Didier Raoult : comment les médias en ont fait un monstre de foire…

« Le Connard » – journal satirique indépendant – Juillet 2020 – Amine Vallet –
L’image de ce professeur émérite et galvaudée par les médias qui préfèrent largement l’instrumentaliser au profit de leurs audiences et l’opposer au reste de la communauté scientifique plutôt que de parler de ses recherches…
Depuis le début de la crise du coronavirus, ce type est devenu ce que les journalistes appellent entre eux « un bon client ». Ce qui signifie qu’il passionne les foules, fait vendre des journaux et assure les audiences des médias qui choisissent de parler de lui… Pourquoi cet infectiologue et professeur émérite passionne-t-il justement les foules ? Parce qu’on présente ses études et les protocoles scientifiques rigoureux qu’il utilise ? Parce qu’il a été l’un des premiers au monde à s’intéresser à la manière de contrer le Covid-19 ? Parce qu’il est l’un des rares spécialistes sur la planète qui sait de quoi il parle lorsqu’il s’exprime au sujet des virus complexes ? 
Non ! Raoult intéresse les foules parce qu’il a été présenté par les médias comme un trublion, un marginal qui ne fait pas de compromis, parce qu’il porte des bagouses et qu’il a les cheveux longs, parce qu’il est un gars qui s’oppose à l’establishment et à l’autorité. Ah !!! Que les médias chérissent ceux qui s’opposent et leur permettent de mettre en scène quelques bonne polémiques qui font le show !
Depuis le début de la crise, les médias ont présenté Raoult comme si il était une espèce de « Gilet jaune » de la médecine, de syndicaliste de la virologie, de Joey Starr provocateur de la micro-biologie. Et comme tout est bon dans le cochon, les médias nous servent du Raoult à toutes les sauces. Un jour il est un génie. Le lendemain, il est un mégalo qui la joue perso. Le surlendemain, il est celui qui tient tête à Macron. Le jour d’après, il est celui que Macron consulte. Il est celui qui sait tout. Puis, celui qui ne sait rien. Celui qui prend des risques inconsidérés et dangereux. Celui qui prend des risques couillus et salvateurs. Celui qui menace de quitter le plateau de Bourdin parce que ce dernier tente de lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. Celui qui se rassoit chez Bourdin parce qu’il serait assoiffé de lumière.
Bref. Les médias utilisent Raoult. Ils l’instrumentalisent à leur guise. Ils vident son discours de sa substance pourtant intéressante et en font une espèce de Nabilla de la gigantesque émission de téléréalité qu’est devenue cette crise.
Raoult est désormais – et malgré lui ! – un monstre de foire qu’on montre pour appâter le badaud. Un badaud qui ne pige rien aux réels enjeux puisqu’on ne lui parle que de la forme et pas du fond. Un badaud que les médias ne respectent pas plus qu’ils ne respectent Raoult.
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Les journalistes politiques jouent-il aux clowns ou en sont-ils vraiment ? Nathan Mercereau –
Regarder les infos à la télé où les écouter à la radio met de plus en plus nos nerfs à rude épreuve. Entre les débats – qui tournent en discussions de comptoir ou en pugilats opposant de prétendus experts – et les interviews menés par des têtes à claques égocentrées qui posent leurs questions dans l’unique but de générer, Inch’Allah, « la » petite phrase qui pourrait   faire le buzz deux minutes et demie sur les réseaux sociaux, il y a de quoi se poser une question : les journalisme politique est-il à l’agonie ou est-il déjà totalement mort ? 
Pourquoi ceux qui sont censés nous aider à devenir plus éclairés se concentrent-ils uniquement sur la surface des choses et sur la forme plutôt que le fond ? Parce que leur but réel n’est pas d’informer. Leur but est de créer la controverse, de faire du bruit pour attirer l’attention.
L’info est en effet devenue un produit de grande consommation comme les autres. Elle se vend à la tonne. Car, c’est bel et bien la quantité qui compte pour espérer draguer de nouveaux annonceurs. Au très grand détriment de la dignité d’un métier de journaliste que certains tentent pourtant de pratiquer encore avec éthique et rigueur. L’info est devenue prétexte à spectacle. A tel point qu’on ne parle parfois même plus de journalistes, de chroniqueurs ou d’éditorialistes, mais de « polémistes ». Le rôle de ces zigotos ? Nourrir la controverse pour émouvoir le bon peuple tout en prétendant  créer le débat. Foutaise ! Il est devenu parfaitement impossible de débattre et d’échanger dans ce théâtre médiatique aliénant. 
En tout cas, à les regarder et à les écouter, on se demande bien comment font ces journalistes politiques pour tirer à ce point l’info vers le bas, en totale connivence avec les médias pour lesquels ils travaillent. Jouent-ils un rôle de composition qui nécessite un manichéisme et une médiocrité assumée pour entretenir leur carrières et les fonds de commerce populiste de leurs employeurs ? ou bien sont-ils simplement de gros bêtas qui n’ont pas inventé l’eau tiède ?
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Cancer 2020 – Réflexion sur les énergies de cette constellation

Pleine lune du Cancer – dimanche 5 juillet 2020 – 06h44 –
L’entrée du Soleil dans le Cancer marque le début de son voyage vers le Sud lors du solstice d’été, voyage qui se conclut en Capricorne au solstice d’Hiver. Ce parcours est semblable à celui de tout individu qui s’identifie avec sa race, sa nation, son statut, sa famille et… son corps. D’abord lié au groupe humain de manière grégaire, il apprendra à se déraciner lui-même de l’illusion de l’identité et, parvenu en Capricorne, se réaliser en tant que fils du Ciel, mais non de la Terre.
Les énergies du Cancer, stimulent notre conscience d’appartenance et d’identification à une « humanité une ». Cette stimulation élève la conscience humaine d’un état de dépendance jusqu’à un état d’interdépendance, d’une conscience de masse vers une conscience de groupe. Les bouleversements politiques, écologiques et économiques qui caractérisent le monde d’aujourd’hui sont également le résultat de la reconnaissance croissance de l’interdépendance des personnes et des nations
Ces énergies Cancer, associées à la volonté de Mars et la patience de Saturne offrent l’opportunité d’approfondir notre rapport avec les manières sociales, la famille, les sentiments et les traditions religieuses. La note clé de ce signe « Je construis une maison illuminée et je l’habite » fait écho avec la période d’isolement que nous venons de vivre. En Cancer, notre action viendra compléter la réflexion engagée lors des signes précédents : en Taureau, un travail de reconnaissance de l’existence de notre Moi véritable, et en Gémeaux l’observation en nous-mêmes des faux-semblants de la dualité.
Ce signe représente la porte d’entrée des âmes dans la matière. Depuis le corps physique jusqu’à l’homme intérieur, existent de nombreuses enveloppes. Chacune est constituée de sa propre matière, elle-même gouvernée par son propre degré de conscience. De la même manière, une plante à fleurs se soumet à d’innombrables transformations pour donner naissance à une fleur, dont quelques-unes donnent naissance à des fruits. Une chenille entre elle-même dans l’auto transformation pour devenir papillon. La soumission de soi au travers de processus spécifiques est véritablement nécessaire. Un précepte familier l’affirme : « Vous devez devenir le changement que vous souhaitez expérimenter. »
Car ce que l’on désire être, nous distancie de la Vérité. Essayer d’atteindre à la Divinité est illusoire. Réaliser que le Divin est à l’intérieur de soi et être avec Lui est la clé. Le fait de chercher met à distance le chercheur et crée l’illusion de rechercher celui que l’on est déjà.
Lorsque les doctrines et les dogmes ne seront plus considérés comme nécessaires, lorsque l’expérience sera préférée à la foi, une nouvelle forme de spiritualité adviendra. Dépourvue de symboles, rituels, pèlerinages, vénérations, elle appelle simplement et seulement à être témoin, à l’intérieur comme à l’extérieur. Jiddu Krishnamurti fut quelqu’un de semblable, promouvant l’état d’Être : « Juste être, être témoin, être en apprentissage, être en expérience » est l’essence de la voie.
L’humanité est peuplée de milliards d’êtres mais également et surtout des innombrables rapports que ceux-ci entretiennent entre eux et avec les autres règnes de la Nature. Ces rapports sont comme des ponts qui nous relient les uns aux autres et la Lumière emprunte ces voies de contact pour irradier. Par nature, nous créons inconsciemment des milliers de ponts quotidiennement. Il est donc de notre responsabilité de « citoyen du monde », par un travail d’observation, de prendre conscience de la qualité des impressions qui se dégagent de nos émotions et pensées.
Les actions positives que nous accomplissons sont comme les lumières sur le chemin dans un temps d’obscurité. La peur, le doute, la non vérité et l’avarice dans les actions de Bonne volonté produiront des lumières faibles et insuffisantes à entrevoir le chemin. Ce travail est dédié à tous par notre interdépendance avec la Nature. Il est confié à chacun de nous et demande à être accompli comme un service aux autres. La nature même du travail accompli n’est pas important, la seule perspective est : Comment bénéficie-t-il à mes semblables ?
Le chercheur, sensible aux problèmes du monde, essaie de les comprendre à la lumière d’une intelligence dépourvue de critique et médite sur eux en visualisant l’énergie de Bonne volonté. Rayonner une Volonté de bien ne peut qu’illuminer l’entourage et encourager à agir de même. Consciemment, heure après heure, vie après vie, nous pouvons construire ensemble notre Temple de Lumière individuel, planétaire et le monde changera !
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Cloître connecté

