Le patron de la BPCE, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy sera jugé en juin

Ouest-France – 04/03/2015 -
François Pérol est accusé de prise illégale d’intérêts dans la création de cette banque.
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La fessée des juges aux époux Balkany

Le Canard Enchaîné – 04/03/2015 – Hervé Liffran -
La demande de levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Levallois laisse le couple infernal à poil…
IMAG0458Les 22 membres du bureau de l’Assemblée se prononceront, le mercredi 18 mars, sur la demande de « mainlevée de l’immunité parlementaire du député Patrick Balkany » présentée par les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon. Dans le courrier de neuf pages qui explicite leur démarche – et dont « Le Canard » » a pris connaissance – les magistrats résument un an d’enquête. Ils valident, au passage, toutes les informations révélées depuis des années par « Le Canard » sur la fortune cachée des maîtres de Levallois-Perret. Et en rajoutent une couche, en apportant précisions et détails pittoresques sur les Thénardier de Levallois.
Serait-ce le début de la fin ? Cela fait plus de vingt ans que les Balkany défraient la chronique judiciaire. Après une condamnation pourtant infamante en 1996, pour avoir utilisé son personnel municipal à son domicile privé, le couple était retombé sur ses pattes et plastronnait encore, il y a peu, aux côtés de Sarkozy. Mais le vent tourne. Et les amis se détournent. Patrick a le plus grand mal à convaincre les vedettes de l’UMP à se montrer au banquet qu’il organise, ce 5 mars, pour soutenir les candidats du parti dans le canton de Levallois.
Truelle destin
En guise de préliminaire, les juges soulignent que « les époux Balkany ont déclaré des revenus inférieurs à leur train de vie » et qu »ils n’ont effectué aucune déclaration au titre de l’ISF« . Ils annoncent, en passant, qu’ils ont lancé des investigations sur les « conditions dans lesquelles des travaux conséquents ont été réalisés » dans la superbe propriété achetée par le couple à Giverny (Eure)*. Traduction : les enquêteurs veulent savoir si les entreprises qui ont bénéficié des marchés passés par la mairie de Levallois n’ont pas effectué gratis quelques besognes dans le domaine privé au maire.
Après cette mise en bouche, les magistrats entrent dans le vif du sujet. Ils décortiquent avec cruauté les conditions d’acquisition des luxueuses villas Serena et Pamplemousse**, dans l’île de Saint-Martin ( la première a été revendue), et du palais Guycy à Marrakech*** Toutes ces bicoques ont été « mises au nom de sociétés offshore dans le cadre de montages opaques réalisés en Suisse et au Liechtenstein« . Les lignes de défense des Balkany sont enfoncées, les unes après les autres, les noms des intermédiaires démasqués et l’identité des donneurs d’ordre des société-écrans dévoilée…
La demande de levée de l’immunité s’attarde sur les conditions d’acquisition, en 2010, du palais de Marrakech. Balkany est soupçonné de s’être empiffré de commissions occultes pour financer cette emplette. Le cheikh saoudien Al-Jaber, qui devait construire deux tours de bureaux à Levallois, a d’abord versé un premier écot sur un compte à Singapour. Puis la banque d’affaires égyptienne Mashreq Trade, proche d’Al-Jaber, a pris le relais. En tout : 4,6 millions de dollars ! En pure perte, puisque les tours n’ont jamais vu le jour Enfin, l’industriel belge George Forrest a expédié 5 autres millions de dollars, en remerciement d’un coup de piston de Balkany auprès du pouvoir namibien. En euros, notre élu vedette a donc touché environ 7,4 millions. Dont 5,9 millions ont servi à payer le domaine marocain. 
Tenu en laisse
Balkany n’en continue pas moins de prétendre qu’il ne possède aucun palais au Maroc. Les juges font du petit bois de ses dénégations. Le montage financier se voulait pourtant astucieux : une société, Hayridge, immatriculée au Panama et gérée par une fiduciaire suisse, était censée posséder la baraque pour le compte de Jean-Pierre Aubry, le bras droit du maire de Levallois.Acculé, Aubry a fini par se mettre à table. Intraitables, les juges ont confisqué les titres de la société Hayridge et, par contrecoup, la propriété de Marrakech. Cette saisie, comme celle de la villa Pamplemousse de Saint-Martin, doit servir à garantir le futur dédommagement du fisc français, qui s’est porté partie civile.
Aujourd’hui, les magistrats annoncent la couleur. La levée de l’immunité est destinée à placer sous contrôle judiciaire le député, qu’ils déjà mis en examen pour corruption passive, blanchiment de corruption et blanchiment de fraude fiscale. Ils souhaitent lui interdire de « quitter le territoire métropolitain » pour « éviter qu’il ne soustraie des éléments de preuves ou fasse pression sur des témoins« . Et entendent lui « interdire d’entrer en contact avec les autres protagonistes du dossier« . En clair : adieu, palmiers de Marrakech et cocotiers de Saint-Martin ! Le député va se retrouver quasiment assigné à résidence à Levallois-Perret La pire des punitions…
*Les flics visitent le palace des Balkany à Giverny
**Découvrez la somptueuse villa antillaise des Balkany
***Les ficelles en or du couple Balkany pour échapper à l’ISF
Lire aussi : Balkany, le toujours combinard député-maire de Levallois n’a pas perdu la main (12/02/2015)
526203-les-plus-belles-perles-des-politiquesLe député-maire de Levallois-Perret qui  avait osé, en 2010, déclarer : « Je suis l’homme le plus honnête du monde ! » avait été nominé pour le Prix de l’humour politique par un jury, composé de dix-sept personnes issues du monde médiatique…



