisation des Nations unies.
Bien que la politique de l’enfant unique ait induit de nombreux cas d’avortement forcé et de stérilisations obligatoires pour les contrevenants à la loi, les jeunes Chinois sont-ils pour autant disposés à l’abandonner ? The Economist relativise largement cette assertion, expliquant que plusieurs décennies de propagande ont bouleversé le mode de pensée des parents. A cela s’ajoute aussi un autre facteur, plus prosaïque : dans la Chine moderne, le coût de l’éducation est de plus en plus élevé. De quoi rendre certains frileux à l’idée de voir s’élargir la famille…
Le Monde 28/07/2015
Un taux en Chine est aujourd’hui de 1,4 enfant par femme, touchant presque la ligne d’avertissement de 1,3 reconnu comme le «piège de la faible fécondité», selon un rapport publié lundi par l’Académie chinoise des sciences sociales.

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Humour décapant ( 01) – BD : Olivier Texier Texas 2

Le Monde 28/07/2015
Tout l’été, trois nouveaux auteurs issus de bande dessinée indépendante, spécialisés dans l’humour décapant et décalé, se succèdent dans la Check-list.
Aujourd’hui : Olivier Texier (né en 1972). Dernier album paru : Texas 2. Dans l’espace, personne ne vous entendra crier (Vide Cocagne). Merci à Fluide glacial.h_11_ill_4700278_catcaz_texier_02_675x450

 

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«Les plateformes de financement participatif (crowdfunding) vont devenir superpuissantes»

20 minutes – 23 juillet 2015 – Emmanuel Mayega, rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0.
L’économie de demain sera-t-elle collaborative? Vous ne le savez peut-être pas, mais elle l’est déjà un peu aujourd’hui. En France comme à l’international, de nombreuses initiatives participent en effet au développement de ce modèle alternatif moteurs de changement.
8661000014_715a3135e5_oPour Emmanuel Mayega, expert de l’intégration des technologies dans le secteur bancaire et rédacteur en chef du magazine Assurance & Banque 2.0, les plateformes de crowdfunding, qui font appel à un large public pour financer des projets, constituent une menace pour les banques.
Les collectes via le crowdfunding représentaient 152 millions d’euros en 2014 selon les chiffres de Financement Participatif France.
Comment réagissent les banques face à cette montée en puissance?
Le secteur bancaire est aujourd’hui désorienté car il est en train de perdre son leadership, concurrencé par des acteurs alternatifs qui ont fait irruption ces dernières années à la faveur d’Internet. Les banques sont aussi dans la crainte car les plateformes de crowdfunding sont amenées à devenir superpuissantes.
A quel besoin répondent principalement les plateformes de financement participatif?
crowdfunding(1)Ces sites sont au service de la création de start-up. Les plateformes de crowdfunding ont l’audace de soutenir des petits projets en phase d’amorçage dont on n’est pas quasi certain de la viabilité. Aujourd’hui, la société est de plus en plus celle du partage et la logique renferme de l’entraide. Les particuliers sont donc prêts à financer des projets d’autant que les risques sont répartis sur l’ensemble des contributeurs. Et n’oublions pas que les Français préfèrent financer des projets qui leur tiennent à cœur à l’heure où leur livret A, avec un taux en dessous de 1%, ne leur rapporte rien.
Les banques, elles, depuis la crise de 2008, se désintéressent des PME car elles sont frileuses à l’idée de prendre des risques. Elles accordent donc moins facilement un crédit, demandent de nombreuses garanties et s’assurent de la solidité et de la pérennité du projet avant de le financer.
Pourtant les banques entrent aujourd’hui dans le jeu du financement participatif…
Oui car elles ne veulent pas laisser les plateformes centraliser le marché. La Banque Populaire vient de créer sa propre plateforme régionale Proximea. Le but: apprendre et comprendre ce qu’est le financement participatif, qui est une activité en plein développement.
D’autres banques privilégient les partenariats: c’est le cas de La Banque Postale, désormais liée à la plateforme de don KissKissBankBank ou encore de Groupama Banque, partenaire de Unilend, plateforme de prêt aux entreprises françaises. En tissant ce partenariat, Groupama Banque finance un projet sans demander autant de garanties que dans le circuit bancaire classique. Du coup, lorsque la banque participe à une campagne de crowdfunding, à côté de tous les autres contributeurs, elle ne supporte le risque de la non réalisation du projet qu’à hauteur de 20%.
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Mobilisation des agriculteurs – Ceux qui trinquent après les manifs. … Des gens qui sont peut-être aussi en grande précarité ?