La Décroissance – mai 2020 – Hervé Krief / courrier des lecteurs –
La violence avec laquelle l’organisation économique a asservi et aliéné les populations tout en détruisant les milieux naturels est arrivée à un stade tel qu’elle n’exige plus aucun camouflage. La manipulation des esprits peut s’accentuer. L’inversion du sens des mots , « la guerre c’est la paix », « le matériel est dématérialisé » et la novlangue, « continuité pédagogique », « distanciation sociale », illustrent l’état de dislocation de nos sociétés. La période que nous traversons devrait permettre d’accélérer et d’amplifier la grande transformation numérique de notre temps.
N’oublions pas que cette pandémie est la conséquence du capitalisme industriel mondialisé. Un grand ponte de la médecine française, chef de service dans un hôpital parisien, a déclaré récemment sur France Culture que les épidémies qui se succèdent depuis quelques années sont la conséquence des élevages industriels et de la déforestation. On pourrait ajouter de nombreuses autres causes, mais les deux évoquées peuvent symboliser d’une part l’anéantissement de la condition humaine, sa dépendance complète à une machinerie sociale complexe et nocive et d’autre part la dévastation des éléments nécessaires à la vie sur Terre.
On peut recenser trois composants essentiels dans la mutation qui s’annonce. D’abord l’écroulement à venir du dernier bastion de la société humaine : les relations sociales. Elles sont porteuses de danger, en fréquentant les autres, nous risquons la contamination. Cependant, par la grâce divine de l’Internet et pour le plus grand profit des géants du numérique, nous pouvons satisfaire tous nos besoins, faire livrer ses courses alimentaires et naturellement continuer à consommer massivement avec les achats en ligne. Une nouvelle religion s’empare de nous et, face à l’état du monde, même les plus réfractaires doivent s’y résigner. Enfermés dans la solitude de leurs petits habitats, les experts en novlangue étatique ont nommé cette injonction claustrale « distanciation sociale ».

Dans le prolongement de ce premier élément se met en place une accélération inespérée de la numérisation des métiers : le « télétravail ». A l’échelle du pays, voire du continent, l’État teste l’isolement du plus grand nombre des actifs en les rivant à leur ordinateur connecté. C’est une opportunité formidable car « la France est en retard » si l’on en croit une psychologue du travail spécialisée dans la propagande de ce nouveau mode d’organisation du travail. outre le confinement, il présente de nombreux avantages pour les industriels, pour la gestion de l’administration étatique et pour les services publics. Suppression de nombreux emplois, contrôle permanent, déliquescence du syndicalisme, pression pour travailler plus et à toute heure, aliénation accrue à la machine, disparition de la relation humaine, gestion des litiges par algorithme, prolifération de données informatiques – le nouvel or noir -, mise en place du crédit social… L’Éducation nationale profite de cette aubaine pour faire valoir l’idée qu’une vidéo peut remplacer la classe; ce qui était déjà en place à l’université se profile pour tous les âges.
Enfin le dernier aspect de ce qui semble advenir de ce dysfonctionnement du capitalisme mondialisé est l’accentuation   de la répression étatique. Amorcé dès 2007, la pression de l’État, assumée sans vergogne depuis la dernière élection présidentielle, couplée à la gestion managériale et informatisée des populations augure un totalitarisme inédit. L’invention de l' »attestation de déplacement dérogatoire », la perte de l’anonymat lors des voyages en train, les mouchards dont sont équipés les voiture récentes, la montée rapide du prix des amendes et celles des peines de prison encourues en cas de défaut du respect du confinement, émanant du ministre de l’Intérieur, puis du Parlement démontrent que c’est bien par la force et la répression que l’État et ses experts imposent leur loi. La démocratie chancelle.
A l’heure où les investissements les plus importants des États et des industriels se destinent à ce que les scientifiques nomment « intelligence artificielle », ce qui vise à instaurer le règne des machines, éveillons nos consciences. Internet et les machines connectées ne sont pas le remède à l’abîme dans lequel nous sommes jetés, mais au contraire l’assurance de la poursuite et de l’avènement d’une société technicienne dévastatrice. Ils sont la promesse que les destructions des forêts, des océans, des animaux, des insectes se perpétueront. Que la pollution industrielle, dont les antennes 5G sont le dernier avatar, continuera avec ses mines à ciel ouvert, ses usines toxiques, ses esclaves, ses sacrifiés, ses consommations gigantesques de pétrole, de charbon et d’eau. 
Ouvrons les yeux : les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement, dont personne ne parle, imposent de continuer et d’augmenter la cadence de la fabrication de milliards de machines toujours plus exigeantes en matières premières et en consommation d’énergie. Alors, la société et son système technicien pourront poursuivre leur œuvre de destruction du vivant et d’aliénation d’humains apeurés dans des cages connectées.
La réalité de la pandémie est indiscutable, mais la manière dont on répond au danger ne doit en aucune manière, au nom d’une sécurité hier anti-terroriste, aujourd’hui anti-virale nous mener à une privation de tout ce qui donne une raison de vivre et d’aimer ce monde dans sa totalité, dont font partie les bons et les méchants, avec le droit de mourir « obscur à soi-même » ajoutait Camus.
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La politique aussi doit changer

Ouest-France – 17/06/2020 – Jean-François Bouthors journaliste et écrivain –
L’hôpital, l’enseignement, le commerce, l’hôtellerie, la restauration; la culture, le tourisme, l’aviation, le travail, les cultes, la famille et bien d’autres pans de nos existences personnelles et collectives ont été affectées par la pandémie. La crise sanitaire s’apaise chez nous, mais nous sentons qu’elle ne sera pas simplement une parenthèse que nous pourrons refermer. Il va falloir changer… D’autant plus que nous avons devant nous la crise écologique. Les températures anormalement chaudes du mois de mai, sur toute la planète, nous l’ont rappelé. La vie ne reprendra pas tranquillement comme avant, quand bien bien même les habitudes et les nécessités sont fortes. Dans ces conditions, que peut-il en être de la politique ?
Nous savions depuis plusieurs années qu’elle était en crise. L’élection d’Emmanuel Macron, en 2017, n’avait été possible que par l’épuisement des « partis de gouvernement », à droite et à gauche. Mais les perdants avaient eu beau jeu de soutenir que son programme n’était approuvé que par une minorité de français – à peine un quart des votants du premier tour de la présidentielle.
Ce procès en « illégitimité » des réformes a bientôt trouvé sa traduction dans la révolte des Gilets jaunes, puis dans l’opposition à la réforme des retraites. Le « nouveau monde » s’est usé, sans que l' »ancien » ne refleurisse. résultat, les extrêmes sont en embuscade.
La pensée politique est en panne
Pendant le temps de la pandémie, toutes les oppositions se sont occupées à dénoncer les erreurs de l’exécutif. Les cafouillages sur les masques et les tests leur ont donné du grain à moudre… Mais il y avait là plus de calcul « politicien » que de hauteur politique. Si les français sont mécontents du pouvoir, ils ne souhaitent pas majoritairement changer de Premier ministre : autant dire qu’ils ne savent pas à quel leader se vouer. Personne ne semble, à leurs yeux, capable de les conduire pour relever les défis causés par les trois crises qu’il nous faut affronter : sanitaire, économique et écologique. Quand le scepticisme est si général, la colère n’est jamais loin… Il n’est pas absurde de penser que les manifestations contre le racisme et les violences policières capitalisent sur ce malaise.
Peut-on sérieusement poursuivre la politique comme avant sans se poser la question de la représentation ? Les partis actuels ne sont guère plus que des machines polarisées par la compétition électorale. L’essentiel de leur action se concentre dans les opérations de communication qui visent à capter des voix ou à les dissuader de se porter sur des concurrents.
La pensée politique est en panne. Du côté de l’exécutif, elle se veut managériale, technique. Dans les rangs de l’opposition, elle est tribunitienne. Ce n’est pas le rêve récurent d’une démocratie directe qui peut pallier ce défaut : les emballements émotionnels prennent le le pas sur le discernement. Et le Président peine à mobiliser autour d’une vision. 
Dessin : KAK
Il conviendrait de changer de perspectives. Ce qui mériterait d’être représenté, ce ne sont pas tant les appareils politiques, mais celles et ceux qui sont impliqués ou concernés par les dossiers, les enjeux, les défis auxquels nous devons impérativement nous attaquer ensemble. C’est nécessaire pour prendre la mesure des enjeux, pour mobiliser les compétences, pour construire des convictions communes et pour dessiner des compromis indispensables. C’est même une condition pour que nous parvenions à distinguer, non pas des prétendants au pouvoir, mais des personnalités capables de servir la nation.
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🤯 Ces pubs qui polluent notre cerveau