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 » Drones  » d’histoire

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Lutter contre les drones
Bernard Cazeneuve a souhaité mardi l’adoption de « nouvelles dispositions juridiques » face au phénomène grandissant de survols de drone à Paris et en région, alors que le mystère entourant le profil et les motivations des pilotes reste entier.
« Depuis le 5 octobre, ce sont 60 survols qui ont été constatés » au-dessus de centrales nucléaires et de Paris, a dit le ministre de l’intérieur. Cette nuit encore, sept drones au moins ont survolé la capitale

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Aube – Cauval : les déboires du leader français du meuble; en jeu, près de 3 000 emplois directs, dont 1 800 en France.

 LE MONDE ECONOMIE | 03.03.2015
Le sort de Cauval, le leader français du meuble, suspendu à une médiation

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Dans l’Aube, l’incertitude des salariés est grande : vendredi 27 février, Cauval a annoncé à ses salariés qu’ils ne recevraient, dans l’immédiat, que la moitié de leur paie de février. Canal32 (impression d’écran du reportage du 27/02/2015)
Tombera, tombera pas ? A Bar-sur-Aube (Aube) comme dans les autres sites du groupe Cauval, le personnel, les élus, les fournisseurs et les sous-traitants retiennent leur souffle. Le leader français du meuble, connu pour ses marques Dunlopillo, Tréca ou encore Simmons, est sur la corde raide. Il risque de déposer le bilan d’un jour à l’autre. Ce serait l’une des plus importantes faillites des derniers mois.

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En jeu, près de 3 000 emplois directs, dont 1 800 en France. Un signe de plus de la fragilité de la filière du meuble, après le démantèlement en 2014 du groupe Mobilier européen (Fly, Atlas et Crozatier).
Les dirigeants de Cauval avaient tout préparé pour se déclarer en cessation de paiements dès lundi 2 mars. « C’est ce qu’ils nous avaient annoncé en comité d’entreprise », indique Moustapha Mamouri, délégué syndical CGT à Bar-sur-Aube. Les syndicats ont alors immédiatement appelé les responsables politiques à la rescousse. Dans l’Aube, deux manifestations ont eu lieu en deux jours. Bercy s’est mobilisé.
Si bien que, dans le courant de la semaine dernière, le projet a été suspendu, le temps d’explorer une dernière solution : une médiation entre Cauval et But, son deuxième grand client. Le grave conflit entre les deux groupes est la cause immédiate des difficultés actuelles, selon Cauval. Un accord de paix pourrait éviter la faillite.
Un conflit noué il y a plusieurs années
Les deux groupes se retrouveront mardi matin 3 mars rue de Richelieu, à Paris, dans les bureaux de la médiation interentreprises. Dans 80 % des cas, les médiations débouchent sur des accords. Mais les litiges sont souvent pris plus en amont. Cette fois-ci, il faudra démêler dans l’urgence un conflit complexe, noué apparemment il y a plusieurs années. « Dans ce genre de cas, il est essentiel de desserrer la contrainte de temps, pour ne pas négocier sous une énorme pression », glisse un habitué des problèmes de ce type. Or, en l’occurrence, chaque heure qui s’écoule compte. Vendredi 27 février, Cauval a annoncé à ses salariés qu’ils ne recevraient, dans l’immédiat, que la moitié de leur paie de février. La trésorerie est à sec.
Fondé au début des années 1990 par l’homme d’affaires Gilbert Wahnich et son avocat Gilles Silberman, deux « mousquetaires » qui avaient fait leurs armes grâce au Crédit lyonnais et à sa filiale Altus, Cauval a d’abord connu des heures glorieuses, en réunissant dans le même portefeuille plusieurs marques fameuses. Depuis plusieurs années, cependant, l’entreprise est en permanence à court d’argent, et les pouvoirs publics redoutent le pire, tout en ayant du mal à y voir clair dans l’écheveau des sociétés qui forment le groupe.
En 2008, la situation devient si tendue que Cauval est placé en procédure de sauvegarde. La faute à la crise financière qui bloque le renouvellement des crédits. Mais aussi à la difficulté de produire en France des articles parfois peu chers, et à la pression de la grande distribution, toute puissante dans ce secteur.
Le marché le mieux orienté du meuble : la literie
En 2010, les mesures prises semblent porter leurs fruits, et Cauval sort de la sauvegarde. Il paye ses créanciers en temps et en heure. Mais l’année 2011 se trouve compliquée par un conflit avec le premier client du groupe, Conforama. Et en octobre 2012, Cauval dépose le bilan de sa filiale spécialisée dans les canapés d’entrée de gamme, qu’il n’arrive pas à sortir du rouge. L’entreprise se concentre alors essentiellement sur la literie, sa branche maîtresse.
Plutôt un bon choix, a priori : Cauval est le leader européen du métier, et la literie est le marché le mieux orienté du meuble.
Le groupe de MM. Wahnich et Silberman n’arrive pas à s’en sortir pour autant, et peine à payer tant l’URSSAF que certains fournisseurs. C’est semble-t-il la raison du litige avec But. « Depuis des années, Cauval manque de trésorerie et n’arrive pas à produire ce qu’il doit nous livrer, explique Frank Maassen, le patron de But. Cela se traduit par des retards de livraison, et nous cause de gros soucis. »
« Une campagne de déstabilisation »Silberman a une autre vision des faits. Pour lui, But n’est pas la victime, mais le coupable. « Ces dernières années, Cauval s’est profondément restructuré, explique-t-il. Nous avons changé de métier, et l’effectif a diminué de plus de 3 500 personnes. Un accord a été trouvé avec les pouvoirs publics sur nos dettes fiscales et sociales. Nous avons de meilleurs chiffres que le marché. Tous les voyants étaient donc au vert, quand nous avons découvert en décembre le problème avec But. »
Selon lui, But a brutalement baissé ses commandes auprès de Cauval et entamé une « campagne de déstabilisation » pour « acculer le groupe à la faillite en vue de récupérer l’entreprise ou même simplement ses marques à l’encan, à la barre du tribunal », a-t-il expliqué à Mediapart. Des manœuvres violemment démenties par But. « Nous sommes prêts à continuer avec Cauval, nous ne les boycottons pas et ne voulons pas les racheter, assure son directeur. Mais nous ne sommes pas responsables de leurs difficultés de trésorerie. Tout ce que nous voulons, c’est être livrés en temps et en heure. A eux de résoudre leurs problèmes ! » Le médiateur parviendra-t-il à réconcilier les points de vue ? Réponse dans les prochains jours.
Denis Cosnard Journaliste au Monde