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Il est certain que leur détresse est infinie. Que leur métier dérouille. Que leur vie est un enfer. Les agriculteurs ont crié leur désespoir la semaine dernière dans tout l’ouest. La semaine précédente, ceux du Maine–et-Loire s’étaient déjà livrés à une action spectaculaire à Angers, devant les grilles de la préfecture.
Ils sont allés chercher des centaines de chariots de supermarchés. Les ont renversés en plein centre-ville, avant de les recouvrir de purin. Puis vers 23 h 30, ils sont partis. Laissant un tas immonde dont la puanteur se faisait encore sentir le lendemain matin.
Les salariés des services techniques de la ville ont été réveillés en pleine nuit pour dégager les chariots, histoire que les automobilistes puissent rouler dès le matin.
Facile d’imaginer … Se faire tirer du lit en pleine nuit pour nettoyer des chariots gluants.
Alors, au bout du compte, qui les agriculteurs ont-ils vraiment ennuyé ce jour-là ? Le préfet ? Sa demeure est loin du boulevard, au fond d’un parc derrière des grilles. Les grandes surfaces ? Certes, elles n’avaient plus trop de chariots le lendemain.
Non. Ceux qui ont le plus trinqué, ce sont ceux qui ont nettoyé. Des gens qui ne doivent pas gagner des mille et des cents. Des gens qui sont peut-être aussi en grande précarité.

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Marianne Deumié Ouest-France 26/07/juillet 2015
Qui pense à eux … ? J’ai apprécié ce petit entrefilet au milieu d’informations aussi réjouissantes les unes que les autres …  Cette empathie m’a beaucoup touchée … J’ai souhaité la partager. Kozett
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La croissance à toujours exigé l’appauvrissement

