La ville qui nourrit ses enfants moins cher et bio

Ouest-France 26/03/2015 – Béatrice Limon
Mouans-Sartoux, sur la Côte d’Azur, a préempté des terres constructibles pour y installer des agriculteurs en régie. L’exemple est présenté ce jeudi à Nantes au colloque international Lascaux.

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En direct de la Grèce : Syriza tient la barre – la présidente lance un audit sur la dette

Charlie Hebdo – 26/03/2015 – Angélique Kourounis -
Déjà deux mois que Syriza, le parti de la gauche présentée comme radicale, est au pouvoir, et non seulement le pays est toujours membre de la zone euro, mais en plus le gouvernement a fait passer deux lois, avec l’aval de l’opposition conservatrice, s’il vous plaît, qui faisaient partie de son programme électoral. 
L’une pour fournir aux plus démunis nourriture, chauffage, électricité, soins médicaux et aide au logement., l’autre pour faciliter les paiements des arriérés d’impôts, estimés à 76 milliards d’euros, soit 42% du PIB Les administrés pourront payer en cent versements et auront un allègement de l’amende. 
Enfin, le produit des privatisations – dont sont maintenant exclues les plages du littoral – ira dans le social, et non au remboursement de la dette. Dette pour laquelle, par ailleurs, Zoé Konstantopoulou, la bouillante présidente du Parlement a lancé un audit pour savoir qui doit quoi, depuis quand, et à qui.
Mine de rien, ils travaillent, ces gauchos. Autant dire que les coups de boutoir de l’euro-groupe pour obliger Syriza a se vider de son programme et à oublier ses promesses de campagne n’ont pas – pour l’instant – eu le résultat escompté. Même si le gouvernement grec ne parle pas de l’annulation de la dette, même s’il doit faire face à d’insoutenables problèmes de liquidités, il tient bon. Jusqu’à quand ?
Lire : Lancement de la commission d’audit de la dette par la présidente du parlement grec

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La présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou est déjà accusée par certains journalistes et par différents partis grecs (Nouvelle démocratie, PASOK et Potami) de « jeter de l’huile sur le feu », ce qui n’empêche pas cette femme à la capacité de travail impressionnante (voir cet article du Monde) d’avancer : « tout un peuple a été mis à genoux et nous ne devons pas accepter qu’ils se soumettent à cette propagande. (…) Nous avons le devoir d’agir sinon cette dette pèsera sur les générations à venir. ».
Grèce : ce que révèle le refus de Bruxelles de traiter l’urgence humanitaire !
 Les mesures proposées par le gouvernement grec n'étaient guère révolutionnaires. Il s'agissait d'apporter une assistance d'urgence à ceux qui en avaient le plus besoin. Pour mémoire, 23,1 % de la population hellénique vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.
Les mesures proposées par le gouvernement grec n’étaient guère révolutionnaires. Il s’agissait d’apporter une assistance d’urgence à ceux qui en avaient le plus besoin. Pour mémoire, 23,1 % de la population hellénique vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. (Crédits : Reuters)
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Des criminels impunis qu’il est temps de poursuivre