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Cauval : Marche silencieuse
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Le regard de Plantu – Areva

Le Monde 05/03/2015

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Ukraine – Présence russe massive malgré l’accord de Minsk.

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Environ 12 000 soldats russes sont en renfort des rebelles séparatistes, soutenus par Moscou, agissant dans l’est de l’Ukraine, a dit mardi Ben Hodges, commandant en chef des troupes américaines en Europe.
  Les Occidentaux ont fait bloc sur le dossier ukrainien, s’accordant  sur la nécessité d’une « réaction forte »  internationale en cas de rupture « majeure » de la difficile mise en œuvre de l’accord de Minsk.
Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, s’est déclaré favorable à ce que les Etats-Unis fournissent des armes à l’Ukraine dans le cadre de l’OTAN.
Le Monde 04/03/2015

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Les agences de l’eau cajolent les pollueurs

L’âge de faire – Mars 2015 – Nicolas Bérard -
Le « retard » qu’avait pris la France dans le domaine des « réseaux de collecte et d’ouvrages de traitement des eaux est désormais à peu près résorbé ». C’est l’un des seuls points positifs avancés par la Cour des comptes dans son rapport sur « les agences de l’eau et la politique de l’eau », rendu public au début du mois de février. Les critiques, en revanche, sont nombreuses. Opacité, favoritisme, conflits d’intérêts, le fonctionnement des agences de l’eau est dans le viseur des magistrats.
Depuis 1966, six agences couvrent l’ensemble du territoire métropolitain. Elles perçoivent des taxes auprès des usagers (industriels, agricoles, particuliers) et les redistribuent sous forme d’aides financières, l’objectif étant, selon le code de l’environnement, de parvenir à « une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau ». Entre 2007 et 2012, près de 15 milliards d’euros ont ainsi transité par les caisses des agences. De quoi « résorber » une partie du retard… même si les méthodes qui ont permis d’y parvenir méritent d’être examinées de plus près.
Les pollueurs sont les mieux lotis
Thirsty.D’où proviennent ces 15 milliards d’euros ? En très grande partie des redevances payées par les usagers domestiques à travers leurs factures d’eau. Autrement dit, par les particuliers, qui représentent 87 % des redevances perçues par les agences – contre 6 % pour les agriculteurs et 7 % pour les industriels. Entre 2007 et 2012, ces redevances ont, en moyenne, augmenté de 25 %. Cette hausse – qui répond notamment à la nécessité de financer la mise aux normes des stations d’épuration – aurait pu ne pas susciter débat, si elle avait été un peu plus équitablement répartie… Or, la Cour des comptes pointe « le déséquilibre entre catégories de contributeurs », et s’attarde notamment sur le cas de l’usine Alteo, à Gardanne (L’âge de faire n° 91). Pour rappel, cette usine d’alumine rejette en pleine mer, au large de Cassis, ses déchets de fabrication appelés « boues rouges » et aurait dû à ce titre, conformément au principe de « pollueur-payeur », verser une redevance de 13 millions d’euros en 2014. Mais, grâce à l’action conjointe du député local – qui a fait passer un amendement fait sur mesure pour cette usine – et de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée – qui a encore abaissé le plafond de la redevance –, Alteo a finalement pu bénéficier d’une ristourne de plus de 10 millions d’euros. Découvrant l’étonnante mansuétude dont fait preuve l’agence auprès de cet important pollueur, la Cour suggère de mettre en place la « fixation de taux planchers pour éviter que certains prélèvements ou pollutions soient pratiquement exonérés de toute redevance ». Et encore, les magistrats ne mentionnent pas que, parallèlement, cette même agence de l’eau va subventionner cette même usine, qui souhaite s’équiper de filtres-presses, à hauteur de 15 millions d’euros !
Opacité et conflits d’intérêts