La Décroissance – Journal alternatif juillet août 2015 – par Firoze Manji*
Les partisans du capitalisme vert veulent accélérer le déploiement de technologies et font croire à la possibilité d’un développement durable Pourquoi cette stratégie est-elle en passe d’échouer ?
L’échec est en partie dû à la promotion de fausse solutions, mais il est également dû au fait que la dynamique du capitalisme néolibéral exacerbe vraiment le problème.
Nous vivons une période crise majeure du capitalisme caractérisée par le déclin quasi général du taux de profit. C’est aussi une période de concentration et de centralisation du capitalisme sans précédent, où quelques centaines d’entreprises contrôlent tous les aspects de la vie et de financiarisation inouïe du capital. La baisse du taux de profit dans la production pousse à la spéculation dans le crédit, les marchés immobiliers et boursiers – les secteurs non productifs de l’économie. Nous sommes dans une ère du « je prends, je ne construis pas » Dans ces conditions, l’accumulation par la dépossession est à l’ordre du jour – tout pour obtenir un taux de rendement plus rapide : l’accaparement des terres qui entraîne la privation des moyens de subsistance de millions de personnes; la suppression d’emplois et la réduction des salaires; l’extraction de ressources naturelles; la marchandisation de la nature;, pour la transformer elle aussi en source de profit par la spéculation; l’ouverture par la force de territoires à exploiter (si besoin en utilisant la puissance militaire).
Et tout cela place nos gouvernements davantage sous la tutelle des entreprises, des banques et des institutions financières, que sous celles des citoyens. Le néolibéralisme, pour résumer, est la politique promue par le capital, comme solution à la crise du capital. Le capitalisme a engendré le réchauffement climatique, la destruction de la bio diversité, l’intensification de la déforestation et de la désertification, de la toxicité et de la pollution de l’air, de l’eau et du sol. Face à l’inquiétude grandissante du public sur le changement climatique, le capital a cherché à tout prix à cacher sa soif de taux de profit plus élevés sous un voile « vert ». Mais ce vert n’a rien à voir avec la préservation de la nature : c’est plutôt le vert des billets du dollar US.
Lutter contre les problèmes engendrés par le réchauffement climatique demande du long terme et des interventions mûrement réfléchies. Mais le capital, avec sa recherche désespérée de profits, fait obstacle à une telle  approche. Les règles sont le court-terme, la liquidation d’actifs, la recherche de rente, le vol, l’accaparement des ressources, la répartition forcée des pauvres vers les riches, la privatisation accélérée et toutes sortes de nouvelles escroqueries commises sous le nom de « valeur actionnariale ».
1163948578Conforme à l’idéologie néolibérale actuelle, la « solution » du capitalisme « vert » consiste à accroître la marchandisation et la financiarisation de la nature, des êtres vivants et des écosystèmes. Le « capitalisme vert » part du principe que tout a un prix sur le marché, même la régulation du climat. Parmi ses « solutions », il y a le REDD (1), la privatisation de l’eau, la promotion de l’agriculture industrielle, soumettant les petits paysans à la domination du complexe agro-industriel, la géo-ingénierie (2), les organismes génétiquement modifiés, les nanotechnologies et ainsi de suite. Loin de réduire les émissions, il est prouvé que ces solutions ne font qu’exacerber les problèmes liés au réchauffement climatique. Ce n’est pas très surprenant. Comme l’a dit Einsten, on ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l’a créée. Au fond, la soi-disant « économie verte » est seulement une autre version du business as usual, c’est-a-dire la volonté d’accroître le taux de profit par tous les moyens et aussi vite que possible afin d’alimenter la croissance économique.
En Afrique, les conséquences du changement climatique sont plus dramatiques qu’en Europe : désertification, pénurie d’eau, problèmes alimentaires… quelles sont les principales menaces ?
L’Afrique est un des continents les plus vulnérables à l’impact du changement climatique. C’est non seulement dû au fait que les hausses de température prévues sur le continent devraient dépasser de plusieurs degrés les autres régions du monde, mais aussi à la dévastation économique, sociale et politique qui touche les pays africains depuis les trente dernières années, engendrée par le mise en place forcée de politiques néolibérales. Celles-ci ont laissé les populations appauvries, vulnérables et déjà gravement touchées par le réchauffement. La privatisation à grande échelle des biens communs, la submersion des marchés  africains par les marchandises produites dans les pays capitalismes avancés, la baisse dramatique de la production à valeur ajoutée, la suppression de la subvention aux agriculteurs, la location ou la vente de larges surfaces de terres les plus productives aux sociétés multinationales pour la spéculation, tout cala conduit à des niveaux sans précédent de privation de terres et de chômage. Dans de grandes régions dédiées à l’agriculture de subsistance, la production a même dû s’arrêter. Avec des prévisions sur la baisse de rendement de l’agriculture qui vont jusqu’à 50% dans certains pays, le continent est confronté à une grave insécurité alimentaire.
Même sans changement climatique, on estime que plus de 25% de la population africaine (soit 200 millions de personnes, souffre de déjà de « stress hydrique ». Les nappes phréatiques en déclin sont déjà empoisonnées par les effluents de l’extraction minière et de l’agriculture industrielle, que dirigent les multinationales. Selon les prévisions actuelles sur le réchauffement climatique, on estime que 600 millions de personnes supplémentaires risquent de subir des pénuries d’eau plus lourdes au cours des vingt prochaines années. Les terres de basse altitude situées sur les côtes des petites îles sont déjà confrontées à des inondations avec la hausse du niveau des mers, et la situation va empirer ces prochaines années. La désertification pousse des communautés à se déplacer vers des régions plus fertiles et à imposer leur présence à des populations déjà établies et installées.
Diriez- vous qu’il existe une opposition fondamentale entre la croissance et la préservation des écosystèmes ?
94531227_oJe pense qu’il y a une opposition fondamentale entre la croissance de l’économie capitaliste et la préservation d’un équilibre dans l’écosystème dont les humains font partie. La hausse du PIB reflète l’enrichissement de quelques uns et l’appauvrissement de la majorité. Depuis ses origines, la croissance de l’économie capitaliste s’est toujours faite au détriment de cet écosystème. Elle a engendré l’esclavage de millions de personnes, les génocides, la colonisation, la destruction des ressources non renouvelables, le pillage, la piraterie,, la militarisation, le vol, l’empoisonnement de la nature, la disparition d’espèces animales et végétales, la dépossession et la captivité des cultures et des sociétés, enchaînées aux relations sociales de la production capitaliste, déterminées par l’intérêt d’une minorité dans l’accumulation du capital. La croissance du capital a toujours exigé une récession forcée et l’appauvrissement qui en résulte, pour la grande majorité des peuples et des économies du tiers-monde. Beaucoup de gens prennent enfin conscience de l’effet cumulatif de ce mode destructif de production, à la fois sur la capacité de l’écosystème à se renouveler de manière soutenable, et sur la menace imminente qui pèse sur la viabilité de la planète considérée comme système vivant. Le système auquel nous sommes soumis aujourd’hui ne permet pas l’équilibre, puisqu’il est dans sa nature même d’utiliser tous les moyens possibles pour qu’une minorité puisse accumuler, par la dépossession et la destruction. C’est cette logique qui aboutit au grave déséquilibre de l’écosystème et menace son existence même.
 Comment réorganiser nos sociétés vers la simplicité et la solidarité ?
Je n’aurais pas la place d’esquisser un manifeste, mais permettez-moi de faire quelques suggestions pour alimenter le débat. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ont été créés et perpétués par un système qui a un appétit vorace pour le profit, sans égards à l’impact écologique. Ce que l’on oublie souvent, c’est que dans l’écologie sont comprises les sociétés humaines. La solution ne peut donc être considérée en termes écologiques, mais plutôt en termes sociaux et politiques. Pour rétablir un équilibre écologique, la condition préalable consiste à encourager et à développer les mouvements populaires, notamment parmi les personnes les plus privées de droits et précarisées par le système. Sans la participation active des masses populaires, nous ne pourrons pas trouver une solution qui surmonte le déficit démocratique du système actuel. Peut-être que la première étape nécessite un débat public sur la question : comment démocratiser l’économie et les manières de prendre les décisions. Qui décide de ce qui est produit, pourquoi on le produit, combien on en produit, pour qui on le produit ? Actuellement, c’est une minorité qui prend ces décisions, sans en rendre compte aux citoyens, ni même les en informer. Le débat public sur de telles questions est nécessaire pour contester le « droit » de cette minorité à prendre des décisions qui affectent la majorité.
La démocratisation de tous les aspects de la  vie – que ce soit à propos de la production, de la distribution, de la santé, du logement, de l’assainissement, de l’éducation, etc. – est un préalable indispensable. Nous devons nous pencher de la même manière sur la démocratisation de l’énergie, de la production alimentaire, de la gestion des ressources et ainsi de suite. Tous ces aspects de la vie sont actuellement contrôlés par les sociétés transnationales…
(1) Réduire les émissions de CO2 provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts, une initiative de l’ONU liée au marché du carbone
(2) La géo-ingénierie est l’ensemble des techniques, notamment les épandages aériens illégaux de produits chimiques dans l’atmosphère (chemtrails), qui visent à modifier le climat terrestre et l’environnement à grande échelle. Elle est expérimentée par les militaires en tant qu’arme de guerre depuis la seconde guerre mondiale. Au-delà de l’aspect moral, les critiques mettent en avant l’absence de connaissance des effets secondaires de la géo-ingénierie, étant donnée la complexité du système climatique.
* fondateur de Pambazuka news (Pambazuka signifie levez-vous ou réveitlez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique) et directeur de Pan-African Baraza, think-thank de réflexions sur la réinvention de l’avenir africain.
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Environnement – Sécheresse / vigilance sur la Loire – Blois : que se cache-t-il sous la Loire ?