Depuis Mosset – 26/03/3015 – Raoul Marc Jennar -

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Le droit pénal international s’applique aux individus. Pas aux gouvernements, pas aux entreprises privées. Et il ne concerne que les trois plus grands crimes : crime de guerre, crime contre l’humanité et crime de génocide. Alors que les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo ont considéré l’agression comme « le crime international suprême », la Cour Pénale Internationale (CPI) n’est pas encore, à ce jour, compétente pour en juger.
Je voudrais m’arrêter à la notion de crime contre l’humanité. Celui-ci est défini par l’article 5 du statut de la CPI, une définition qui forme la synthèse de plusieurs autres adoptées depuis 1945 :
« On entend par crime contre l’humanité, qui est imprescriptible, l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile pour des motifs nationaux, politiques, ethniques, raciaux ou religieux, tels que : le meurtre, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, l’emprisonnement, la torture, le viol, la persécution pour motifs politiques, raciaux ou religieux, tous autres actes inhumains. »
Cette définition me paraît bien incomplète au vu de ce qu’on observe dans le monde d’aujourd’hui. N’observons-nous pas des attaques « généralisées et systématiques  lancées contre toute population civile» pour des motifs autres que ceux énumérés, par exemple, des motifs économiques ?
Ne voit-on pas des entreprises privées soutenues et protégées par des gouvernements et des parlements provoquer l’empoisonnement, lent mais massif, de populations entières en introduisant, directement ou indirectement, dans notre alimentation des produits chimiques et en particulier des pesticides ?
Nous avons la chance, en France, de compter parmi nos savants de grands spécialistes du cancer et, parmi eux, un homme de science qui n’est ni achetable, ni acheté, le professeur Dominique Belpomme.
ogm-goldstynCet éminent cancérologue affirme que « l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture met l’espèce humaine en danger. » Il indique que « les trois quarts des cancers sont évitables puisqu’ils sont dus à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement ». Et il ajoute qu’il y a un « lien causal entre l’utilisation à outrance des pesticides telle que nous le faisons aujourd’hui en Europe et l’apparition des fléaux de santé publique tels que cancer, diabète, obésité, leucémie chez l’enfant ou autisme chez l’enfant. La seule réponse possible à ce problème majeur de santé publique est de réduire l’utilisation des produits chimiques mis sur le marché, et notamment les pesticides utilisés dans l’agriculture. »
« Pour des raisons purement économiques, nous utilisons des pesticides à outrance. Il y a 50 ans, on n’utilisait pas de pesticides, on avait une agriculture moins rentable, mais plus respectueuse de la santé« . »
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Au micro de la radio belge, le spécialiste du cancer précisait, il y a deux ans déjà, « Le véritable moyen pour arriver à guérir l’ensemble des cancers, c’est d’ajouter à la prévention secondaire, c’est-à-dire le dépistage, la prévention primaire qui consiste à réduire à leur source les polluants environnementaux, dont font partie les pesticides« . Il va plus loin : « Si nous continuons à polluer l’environnement comme nous le faisons, l’espèce humaine se met en danger. Réchauffement climatique, problèmes de santé, destruction de la nature : nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Par la dégradation de la planète, nous risquons tout simplement de faire en sorte que l’humanité disparaisse« .
Que faire ? Le spécialiste du cancer dresse un terrible constat : « on n’est pas suivi au niveau politique ». Les gouvernants sont plus attentifs à satisfaire les attentes de l’industrie chimique que la santé des peuples. Les législateurs sont plus soucieux d’obéir aux pressions des lobbies du monde des affaires que d’adopter des réglementations qui donnent la priorité à la santé sur le profit. Il en va de même au niveau européen.
Qui ne connaît dans sa famille, dans son entourage, un parent, un ami atteint d’un cancer ? On souffre, on se lamente, on pleure aux funérailles. Mais cette douleur, que nous connaissons tous, ne devrait-elle pas se transformer en révolte ? N’est-il pas temps de pointer du doigt ceux qui sont responsables de la mort de nos êtres chers ?
Car cette attitude de ceux qui gouvernent et de ceux qui font les lois n’est-elle pas tout simplement criminelle ? Ne devrait-on pas parler devant ce type de complicité entre les politiques et le monde des affaires de complicité de crime contre l’humanité ?
N’est-ce pas à cela qu’il convient de penser quand on va élire les futurs complices de ceux qui nous empoisonnent ? D’autant qu’avec le futur traité transatlantique, le peu de réglementations que nous avons est directement menacé au nom de la « compatibilité réglementaire » entre UE et USA.
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Samedi, les villes du monde mobilisent « une heure pour la planète »

Atlasinfo.fr - mercredi 25 mars 2015 – avec AFP -
Dans les capitales du monde ou les petits villages, l’opération « Une heure pour la planète » espère de nouveau mobiliser samedi des millions de personnes, en cette année-clé pour la lutte contre le dérèglement climatique.
Samedi soir, à 20h30 locales, les plus grands monuments s’éteindront tour à tour, et les citoyens, collectivités, entreprises, gouvernements seront eux aussi invités, pour la 9e année, à éteindre leurs lumières pendant une heure.
Pour le Fonds mondial pour la nature (WWF), organisateur de cette campagne, l’idée n’est pas d’économiser de l’électricité pendant une heure. Mais bien de rappeler le coût pour la planète de l’énergie chaque jour consommée; l’occasion aussi de réclamer des engagements internationaux forts pour freiner le réchauffement du climat.
« Utiliser votre énergie pour changer le changement climatique », tel est le mot d’ordre.
« Plus de 170 pays et territoires ont déjà confirmé leur participation », a indiqué à l’AFP Sudhansu Sarronwala, le responsable d' »Earth Hour », précisant que 1.200 monuments seront concernés.
Du pont de Sydney au Christ du Corcovado de Rio, de la Sagrada Familia de Barcelone à Times Square à New York, de Big Ben à la cathédrale de Cologne ou l’Acropole, tous devraient ainsi au minimum tamiser leur éclairage.
A Paris, qui accueillera en décembre la conférence mondiale sur le climat, la Tour Eiffel sera éteinte, pendant cinq minutes seulement pour des raisons de sécurité, en présence des responsables du WWF, de la maire Anne Hidalgo, des ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et de l’Ecologie Ségolène Royal.
Le site EarthHour.Paris offre même aux internautes la possibilité d’éteindre des Tours Eiffel virtuelles.
« Tous les regards sont tournés vers la France, qui accueillera la conférence sur le climat et ses 40.000 délégués afin de trouver une suite au protocole de Kyoto« , assure Philippe Germa, Directeur général du WWF France. « A travers Earth Hour, nous voulons lancer la mobilisation de nos concitoyens pour que cette conférence soit une réussite ».
La communauté internationale s’est donné pour ambition d’aboutir en décembre au tout premier accord universel visant à limiter à 2° la hausse du thermomètre mondial par rapport à l’ère pré-industrielle (sachant qu’une augmentation de +0,8° est déjà actée).
Paris plus pollué que Shanghaï !
Paris a connu un pic de pollution mercredi 18 mars.
Paris a connu un pic de pollution mercredi 18 mars. GONZALO FUENTES / REUTERS
A peine diffusée par Le Parisien jeudi 19 mars, l’information s’est vite propagée sur le Web : mercredi, Paris aurait battu le triste record de la ville la plus polluée du monde, devant Shanghaï . L’indice de pollution de la capitale française aurait atteint le niveau de 127, contre 106 pour la mégapole chinoise (qui compte tout de même 23 millions d’habitants , soit dix fois celle de Paris : 2,3 ,millions) .