La lettre de l’équipe Greenpeace – 18/06/2020 –
Stop à la publicité climaticide
Trouvez-vous normal que des marques dépensent des milliards pour nous convaincre de détruire la planète en consommant toujours plus, alors qu’on nous répète qu’il faut réduire notre empreinte carbone ? Nous non ! C’est pour ça que ce matin nos militant·es sont entré·es en action. Objectif : mettre fin aux publicités climaticides qui polluent le climat et nos cerveaux. C’est une mesure qu’il faut prendre maintenant.
👀 La pub est partout ?
Vous les voyez sans doute partout, ces publicités pour le dernier SUV ou pour un voyage en avion sur un week-end. Dans les rues, les magazines ou sur internet, ces publicités nous laissent croire que l’achat et la consommation sont le passage obligé vers le bonheur. Elles sont surtout la voie toute tracée vers la surconsommation, sur une planète exsangue. L’urgence climatique impose de revoir en profondeur notre modèle économique… ce que ne fait pas le gouvernement, qui, depuis quelques semaines, signe des chèques en blanc aux industries polluantes.
🙌 Nous aussi !
Si l’on veut se donner une chance de contenir le dérèglement climatique, il faut mettre fin à l’envahissement publicitaire qui nous incite à toujours plus consommer, et polluer. Les secteurs automobile, aérien et des énergies fossiles ont dépensé plus de 5 milliards d’euros en France l’an dernier dans des opérations de publicité. C’est une somme colossale, mais surtout, c’est un investissement totalement déconnecté de la réalité : celle du dérèglement climatique, le plus grand péril que l’humanité ait affronté.
🛑 Stop à la pub climaticide !
La France a interdit la pub pour le tabac et l’alcool, pour notre santé, il y a près de trente ans, avec la loi Évin. Pour le climat, elle doit maintenant interdire la pub liée aux énergies fossiles, à leurs produits et services. Avec vous, nous pouvons amener un maximum de personnes à interroger le rôle de la publicité commerciale dans nos vies et sur le climat. Objectif : que la France se dote d’une loi Évin Climat !
Je dis stop à la pub climaticide :
Sur Facebook
Sur Twitter
Sur Instagram avec un filtre spécial
(sur mobile uniquement)
Dans la rue en recouvrant
les pubs climaticides
Merci et à très vite,

Claire pour l’équipe Climat de Greenpeace France

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Paroles d’«après confinement»

Désir de maternité : «  Avant le confinement, on avait dans l’idée de refaire un enfant. Finalement, on va plutôt prendre un chien » ( Lu sur la page Facebook de Parent épuisé)
Whaou ! « On fait une balade de ouf avec vue panoramique sur la Méditerranée. Tout à coup, ton ado s’émerveille « Wow. Ça y est, on à la 4 G » ( Lu sur Facebook )
Créditeur : « Mon banquier m’a téléphoné pour savoir comment j’allais. C’est sûr qu’après deux mois sans découvert, il a cru que j’étais décédé. ( Lu sur la page Facebook d’Astucieuse)
Atchoum : « Don Quichotte éternuait si bien dans son coude qu’on lui donna un nouveau nom : Don Quichotte de la Mancha. » ( Par prof. de lettre sur Twitter )
Fête des Pères : « Mon chéri, pour la fête des Pères, je t’offre un week-end complet avec les enfants … Si, si j’insiste, ça me fait plaisir ( Lu sur la page Facebook de Sacrée Maman)
Sources Ouest-France

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Des paroles aux actes : que mangera-t-on demain ?

Foodwatch France – 12/06/2020 –
   Bonjour,
J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
On alertait début mai sur la pression des lobbies des pesticides et de l’agroalimentaire, en pleine crise du Covid-19, pour protéger leur business. Une de leurs priorités était d’obtenir le report de la nouvelle stratégie alimentaire européenne : De la ferme à la fourchette (farm to fork). Pour gagner du temps et avoir le champ libre.
Bonne nouvelle : ils n’ont pas réussi à retarder ce plan, qui fait partie de la nouvelle stratégie européenne dite « Accord vert » (Green deal). Publiée le 20 mai, elle promet, sur le papier, quelques avancées pour lesquelles on se bat avec vous depuis longtemps : lutter contre l’épidémie d’obésité, réduire la dépendance aux pesticides et aux antibiotiques, améliorer le bien-être animal, lutter contre la perte de biodiversité…
Mauvaise nouvelle : le bras de fer est loin d’être terminé pour autant avant que ce plan ne devienne une réalité pour une alimentation plus saine pour tou.tes. Avec votre soutien, ensemble, nous allons surveiller le déploiement de la stratégie de très près et pousser pour des mesures concrètes qui profitent aux citoyens plutôt qu’aux lobbies.
Car entre les annonces sur le papier et la réalité, deux dangers que l’on connait bien pointent le bout de leur nez : d’abord les géants de l’industrie agroalimentaire vont tout faire pour éviter qu’on leur impose de nouvelles règles (plus de bio, moins d’antibios, etc.), ensuite ils vont continuer d’orchestrer dans l’ombre pour déroger au maximum aux règles déjà existantes. 
L’exemple des pesticides est là encore flagrant : la promesse de la stratégie est de réduire de 50% l’usage des pesticides chimiques d’ici 2030. Mais les lobbies sont déjà à la manœuvre pour rejeter des demandes d’interdictions, comme sur le glyphosate, et obtenir des extensions d’autorisations. Sans compter que la stratégie De la ferme à la fourchette ne mentionne même pas le besoin d’interdire la production et l’exportation hors de l’Europe des pesticides qui sont bannis dans l’UE car trop dangereux, ce que foodwatch réclame dans une pétition lancée le 17 avril.  
Autre exemple, ce plan dit enfin ce que nous répétons chaque jour : il faut que l’alimentation saine soit le choix le plus simple pour tou.tes. Mais il manque cruellement d’actions concrètes, comme l’interdiction d’additifs dangereux pour la santé. Un grand pas est certes franchi avec la décision d’adopter un logo nutritionnel enfin obligatoire, comme le Nutri-score – car on se souvient que les lobbies de l’agroalimentaire avaient dépensé 1 milliard d’euro en 2010 pour bloquer une telle mesure européenne-. Mais nous savons que les géants de la malbouffe cherchent déjà à peser de tout leur poids pour semer la zizanie dans ce projet et influencer les méthodes de calcul du logo à leur avantage. Ce que nous ne laisserons pas faire.
Enfin, il reste la schizophrénie du libre-échange : aucune des intentions et des promesses de cette stratégie pour une alimentation plus saine et durable ne sera vraiment applicable tant que l’Union européenne continuera à signer des accords de libre-échange anti-démocratiques comme le CETA (avec le Canada) et le MERCOSUR (avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay). C’est incompatible car ces accords donnent encore plus de pouvoir aux lobbies des multinationales, pour bloquer les mesures pourtant nécessaires pour mieux protéger les citoyen.nes et la planète. Et nous continuerons à le crier haut et fort. 
La stratégie De la ferme à la fourchette est bienvenue – il était temps ! – car elle reconnaît que le système d’aujourd’hui ne fonctionne pas et qu’il faut l’améliorer. Mais il nous faut plus que jamais être vigilant.es et nous mobiliser pour obtenir des actes, en France et dans les autres pays européens.
Recettes modifiées, étiquettes inchangées : la crise ne justifie pas le manque de transparence !
Dans le contexte du Covid-19, les fabricants peuvent modifier les recettes de leurs produits sans l’indiquer sur l’étiquette. On peut comprendre le besoin de flexibilité en cette période en cas de difficultés d’approvisionnement par exemple, mais foodwatch insiste sur le besoin plus que jamais de transparence sur ces dérogations car c’est d’habitude totalement illégal.
Après 5 semaines de pression sur la Direction Générale de la Répression des Fraudes (DGCCRF), les premières informations ont enfin été publiées le 12 mai. Mais elles sont très incomplètes et laissent planer de nombreux doutes et questions : certains industriels ne profiteraient-ils pas de la crise pour modifier les recettes et l’origine de certains ingrédients sans réelle justification ?
On notera 3 exemples particulièrement marquants : des œufs étiquetés comme issus de poules élevées en « plein air » ne le sont pas – les défenseurs du bien-être animal apprécieront ; de la viande de porc ne venant plus de France mais d’Allemagne ou d’Espagne chez Auchan et Intermarché  – les consommateurs voulant favoriser les filières françaises seront bien déçus.
La publication d’une liste sur le site internet de la DGCCRF ne répond vraiment pas au besoin d’informations sur tous ces cas de produits modifiés en catimini, d’autant moins que la grande distribution ne donne aucune explication.
foodwatch exige urgemment une totale transparence de la part des autorités, mais aussi des distributeurs, responsables des produits qu’ils commercialisent et de l’information aux consommateurs. Les distributeurs doivent signaler ces changements de recettes sur leurs produits, dans leurs rayons et sur leurs sites de vente en ligne et les justifier dans le contexte de la crise Covid-19.