 La Nouvelle République juillet 2015
Après deux années très humides, la Loire renoue avec son étiage estival. Un niveau d’eau en dessous des normales saisonnières, mais sous contrôle.
LOIRE NIVEAU EAU BAS  PHOTO PATRICE DESCHAMPS
LOIRE NIVEAU EAU BAS PHOTO PATRICE DESCHAMPS
Au pont Mirabeau, à Tours, le débit de la Loire est passé, depuis début juillet, sous les 70m3/s. Un niveau très bas. – (Photo NR, Patrice Deschamps)
On se promène au sec en bord de Loire mais la traversée de son lit à pied n’est pas pour cet été. Surveillé comme le lait sur le feu, le niveau du fleuve est particulièrement bas en ce début d’été.
A la station de Gien (Loiret), qui fait référence pour déterminer le débit « objectif », le débit est passé pendant quelques jours sous la barre des 60 m3/s, approchant l’étiage exceptionnellement faible (55m3/s) enregistré en 2003. Bien au-dessus toutefois du seuil « pivot » de 50 m3/s, à partir duquel des mesures doivent être prises. Sur les bords du cours d’eau, on parle de normale estivale plutôt que de sécheresse, mais la veille est activée.
« On a eu beaucoup d’eau ces derniers étés, donc, si on fait la comparaison, le niveau est très bas. Cependant, avec un peu plus de recul, nous sommes proches des niveaux estivaux, peut-être juste un peu en avance sur août », relativise un hydrologue.
Une hydrométrie en dessous de la moyenne saisonnière
A Tours, au pont Mirabeau, à Tours, le débit est de 69 m3/s ; il était de 275m3/s à la même date l’année dernière, particulièrement humide. « La moyenne inter-anuelle en juillet à Gien est de 139m3/s, donc nous sommes bien en dessous, mais cela ne dénote aucune difficulté : les barrages de Villerest (Loire) et Naussac (Lozère) sont suffisamment pleins pour réguler l’étiage », précise Mme Reverchon-Salle, responsable eau et biodiversité à la Dreal. Des lâchers d’eau réguliers permettent de maintenir le niveau autour des 60 m3/s.
Les centrales en phase de vigilance

