# dessin – Enjeux

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire

Elections européennes: 28 questions pour comprendre le scrutin
L’Opinion 24/05/2019 Jean-Dominique Merchet
Renouvellement du Parlement européen : l’Opinion décrypte les 7 enjeux nationaux, les 7 scrutins à suivre, les 7 personnalités qui pèseront et les 7 inconnues des institutions européennes
Les faits Les électeurs britanniques et néerlandais ont donné jeudi le coup d’envoi des élections européennes étalées sur quatre jours. Quelque 427 millions d’électeurs européens inscrits dans les 28 Etats membres sont appelés aux urnes d’ici dimanche pour élire pour cinq ans les 751 députés du futur Parlement européen. Aucun résultat officiel n’est attendu avant dimanche soir, quand le vote sera clos en Italie, dernier pays à voter. Selon les pays, des projections seront diffusées à la fermeture des bureaux de vote.
« L’avenir de l’Europe semble dépasser de beaucoup la capacité de réflexion du petit cercle des politiques français. » Au terme d’une campagne électorale souvent raplapla et parfois confuse, notamment lors des débats télévisés, le jugement semble à propos. Il date pourtant de quarante ans, sous la plume du journaliste Jean-François Revel, dans l’Express du 2 juin 1979. Les têtes de liste d’alors n’étaient pourtant pas des seconds couteaux : Simone Veil, François Mitterrand, Jacques Chirac, Georges Marchais. Excusez du peu… sans oublier Jean-Jacques Servan-Schreiber, Jean-Edern Hallier ou Arlette Laguiller. Quarante ans plus tard et pour la neuvième élection des députés européens au suffrage universel direct, beaucoup estimeront cette campagne « hermétique et risible » comme l’écrivait alors Revel.
« Elections européennes : en dire du mal tous les cinq ans ; propices à l’abstention ». Au dictionnaire des idées reçues façon Flaubert, le scrutin de dimanche n’échappe pas à la règle. C’est une profonde injustice, mais elle s’explique car « nous refusons de comprendre que l’Europe est l’une des plus importantes innovations politiques de l’histoire récente », affirme le philosophe espagnol Daniel Innerarity, dans l’hebdomadaire Le 1. Elle est, ajoute-t-il, « un vrai laboratoire qui nous permet de tester une nouvelle définition des notions d’identité, du pouvoir ou de citoyenneté dans le contexte de la mondialisation ».
On comprend mieux pourquoi tant de responsables politiques et d’électeurs nourris aux passions politiques nationales ont du mal à s’y intéresser, à s’y investir, dès lors que l’essentiel – la paix, la liberté et une relative prospérité – semble assuré. Même les plus europhiles d’entre eux n’échappent pas à la règle, ne parvenant pas à penser à l’échelle de ce grand continent qui est le nôtre. Pourtant dès 1882, Ernest Renan disait que « les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera ». Bon gré mal gré, nous allons dans cette direction, dans le cadre de l’Etat de droit et d’élections démocratiques. Depuis jeudi et jusqu’à dimanche, plus de 400 millions d’électeurs sont appelés à s’en souvenir.
A LIRE : 28 Etats, 28 questions, notre dossier spécial
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Voter pour l’Europe, quelles que soient les déceptions et les critiques