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Des seniors au chômage témoignent – France 3 vendredi 27 mars à 8h50

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Vivre le chômage après 45 ans. En France, ils sont plus de 1.2 million d’entre eux à vivre cette situation et à se battre afin de retrouver un épanouissement personnel.
Alors qu’ils s’étaient beaucoup investis dans leur vie professionnelle et qu’ils approchaient de l’âge « canonique » de 50 ans, Françoise, Corinne, Mickaël et Patrick se trouvent évincés de la société des actifs. Ils entament alors une lutte éprouvante pour sortir de la spirale de l’exclusion, éviter une mort sociale humiliante, silencieuse, et retrouver une place dans le monde des vivants. La réalisatrice Pascale Fournier a suivi, pendant huit mois, ces quatre chômeurs vivant dans l’agglomération nantaise, rencontrés via l’association ASSPRO (Quadras-Quinquas+ en recherche d’activité).
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Le film documentaire Hors d’être est rediffusé sur France 3 le vendredi 27 mars 2015 à 8h50 sur France 3 Pays de la Loire, Bretagne, Haute et Basse Normandie, Paris Ile-de-France et Centre. La société de production « Plan Large Production » qui a porté ce projet pendant trois ans , prévoit d’organiser des projections-débats pour des publics plus spécifiques. Elle souhaite notamment s’adresser aux partenaires sociaux qui travaillent à l’accompagnement des personnes en situation de précarité et d’isolement.
Vous pouvez en visionner la bande-annonce en suivant ce lien : http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-…
Le film sera visible en replay pendant 7 jours et en VOD sur pays-de-la-loire.france3.fr francetvpluzz
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Au Gabon, une guerre inégale contre les pilleurs d’ivoire – la lutte contre le braconnage une priorité : « C’est une question de sécurité nationale »

LE MONDE | 15.03.2015 |

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Aux frontières du Cameroun et du Congo dans le parc de Minkébé, 12 000 éléphants ont été décimé depuis 2004 par des braconniers au profit des djihadistes et des mafias.

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Vu aérienne du parc national de Minkébé, qui s’étend sur 7 000 km2, Emilie Regnier pour « Le Monde »
Vue d’hélicoptère, la canopée du parc national de Minkébé, aux confins septentrionaux du Gabon frontaliers du Cameroun et du Congo, forme un tapis vert s’étendant à perte de vue. L’immobile uniformité n’est brisée, ici ou là, que par la nervure de rivières boueuses ou un vol d’oiseaux.

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Pas de route, ni de village. Minkébé est un miracle de la biodiversité grandement préservée des attaques de l’homme. Ou presque. Au niveau du sol, au pied des arbres qui tutoient le ciel, se déroule une autre bataille. Une centaine de militaires et gardes forestiers traquent comme ils le peuvent, sur 7 000 kilomètres carrés, des bandes de braconniers qui, en quelques années, ont déjà décimé là 12 000 des 25 000 éléphants de la région, convoités pour leur ivoire, écoulé à prix d’or sur le marché chinois.

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Joseph Okouyi (au centre), conservateur des parcs du Tridon, et le capitaine Allogo Ovono, chargé de traquer les braconniers dans le parc de Minkébé (à gauche). Emilie Regnier pour « Le Monde »
Une guerre inégale et asymétrique comme vient de le découvrir Allogo Ovono, capitaine dans l’armée de l’air, en débarquant ici il y a quelques jours. « Les problèmes logistiques sont colossaux. » Le capitaine manque de radio pour communiquer avec les trois petites unités établies à plusieurs jours de marche de son camp, de nourriture pour ses hommes, d’essence pour ses pirogues… « D’un ballon de foot pour mes hommes et de bière », ajoute-il sérieusement.

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Il lui a fallu trois jours de pirogue, avec hommes, armes, bagages et ravitaillement, pour rejoindre sa base de Minkébé depuis Mayibout et relever le contingent précédent. « On a chaviré, notre nourriture fraîche a pourri en deux jours. Des serpents nous sont tombés dessus, des abeilles nous ont attaqués… », énumère-t-il. « Avant, dit-il, la relève se faisait par hélicoptère. Il est en panne. » Autant dire que, lorsque le conservateur du parc national (et conservateur senior des parcs du Tridon de l’est du Gabon, Ivindo, Minkébé, Mwagna), Joseph Okouyi, docteur en biologie au physique de lutteur, lui annonce qu’il compte sur lui pour mener, à pied, « des actions en profondeur dans la forêt contre les braconniers », il s’affaisse davantage dans son fauteuil défoncé.