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Les plus exposées aux risques de sécheresse sont les quatre centrales nucléaires qui bordent le fleuve. Comme souvent l’été, elles sont passées en « phase de vigilance », relève Myriam Flori, directrice de la communication de la centrale de Chinon. Ce niveau d’alerte, déclenché dès que le débit de la Loire passe sous le seuil des 60 m3/s, implique une organisation entre les quatre sites. Elles coordonnent alors leurs prélèvements d’eau de refroidissement et rejets d’effluents radioactifs afin de ne pas nuire à leur bonne dilution. « A ce niveau d’alerte, la sûreté n’est pas du tout remise en cause », assure-t-on à Chinon.
Les pêcheurs philosophes

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Les bancs de sables à découvert, les marres abandonnées près des rives laisse malgré tout une impression de sécheresse. « En été, il y a des endroits où il ne reste que 40 cm d’eau », constate Jacky Marquet, président de la Fédération de pêche d’Indre-et-Loire. Conséquences de cette baisse saisonnière, « des fosses se créent par endroits, favorisant un rassemblement de poissons pris au piège. Certains en profitent pour braconner un peu… », relate le président.
Autre écueil, le développement d’algues « peut-être un peu supérieur à la normale ». Mais loin de dramatiser, Jacky Marquet s’avoue même plutôt content que le beau temps fasse fleurir les vocations de pêcheurs en bord de Loire.
Mariella Esvant  Indre-et-Loire
 Blois : que se cache-t-il sous la Loire ?
La Nouvelle République 23/07/2015
Le niveau exceptionnellement bas de la Loire fait le bonheur des passionnés d’histoire : à Blois, des ouvrages anciens réapparaissent dans le lit du fleuve.