Le Monde 255/05/2019 Jérôme Fenoglio, Directeur du « Monde »
­Éditorial  Dimanche, les défenseurs de l’idée européenne n’ont qu’une ressource : voter pour l’une des nombreuses listes de démocrates convaincus, explique Jérôme Fenoglio, directeur du « Monde ».
Une ombre grandit sur l’Europe. Partout, des partis nationalistes et xénophobes progressent, en attaquant, non pas seulement la réalité de la construction lancée il y a plus de soixante ans, mais son idée même. Au pouvoir dans plusieurs pays, à leurs portes dans d’autres, leurs leaders affichent une alliance de façade et des programmes en trompe-l’œil qui ne peuvent guère entretenir d’illusions sur les conséquences de leur éventuelle victoire sur le continent : le démantèlement de l’Union et de ses valeurs communes, l’affaiblissement de chaque nation, rendue à son isolement, la remontée des risques de conflits dans toute l’Europe.
Sous nos yeux, la tragédie du Brexit, déclenchée en grande partie par quelques-uns de ces activistes racistes et violents, est un avertissement brutal sur la vitesse à laquelle les repères d’une société peuvent se perdre, les systèmes politiques les plus anciens peuvent se défaire.
Faire face aux enjeux de ­l’époque
Pour l’heure, l’ombre de ces partis porte davantage sur les scrutins nationaux que sur les élections européennes. Celles qui ont lieu cette fin de semaine – dimanche 26 mai en France – ne devraient pas se ­traduire par une prise de contrôle du Parlement de Strasbourg par les députés d’extrême droite. Elles n’en comportent pas moins le risque majeur d’accroître encore le désengagement d’électeurs pro-européens, déçus par la tournure prise par l’Union et perplexes sur l’utilité d’une Assemblée au fonctionnement peu compréhensible.
Comme toujours, cette abstention massive serait, en France, la meilleure alliée de la liste du Rassemblement national et de sa présidente, Marine Le Pen. Celle-ci a réussi, au cours de cette brève campagne, à remobiliser son électorat en camouflant ses insuffisances criantes de la prési­dentielle derrière un programme approximatif, en contradiction flagrante avec la réalité de l’inaction des parlementaires RN à Strasbourg.
Pour s’opposer à ces manipulations, les défenseurs de l’idée européenne n’ont qu’une ressource : voter. ­Voter pour l’une des nombreuses listes de démocrates convaincus, quelle que soit l’ampleur de leur déception et de leurs ­critiques sur les blocages actuels de l’UE. La coopération entre nations est le seul moyen de faire face aux enjeux de ­l’époque : dérèglements climatiques ; tensions croissantes avec les puissances chinoise, russe et américaine ; inégalités sociales et fiscales.
S’atteler à la reconstruction de l’idéal de l’Union
Il serait dommage que, dans l’esprit d’européens convaincus, les considérations nationales finissent par éclipser la dimension continentale de ce scrutin. C’est à Strasbourg que les résultats compteront : les élus, selon leur nombre, recomposeront de nouvelles alliances qui pourront, selon leur coloration, aider à réformer l’Europe et à lutter contre ses extrémistes. Le camp des européens convaincus aura la lourde tâche de s’atteler à la reconstruction de l’idéal de l’Union.
Car les électeurs des candidats nationalistes ne sont pas apparus par génération spontanée. Ils se sont détournés de la construction européenne à cause de ses choix politiques – primauté de l’économique sur le social – et de ses défauts d’écoute – déni du référendum de 2005 en France. Rien de tout cela n’est irrémédiable. De multiples propositions ont été formulées pour surmonter les égoïsmes des Etats, faire reculer le sentiment d’injustice et la crise de ­confiance majeure qui se sont encore manifestés en France à travers le mouvement des « gilets jaunes ». Nul n’a plus le monopole de l’Europe : il est grand temps d’accepter ces débats, qui permettront d’envisager l’avenir autrement que comme un rétrécissement nationaliste mortifère.
Notre sélection d’articles pour tout comprendre aux élections européennes :
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L’Europe que nous voulons

Ouest-France 25/05/2019 François-Xavier LEFRANC.
L’élection de ce dimanche est un rendez-vous majeur. Dans un contexte international où les défis sociaux, économiques, environnementaux sont énormes, nous allons avoir l’occasion d’exprimer l’Europe que nous voulons.

 