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Les hommes du capitaine Ovono ont deux missions. La première consiste à dissuader les orpailleurs illégaux de revenir creuser une crête boisée qui recèle aussi des diamants. En 2011, au moment de leur évacuation forcée par l’armée, il y avait 7 000 personnes venues des pays de la sous-région. Les baraques des mineurs ont été rasées, sauf les plus solides, occupées maintenant par les militaires déployés sur place depuis 2011. « L’armée a fait déguerpir les mineurs et a nettoyé la place. Si on part, ils reviendront », résume-t-il.
Cette mission dissuasive s’accomplit sans grand défi, sauf l’inconfort de vivre en forêt. La seconde – traquer les braconniers – s’avère infiniment plus complexe avec si peu de moyens matériels et humains contre des trafiquants organisés qui ont l’initiative. « La volonté politique existe, mais nous n’avons fait que la moitié du chemin », résume Joseph Okouyi. Le président Ali Bongo Ondimba a en effet fait de la lutte contre le braconnage une priorité. « C’est une question de sécurité nationale », a-t-il expliqué au Monde.
L’enjeu est économique. Les autorités gabonaises placent de grands espoirs dans le développement de l’écotourisme dans ce pays grand comme la moitié de la France, couvert à 88 % de forêts, mais peuplé de 1,5 million d’habitants seulement, dont 700 000 à Libreville, la capitale.
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Certes, le Gabon n’est pas non plus une terre vierge. Dans les années 1990, de grandes compagnies ont taillé des forêts à grands coups de bulldozers jusqu’à ce que les autorités imposent, contre le lobby des forestiers, un nouveau code forestier et un plan de gestion des forêts. Dès 2002, le président gabonais de l’époque, Omar Bongo Ondimba, décidait la création de 13 parcs nationaux (11 % du territoire), délimités par la loi. Son fils, Ali, élu en 2009, a pris le relais. Mais comment faire venir des touristes si les braconniers rôdent ?
« Notre projet d’écotourisme est un projet de développement durable indissociable des autres. Il faut créer un espace propice à l’investissement direct étranger. Pour cela, il faut développer des services sophistiqués, de classe internationale ,dans la finance, la santé, l’éducation, afin d’offrir un cadre touristique attractif », a expliqué le président Ali Bongo au Monde.
Ce projet, qui repose sur l’arrivée d’investisseurs étrangers, n’en est qu’à ses balbutiements. Les lieux d’hébergement sont rares, les routes mauvaises ou inexistantes, la corruption endémique. Les autorités mettent également en avant « la stabilité politique du pays ». Un euphémisme pour décrire un régime tenu depuis cinquante ans par une seule et même famille, les Bongo, accusée de cultiver affairisme et clientélisme.

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Il n’empêche, le cadre naturel gabonais est unique. « Au Nigeria, j’ai vu une fois un gorille pendant une demi-seconde et des éléphants, je n’ai vu que des crottes. Ici, après dix minutes sur le terrain, j’ai eu ma première charge d’éléphants. Par endroits, la forêt ressemble à ce qu’elle devait être à l’arrivée des premiers explorateurs », illustre Lee White, le patron de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). « Il y a ici plus d’espèces de fleurs et de plantes que n’importe où en Afrique de l’Ouest, dit-il. On compte 10 fois plus d’éléphants qu’en République démocratique du Congo [ex-Zaïre]. » Le Gabon accueille la moitié des éléphants de la forêt d’Afrique, dont la population est estimée à environ 90 000 pachydermes.
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Anti-poaching patrol at the WWF-Gabon officeUn véritable trésor qui attise les convoitises, notamment celle des braconniers. « Nous sommes quasiment en guerre, une guerre localisée, mais une guerre », avertit Joseph Okouyi. Il ne s’agit pas seulement là de préserver une espèce animale. « Ce sont les mêmes groupes criminels qui font aussi du trafic de drogue et d’êtres humains », affirme M. White. « Les Pygmées sont utilisés, parfois contre leur gré, comme chasseurs par des groupes bantous du Cameroun ou du Nigeria qui revendent ensuite l’ivoire à des mafias pakistanaises qui l’acheminent jusqu’en Chine », détaille quant à lui M. Okouyi, également coordinateur du volet sécuritaire de la lutte antibraconnage menée par ses écogardes au côté de militaires. « La pression extérieure est énorme et nous ne pourrons pas gagner seuls cette bataille. Or, le Congo ne fait rien et au Cameroun, c’est pire : tout le monde est mouillé dans ce trafic, entretenu par une importante communauté chinoise », ajoute-t-il.
Mais ce qui est nouveau et inquiète Libreville, c’est le lien entre ces réseaux de braconniers et des groupes rebelles ou djihadistes de la région, qui financent une partie de leurs activités par le trafic des défenses d’éléphant. Les marges sont en effet alléchantes. L’ivoire braconné, acheté 100 dollars (94 euros) le kilogramme en forêt, se retrouve en bout de chaîne, vendu 2 000 dollars le kilo sur le marché chinois, le principal débouché.

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« Nous en avons pris conscience il y a deux ans. Un énorme massacre en République centrafricaine : deux cents animaux tués d’un coup par des rebelles soudanais », raconte Joseph Okouyi. Le président gabonais qualifie quant à lui « d’hypothèse de travail crédible » l’infiltration au nord du Gabon d’éléments liés à Boko Haram, la secte islamiste active au Cameroun voisin.

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Au camp gabonais de Lélé, situé à la croisée des frontières avec le Cameroun et le Congo, sept écogardes, non armés, sont appuyés par deux gendarmes équipés d’un seul et unique pistolet. Certes, il y a un an, il n’y avait là aucune force de sécurité. Mais à ce rythme, la guerre est loin d’être gagnée.
Christophe Châtelot (Minkébé, Gabon, envoyé spécial) Journaliste au Monde
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Les Indégivrables – Encore plus ancien que les retrouvailles des restes de Richard III …

Le 26 mars 2015

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Angleterre – Richard III : Funérailles royales 530 ans après sa mort