foodwatch a lancé cette Pétition le 13 mai 2020

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« Le MEDEF inquiet ! Les Français ne veulent pas retourner travailler et ils ont raison !! »

Insolentiae – 11/06/2020 – L’édito de Charles Sannat –
Pourquoi vous levez-vous tous les matins ?
Si la réponse est « uniquement pour gagner des sous » alors c’est bien triste pour vous. Non pas que je me permette un jugement. Je me suis, comme beaucoup, levé le matin pour gagner ma vie, pas pour la vivre. Alors je ne serai pas celui qui jette la première fiche de paye sur le pauvre bougre qui veut remplir la gamelle en travaillant.
Il faut beaucoup de dignité, beaucoup de courage, pour se lever chaque matin, pour aller gagner son pain quotidien dans l’ennui d’un travail que l’on n’aime pas. Vraiment beaucoup.
C’est sans doute parce qu’il manque à beaucoup de nous un solide « pourquoi », que de très nombreux Français ne souhaitent plus retourner travailler ce qui pose un sacré problème aux entreprises. Et pour tout vous dire, je savoure avec délectation ce moment savoureux d’un point de vue « RH », RH pour les Relations Humaines dans l’entreprise…. Hahaha….Qu’est-ce que je rigole mes amis.
Je sais ce n’est pas bien de se moquer des malheurs des autres, mais là il s’agit du malheur des patrons du Medef qui contemplent, médusés un refus massif de retourner au boulot des gueux. Et le pire, ce n’est pas dans les fonctions de bases… Par exemple les caissières sont fidèles aux postes et l’ont été pendant le pire de la crise d’ailleurs. Elles avaient un pourquoi elles ! Elles se levaient le matin pour permettre aux gens d’acheter à manger. Le postier permettait aux gens d’avoir un courrier. Bref, ce pays a tenu uniquement parce que les « petits », les « ceux qui ne sont rien » avaient une certaine idée de leur utilité… loin d’être marginale pour la société même si leurs salaires eux… sont marginaux !
Bref, du côté des remplisseurs de tableurs excel, le moral n’est pas au retour au boulot.Il faut dire qu’un tableur excel cela se remplit aussi bien depuis la maison de campagne que de sa grande tour inhumaine de la Défense et du confort de sa ligne A du RER à l’heure de pointe surtout l’été lorsque la température monte à 42°….
Les entreprises et les patrons, ceux-là mêmes qui expliquent depuis 40 ans que les « Français ont peur du changement », qu’il « faut s’adapter à un monde qui change »… et « gnagnagnagna » n’ont jamais voulu entendre parler du télétravail, car c’est perdre la main et le contrôle sur le salarié ce qui est parfaitement vrai.
*On ne peut pas manager et diriger à distance comme en présentiel… surtout pour mettre la pression et exercer toutes les manipulations psychologiques qui sont, en réalité, les techniques au cœur de toute activité dite de « management »…. et je peux vous dire que j’en connais un rayon. La distance fait perdre aux « chefs » la faculté de jouer les uns contre les autres. Je vais vous donner un exemple pour illustrer cela.
Un grand jeu de chef est de traverser la cantine, une salle de réunion, ou je ne sais quel autre endroit comme la machine à café. Vous allez voir directement Pierre, en évitant ostensiblement Paul et Jacques… Vous ne dites rien aux deux derniers. Vous vous entretenez longuement avec Pierre. Vous déclenchez immédiatement de la jalousie, de la peur ou de la culpabilité chez Paul et Jacques qui se demandent ce qu’ils ont fait de mal, pourquoi Pierre et pas eux etc… C’est une méthode de base du « diviser pour mieux régner ».
La majorité des gens ne se rendent pas compte de ces méthodes et les subissent parce qu’ils n’y ont pas été formés et qu’évidemment personne ne leur explique. Mais, ils savent bien de manière diffuse, que quelque chose cloche, ils savent bien qu’ils se sentent mal au travail, mal avec les autres.
Retournez travailler !! Tel est désormais le cri et l’appel  du Medef ! Ils veulent leurs esclaves serviles à portée de fouet, et ceux qui refusent parce qu’ils prennent goût au télétravail sont évidemment, consciemment ou non, en train de s’émanciper de la tutelle de l’employeur. En réalité ceux qui nous disent qu’il faut nous adapter, sont simplement confrontés à un immense problème d’adaptation de leurs méthodes de management, d’encadrement et de direction. Ce que ne comprend pas le patron du Medef (en fait si, il le comprend mais c’était pour la figure de style) c’est que les gens veulent bien travailler, ils ne veulent juste pas retourner travailler.
Ils ne veulent pas retourner au bagne alors que les faits montrent qu’ils n’ont pas besoin d’aller supporter les transports, la barre gluante du métro, la pollution, la saleté, la sueur, la puanteur et la chaleur des métros et des RER ou les mains aux fesses dans les tramways. Ils ne sont pas obligés d’aller supporter les méthodes de manipulation psychologique des « managers ». Ils ne sont pas obligés d’aller s’enfermer dans des clapiers sans espaces vendus ou loués à prix d’or alors que notre pays ne manque pas d’espace. Ils n’ont pas besoin de supporter tout cela pour remplir des tableurs excel dans tous les « bullshit » jobs de Geoffroy Roux de Bézieux et de tous ses acolytes.
*C’est quoi en vrai, une « start-up » ? C’est l’inverse du management à la française !
Une start-up est une entreprise qui vous donne un objectif. Vous pouvez aller à la plage, manger une glace, venir en short au bureau et même avec votre caniche si cela vous amuse, mais il va vous falloir atteindre votre objectif car si vous n’y arrivez pas, vous serez viré, tout simplement renvoyé.
En France, les grosses boîtes ne veulent pas virer… elles préfèrent vous rendre la vie impossible jusqu’à obtenir que vous partiez, d’où la notion d’harcèlement moral et l’augmentation de la souffrance au travail et accessoirement du nombre de suicides.
Pourquoi ne pas virer ceux qui n’y arrivent pas ? Parce que si vous dépassez certains seuils alors il faut faire un plan social et tout le tralala qui va avec. Le monde du travail en France est d’une hypocrisie terrible.
Vous savez ce qu’il va se passer ?
Les nuls qui n’atteignent pas les objectifs retourneront travailler, fayoter. Certains auront même des promotions, et deviendront les petits chefaillons à l’esprit étriqué qui tuent à petit feu ce pays et ses forces créatrices. Les bons, eux, iront télé-travailler, ils deviendront indépendants, ils factureront des prestations.
Les uns auront une vie agréable, les autres une vie contrainte. Les uns choisiront leur localisation, les autres la paieront au prix fort. Mais au bout du compte, les compétences cela se paye, cela se paye en monnaie mais aussi en qualité de vie que vous permettez aux âmes dont vous avez la charge.
Les entreprises qui voudront de vraies compétences, devront s’adapter au fait que non, « ils ne veulent pas retourner travailler ». Pour tous les autres bullshit jobs, le monde n’a jamais manqué d’esclaves volontaires pour leur propre asservissement.
Au bout du compte, ce confinement aura servi à beaucoup à se rendre compte que la véritable richesse n’est pas l’argent, mais le temps, l’espace et la liberté…Le reste n’est qu’aliénation. Nous sommes nés pour ne vivre qu’un temps ce qui le rend si précieux, pour vivre dans de grands espaces, et pour vivre libre.
« Ceci est un article « presslib » et sans droit voisin, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique.»
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Le monde d’avant, le monde d’après !