L’élection de ce dimanche 26 mai est un rendez-vous majeur. | YVES HERMAN / REUTERS
La Chine nous donne le sentiment de jouer avec l’Europe comme un marteau-pilon caressant un œuf. Son regard porte loin. Les « nouvelles routes de la soie » vont peser plus de mille milliards de dollars et la Chine rêve de conquêtes mondiales. Du haut de sa puissance, analyste fin des faiblesses de ses adversaires, Xi Jinping, président chinois, sait que son ambition planétaire s’imposera d’autant plus facilement à des Européens divisés, fragilisés. Et parfois bien naïfs. Xi Jinping porte une tout autre considération au titan américain qu’il entend mettre au pas.
De son côté, la Russie aiguise son appétit de grandeur. Et une Europe forte n’a pas sa place dans la stratégie de Vladimir Poutine. La Russie a, d’ailleurs, bien du mal à comprendre cette Europe où la logique n’est pas celle du rapport de force mais, au contraire, d’une coopération entre États qui acceptent, en affirmant leur communauté de destin, d’abandonner une partie de leur souveraineté. Le rêve européen est le cauchemar des trois premières puissances mondiales, américaine, russe et chinoise.
La Chine nous donne le sentiment de jouer avec l’Europe comme un marteau-pilon caressant un œuf. Son regard porte loin. Les « nouvelles routes de la soie » vont peser plus de mille milliards de dollars et la Chine rêve de conquêtes mondiales. Du haut de sa puissance, analyste fin des faiblesses de ses adversaires, Xi Jinping, président chinois, sait que son ambition planétaire s’imposera d’autant plus facilement à des Européens divisés, fragilisés. Et parfois bien naïfs. Xi Jinping porte une tout autre considération au titan américain qu’il entend mettre au pas.
De son côté, la Russie aiguise son appétit de grandeur. Et une Europe forte n’a pas sa place dans la stratégie de Vladimir Poutine. La Russie a, d’ailleurs, bien du mal à comprendre cette Europe où la logique n’est pas celle du rapport de force mais, au contraire, d’une coopération entre États qui acceptent, en affirmant leur communauté de destin, d’abandonner une partie de leur souveraineté. Le rêve européen est le cauchemar des trois premières puissances mondiales, américaine, russe et chinoise.
Mais au fait : à quoi sert l’Europe ? En quoi est-elle utile ? Que nous a-t-elle apporté ? Répondre à ces questions essentielles nous ramène à l’esprit des fondateurs. L’Europe a depuis toujours été un théâtre de guerres. Au lendemain du second conflit mondial qui fit près de 60 millions de morts civils et militaires (2,5 % de la population mondiale !), les artisans de la construction européenne décidèrent de construire la paix. La coopération économique entre adversaires d’hier en fut la première pierre. La paix a tenu.
Est-ce un détail de l’Histoire ? Le fait que la construction européenne nous ait permis de vivre en paix depuis sept décennies n’aurait-il aucune importance ? C’est un fait majeur de notre Histoire ! Dans quelques jours, les cérémonies du 75e anniversaire de la Libération nous permettront d’y réfléchir. L’Europe est un espace de liberté de circulation, de démocratie, où les normes sociales progressent plus qu’ailleurs, même s’il reste beaucoup à faire.
Oui, les défis sociaux, économiques, environnementaux sont énormes. L’Europe de demain sera ce qu’en feront les citoyens. Dimanche, avec trente-quatre listes en présence, nous aurons le choix. Nous aurons l’occasion d’exprimer l’Europe que nous voulons. Saisissons-la !
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Autriche – L’onde de choc européenne de l’affaire Strache

Le Monde 23/05/2019

photo AFP
   La vidéo montrant le vice-chancelier FPÖ négociant un soutien financier en échange de contrats publics avec une Russe peut toucher la réputation de tous les partis d’extrême droite.
Éditorial du « Monde ». Il est difficile d’imaginer document plus accablant pour un dirigeant politique européen que celui qui a été rendu public, vendredi 17 mai, par des médias allemands : une vidéo de parfaite qualité, datant de 2017, sur laquelle on voit et on entend le futur vice-chancelier autrichien, Heinz-Christian Strache, offrir à une jeune femme qu’il pense liée à un oligarque russe des contrats publics lucratifs en échange d’un soutien financier à son parti.
Au cours de cette conversation, enregistrée à Ibiza (Espagne), à quelques semaines des élections législatives en Autriche, M. Strache discute également de la possibilité pour l’investisseur russe de prendre le contrôle d’un quotidien populaire autrichien afin de soutenir son parti d’extrême droite, le FPÖ, et évoque la stratégie de contrôle des médias du premier ministre hongrois, Viktor Orban.
Ces révélations ont provoqué un séisme politique en Autriche. M. Strache a démissionné de ses fonctions de vice-chancelier et de chef de parti. Le chancelier, Sebastian Kurz, a déclaré qu’il ne pouvait plus gouverner en coalition avec le FPÖ et a convoqué de nouvelles élections.
Alliés embarrassés
L’onde de choc de ce scandale, cependant, dépasse largement les frontières de l’Autriche. Il confirme les pires soupçons que les gouvernements démocratiques européens ont sur les liens de ces partis d’extrême droite avec les structures de pouvoir de la Russie de Vladimir Poutine : proposer de vendre secrètement des intérêts nationaux au représentant d’un pays dont les tentatives d’ingérence et de manipulation des processus électoraux au sein de l’Union européenne mobilisent tous les services de contre-espionnage relève d’une étrange conception du patriotisme. En démissionnant, M. Strache a tiré les leçons de ces révélations. Ses alliés européens, embarrassés, ont plus de mal.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Autriche, la chute de la coalition des droites
L’affaire Strache a plané sur la grand-messe nationaliste organisée, samedi, à Milan, par Matteo Salvini, vice-premier ministre italien et chef de la Ligue, avec une dizaine d’autres partis d’extrême droite, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen. Si Mme Le Pen a fini par condamner, lundi, « la faute lourde » de M. Strache, M. Salvini est resté silencieux.
Le scandale tombe au pire moment pour eux : le FPÖ était un maillon important dans la stratégie de formation d’un groupe eurosceptique au Parlement européen, après les élections des 23 et 26 mai. L’ensemble des sondages laissent prévoir une forte progression des partis nationalistes à l’occasion de ce scrutin, mais leur unité se trouve encore plus fragilisée.
Lire aussi. Autriche : au pouvoir, le FPÖ n’a rien renié de sa feuille de route
L’autre conséquence de la chute du vice-chancelier Strache est l’échec de la stratégie d’alliance droite-extrême droite dont rêvaient MM. Salvini et Orban pour le Parlement européen. Le chancelier Kurz, qui en était le pionnier, a clairement acté cet échec samedi. L’Allemand Manfred Weber, chef du PPE (Parti populaire européen, qui regroupe les partis de la droite modérée au Parlement de l’UE) et candidat de ce courant à la présidence de la Commission, s’en est fait l’écho à son tour, dimanche soir : « La leçon à tirer du comportement répugnant des populistes de droite du FPÖ, a-t-il tweeté, est qu’on ne doit pas laisser ces radicaux influer sur notre Europe. »
Les choses sont, en effet, plus claires ainsi. Il est temps, pour les démocrates européens, de tenir à distance des partis qui se prétendent souverainistes, mais prennent leurs conseils à Moscou – ou à l’Hôtel Bristol, à Paris, auprès de l’Américain Steve Bannon, idéologue de Donald Trump.
Le Monde
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Policiers accrocs aux gilets jaunes