Le Monde.fr | 26.03.2015
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LEICESTER, Angleterre (Reuters) – Le corps du roi, le dernier souverain anglais mort au combat, a été retrouvé en 2012 sous un parking du centre de l’Angleterre, une découverte qui a stupéfié les archéologues.
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Le public fait la queue pour observer le cercueil de Richard III en la cathédrale de Leicester en Angleterre, le 25 mars. REUTERS/DARREN STAPLES
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Reuters/- Les restes du roi Richard III d’Angleterre, tué lors de la bataille de Bosworth en 1485, ont quitté dimanche l’Université de Leicester pour un voyage de quelques heures

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Le roi Richard III d’Angleterre a finalement droit à des funérailles royales. Cinq siècles après sa mort et au terme de cinq jours de cérémonies auxquelles ont assisté des milliers de personnes, la dépouille du roi, dont le squelette a été découvert par hasard en 2012 lors de la construction d’un parking municipal, sera inhumée dignement, jeudi 26 mars, en la cathédrale de Leicester, dans le centre de l’Angleterre.
Seront présents, le chef de l’Église anglicane, l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby, la comtesse de Wessex, Sophie, belle-fille d’Elizabeth II, ainsi que le prince Richard, duc de Gloucester, patron de l’association Richard III et descendant du roi. La tombe sera dévoilée vendredi et visible pour les curieux dès samedi.

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Réputation de tyran
Inscrit dans les annales comme un tyran sanguinaire — une réputation en grande partie orchestrée par la dynastie des Tudor, qui lui a succédé, puis immortalisée par la pièce Richard III de William Shakespeare — la réputation du monarque a radicalement changé depuis la découverte de ses ossements.
Des techniques modernes d’examen, d’imagerie notamment, avaient permis d’établir que le squelette retrouvé à Leicester correspondait à un homme âgé de 30 à 34 ans, avec une scoliose sévère et de multiples blessures à la tête, éléments tout à fait compatibles avec ce que l’on sait de Richard III, tombé non loin de là, à l’âge de 32 ans, et enterré discrètement par des frères franciscains.
La mort de Richard a mis fin à la guerre des Deux-Roses entre la maison d’York et la maison de Lancastre, une guerre civile de trente années qui s’acheva par l’accession de Henri VII au trône d’Angleterre.
Lire : Richard III : un « cold case » résolu par l’ADN
Lire aussi : Ce que révèle l’autopsie de Richard III
 © BEN STANSALL / AFP Le cortège funèbre est revenu sur les lieux de la Bataille de Bosworth où Richard III a été tué

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Dessin du regretté Cabu – Elections : Les récidivistes

A la veille des cantonales, ce dessin publié par le regretté Cabu voilà près d’un an et demi dans le « Canard Enchaîné » (24/12/13), reste d’une grande actualité…
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Photo Cabu
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neuf-quinze – L’Ogre de l’info : tous complices

neuf-quinze@arretsurimages.eu 26/03/2015

Shrek6042-tt-width-159-height-138-crop-1-bgcolor-000000Crash : la ration matinale de l’Ogre

09h15 - Ouf, l’Ogre de l’info continue a reçu sa ration du matin : des coups ont été frappés, de l’extérieur, dans les dernières minutes, à la porte du cockpit de l’A320 fatal.
C’est un scoop du New York Times (1), alimenté par une source anonyme « proche » du Bureau Enquêtes Analyses (BEA), après écoute de la boîte noire retrouvée. Des coups d’abord modérés, puis de plus en plus forts. Ca, c’est une ration de choix, ces coups. On en a pour la journée.

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Pourquoi le New York Times, et pas un media français, espagnol ou allemand ? Mystère. Mais ce n’est pas ce mystère-là qui mobilise d’abord l’Ogre. Tout le monde, toutes les radios du matin (celles qui ne font pas grève) d’en déduire que l’un des deux pilotes était enfermé à l’extérieur du cockpit. Lequel des deux ? On ne sait pas. Cette hypothèse elle-même n’est d’ailleurs qu’une hypothèse. Etait-ce bien un pilote ? N’est-il pas envisageable que ce soit par exemple une hôtesse, qui cherche à entrer dans le cockpit ? On n’en sait rien. Rien de rien, pour l’instant.
N’empêche. On se réveille avec ça. Et je sais bien : on est tous complices de l’Ogre. Cette nouvelle donnée nous met face à la galopade de nos propres imaginations, cet Ogre qui est en nous. On voit la scène. Sans en rien savoir, on l’entend. Le pilote affolé qui cogne à la porte. Et dans le cockpit, l’autre pilote (endormi sur les manettes, victime d’un malaise cardiaque, ou en plein attentat suicide ?) qui laisse le vol perdre de l’altitude, inexorablement. Ayant bien galopé, les imaginations exigent de nouveaux aliments. Tiens, à propos, on ne connait pas encore les identités des deux pilotes. Pourquoi la compagnie ne les a-t-elle pas encore communiquées ? Combien d’heures de vol ? Des antécédents médicaux ? Psychiatriques ? Et surtout, allons, ne faites pas semblant de ne pas l’avoir pensé, musulman, l’un ou l’autre ? Ça, c’est l’Ogre en nous, notre Ogre intime, celui qui est nourri, minute par minute, par l’Ogre majuscule.
(1) http://www.nytimes.com/2015/03/26/world/europe/germanwings-airbus-crash.html?_r=0
Daniel Schneidermann
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Balkany, dix-sept ans d’impunité