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Dix mètres en aval du pont Jacques-Gabriel, à Blois, on distingue des pieux ronds qui sont « les bases d’une passerelle provisoire qui resta là de fin 1944 jusqu’en décembre 1948 », raconte Bruno Guignard, responsable du fonds patrimonial des bibliothèques de Blois. Cette passerelle fut édifiée après la destruction de plusieurs arches du pont Jacques-Gabriel pendant la Seconde guerre mondiale.
Un second site se trouve un peu plus en aval,  face à la rue du Commerce. Il s’agit cette fois des vestiges d’un pont bien plus ancien, remontant à l’époque médiévale. Il aurait été construit en 1089. Ce pont va rester en place « jusqu’à la nuit du 8 au 9 février 1716 », narre le passionné
La Loire a dégelé, et les morceaux de glace se sont mis en mouvement avant de s’entasser contre le pont. ” Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que l’on va construire le pont Jacques-Gabriel.
Plus en aval encore, à 150 m du pont environ, dans la droite ligne de la rue des Jacobins, « on peut voir des pieux en bois », témoigne Bruno Guignard. L’étude des cernes de bois a permis de dater cet ouvrage au Ier siècle avant notre ère.
Adrien Planchon Loir-et-Cher Blois – Patrimoine
  Sécheresse : le seuil d’alerte atteint pour des rivières
La Nouvelle République 25/07/2015
Le débit de seuil d’alerte a été franchi pour l’Ardoux. – (Photo NR, Jérôme Dutac)
LE COURS D EAU DE L ARDOU A SAINT LAURENT NOUAN LORS DE LA SECHERESSE    POISSON PIEGE DANS UNE NAPPE D EAU

LE COURS D EAU DE L ARDOU A SAINT LAURENT NOUAN LORS DE LA SECHERESSE POISSON PIEGE DANS UNE NAPPE D EAU

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Nicaragua – Chantiers pharaoniques : Un canal de 300 km coupera le pays en deux

Ouest-France 26/07/2015 Extrait
Tout l’été, nous vous présentons un tour du monde des projets les plus titanesques. Cette semaine, un canal en Amérique centrale trois fois plus long que son voisin du Panama.

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L’idée d’un canal tutoyant Atlantique et Pacifique, au Nicaragua, ne date pas d’hier. Elle a germé pour la première fois dans l’esprit des conquistadors espagnols, au XVIe siècle. Des études préliminaires sont menées.
Au XIXe siècle, des accords avec les États-Unis s’amorcent mais avortent. En cause : la guerre civile, les difficultés financières du Nicaragua, des risques sismiques et volcaniques.
Deux siècles plus tard, la chimère refait surface. Et devient, cette fois, réalité. Le chantier a démarré en décembre 2014 à Brito, sur la côte Pacifique du Nicaragua. Le « grand canal interocéanique » devrait ouvrir en 2020. Ce trait d’union, coupé d’écluses, mesurera « 275,50 km », soit trois fois et demie la longueur du canal de Panama, selon la société Hong Kong Nicaragua Canal Development Investment.
30 000 expropriations
Celle-ci est dirigée par l’homme d’affaires chinois Wang Jing, 42 ans. Le gouvernement du Nicaragua lui a concédé les droits exclusifs, en juin 2013, pour la conception, la construction, l’exploitation et la gestion de la mégastructure, ainsi que de tous ses projets connexes : deux ports, une zone de libre-échange, des hôtels, un aéroport, des routes…
Le canal traversera le lac Cocibolca ( ouest) sur près de 107 kms, puis s’élancera à travers les forêts tropicales avant d’aboutir à l’embouchure de la Punta Gorda sur la côte est. Il devrait mesurer de 230 m à 530 m de large et un peu plus de 27 m de profondeur
L’ouvrage ouvrirait le passage à des porte-containeurs de 250 000 tonnes mesurant jusqu’à « 500 m de long » …
Trente heures seront nécessaires pour le traverser de part en part.
La contestation gronde depuis septembre 2014
Le chantier menace d’expropriation 30 000 Nicaraguayens, dont les Indiens ramas et nahuas.
Risques écologiques : eau salée entrant dans le lac… pollution…  menaces de réserves naturelles
Sur twitter l’opposition se fait virulente, «  Ils violent nos droits, nos libertés. Nous défendrons nos terres et le lac » peut-on notamment lire sur le compte «  nicaragua sin heridas, Salvemos et lago » ( le Nicaragua sans blessures, sauvons le lac ». le hashtag #NoAICanal n’en finit plus de réunir de nombreuses critiques et images de protestations.
Adeline BERTIN.
Conservation : Nicaragua Canal could wreak environnemental ruin, revue scientifique Nature ( http://www.nature.com)
Courrier InternationalPourquoi le canal du Nicaragua inquiète les scientifiques
Le président Ortega n’a pas tenu parole : le projet visant à relier l’Atlantique et le Pacifique verra le jour d’ici cinq ans. Un vieux rêve qui risque de tourner au cauchemar. Car cette voie artificielle traverse l’une des plus grandes réserves d’eau douce de la région.