Le Canard enchaîné – 22/05/2019 – Didier Hassoux et Christophe Labbé –
Ils ont beau leur cogner (parfois) dessus, les CRS adorent les gilets jaunes ! Grâce à eux, ils n’ont jamais gagné autant d’argent. Depuis l’acte 1, en novembre, le montant de leurs heures sup s’élève à plus de 2 millions d’euros par mois. Le nombre de ces heures payées 12,27 euros a doublé. Aujourd’hui, chaque casqué empoche un surplus mensuel et défiscalisé d’environ 800 euros. Auquel s’ajoutent des indemnités de déplacement – 43 euros l’heure -, elles aussi exemptées.
Du beurre dans les épinards pour la troupe et un casse-tête pour le patron des CRS. Grevé par ces dépenses imprévues, le budget 2019 est quasiment consommé. Hors salaires et heures sup, une compagnie en déplacement coûte en principe 10 000 euros par jour : un tiers pour la gamelle, un tiers pour les transports et un tiers pour les « indemnités journalières d’absence temporaire ».
Ruineuses grenades
Au cours des sept derniers mois, les CRS ont sillonné la France comme jamais. Pour encadrer les manifs des gilets jaunes, bien sûr, mais aussi pour sécuriser les visites de Macron en province. A lui seul, le président mobilise de 13 à 15 compagnies de CRS ou d’escadrons de gendarmes. Là où, du temps de Sarkozy, qui électrisait pourtant les foules, il en fallait « seulement » 10. D’autres dépenses – l’utilisation de milliers de grenades ( entre 30 et 50 euros pièce) ou la casse des équipements pendant les manifestations – font encore grimper la facture de plusieurs millions d’euros.
 Sur la réserve
Il n’y a pas que les CRS : tous les policiers profitent des gilets jaunes ! En décembre 2018, le ministère de l’Intérieur et les syndicats de police ont conclu un « protocole d’accord » prévoyant « des mesures de revalorisation indemnitaire » et une prime de résultats exceptionnels. Dans son rapport du 15 mai consacré au budget de l’État, la Cour des comptes estime ce surcoût à près de 110 millions d’euros. Or le Parlement n’a provisionné que 33 millions ! Ce qui fait dire aux magistrats : « La réalisation des objectifs paraît s’éloigner d’une trajectoire de dépenses soutenable, pour un surcroît d’efficacité opérationnelle encore incertain. » Aimable !
Pour limiter le dérapage budgétaire, la police a décidé de réaliser des économies sur le dos des réservistes – ces policiers d’appoint, retraités, pour l’essentiel, de la grande maison. Depuis le début du mois, plusieurs centaines d’entre eux ont été priés de rester chez eux. Émoi dans les rangs : les 5 000 réservistes employés chaque année pallient le sous-effectif sz la Sécurité publique. Payés, suivant le grade, entre 60 et 200 euros défiscalisés pour une vacation de sept heures, ils assurent l’accueil dans les commissariats, éclusent des dossiers en souffrance ou remplument les patrouilles.  Face à la grogne, le ministère vient, en raclant ses fonds de tiroirs, de trouver 3 millions d’euros pour rappeler une poignée d’entre eux jusqu’en juin. Les délinquants et autres monte-en-l’air (9 % de cambriolages en plus depuis novembre) peuvent espérer un été tranquille.
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Près de 9 Français sur 10 favorables à une sortie des pesticides !!!