Charlie Hebdo du 25/03/2015 – Laurent Léger -
Dans un rapport de 1998, le fisc tournait déjà autour des villas de luxe louées par les Balkany à Saint-Martin, appartenant officiellement à de mystérieuses sociétés implantées dans les paradis fiscaux. Mais il a fallu 2015 pour attendre que chute le couple infernal…   
Plus c’est gros et plus ça passe : ce fut souvent le cas avec Patrick Balkany, dont les saillies verbales hautes en couleur, les dérapages contrôlés, comme sa condamnation judiciaire, suivis de sa réélection à Levallois et à l’Assemblée, rythmaient jusqu’à présent la petite musique de l’impunité des politiques…
IMAG0497Les ficelles pourtant étaient grosses comme les câbles tendus au sous les océans… Le meilleur ami de Sarkozy, fraîchement mis en examen et privé d’immunité parlementaire à l’unanimité, intéresse les juges et le fisc depuis tant d’années ! Jetons un œil désabusé sur ce apport de la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) retrouvé par Charlie, une brigade d’empêcheurs de frauder tranquille pour les particuliers dotés de gros revenus. Ce document daté du 10 août 1988 résume déjà les doutes et les suspicions que le couple Balkany suscite alors dans ses rangs. Constatant que la séparation du couple, intervenue le 22 novembre 1995, est susceptible d’avoir été voulue « uniquement » dans un « but fiscal« , c’est-à-dire pour éviter d’avoir à régler l’ISF, les enquêteurs se sont mis à la chasse aux preuves. En vain. Madame se dit domiciliée au moulin de Cossy, à Giverny (Eure), et fournit des « factures EDF » établies « uniquement » à son nom. Quant au beau Patrick, les agents des impôts constatent que les factures EDF de ses différents domiciles (à Paris XVIIème, à Paris VIIIème, puis dans l’ïle de Saint-Martin) sont, là encore, « établies au seul nom de Monsieur ». Ils observent bien que les baux de location de ses adresses successives n’ont jamais été fournis, mais ça ne les gêne pas plus que cela.
Honneur aux « chiens »
IMAG0498Mais, le plus fort, c’est que les doutes sur l’identité des véritables propriétaires des villas de luxe louées par les Balkany à Saint-Martin titillent déjà les enquêteurs. Ils constatent ainsi qu’un contrat de location pour l’une des demeures a été signé en 1997 avec une société du Liechteinstein, Real Estate; ils ont entendu parler d’une autre structure, Bellec, immatriculée dans ce paradis fiscal niché au cœur de l’Europe, et posent la question noir sur blanc : « Les époux Balkany sont susceptibles de détenir […] une des deux sociétés Bellec et Real Estate, voire les deux. » Mais pas de bol : impossible d’en « identifier les véritables détenteurs« . Comme c’est bête. Ce sont exactement ces deux sociétés qui, décortiquées par la justice en 2015, font chuter les Balkany. Madame l’a reconnu devant les policiers, elle était bien officieusement la propriétaire de la Maison du soleil, rebaptisée plus tard en Villa Pamplemousse, mais s’affichait en simple locataire. Un joli montage susceptible de fraude…
Et qu’en est-il de Séréna, une demeure située en bord de mer, appartenant à la société Bellec et revendue en 2002 ? Elle était probablement également détenue en douce par le couple infernal. Les agents du fisc constataient d’ailleurs en 1998 que Balkany aurait utilisé à l’époque le pseudonyme de « Bellec françois ». Dans l’annuaire local, ce fameux monsieur Bellec habitait dans ladite villa… quant aux autres suspicions du fisc d’alors, selon lesquelles Isabelle Balkany serait peut-être administratrice d’une société russe basée à Moscou, CIEC Engineering, elles n’ont pas été étayées.
Bref, il aura fallu dix-sept ans pour en arriver là. A en croire l’enquête menée au parquet financier, qui s’intéresse aussi à un rid acquis en 2010 à Marrakech, les Balkany auraient bel et bien mis en place un « schéma sophistiqué de fraude« . Balkany a en tout mis à profit ces nombreuses années, bataillant pour éviter de rembourser à la mairie de Levallois une partie de sa dette, suite à sa condamnation en 1999 par la chambre régionale des comptes à rembourser les salaires d’agents de la Ville qu’il utilisait à son propre service. En 2011, ouf : le ministre des Finances, François Baroin, rejette la énième demande de Balkany et refuse de lui faire cadeau des intérêts de la somme. 
IMAG0499Dans un communiqué grandiloquent et accablant, le maire de Levallois, qui risque désormais de devoir donner son passeport au juge ( la justice en ayant déjà privé Isabelle Balkany), a jugé « insupportable, voire douloureux d’être ainsi jeté aux chiens« , sans préciser, comme Mitterrand autrefois, qui étaient ces « chiens » dont il serait la victime. On imagine surtout le supplice de Balkany que de devoir rendre des comptes aux autorités de la République…
Sarkozy et le boulet Balkany
Alors que certains dossiers judiciaires s’éloignent de l’ancien président, l’affaire Balkany pourrait finalement plomber le revenant de la politique. Les deux meilleurs amis, élus tous deux maires dans les Hauts-de-Seine en 1983, l’un à Neuilly et l’autre à Levallois,346141-patrick-balkany-et-nicolas-sarkozy-lors-637x0-3partagent tant de vilains petits secrets qu’il ne serait pas étonnant que les juges s’entêtent à creuser cette piste. Ils ont déjà mis en examen l’associé de Sarkozy dans son cabinet d’avocats : Arnaud Claude est suspecté d’avoir aidé les Balkany à planquer une propriété marocaine et quelque menue monnaie aux yeux du fisc. Mieux encore : comme l’avait révélé Charlie en septembre 2014, les Balkany prenaient régulièrement en charge, et en espèces s’il vous plaît, des voyages de la première femme de Sarkozy. Les enquêteurs s’intéressent aux paiements en cash (quelque 90 000 euros entre 2010 et 2013) payés par le maire de Levallois, et le nom de l’ex figure en effet sur les listings de l’agence de voyage Thomas Cook, sous la forme de Culioli ou de Culioli-Sarkozy : par exemple en mai 2010, fin janvier 2011, février 2011, juillet 2012 ou encore mars 2013, le plus souvent pour des vols Paris-Marrakech. La secrétaire du maire à confirmé avoir pris les résas pour son compte. La dame, mère des deux premiers fils de Sarkozy, que ce dernier à quittée à la fin des années 198, a-t-elle été prise en charge par Balkany en échange de services rendus par Sarkozy ? La question se pose.
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Cannabis à l’adolescence : anomalies cérébrales et capacités de mémoire réduites