Magazine Biocontact – juin 2020 – Jean-Pierre Camo –
C’était avant 2020. Une époque pas si lointaine. Les multinationales enflaient à vue d’œil, au point de devenir plus puissantes que certains États. Nous avions pris l’habitude d’obtenir tout ce que nous désirions d’un simple clic, sans même comprendre que ces technologies numériques polluaient plus que le trafic aérien. La quête insatiable d’argent et de biens de consommation était notre principal horizon.
Le ciel se voilait de tant de rejets toxiques que nous ne pouvions plus admirer les étoiles. Nos océans se souillaient de monceaux de déchets plastiques, et les poissons – du moins ceux qui échappaient à la surpêche –, en avalaient par milliards les plus petites particules.
Nous poussions en toute quiétude notre caddie en quête d’aliments ultra transformés et vides de nutriments pourvu qu’ils soient joliment emballés et bon marché. Plus sédentarisés que jamais, nous pensions que nos ennuis de santé résultaient, plutôt que de notre alimentation et de notre mode de vie déséquilibrés, d’un malheureux hasard et qu’il fallait en faire taire les symptômes.
Grâce aux réseaux sociaux, nous entretenions l’illusion d’être entourés d’une foultitude de merveilleux amis, une manière addictive de tromper notre solitude avec des personnes indifférentes qui ne cherchent en réalité qu’à collecter nos likes. Coincés dans nos villes tentaculaires, nous nous précipitions chaque jour dans notre voiture pour nous rendre dans des lieux de plus en plus distants de notre domicile, que ce soit pour aller travailler, faire nos courses ou partir en week-end.
Ce monde fou a bel et bien existé. Nos dirigeants ne nous ont-ils pas convaincus qu’il ne fallait pas contrarier les lobbies de l’automobile, du nucléaire, de la pharmacie, de l’agrochimie ou des opérateurs numériques ? Que l’économie passait avant l’humain ?
Nous vivions dans un monde de compétition absurde, avide de croissance infinie mais aux ressources limitées. L’équation impossible…
Et puis, en 2020, est apparu un nouveau virus qui nous a tous confinés deux mois durant. Période d’introspection durant laquelle nous avons réalisé que les réseaux sociaux pouvaient aussi servir à prendre des nouvelles de celles et ceux que nous aimons, à retisser de vrais liens d’entraide. Que nous pouvions revoir notre alimentation, plus locale, plus bio, moins carnée, plus respectueuse de l’environnement et des producteurs. Nous avons ressenti la nécessité de pratiquer une activité physique et – pourquoi pas – de nous remettre au vélo, de nous tourner vers les thérapies alternatives pour plus d’autonomie et moins d’effets secondaires, avec une visée de prévention. Nous avons envisagé de déménager, peut-être un jour, dans une région plus nature, loin du fracas des villes polluées. Et sûrement questionné notre profession : donne-t-elle du sens à notre vie ? A-t-elle une réelle utilité sociale ? Rend-elle les gens plus épanouis, en meilleure santé ?
Alors, quand nous avons enfin eu le « droit » de sortir, nous avons tous préféré le monde apaisé que nous découvrions à celui que nous avions laissé derrière nous. De nouvelles habitudes et croyances se sont imposées.
Parfois nous devons tomber malades pour nous sentir mieux ensuite. Pensons à demain et à toutes les merveilleuses choses que nous pouvons faire !
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Gémeaux 2020 – Réflexion sur les énergies de cette constellation

 Gémeaux 2020
Notre rôle, durant l’année zodiacale 2020-21 consistera d’être suffisamment patients et de supporter les affres de la transition attendue depuis si longtemps. Nous avons été confrontés aux défauts dont le modèle de société témoigne régulièrement et à la façon dont il contrôle la vie de tant de personnes. Nous constatons comment l’économie mondiale a été largement gérée et orientée, révélant que nous sommes délibérément soumis aux fluctuations d’un système, pour le profit de quelques-uns.
En vertu de la Loi d’évolution qui nous gouverne, la transmutation de la matière se poursuit graduellement. Sous nos yeux, l’alchimie céleste s’affirme : de toutes parts, en tous domaines, tout ce que les nations et les peuples ont corrompu est en train de subir de retentissantes destructions.
L’être humain, dans son état ordinaire est entièrement constitué de dualités ou de couples de contraires. Toutes ses sensations, ses impressions, ses émotions, ses pensées sont divisées en positives ou négatives, utiles ou nuisibles, nécessaires ou superflues, plaisantes ou déplaisantes. C’est dans cette dualité que se déroule son existence et s’il devient capable de s’observer si peu que ce soit, il pourra reconnaître cette coexistence en lui.
Contrairement à la réalisation égoïste et individuelle, le travail coopératif est la nouvelle approche de l’âge émergeant. Les Gémeaux représentent la fraternité. Pour tout chercheur qui souhaite s’offrir lui-même à la transformation liée au processus de changement actuel, c’est véritablement une modification chimique qui advient en soi, un déconditionnement. Puisse les chercheurs se tourner vers l’intérieur où il trouveront finalement en eux les enseignements qui existent depuis toujours.
Dans le creuset de la vie, certains se contentent cependant de l’aspiration et de la vision d’un but radieux. Une chose manque encore : ils ne maîtrisent pas ce qui pourrait être appelé la technique de la présence. Le visionnaire doit devenir un être d’action. Éveiller le désir de servir l’humanité dans le cœur de nos semblables fournit un champ adéquat de service. Si ce principe est pris en considération, la Loi universelle peut alors agir et l’évolution en être hâtée.
Les problèmes du monde entier étant dus à l’humanité, c’est aussi à elle de les résoudre. L’essence de la vie est de savoir que nous ne sommes pas isolés. Les énergies universelles sont, plus que jamais, abondamment disponibles. Lors de la Journée mondiale de l’Invocation, il est demandé qu’elles soient dispensées afin d’aider à la naissance d’une nouvelle civilisation. Aidons à intensifier la Lumière qui émerge des consciences, l’humanité est de force à accomplir cette tâche.
La vision de Teihard de Chardin, ce qu’il appelait la «noosphère» prend forme lentement, une sphère de conscience qui se déploie autour de notre planète, une espèce de maillage de plus en plus serré autour de la Terre. La pensée s’universalise et c’est sans doute pour cela que nous verrons naître une forme nouvelle de spiritualité. Toutes les grandes vérités n’ont pas été formulées en mots, et combien d’autres sont encore à venir…
C’est à un niveau planétaire que nous pouvons développer des initiatives importantes et bonnes pour tous, afin de réellement transformer notre planète en une sphère plus radiante qui sera régie par la coopération, l’échange, la solidarité, le développement à tous les niveaux et pour tous. Nous scelleront alors la porte de la demeure du mal en abandonnant le mirage de la séparativité.
Quel plus grand service pouvons-nous rendre à la cause de l’Unité et de la Paix mondiale tant espérées que de nous relier mentalement ici et maintenant à ce Groupe d’hommes et de femmes qui préparent, dans le silence et les travaux, les grandes options du XXIème siècle ?

  Pleine lune des Gémeaux – vendredi 5 juin 2020 – 21h12 –
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Pour le moine bouddhiste Matthieu Ricard, « l’homme a été d’une arrogance considérable »

Ouest-France – 30/05/2020 – Propos recueillis par Sébastien Grosmaitre –
Comme dans une conversation le long d’un chemin de campagne, Matthieu Ricard, le moine bouddhiste proche du Dalaï-lama, nous évoque l’arrogance de l’homme face à son environnement. Et le nécessaire émerveillement devant la nature pour nous amener à la protéger. Pouvons-nous changer de culture pour mettre l’intelligence humaine au service d’une sobriété heureuse, un monde plus équilibré ?
Matthieu Ricard. Bertrand Guay, | ARCHIVES AFP
Matthieu Ricard, est le fils de la peintre Yahne Le Toumelin et du philosophe et académicien Jean-François Revel.  Il a une formation de doctorat en génétique. Moine bouddhiste tibétain, il s’est installé en Himalaya en 1972. Traducteur français du Dalaï-lama, il est aussi essayiste et passionné de photographie. Ses clichés sont exposés dans les galeries, musées et festivals à travers le monde. En 2000, il cofonde l’association Karuna-Shechen qui intervient en Inde, au Tibet et au Népal dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement des communautés et de l’autonomisation des femmes. Auteur avec son père d’un dialogue, Le moine et le philosophe, traduit en vingt-trois langues. Les droits d’auteur de ses ouvrages sont reversés aux personnes défavorisées.   Il répond à nos questions autour de cette période inédite où la société est confrontée au coronavirus.