Le mode d’attribution des subventions, justement, a fait tiquer les magistrats. Outre de remédier à l’opacité qui les entoure (les montants ne sont, dans le meilleur des cas, que très partiellement rendus publics), ils préconisent de « renforcer le pilotage stratégique des agences par l’État et d’être plus sélectif dans la distribution des aides  » : Alors que l’État seul assume la responsabilité de la politique de l’eau, les modalités d’attribution des aides versées par les agences ainsi que le taux de la plupart des redevances qu’elles perçoivent sont définis par des instances dans lesquelles il est minoritaire, ce qui conduit parfois à faire prédominer des intérêts catégoriels dans les bassins.
Visiblement pas très réveillée au moment de rédiger sa réponse, la ministre de l’Écologie a balayé cette critique, estimant qu’elle n’était « étayée par aucun élément tangible ». Citons une autre vieille connaissance de L’âge de faire : l’agence de l’eau Adour-Garonne, qui devait financer la moitié du barrage de Sivens, sous forme d’une subvention de plus de 4 millions d’euros versée à la CACG - Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne -, chargée de construire l’ouvrage. Qui préside la commission d’attribution des aides à l’agence ? Le vice-président en charge de l’eau au conseil général du Tarn (qui a commandé le barrage), qui est dans le même temps administrateur de la CACG. Et, selon les propres experts de la ministre, cet onéreux barrage n’aurait bénéficié qu’à une trentaine de gros irrigants. Or, la FNSEA est l’unique syndicat agricole représenté au sein de l’agence de l’eau. Un petit café, madame Royal ?

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Chine – Vifs débats dans l’air à propos du « smog » chinois

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C’est une tentative d’éveil des consciences. Dans un documentaire en ligne de près de deux heures intitulé Under the Dome – Investigating China’s Haze (« Sous le dôme, enquête sur le brouillard chinois »), l’ex-présentatrice vedette de la télévision nationale, Chai Jing, s’attaque au fléau de la pollution atmosphérique ; un sujet auquel ses concitoyens sont de plus en plus sensibles, mais qui représente un gigantesque casse-tête politique pour les décideurs du pays.
L’initiative n’est pas sans rappeler An Inconvenient Truth (« Une vérité qui dérange »), le documentaire de l’ancien vice-président américain Al Gore, qui, en 2006, alertait le public sur les dangers inhérents au réchauffement climatique.
Depuis samedi, le film de Chai Jing ne cesse d’agiter la Toile, où bruissent et s’entrechoquent des voix contradictoires. Vu près de cent millions de fois au cours des 36 premières heures de diffusion (plus de 200 millions à ce jour), il a suscité des commentaires louangeurs en raison du ton très personnel utilisé pour dénoncer la dépendance excessive de Pékin aux combustibles fossiles polluants, ses industries lourdes et l’application laxiste des normes environnementales.
Mais il a aussi provoqué des critiques acerbes, qui déplorant le manque de preuves scientifiques (South China Morning Post), qui son caractère politique (FT). Sa sortie, en effet, a eu lieu quelques jours avant l’ouverture, jeudi, du congrès national du peuple, où les questions climatiques devraient figurer en bonne place à l’ordre du jour.
Tout juste nommé ministre de la protection de l’environnement, Chen Jining a salué le témoignage de Chai Jing (AsiaOne). Un enthousiasme partagé par le China Daily, pour qui d’autres documentaires du même type gagneraient à être réalisés sur la sécurité alimentaire, la contamination des sols ou encore la pollution de l’eau.
Le Monde 04/03/2015

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Justive – Recours des époux Tibéri rejeté

La Cour de cassation a rejeté un pourvoi formé par les époux Tibéri, rendant définitive leur condamnation dans l’affaire des faux électeurs du 5e arrondissement de Paris dans les années 1990.
Mme et M. Tibéri, qui contestent toute implication dans ce dossier, ont annoncé dans un communiqué avoir demandé à leur avocat de déposer un recours contre cette décision auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.
Un tel recours n’est toutefois pas suspensif et rend effective leur condamnation.