Psychomédia – 15 mars 2015 -
La consommation quotidienne de cannabis à l’adolescence est liée à des anomalies dans la forme de l’hippocampe du cerveau et des résultats inférieurs à des tests de mémoire au début de l’âge adulte, montre une étude publiée dans la revue Hippocampus. L’hippocampe est important pour la mémoire épisodique (ou mémoire autobiographique) qui est la mémoire à long terme des événements de la vie.
Matthew J. Smith et John Csernansky de l’Université Northwestern ont, avec leurs collègues, mené cette étude avec 97 adultes au début de la vingtaine qui avaient commencé à consommer du cannabis à 16 ou 17 ans, avaient consommé quotidiennement pendant environ 3 ans et avaient cessé depuis environ 2 ans. Ils n’avaient pas consommé d’autres drogues que le cannabis.
Les participants se divisaient en 4 groupes : des adultes en santé ayant consommé du cannabis; un groupe de comparaison n’ayant jamais consommé de cannabis; un groupe de schizophrènes ayant consommé du cannabis; et un groupe de schizophrènes n’ayant jamais consommé de cannabis.
Le test de mémoire consistait à écouter une série d’histoires pendant environ 1 minute et à se rappeler autant de contenu possible 20 à 30 minutes plus tard. Le test évaluait les capacités d’encoder, d’emmagasiner et de se rappeler des détails.
Les participants en santé qui avaient consommé du cannabis avaient des résultats réduit de 18% au test de mémoire comparativement aux participants en santé n’en ayant jamais consommé. Plus ils avaient consommé longtemps, plus la forme de l’hippocampe était anormale. Les schizophrènes qui avaient consommé du cannabis avaient des capacités de mémoire réduites de 26% comparativement aux schizophrènes n’en ayant jamais consommé.
Des recherches précédentes de la même équipe ont aussi montré des performances réduites en ce qui concerne la mémoire à court terme et la mémoire de travail ainsi que des formes anormales de structures cérébrales dans le sous-cortex dont le striatum, le pallidum et le thalamus.

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Voyez également :
Cannabis à l’adolescence : moins bonne mémoire et anomalies cérébrales des années plus tard
Le cannabis est plus dangereux à l’adolescence qu’à l’âge adulte
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Tribune : Députés, la transparence du lobbying n’est rien sans contrôle !

Regards Citoyens – 27 mars 2013…
mercredi 27 mars 2013
Nous reproduisons ici la tribune que nous signons pour Libération au sujet des réformes en cours sur le lobbying à l’Assemblée nationale.
Rapport sur le lobbying du vice-président Sirugue
En septembre 2011, en pleine tourmente Mediator, des proches du laboratoire Servier sont soupçonnés d’avoir expurgé le rapport d’une mission parlementaire au Sénat. En février 2012, le bureau de l’Assemblée nationale sanctionne Thierry Costes pour usage abusif des badges d’accès au Parlement offerts par un député. En octobre 2012, le commissaire européen Dalli démissionne suite à des soupçons de corruption et trafic d’influence sur un dossier lié à l’industrie du tabac. Ces découvertes de pratiques peu scrupuleuses liées au lobbying contribuent à alimenter la défiance à l’égard de nos institutions. Elles montrent qu’il est nécessaire pour notre démocratie de s’équiper d’outils de contrôle et de transparence des activités d’influence.
Rappelons d’abord qu’il est essentiel dans une démocratie que chaque citoyen, du chef d’entreprise à l’ouvrier, en passant par le militant associatif, puisse exprimer son point de vue et faire valoir ses attentes à ses représentants. Les discussions en France autour de la loi HADOPI, du Mariage pour tous, du mouvement des « pigeons » ou dans une moindre mesure de la réforme bancaire, ont montré que la sphère de l’influence s’est étendue, et ce notamment grâce à l’appropriation par les citoyens des outils numériques. Les parlementaires n’étant pas experts de l’ensemble du spectre législatif, il est normal qu’ils consultent les parties concernées pour voter des lois plus en phase avec la réalité de la société.
Il demeure que ce dialogue entre pouvoirs publics et société civile doit être encadré. Bien souvent aujourd’hui, les seuls groupes d’intérêts influents sont ceux qui utilisent, en toute opacité, des méthodes déloyales comme le mensonge, l’accès privilégié, le trafic d’influence ou la corruption. Outre-atlantique, suite à l’envoi en 1935 par un petit groupe de lobbyistes au service de grandes compagnies de centaines de télégrammes de prétendus « citoyens », une loi fédérale a imposé dès 1946 la création d’un registre des lobbyistes, contenant des informations sur leurs activités d’influence, leurs clients et leurs revenus.