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Où avez-vous vécu ce temps de confinement ?
J’étais dans un premier temps en Inde pour des projets humanitaires. A travers une association appelée Karuna, nous aidons plus de 350 000 personnes… En Inde, deux États où nous travaillons ont été particulièrement touchés. Nous y avons ouvert une grande clinique. Puis je suis retourné au Népal où j’ai passé un temps face à l’Himalaya dans un petit ermitage de montagne où je vais chaque hiver. Un confinement bienheureux et volontaire. Je suis en Dordogne depuis quinze jours auprès de ma maman qui a 97 ans maintenant.
L’épreuve du repli sur soi n’est pas quelque chose que l’on appréhende chez les moines et dans bouddhisme ?
Il y a deux aspects dans la solitude. A commencer par la solitude pesante. On peut être seul au milieu de la foule. A l’image des sans domicile, des exclus sociaux ou des personnes âgées. Une solitude très pesante dont les études en psychologie sociale montrent que cela raccourcit la durée de vie te affectent la santé.
Mais il y a aussi une solitude choisie que l’on fait comme un athlète qui s’entraîne. Elle permet de cultiver en soi-même les qualités humaines fondamentales comme la bienveillance, l’amour altruiste, la compassion, la force d’âme, pour mieux se mettre au service de la société et des autres.
Vous avez coécrit en 2019 : « Prendre soin de la vie, de soi, des autres et de la nature ». Ce rapport de l’homme avec la nature n’est-il pas la source de nos maux ?
Les personnes qui vivent en ville et font travailler leur cerveau ont cette impression que l’homme s’est extrait de la nature. C’est absurde. C’est comme si on disait que je me suis extrait de mon corps. Il y a aussi cette idée que l’homme a maîtrisé la nature. C’est d’une arrogance considérable. Cette arrogance a été réduite en miettes par un petit organisme qui fait un dixième de millimètre, un morceau d’ADN enveloppé dans des lipides.
De quelle manière ?
Il a tout flanqué par terre : l’idée qu’on peut envoyer des fusées sur la lune, que l’on fait de la chirurgie génétique, de l’intelligence artificielle, le transhumanisme… On oublie qu’on est humain pour commencer. Dans les pays où je vis, au Népal, en Inde, tout le monde est parfaitement conscient de la fragilité de l’existence, la vulnérabilité face au éléments et à la nature.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué sur la façon dont la société traverse cet épisode inédit ?
Au début du confinement, j’entendais qu’un million de bénévoles s’étaient inscrits sur un site pour aider. J’ai trouvé cela génial. Se mettre à distance pour éviter de contaminer est un acte altruiste mais malgré tout, les gens ont fait preuve d’un grand souci de l’autre. Il y a eu aussi une plus grande souffrance des plus pauvres. On voit l’injustice sociale se manifester. Et pour les gens qui n’ont pas de problèmes majeurs de survie, j’ai été surpris de voir comment ils étaient démunis de se retrouver face à eux-mêmes.
Pensez-vous que la société sortira plus sage de cette page d’histoire ?
Il y a a un constat encourageant. Les dirigeants politiques sont capables de faire preuve d’une grande détermination. Si c’est possible, un dixième de cette détermination pourrait-il être utilisé pour faire face à des problèmes comme le réchauffement climatique ? Est-ce concevable pour prévenir de grandes souffrances qui vont venir fatalement si on ne fait rien ?
Mais quand on entend des voix réclamant le redémarrage de l’économie en laissant les questions environnementales de côté pendant quatre à cinq ans… Ce serait une très grosse erreur. L’opinion publique va-t-elle soutenir un modèle de vie un peu plus simple, une sobriété heureuse, sans superflu; un monde plus équilibré ? Je ne suis pas devin.
En 2012, vous avez coécrit un livre intitulé « Un nouveau monde en marche ». Vous y croyez ?  
Il est en marche. C’est à nous d’imposer la direction pour qu’il ne parte pas à la dérive. On fait tellement de cas de l’intelligence humaine. La vraie intelligence, ce serait de relever les défis du XXIème siècle : les inégalités sociales, la pauvreté au sein de la richesse, le réchauffement climatique, la sixième extinction des espèces. Cela demande un changement de culture.
Quels sont les leviers possibles de ce changement ? 
Les questions environnementales sont au cœur des préoccupations de la société. Ce n’était pas le cas il y a quelques dizaines d’années. Je crois que le changement de culture peut se produire plus vite que ce que l’on pense. A l’exemple de l’abolition de l’esclavage en Angleterre.
Que s’est-il passé ?
Fin du XVIIIème siècle, une dizaine de personnes lancent que c’est abominable, il faut l’abolir. A la Chambre des députés, la réponse était que l’Empire britannique allait s’écrouler. Mais cette idée forte a gagné du terrain. A un moment donné, une masse critique, pas forcément la majorité, soutient une idée et les choses basculent. Toutes les grandes causes, à l’image de la déclaration des Droits de l’homme ont commencé par un groupe de personnes avec des idées fortes qui, peu à peu, ont fait changer les choses.
Vous avez un discours assez fort sur l’extinction des espèces.
Un millier d’espèces disparaissent par an. C’est moins perceptible que l’effet coronavirus malheureusement. Une amie scientifique me disait : « Si seulement le CO2 était rose et que le ciel devenait de plus en plus rose, on se dirait qu’est-ce qui se passe !  »
Quel est votre message pour l’avenir ?
La coopération, la solidarité est le seul message d’avenir. Martin Luther King disait : « Nous sommes venus dans des esquifs différents, maintenant nous sommes tous dans le même bateau. » On le voit très bien pour l’environnement dans les grandes pandémies. C’est ensemble que nous devons œuvrer et c’est cela qui est essentiel.
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Étude Lancet : le « coup de grâce » à l’hydroxychloroquine, vraiment ? Ou un enterrement prématuré ?

Alternative Santé – 29/05/2020 – Sabrina Debusquat  –

Coup d'arrêt pour l'hydroxychlroquine ? Coup d’arrêt pour l’hydroxychlroquine ?

Coronavirus
« Covid-19 et hydroxychloroquine : fin de partie ? », « Ni chloroquine, ni hydroxychloroquine ne sont efficaces contre le Covid-19 »… Depuis la parution d’une étude dans la revue médicale britannique The Lancet le 22 mai dernier, c’est l’emballement médiatique, populaire et politique. L’OMS suspend « temporairement » les essais liés à la chloroquine et le gouvernement français interdit sa prescription sur les patients atteints par le Covid-19. Pour certains médias, cette étude pourrait être « le nouveau juge de paix » pour « trancher » le débat sur la chloroquine. Qu’en est-il vraiment ? Alternative Santé fait le point pour vous.
L’étude à effet boule de neige
Le 22 mai dernier, le journal The Lancet publiait la plus grande étude jamais menée sur l’hydroxychloroquine et le Covid-19 . Cette étude épidémiologique qui analyse plus de 96 000 dossiers médicaux de 671 hôpitaux du monde entier suggère un risque de mortalité plus élevé et des troubles cardiaques chez les patients hospitalisés sous hydroxychloroquine.
Quelques heures après sa publication, le ministre de la santé Olivier Véran annonce sur Twitter : « Suite à la publication [d’]une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements [dont] l’hydroxychloroquine, j’ai saisi le Haut conseil de la Santé publique (HCSP) pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 h une révision des règles dérogatoires de prescription. ». Le Haut conseil, compilant un ensemble d’études et recommandations internationales, recommande alors de ne « pas utiliser l’hydroxychloroquine […] quel que soit le niveau de gravité ». Finalement, le 27 mai, un décret est publié au Journal officiel pour modifier les conditions dérogatoires de prescription de l’hydroxychloroquine. Que ce soit en ville ou à l’hôpital, le ministre indique que désormais « cette molécule ne doit pas être prescrite pour les patients atteints de Covid-19 . »
Un collectif de médecins français dénonce biais et conflits d’intérêts
De son côté, un collectif de médecins français (#COVID19-LaissonsLesMédecinsPrescrire) crie à la « désinformation » et se demande « qui a intérêt à faire croire que l’hydroxychloroquine est inefficace et dangereuse quand elle est bien prescrite ? ».