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Ukraine-Russie : Moscou aurait planifié la crise ukrainienne

poutine courrier Internatioanl1218-CAPDEVILLACourrier international 25/02/2015
D’après le journal russe d’opposition Novaïa Gazeta, le Kremlin aurait envisagé il y a un an, avant le départ de l’ex-président ukrainien Ianoukovitch, un plan pour déstabiliser l’Ukraine.
Il s’agit d’un document secret, publié le 24 février par le quotidien russe Novaïa Gazeta, qui montre que le Kremlin aurait planifié, avant même le départ de Kiev de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch en février 2014, une guerre en Crimée et dans le Donbass.
Le journal explique avoir pu consulter ce document, « un mémorandum rédigé par un groupe proche du Kremlin », note Interpretermag, site russe d’opposition lié à Mikhaïl Khodorkovski, ancien oligarque emprisonné pendant dix ans avant d’être gracié par Vladimir Poutine en décembre 2013. Parmi les auteurs du document, Novaïa Gazeta cite Konstantin Malofeev, riche homme d’affaires accusé par l’Europe de financer les séparatistes en Ukraine.

Coïncidences frappantes

Le document, très cynique, est organisé en sept points, allant de la « nécessité de reconnaître la faillite du président Ianoukovitch », qui perdait alors « le contrôle sur le processus politique » à Kiev, à l’impératif d’adopter « une politique plus pragmatique vis-à-vis de l’Ukraine », en passant par « l’importance d’organiser une campagne de relations publiques dans les presses russe et ukrainienne à propos de ces événements [la séparation de l’est de l’Ukraine et de la Crimée du régime de Kiev] ».

Il s’agit d’une « justification, étape par étape, […] de l’interférence de la Russie dans les affaires ukrainiennes », fait observer Novaïa Gazeta, qui note que, « même si le déroulement actuel de la crise ukrainienne a apporté quelques correctifs au plan, celui-ci présente des coïncidences particulièrement frappantes avec les actions entreprises par le gouvernement russe ».

Au moment où les Ukrainiens commémorent le premier anniversaire de la révolution de Maïdan, à Kiev, le 21 février 2015, une manifestation « anti-Maïdan » est organisée à Saint-Pétersbourg en soutien à la politique de Vladimir Poutine. MAXIM ZMEYEV/REUTERS

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Ukraine – La note qui pressait le Kremlin d’annexer la Crimée

LE MONDE | 26.02.2015

Le document qui a inspiré la stratégie du Kremlin sur l’Ukraine

Deux semaines avant la fuite de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, une note, remise au Kremlin « entre le 4 et le 12 février 2014 », incitait Moscou à lancer une vaste opération de déstabilisation en Ukraine avec, comme principal objectif, la « fédéralisation » du pays et le rattachement de plusieurs régions à la Russie – dont la Crimée –, sous le couvert d’organisations de référendums. L’authenticité de ce document, publié mercredi 25 février par le journal russe indépendant Novaïa Gazeta, ne peut être prouvée, mais son contenu résonne étrangement avec la politique défendue par Vladimir Poutine.
Cette note évaluait la situation, il y a un an, sous un jour cynique en prônant notamment une intervention rapide de la Russie pour ne pas perdre « le contrôle du marché de l’énergie en Ukraine ». Selon Novaïa Gazeta, le riche homme d’affaires russe orthodoxe Konstantin Malofeev, accusé en Occident d’avoir financé les séparatistes prorusses et de ce fait visé par les sanctions internationales, aurait fait partie de ses rédacteurs. Son service de presse a catégoriquement démenti et fait savoir que l’oligarque russe pourrait intenter des poursuites en justice. Mercredi soir, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a également réagi en qualifiant la publication de ce texte d’« absurdités habituelles de ce journal ».
Ianoukovitch, « homme de faible qualité morale »
Organisé en sept points, le document, qui n’est sans doute pas unique, commence par dresser le constat d’une « faillite » de l’ancien régime ukrainien incarné par Viktor Ianoukovitch « qui perd le contrôle de la situation ». Les auteurs ne sont pas tendres avec l’ancien dirigeant ukrainien, décrit comme « un homme de faible qualité morale (…) prêt à échanger les siloviki” [terme qui désigne l’ensemble des services de sécurité] contre la garantie de garder son poste et son immunité ». « La paralysie du gouvernement central et l’absence d’une entité politique claire avec laquelle la fédération de Russie pourrait négocier » est jugée d’autant plus inquiétante pour Moscou que la « probabilité » de l’émergence d’un autre interlocuteur apparaît « faible » après les élections présidentielle et législatives anticipées annoncées par le président ukrainien le 4 février. « Si, en Russie, le poids des oligarques est équilibré par celui d’une puissante classe de fonctionnaires, note le rapport, en Ukraine, l’appareil d’Etat est beaucoup plus faible que l’oligarchie. » Or les hommes d’affaires ukrainiens ne soutiennent plus le régime mais le combattent, à l’image du richissime Rinat Akhmetov, cité ici avec d’autres.
Les positions de Gazprom « en danger »

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 Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

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Dessin Sergueï – assassinat : voeu de Poutine

Le 04/03/2015

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Le secret des affaires débattu au Parlement européen : agissons pour la protection des lanceurs d’alerte !