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La recette du lobbying : transmettre la bonne information, au bon interlocuteur, au bon moment…
En France, ce n’est qu’en 2009 que l’Assemblée nationale a tenté de réguler ce phénomène, en publiant une liste des quelques lobbyistes ayant obtenu le privilège d’accéder librement à ses couloirs. Comme l’étude que nous avons menée avec Transparency International l’avait montré, ce système était non pluraliste, opaque et discrétionnaire.
Pour y remédier, le député Christophe Sirugue a récemment proposé, dans un rapport commandé par la présidence de l’Assemblée, de remplacer le système existant par un registre ouvert à tous les acteurs souhaitant faire valoir leur opinion auprès des parlementaires. L’inscription à ce registre sera conditionnée à la déclaration des sources de financement des organisations et de leurs activités, et la publication de ces informations en ligne pour tous, députés comme citoyens. À cette proposition s’ajoutent diverses mesures pour plus de transparence et de contrôle : interdire l’accès des lobbyistes à la salle des quatre colonnes, imposer la publication de la liste des auditionnés au sein de chaque rapport, ou encore faire la lumière sur l’organisation, par des lobbyistes, de colloques dans l’enceinte de l’institution. En s’engageant à accepter cette réforme, le Bureau de l’Assemblée a ouvert la voie de la transparence.
Les plus fortes ambitions restent malheureusement lettre morte. Une importante proposition a notamment été écartée : le député Sirugue proposait en effet de rendre publics les arguments présentés par les lobbyistes aux députés, ce qui aurait facilité l’identification, pour les citoyens et les chercheurs, de l’origine des mesures discutées au Parlement. Le nouveau registre souffre par ailleurs d’une sérieuse faiblesse : l’absence de contrôle des lobbyistes. L’expérience américaine a montré qu’une régulation du lobbying peu contraignante crée un système inefficace, le peu de lobbyistes s’étant effectivement inscrits ayant souvent fourni des informations farfelues. Le principe de l’inscription volontaire alors adopté avait eu raison d’un outil pourtant prometteur en matière de transparence, le rendant totalement inopérant. En 1995, une nouvelle loi rend finalement obligatoire l’inscription et le dépôt des rapports d’activités des lobbyistes sur le site du Congrès.
Ce dispositif n’acquière son efficacité réelle que par la suite, lorsque des citoyens réunis au sein de la Sunlight Foundation automatisent la collecte et la republication en ligne des informations sur les lobbyistes, afin de les diffuser au plus grand nombre. En agrégeant, historisant et simplifiant la visualisation des actions et dépenses des lobbyistes, ces outils rendent les mécanismes d’influence enfin plus compréhensible à tous, du journaliste au simple citoyen. Cette expérience montre qu’une politique efficace de transparence ne peut reposer sur la seule base d’une inscription volontaire et d’informations parcellaires. C’est pourtant là encore le choix du Parlement français. Déjà en 1993, lorsque le président Seguin mettait fin au système anticonstitutionnel du « vote de groupe », toujours en vigueur au Sénat, permettant à un député de voter pour plusieurs centaines de ses collègues absents, la réforme fut acceptée sous la condition expresse que les citoyens n’accèdent qu’à des informations partielles sur les scrutins supposés publics. Le citoyen ne peut aujourd’hui pas savoir quels députés ont physiquement voté lors d’un scrutin public, ni donc le sens réel de leurs votes.
Si nos députés ne veulent pas perdre un demi-siècle, comme aux États-Unis, en laissant se développer des pratiques opaques peu valorisantes pour la démocratie, ils doivent se mobiliser en s’engageant pour une vraie transparence. Ils doivent exiger que le détail des scrutins publics auxquels ils participent soient rendus publics à tous. Il doivent également refuser de rencontrer des lobbyistes absents du registre officiel. C’est la condition nécessaire pour que tous les lobbyistes – think tanks, industriels, ONGs ou citoyens – se plient aux exigences de transparence qu’une grande démocratie moderne, telle que la France, est en droit d’exiger.

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Madrid – De l’art destiné aux aveugles : exposition unique pour les malvoyants

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Voir la Joconde, malgré la cécité, c’est le formidable projet mené au Musée du Prado à Madrid. Grâce à une technique d’impression en relief appelée Didù, les aveugles pourront toucher et apprécier six toiles de maître reproduites pour eux.
L’exposition est ouverte jusqu’au 28 juin
Une exposition unique pour les malvoyants.

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Le Musée Del Prado a lancé une opération formidable pour les aveugles. L’établissement, en association avec l’organisme espagnol pour les malvoyants, a transformé 6 de ses plus grand œuvres exposées ; Noli Me Tangere, Mona Lisa, Le Noble, Le Parasol de Goya, La Renaissance et La Forge.

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Ces peintures ont été imprimées en 3D pour permettre aux personnes atteintes de cécité de les approcher et découvrir ce domaine artistique.
photos Sources

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Le 25 mars 2015
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Hawaï : Volcan en éveil – video

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Cette courte vidéo, diffusée sur Vimeo, montre l’impressionnante éruption du volcan Kilauea, à Hawaï.

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