Ce collectif qui nous affirme « ne pas être à l’initiative du professeur Raoult ou de ses proches » regroupe 1 250 médecins indépendants et soignants qui dénoncent l’interdiction aux médecins de ville de prescrire l’hydroxychloroquine à leurs patients ou de s’en auto-administrer. Dans un communiqué de presse il pointe les biais, limites et conflits d’intérêts de l’étude du Lancet et questionne, entre autres, sur :
– La possibilité pour seulement quatre auteurs de réaliser en si peu de temps l’analyse d’un volume de données aussi important et parfois publié en langues étrangères.
– Les « nombreux conflits d’intérêt » des auteurs.
– Le fait que les patients de l’étude soient des patients hospitalisés à un état grave de la maladie (alors que les médecins en faveur de l’hydroxychloroquine le sont principalement pour un usage sur les formes précoces de la maladie).
– Des « imprécisions sur les traitements analysés » (notamment impossibilité de « savoir qui a reçu de l’azithromycine »).
– Une population de patients « non représentative » car présentant de nombreux patients avec des comorbidités [NDLR notamment cardiaques, une contre-indication à l’usage de l’hydroxychloroquine].
– Des « doses et durées de traitement non précisées ».
Ces médecins ne sont pas les seuls à pointer du doigt certaines faiblesses de cette étude. Des chercheurs australiens s’étonnaient par exemple le 24 mai dans le journal britannique The Guardian, du décalage entre les nombres de décès présents dans leurs bases de données et les chiffres compilés par l’étude publiée dans The Lancet, demandant des comptes aux auteurs sur leur méthode.
Ce ne sont pas des données « foireuses »
Le docteur Christian Funck-Brentano, chef de service en pharmacologie médicale à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est l’ auteur d’un commentaire détaillé de l’étude du Lancet . Nous lui avons soumis (avant que ne sortent ces nouvelles critiques australiennes) certaines des objections formulées par le collectif #COVID19-LaissonsLesMédecinsPrescrire, auxquelles il répond : « Il est tout à fait probable que quelques auteurs aient analysé autant de données en aussi peu de temps et les données utilisées issues d’un registre international conforme aux normes ISO sont robustes, validées et les auteurs utilisent des techniques statistiques de qualité ».
Pour lui, ces données ne sont pas « foireuses » comme le prétend le professeur Raoult mais elles ne peuvent pas non plus permettre des « conclusions formelles et définitives ». Cette étude « envoie des signaux défavorables » mais elle « n’invalide pas » les thèses de Raoult.
Des liens avec des labos lancés dans la course au vaccin Covid-19
L’auteur principal de l’étude du Lancet, Mandeep R. Mehra, est professeur à l’école de médecine de Harvard et directeur médical du centre cardiaque et vasculaire de l’hôpital Brigham and Women’s à Boston, principal financeur de l’étude. Brigham and Women’s est un hôpital universitaire américain réputé qui affiche de nombreuses collaborations avec des laboratoires lancés dans la course au vaccin Covid-19 et qui a récemment abrité deux essais cliniques des laboratoires Gilead pour tester le remdesivir dans le cadre de thérapies contre le Covid-19, un produit potentiellement « concurrent » de la chloroquine. Le Dr Mehra a également animé le 3 avril une conférence sponsorisée par Gilead (voir ci-dessous), dans laquelle il présente une « stadification clinique et thérapeutique » dans le cadre du Covid. Alors qu’hydroxychloroquine et remdsevir font tous deux partie des « thérapies potentielles », Mehra choisit de citer systématiquement et uniquement le remdsevir (commercialisé par Gilead et concurrent de l’hydroxychloroquine).
Dans l’étude du Lancet, le docteur Mehra déclare avoir reçu des honoraires personnels de la part de nombreux groupes pharmaceutiques dont Bayer, Medtronic ou encore Janssen. Janssen est une filiale du groupe Johnson & Johnson, un laboratoire qui vient, en partenariat avec le gouvernement américain d’engager des fonds importants dans la recherche d’un vaccin Covid-19. D’un autre côté Bayer, avec qui Mehra a également des liens, est un labo qui commercialise précisément l’hydroxychloroquine.
Le second auteur de l’étude, Sapan S. Desai, est le créateur de la société Surgisphere, spécialisée dans l’analyse informatique de données médicales qui propose une application pour trier les patients Covid-19. Ce sont notamment les employés de cette société qui ont aidé à trier les données de l’étude. Un troisième auteur, Amit Patel, a récemment publié plusieurs études portant sur la recherche de vaccins contre le Covid-19 (une étude sur l’ivermectin , potentiel médicament investigué par les laboratoires Merck ainsi qu’ une étude sur un « vaccin ADN » développé par les laboratoires Inovio ).
Contacté par nos soins, Mandeep Mehra explique : « Il n’y a pas d’autres fonds qui ont soutenu cette étude. C’est moi qui suis titulaire de la chaire à l’hôpital Brigham and Women’s et qui finance mes programmes de recherche. J’ai déclaré tous mes autres conflits [d’intérêt ndlr] et ils ne sont pas liés à cette étude. » L’étude du Lancet n’est donc pas liée de manière directe à l’industrie pharmaceutique, en revanche, l’hôpital qui la finance ainsi que ses auteurs ont collaboré régulièrement et récemment avec des industriels ayant intérêt à ce que la piste de l’hydroxychloroquine soit abandonnée. Des liens d’intérêts malheureusement monnaie courante aujourd’hui en raison de la raréfaction des fonds publics alloués à la recherche et qui, pour certains observateurs , illustrent la « triste banalité des filouteries, manipulations voire fraudes dans la recherche médicale contemporaine ».
Arrêt des essais, une décision incompréhensible et précipitée ?
Pour le docteur Violaine Guérin du collectif #COVID19-LaissonsLesMédecinsPrescrire ces décisions de stopper les essais sur l’hydroxychloroquine sont « anormales » et il est « surprenant qu’un organisme comme l’OMS censé représenter et protéger les patients du monde entier prenne des décisions en se basant sur des études méthodologiquement plus que critiquables ». Elle juge « bizarre » que l’on « s’alarme tout d’un coup d’effets secondaires très rares dont certains seraient très certainement attribuables au Covid plus qu’à la chloroquine » et en conclut que les autorités de santé françaises « ouvrent le parapluie pour se protéger ».
S’il loue la solidité de l’étude, Christian Funck-Brentano considère également que « l’OMS et consorts vont actuellement un peu trop vite vu que le lien causal n’est pas prouvé ».
Une étude de faible niveau de preuve qui ne clôture pas le débat
Cette étude du Lancet est une étude épidémiologique observationnelle prospective, soit un type d’étude qualifié par la HAS comme « fournissant généralement des données scientifiques de qualité faible » [NDLR : une étude de ce type est une étude statistique a posteriori qui se base sur des données chiffrées et non un essai clinique qui va donner un médicament à un groupe de patients, et un placebo à l’autre pour observer la différence]. Généralement en pareil cas, il faut attendre la tenue d’essais plus rigoureux pour statuer sur l’efficacité ou non d’un traitement. C’est précisément ce que concluent les auteurs de l’étude : « Des essais cliniques randomisés seront nécessaires avant de pouvoir tirer des conclusions sur les avantages ou les inconvénients de ces agents chez les patients atteints de Covid-19 ».
Comme le résume Christian Funck-Brentano : « Sans essais cliniques thérapeutiques randomisés vs placebo, ce sera toujours le bordel (sic), chaque camp continuera de s’affronter à coups d’opinions et non de réelle critique scientifique ». De leur côté, certains pays comme les États-Unis viennent de lancer des essais cliniques randomisés sur l’hydroxychloroquine et pourraient donc prochainement publier ces études de haut degré de preuves nécessaires pour y voir plus clair.
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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé
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Une députée en direct dans l’Hémicycle italien dénonce la crise du Covid19 et la 5G