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Politique – Des déclarations de patrimoine « off the record »

 LE MONDE | 21.07.2015 |
Depuis le 10 juillet, les citoyens ont le droit de consulter en préfecture les situations patrimoniales de leurs élus.

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Dessin de Aurel pour « Le Monde » AUREL
Par Hélène Bekmezian
 Sur Inventerre lire : Economie – Coup d’oeil dans le portefeuille de votre député
La Nouvelle République 20/07/2015. Seul un exemplaire papier du dossier est gardé à la préfecture, au cabinet du préfet. Il est consultable sur rendez-vous. La consultation des déclarations de patrimoine des parlementaires est désormais ouverte en préfecture. Sous surveillance. Je sais tout, mais je ne dirai rien. Lire la suite
 Une transparence bien encadrée par la loi
LE MONDE | 21.07.2015 | Par Hélène Bekmezian
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Canal + : «Les Guignols» décapités, les auteurs historiques virés

Le Parisien – 25 juillet 2015 – Caroline Bonacossa –
Si le programme satirique de Canal + a été sauvé, mais diffusé en crypté, tous ses auteurs historiques sont virés ! Et d’autres têtes tombent au sein du groupe Canal. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.
Depuis jeudi, les auteurs des «Guignols» vivent terrés derrière leur téléphone. Traumatisés. Refusant de répondre au moindre appel. Et même de confirmer notre information : ils sont virés.4969503_11_545x460_autocrop
« Fier d’avoir travaillé dans cette belle et prestigieuse émission des Guignols. Bonne chance aux futurs auteurs. » Lionel Dutemple, un des auteurs du programme satirique de Canal + diffusé depuis  août 1988, a été le premier à confirmer son départ, samedi sur Twitter, à la suite de notre article « Les Guignols décapités » paru dans « le Parisien » – « Aujourd’hui en France ».
Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier. Une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du roupe Canal +. Le même qui, dans « le Figaro » du 23 juillet, annonçait : « L’émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 M€ de budget. »
Mais sans ses auteurs historiques, quel sens a encore le programme? Certes, les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35 000 € brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d’en trouver des moins chers, et plus dociles. Un dénouement qui intervient en plein mois de juillet, histoire de faire le moins de vagues possible. C’est le troisième acte. La pièce a débuté fin juin. Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Vivendi, qui possède Canal +, veut la tête des « Guignols ». Trop coûteux ou trop fielleux avec certains politiques ? Dépassés par « le Petit Journal » qui fait autant d’audience si ce n’est plus et dont le compte Twitter affiche 528 000 abonnés contre 111000 ?
Mais, de François Hollande à Alain Juppé en passant par Nicolas Cante-loup, le soutien aux caricaturistes est massif. Acte II : Bolloré fait machine arrière. « Il n’est pas question ni de céder les Guignols à quiconque ni de les abandonner », lance-t-il le 2 juillet sur Europe 1. Maxime Saada annonce leur maintien, mais en crypté. L’argument avancé : muscler les programmes attractifs pour les abonnés. Mais alors pourquoi proposer les épisodes gratuitement sur Dailymotion dans la foulée de leur diffusion ?
Renaud Le Van Kim aussi débarqué

Acte III : à défaut de supprimer « les Guignols », Bolloré les décapite. Une information que la chaîne et le groupe Vivendi refusent de confirmer.
Les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d’avoir fait fuiter l’arrêt des « Guignols », Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c’est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier sa démission de l’entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. C’était la condition pour que cette dernière, qui produisait « le Grand Journal » depuis onze ans, continue à assurer les cérémonies des Césars, du Festival de Cannes et l’émission « Conversation secrète », de Michel Denisot, pour la chaîne. En échange de la perte du « Grand Journal », KM assurera la production de « la Nouvelle Edition », présentée à partir de la rentrée par Daphné Bürki chaque midi. Dernière victime de la purge ? Ce vendredi, Ara Apri-kian, à la tête de D 8, D17 et i>télé, a été remercié. C’est les mains vides qu’il a quitté vers 16 h 30 le siège du groupe. Ejecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui. A qui le tour ?
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