La Quadrature du Net - 3 mars 2015 -
Paris, le 3 mars 2015 — Fin avril 2015, la directive « secret des affaires » sera débattue au Parlement européen. Après avoir cédé à la pression des journalistes pour retirer l’article correspondant de la loi Macron, La Quadrature du Net, Pila, et de nombreuses autres organisations appellent le président François Hollande et les élus européens à défendre les lanceurs d’alerte, à définir et protéger leur statut, et à assurer les moyens nécessaires à un réel suivi judiciaire des crimes et délits révélés. La situation souvent dramatique des lanceurs d’alertes, tels Edward Snowden ou Chelsea Manning, doit être protégée et sécurisée pour la sauvegarde des libertés fondamentales.
Edward Snowden
Edward Snowden
Le 30 janvier dernier, devant la forte mobilisation des journalistes français, François Hollande demandait le retrait de l’article sur le secret des affaires de la loi Macron. Malgré cette victoire pour la liberté d’informer et de dénoncer les agissements illégaux de sociétés privées, les lanceurs d’alerte restent menacés. En effet, une directive européenne sera débattue fin avril au Parlement européen, dont le texte actuel criminalise l’atteinte au secret des affaires en Europe, sans protection effective des lanceurs d’alertes. Afin d’alerter sur les dangers pesant sur la liberté d’informer, La Quadrature du Net cosigne aujourd’hui une tribune dans Libération et une lettre ouverte envoyée au Président de la République française.
26185_10029659_1370010650_lea10029659-eEn mai 2008 et février 2011, Wikileaks faisait fuiter dans la presse les versions en négociation de l’accord ACTA, dénoncé par La Quadrature du Net jusqu’à son rejet éclatant au Parlement européen en juillet 2012. En juillet 2013, Edward Snowden, travaillant pour la NSA, quittait les États-Unis pour se réfugier à Hong-Kong et confier aux journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras des milliers de documents prouvant l’espionnage de masse des communications, y compris de leurs propres citoyens, par les États-Unis et ses alliés. Malgré leurs apports capitaux au débat démocratique et la révélation de scandales majeurs, Julian Assange, Chelsea Manning, Edward Snowden et bien d’autres lanceurs d’alerte ont été et continuent d’être persécutés pour leurs actions. Dramatiquement, le projet de directive qui sera discuté fin avril au Parlement européen pourrait encore aggraver les risques pesant sur les citoyens permettant la publication de ces informations indispensables. Celui-ci prévoit en effet de lourdes sanctions contre les personnes portant atteinte au secret des affaires, mais sans définir précisément un statut particulier de lanceur d’alerte permettant non seulement de les protéger, mais aussi de les soutenir.
« Grâce aux révélations d’Edward Snowden sur la surveillance des communications, à celles de Swissleaks sur l’abus du secret bancaire, ou encore de Luxleaks sur les arrangements des grandes sociétés avec l’impôt en Europe, l’Union européenne découvre l’importance des lanceurs d’alerte et de la possibilité de dénoncer les crimes, délits et absences de limites morales des sociétés privées et structures publiques. Il est inadmissible que ces mêmes lanceurs d’alertes soient menacés de sanctions par les membres du Parlement européen au nom de la protection d’intérêts privés ! Au contraire, il est urgent de contribuer à leur protection et d’enfin mettre en place de réelles procédures d’investigation une fois ces crimes et délits révélés au public » s’indigne Benjamin Sonntag, co-fondateur de La Quadrature du Net.
Lire la tribune commune sur Libération : http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/fragile-droit-d-alerte_1212713
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« Toxic croquettes » ou comment les aliments industriels rendent nos animaux malades

Comment les aliments industriels rendent nos animaux malades.
Les croquettes constituent l’alimentation de milliers d’animaux de compagnie. Après s’être penchée sur leur composition, c’est avec un certain humour que la vétérinaire Jutta Ziegler dénonce dans son livre « Toxic croquettes » la responsabilité des croquettes dans les problèmes de santé de nos fidèles compagnons.
La vétérinaire autrichienne Jutta Ziegler exerce depuis 30 ans. Elle est l’une des rares à remettre en cause certains soins prodigués à nos compagnons animaux.  Elle a approfondi un nombre conséquent de pathologies graves chez les chats et chiens défilant dans son cabinet. Après avoir eu recours aux techniques allopathiques préconisées par sa profession, elle a décidé de tester d’autres thérapies (homéopathiques notamment) pour finalement comprendre la source des problèmes rencontrés.