Ce discours mémorable de la parlementaire Sara Cunial restera dans l’histoire.

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« Comment se fait-il qu’on cherche à empêcher des médecins de soigner leurs patients comme ils l’entendent ? »

Alternative Santé – 20/06/2020 – Caroline Pelé –
« Comment se fait-il qu’on cherche à empêcher des médecins de soigner leurs patients comme ils l’entendent ?  »
Le sociologue Laurent Mucchielli mène sa propre enquête depuis fin mars sur la gestion française de la crise du Covid-19. Alors que l’application StopCovid doit être débattue à l’Assemblée nationale le 27 mai, et que les autorités sont de plus en plus critiquées, nous avons interrogé cet expert des questions de sécurité directeur de recherches au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie, Aix-Marseille Université). Entretien sans détour avec Laurent Mucchielli, qui nous livre ses premières investigations.
Quels sont d’après vous les risques pour la liberté individuelle ou la vie privée qu’entraînerait StopCovid, ce système de traçage des contacts des personnes contaminées par le virus ? Cette application peut-elle amener des bénéfices sanitaires réels dans la lutte contre le virus ?
LM : Dans mon travail de recherche sur la vidéosurveillance, j’avais déjà documenté ce phénomène de crédulité vis-à-vis des technologies. Notre époque contemporaine vit dans un mythe technologique, la croyance que les technologies révolutionnent tout et améliorent fondamentalement nos vies. Cette crédulité est alimentée d’un côté par le marketing des industriels qui produisent ces technologies, et de l’autre par des responsables politiques qui promettent aux électeurs : « C’est formidable, vous serez ainsi mieux protégés, c’est pour votre bien ».
Mais lorsqu’on analyse la réalité, que l’on cherche à évaluer réellement le bénéfice de ces technologies, on s’aperçoit qu’il est minime, et que ce n’est pas rentable pour les finances publiques. On comprend aussi que ce système nous aveugle sur d’autres façons de gérer les problèmes de société qui rendraient plus actifs les citoyens, en recréant de la solidarité entre eux plutôt qu’en les maintenant dans une position de passivité, d’isolement et de peur, avec une technologie qui réglerait nos problèmes humains et sociaux à notre place. L’application StopCovid est caractéristique de cette déresponsabilisation.
Ces technologies sont par ailleurs très intrusives, elles menacent notre vie privée, elles infantilisent et déresponsabilisent l’individu. Alors que l’idéal démocratique me semble au contraire de chercher la progression en termes d’autonomie et de liberté sur la base d’une certaine confiance qu’on accorde fondamentalement à l’individu.
L’application StopCovid sera(it) installée sur la base du volontariat selon les autorités : que penser de cette notion de liberté de choix alors que la peur et les appels bruyants au civisme ont été omniprésents, et la crise sanitaire gérée de manière si verticale ?
Pour que ces outils puissent fonctionner dans un cadre démocratique, il faudrait que nous soyons dans une situation sociale et politique différente. On peut comparer la situation de la France avec celle de la Corée du Sud qui a déployé un « tracking » technologique du Covid. En Corée, il existe un large consensus dans la société autour de la stratégie politico-sanitaire, avec une agence gouvernementale crédible et respectée qui pilote la crise. La situation est très différente en France où nous constatons, au contraire, la défiance d’une majorité de la population à l’égard du gouvernement et des institutions, comme le montrent les enquêtes d’opinion. Dans un tel contexte, il est difficile d’imaginer le succès d’une application, telle que StopCovid, qui demanderait une adhésion massive de la population pour fonctionner efficacement.
Vous avez commencé à mener une enquête sociologique sur la gestion française de ce coronavirus. Qu’est-ce qui l’a motivée et quels sont vos champs d’investigation ?
J’ai commencé, en effet, à la fin du mois de mars, une « enquête en temps de crise ». Je travaille beaucoup mais dans des délais courts et dans un domaine que je ne connaissais pas beaucoup avant la crise, en assumant donc des risques d’erreur ou d’incomplétude. Je les réduis cependant grâce à la constitution informelle d’une petite équipe qui permet de partager les informations et de contrôler collectivement notre production éditoriale. Au départ, deux événements m’ont interpellé : d’une part la manière dont est née et a été nourrie la « polémique Raoult » et d’autre part les décrets du 25-26 mars 2020, qui restreignaient la liberté de prescrire des médecins de ville, laissant comme seule alternative aux malades de prendre du paracétamol en attendant que ça passe, ou d’appeler le 15 pour être hospitalisé en cas d’aggravation. Il me semblait que c’était intellectuellement irrationnel et moralement condamnable.
Ce qui m’a frappé concernant la polémique Raoult, c’est à quel point les débats se sont très vite cristallisés autour de sa personnalité. Les élites intellectuelles et les médias, parisiens essentiellement, se sont fixés à ce que j’appelle le stade « people » et qui me paraissait superficiel. Certes, l’homme est narcissique, il se considère le meilleur et ne se prive pas de le dire. Et on peut critiquer sa communication avec une certaine façon de se mettre en scène. Mais ça ne nous dit rien sur le bien-fondé ou non de son propos. Et puis Raoult n’est pas n’importe qui en virologie, c’est un des meilleurs spécialistes du monde ! Ensuite, dans sa volonté de rassurer et d’éviter la panique, il a sous-estimé l’ampleur de l’épidémie au début (« moins de morts que par accidents de trottinette »), mais il est très loin d’être le seul. Tout cela a masqué le fond, à savoir le fait que Raoult a adopté la posture fondamentale du médecin qui dit : il y a un nouveau virus, je dépiste les gens, j’isole les personnes infectées, je teste des traitements in vitro puis in vivo, je soigne et je suis mes patients. C’est évidemment ce qu’il fallait faire. Et on lui répond : « Tais-toi ! ». Je trouve ça délirant.
Qu’est-ce qui s’est joué à votre sens dans cette personnalisation à outrance et cette polarisation ?
Pour comprendre l’erreur des élites intellectuelles et des journalistes, je pense que deux choses ont joué un rôle déterminant. D’abord, il se joue un peu la même chose que ce que j’avais observé au début de la crise des gilets jaunes ; il y a une sorte de mépris de classe, un mépris élitiste, intellectuel, envers le succès populaire de Raoult : « Ces gens ne savent pas, ils suivent bêtement un “gourou” qui aurait un “remède miracle” ». Alors que la plupart des gens ne sont ni idiots ni complotistes. Je crois au contraire qu’ils ont juste du bon sens et qu’ils ont compris la posture fondamentale de médecin dont je parlais. Ces expressions « gourou » et « remède miracle » sont des inventions de journalistes qui disent bien le sentiment de supériorité intellectuelle d’une certaine élite croyant devoir éclairer la stupide populace.
Ensuite, il y a eu une politisation simpliste. Raoult a été catalogué « homme de droite » du fait des soutiens politiques qu’il a reçus dans la région Sud, surtout dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Mais c’est un débat qui n’a pas lieu d’être ici. Lorsque je vais voir un médecin, c’est que je l’estime compétent pour me soigner, je ne me demande pas quelles sont ses opinions politiques. Cette politisation a constitué une autre erreur majeure d’une grande partie des élites parisiennes.
Vous dites avoir déclenché votre enquête suite aux décrets du gouvernement du 25-26 mars dernier, limitant fortement, pour les médecins de ville, la possibilité de prescrire à leurs patients de l’hydroxychloroquine. Plus récemment, certains se sont vus rappelés à l’ordre pour la prescription d’autres médicaments à leurs patients. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Ce décret m’a effectivement choqué et surtout fait réfléchir. Comment se fait-il qu’on cherche à empêcher les médecins de base de soigner leurs patients comme ils l’entendent ? Certes, il est normal et même souhaitable que les autorités politiques et sanitaires d’un pays donnent des directives générales de santé publique, des Medical guidelines. Et il est normal et souhaitable qu’elles coordonnent et harmonisent la prise en charge hospitalière. Mais voilà que, en France, elles ont aussi décidé en pleine crise de ne pas s’appuyer sur les quelque 130 000 médecins libéraux (dont 100 000 généralistes), alors que pour la plupart des citoyens le médecin de famille est le premier référent. C’est une situation quasiment unique dans le monde. Se priver de ces personnes est incompréhensible en terme stratégique. De plus, c’est totalement infantilisant pour les médecins. Enfin, ce n’est pas rationnel. On ne peut pas dire qu’il y a une incertitude sur l’efficacité des traitements possibles, qu’on lance des études statistiques pour en savoir plus, et en même temps interdire aux médecins de base d’utiliser les médicaments disponibles pour soigner les malades qui se présentent à eux dans l’immédiat. Outre le problème éthique (comment décider de ne rien faire face à un malade qui est devant vous, sous prétexte que la science n’a pas encore livré ses calculs définitifs ?), l’attitude logique de quelqu’un qui ne sait pas est de ne fermer aucune porte, de se dire que toutes les idées sont bonnes à prendre et qu’on va chercher tous ensemble. Les médecins libéraux ont bien compris tout ça d’ailleurs. L’action du collectif « Laissons les médecins prescrire » est très révélatrice. Et leur pétition a eu un grand succès auprès des personnels soignants.
Comment comprendre donc ces décisions du ministère de la Santé ? Je ne vois que deux explications possibles : soit c’est de l’incompétence/panique de la part des instances politico-sanitaires, soit elles voulaient empêcher les médecins d’utiliser le protocole Raoult. Les deux pouvant se cumuler.
Vous avez constitué une équipe de recherche, quels sont vos premiers chantiers d’investigation ?
J’ai commencé mon enquête avec une ancienne journaliste, amie de longue date que je considère un peu comme une lanceuse d’alerte. Nous avons profité d’un petit lieu de publication : mon blog de Mediapart . Et si la parution de notre premier article le 29 mars nous a valu un torrent d’insultes de la part des élites intellectuelles et journalistiques, elle nous a aussi rapporté des soutiens immédiats de la part de personnes qui se posaient les mêmes questions que nous. J’ai ainsi pu former rapidement une petite équipe comprenant, outre la journaliste et moi, quatre médecins, un anthropologue, un économiste et un géophysicien. Et nous avons travaillé sur les enjeux qui se profilent derrière cette polémique Raoult.
Le premier est celui de l’industrie pharmaceutique et des enjeux financiers qui se cachent derrière les médicaments. C’est un problème dont je parlais déjà longuement dans mon manuel universitaire Sociologie de la délinquance (Armand Colin, 2018). Comme dans l’industrie agro-alimentaire, dans l’agriculture, dans la construction automobile et bien d’autres secteurs encore, les enjeux financiers sont très présents dans la santé publique. Très vite nous avons compris que la plupart des médecins qui cherchaient à balayer les propositions du Dr Raoult, et que l’on voyait beaucoup dans les médias, avaient en réalité de forts liens d’intérêt avec le laboratoire pharmaceutique américain Gilead qui cherche à imposer un médicament très onéreux dont il détient le brevet : le Remdesivir. S’il y parvient, ce sera le « jackpot » financier. Et si certains ont la mémoire courte, d’autres se souviendront du fait que Gilead a déjà fait le coup il y a quelques années dans la lutte contre l’hépatite C*.
Au vu de vos premières recherches, comment cette crise vient-elle éclairer les tensions entre santé publique et intérêt industriel des laboratoires pharmaceutiques ? Et comment cette histoire va-t-elle se terminer selon vous ?
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la santé ne fonctionne hélas pas différemment des autres domaines de la vie économique et sociale. Les grands laboratoires pharmaceutiques privés ne sont pas de simples partenaires des États qui fabriqueraient des médicaments et les proposeraient sur un marché public. Ce sont des multinationales hyperpuissantes, cotées en Bourse qui, pour conquérir des parts de marché et faire un maximum de profits pour leurs dirigeants et leurs actionnaires, mettent en œuvre des stratégies industrielles globales avec non seulement de la propagande commerciale mais aussi du trafic d’influence à destination des agences sanitaires et des médecins pour favoriser la prescription de leurs produits et, si possible, se construire des monopoles. Je crains que cette réalité n’ait joué un rôle majeur dans la question du traitement médical du Covid, rôle qui n’est peut-être pas terminé d’ailleurs, puisqu’il risque de se prolonger à travers la question du vaccin.
Mon rôle, et j’y tiens beaucoup, est celui d’un chercheur-citoyen. Je me suis posé des questions, j’ai eu des doutes, j’ai fait un travail de recherche dans l’urgence qu’imposait la situation (les gens mourraient !). Une partie de mes confrères et la totalité des journalistes « mainstream » (y compris la rédaction de Mediapart d’ailleurs) ont traduit « il soutient Raoult », ce qui est une interprétation ras-du-plancher. L’avenir dira si j’ai vu juste ou pas, ou en partie. Ce que j’espère surtout c’est que les journalistes se réveilleront, et que les parlementaires joueront enfin leur rôle à travers une grande commission d’enquête. Nos démocraties sont en crise. C’est peut-être une occasion de se ressaisir un peu.
* NDLR : le sofosbuvir vendu 43 000 euros pour 12 semaines de traitement. Voir par exemple le bras de fer qui les a opposés à l’association Médecins du monde.
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