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Suite à l’étude de la composition des croquettes industrielles, le verdict de la vétérinaire Jutta Ziegler fut sans appel : la formulation est mal adaptée et les aliments sont de mauvaises qualités.
Résultat ? Nos amis à quatre pattes sont exposés à diverses maladies telles que le diabète, le surpoids, les maladies rénales, les allergies … Car oui, selon le Dr. Ziegler, les croquettes sont en grande partie responsables de ces multiples maux mais aussi de la diminution de l’espérance de vie des animaux.
Dans le même temps la vétérinaire souligne « la dégradation de la qualité des soins sous l’effet de la course au profit. Comment réagir à ce constat alarmant ? Jutta Ziegler a choisi d’en faire un livre :  » Toxic croquettes« . 
Celui-ci a un double enjeu : Dénoncer mais aussi conseiller et donner des alternatives pour le bien-être de nos animaux.
Ainsi dans ce livre vous trouverez :
- des conseils pour donner une alimentation naturelle en accord avec les besoins de votre animal
- des informations afin de connaitre les vaccins indispensables et ceux inutiles.
- Enfin vous apprendrez à distinguer, dès la salle d’attente, un vétérinaire dont l’aspect financier est plus important que le bien-être de ses animaux, d’un vétérinaire consciencieux et honnête…
 toxic-croquettesToxic Croquettes…  par le Dr. Jutta Ziegler à découvrir aux éditions Thierry Souccar
mai 2014 – 224 pages – Prix : 19.90 €
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Inauguration du nouveau siège de la BCE : on reprend leur fête en main !

Le Grand Soir – 3 mars 2015 _Blockupy Frankfurt
Mercredi 18 mars 2015, les chefs d’état de l’Union européenne et tout ce que l’Europe compte de gros bonnets de la banque et de la finance se retrouveront à Francfort pour inaugurer le nouveau siège de la Banque centrale européenne (BCE) dans une atmosphère de fête.
Ce rassemblement sera celui d’une oligarchie qui entend célébrer et mettre en scène sa puissance. Celle-ci est symbolisée par un édifice surmonté d’une tour de verre et de béton haute de 185 mètres.

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Le « Skytower » nouveau siège de la Banque Centrale Européenne…
La somme vertigineuse d’ 1,3 milliards d’euros a été dépensée pour construire ces tours jumelles de 185 mètres de haut qui ressemblent à une forteresse, entourée de clôtures et de douves.
Cette intimidante architecture du pouvoir est un symbole parfait de la distance qui sépare les élites politiques et financières des populations. Le personnel et le matériel de bureau sont déjà en cours d’installation. Mais la grande cérémonie d’inauguration – en présence de plusieurs chefs d’État européens et de l’oligarchie financière – est désormais annoncée pour le mercredi 18 mars.
Il n’y a pourtant rien à célébrer dans l’austérité et l’appauvrissement des populations ! Des milliers de personnes en colère et de militant-es déterminé-es de toute l’Europe vont bloquer les rues autour de la BCE et interrompre cette célébration du pouvoir et du capital, en ce jour de 144e anniversaire de la Commune de Paris. Nous allons prendre la fête en main et la transformer en lieu de jonction des résistances transnationales contre les politiques de crise en Europe et leurs conséquences catastrophiques, particulièrement pour les populations d’Europe du Sud.
La BCE joue un rôle important dans l’infâme Troïka, responsable de coupes brutales, d’un chômage croissant et même de la désintégration du système de santé en Grèce et dans d’autres pays de l’UE. Avec la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, la BCE a promu l’austérité, les privatisations et la précarité. Ils n’ont eu aucune hésitation à faire chanter des gouvernements élus pour imposer leurs attaques contre les droits sociaux des populations.
Alors que la crise se développait, l’UE est devenu ce régime de plus en plus autoritaire où le manque de participation démocratique est criant. Les contrôles meurtriers aux frontières et la militarisation croissante de la politique étrangère aggravent ce processus. Ils ne peuvent pas – et ne veulent même plus – nous représenter. Les élites dirigeantes ne peuvent plus rien nous offrir. Mais de nouvelles forces émergent de chaque lieu de vie, c’est notre responsabilité de construire les solidarités et une vraie démocratie par la base. Ils veulent le capitalisme sans la démocratie, nous voulons la démocratie sans le capitalisme !
Dans le même temps, nous devons être parfaitement conscients des dangers d’un racisme croissant et de la montée de l’extrême droite, cet immonde produit dérivé de la crise capitaliste. Tandis que leur intention est de relever les barrières autour et au sein de l’Europe, notre but est exactement à l’opposé : abattre les remparts de l’Europe forteresse.
tête ds lavaboCertes il est vrai qu’il n’y a plus aussi fréquemment de réunions d’urgence sur le sauvetage de l’euro et la solvabilité de certains Etats membres, mais cela ne signifie pas pour autant que la crise est derrière nous. Pour quelques pays, la stratégie du choc est loin d’être terminée et de nouvelles mesures brutales d’austérité sont encore imposées. Dans d’autres pays, nous faisons face à une nouvelle normalité faite d’incertitude et de pauvreté. Il est de toute façon évident depuis longtemps que les politiques déployées pendant la crise n’avaient rien de temporaire, elles étaient soigneusement implantées dans les Etats et les institutions de l’UE. Tout cela a préparé le terrain pour une nouvelle phase, un modèle de société de la précarité et de droits sociaux très limités. Mais nous refusons de nous y faire !
L’Allemagne est l’une des principales forces motrices de la politique d’austérité. Dans un sens, elle est à la fois le ventre de la bête du régime de crise européen et l’œil du cyclone où règne un calme relatif. Mais les attaques contre les droits sociaux, la précarité croissante et la pauvreté sont aussi une réalité en Allemagne. Il y a de multiples raisons pour les personnes vivant en Allemagne de se mobiliser pour une vie décente, pour l’égalité des droits et pour une vraie démocratie pour toutes et tous, quels que soient leur descendance, leur genre ou leur nationalité. Les actions contre la cérémonie d’inauguration de la Banque centrale européenne nous offrent l’occasion parfaite d’envoyer un signal clair de solidarité aux côtés de tou-tes les militant-es d’autres pays.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à une forte participation internationale aux actions du 18 mars à Francfort. En plus d’une action massive de désobéissance civile, il y aura tout un éventail de manifestations, de blocages et autres formes d’actions. Les journées Blockupy 2012 et 2013 n’étaient que le commencement.
La protestation et la résistance seront de retour à Francfort – nous serons plus nombreux et déterminés que jamais !

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Note : Blockupy a déjà organisé d’importantes mobilisations à Francfort contre la BCE en 2012 et 2013 avec à chaque fois autour de 20 000 participants et participantes et une répression particulièrement sévère de la part des forces de police. On y trouve aussi le réseau Altersummit qui a pris la suite des Forums sociaux européens et s’efforce par ailleurs de mobiliser contre les traité transatlantiques de libre-échange en cours de négociations secrètes entre Europe, États-Unis et Canada. L’enjeu de la mobilisation du 18 mars 2015 n’est pas que symbolique. Au-delà du symbole visé, il s’agit d’affirmer une solidarité de classe par-delà les frontières et de construire un réseau de lutte contre les politiques d’austérité imposées par les États et voulues par le capital.
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Russie – Boris Nemtsov victime d’un climat de haine

LE MONDE | 02.03.2015

Boris Nemtsov : « Poutine m’a tuer »

Si le passé est une leçon, on ne saura probablement jamais qui a donné l’ordre de tuer Boris Nemtsov, le 27 février, à la veille d’une manifestation dont il devait prendre la tête contre la guerre en Ukraine.
Pas plus qu’on n’a jamais su qui avait donné l’ordre de tuer la journaliste Anna Politkovskaïa, tuée elle aussi de plusieurs balles, en 2006, alors qu’elle enquêtait sur la guerre en Tchétchénie. La justice politique russe de l’ère Poutine ne s’embarrasse pas de ce genre de règles de droit. Quelques hommes de main seront, un jour, envoyés en camp de travail. On n’en saura pas plus.

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Ce que l’on sait aujourd’hui suffit, pourtant, à établir un jugement, sinon pénal, du moins moral. Boris Nemtsov, qui avait 55 ans, n’était pas un héritier du soviétisme. C’était un authentique démocrate, un homme qui croyait en l’universalité des valeurs de liberté et de pluralisme. Pour lui, ces valeurs n’étaient ni négociables ni adaptables à de prétendues traditions locales.
Gouverneur régional puis vice-premier ministre sous Boris Eltsine, il s’était progressivement transformé, en quinze ans de règne de Vladimir Poutine, en adversaire électoral, puis en opposant, enfin en dissident. La courbe de l’évolution de son statut épouse fidèlement celle du régime politique de la Russie. « Il y a trois ans, confiait-il tout récemment au Financial Times, nous étions une opposition. Aujourd’hui, nous ne sommes plus guère que des dissidents. Notre tâche est de réorganiser une véritable opposition. »
Climat de haine
Aussi ténue fût-elle, cette chance, visiblement, ne pouvait lui être laissée. Pour la propagande télévisée, Boris Nemtsov n’était même pas un dissident : il était un « traître », membre d’une « cinquième colonne » que le président Poutine n’hésite pas à dénoncer lui-même. Un tel climat de sectarisme, d’intolérance, de mensonge, de répression et de violence politique a été progressivement instauré en Russie que l’opposition aujourd’hui n’y est plus seulement, en 2015, une forme d’expression :
être opposant aujourd’hui en Russie, c’est faire preuve d’un immense courage. C’est aussi risquer sa vie.
Les vrais responsables de l’assassinat de Boris Nemtsov sont ceux qui ont présidé, délibérément, à l’instauration de ce climat de haine.

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L’hommage de Moscovites à l’opposant Boris Nemtsov assassiné vendredi 27 février. MARIA TURCHENKOVA POUR « LE MONDE
Plusieurs dizaines de milliers de Moscovites ont pourtant eu, dimanche 1er mars, le courage de manifester leur indignation face à de telles méthodes. L’autre figure emblématique de la maigre opposition russe, Alexeï Navalny, n’a pas pu défiler avec eux, les autorités ayant pris la précaution de l’emprisonner pour deux semaines.
Ceux qui, en Europe – et ils sont nombreux chez les responsables politiques français –, prêchent l’indulgence pour M. Poutine feraient mieux, s’ils aiment vraiment la Russie, d’ouvrir les yeux. Et d’user de leur influence auprès de lui, lors de leurs multiples voyages à Moscou, pour obtenir l’abandon de ce mode de gouvernance, mafieux, odieux et indigne d’un grand pays.
Lire aussi : Ce que l’on sait du meurtre de l’opposant russe Boris Nemtsov
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