Agir pour l’environnement – Lettre du 24/05/2019 –
Selon un sondage exclusif IFOP mené pour le compte d’Agir pour l’Environnement :
89% des personnes interrogées affirment vouloir sortir rapidement des pesticides ;
73% expriment leur souhait de voir les 9 milliards d’aides européennes orientées majoritairement vers l’agriculture biologique ;
82% des sondés exigent l’interdiction de l’importation des OGM ;
89% des Français demandent un étiquetage obligatoire du mode d’élevage.
Plus de 55000 personnes ont interpellé, via notre pétition en ligne, les principales têtes de liste aux élections européennes pour exiger une transition agricole pleinement assumée.
Alors que cette campagne semble avoir été pour certains candidats le match retour de l’élection présidentielle, occultant ainsi les vrais enjeux des européennes, seules quatre listes ont pour l’instant répondu à nos sollicitations. Europe Ecologie Les Verts, La France Insoumise, Le Parti socialiste Place Publique et Urgence Écologie ont accepté de soutenir nos dix mesures pour changer de modèle agricole en Europe.
Retrouvez et partagez le sondage « Eléctions européennes et transition agricole » 
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Vladimir Poutine, parrain de l’extrême droite européenne

Le Monde avril 2019 Par Isabelle Mandraud

Enquête Le Monde  Réservé à nos abonnés

A partir d’aujourd’hui, « Le Monde » publie une série sur l’influence et les réseaux de la Russie à l’étranger. Premier volet : ses liens avec certains partis radicaux.
Le buste penché en avant sur la table, Vladimir Poutine darde un regard peu amène sur son homologue ukrainien Petro Porochenko, en présence de François Hollande et d’Angela Merkel, aussi figés que des statues de cire. Ce 17 octobre 2014, c’est le dernier rendez-vous du chef du Kremlin de son voyage en Italie. Enfin, presque. Après deux jours de discussions tous azimuts à Milan, où se sont retrouvés une cinquantaine de dirigeants dans le cadre d’un sommet Europe-Asie, il reste au président russe un dernier interlocuteur à voir : Matteo Salvini.
L’entrevue ne figure sur aucun agenda. Certes, Vladimir Poutine s’est déjà échappé du MiCo, le Centre de congrès de la ville lombarde, pour aller voir son vieil ami Silvio Berlusconi, ce qui n’a pas échappé aux journalistes. Mais nul ne se doute alors qu’un autre aparté va se tenir non loin de là, dans un café. A l’époque, Matteo Salvini n’est que député européen, secrétaire fédéral de la Ligue du Nord, un parti raciste et xénophobe. Personne n’imagine qu’il sera quatre ans plus tard la figure politique la plus en vue d’Italie, à la fois ministre de l’intérieur et vice-président du conseil. C’est pourtant lui que le président russe choisit de voir hors des obligations protocolaires du sommet.

Vladimir Poutine (à droite) rencontre discrètement, dans un bar, le secrétaire fédéral de la Ligue du Nord Matteo Salvini, à Milan, le 17 octobre 2014, en marge d’un sommet Europe-Asie. Aleksey Nikolskyi / Sputnik
La photo de cette rencontre insolite ne paraît pas tout de suite. Matteo Salvini attend le 9 mai 2015 pour la rendre lui-même publique sur son compte Facebook, assortie des mots suivants : « lo sto con lui » (« Je suis avec lui »). La date choisie pour diffuser ce cliché ne doit rien au hasard : elle correspond au 70e anniversaire de la « grande victoire patriotique », comme on nomme en Russie la fin de la seconde guerre mondiale, fêtée au même moment avec faste sur la place Rouge à Moscou. Les dirigeants occidentaux ont boudé l’invitation, mais d’autres visiteurs ont pris place dans les tribunes : des intermédiaires et des représentants méconnus de l’extrême droite européenne.
La vengeance du banni

Lire

Marine Le Pen (à gauche) rencontre Vladimir Poutine, à Moscou, le 24 mars 2017. Michael Klimentyev / Sputnik

Vladimir Poutine valse avec Karin Kneissl, ministre autrichienne des affaires étrangères apparentée au Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ, extrême droite), lors de son mariage. ALEXEI DRUZHININ / AFP

Thierry Mariani, en visite en Crimée, territoire annexé par la Russie, le 14 mars 2019. AFP

Isabelle Mandraud  Le Monde

La suite

Les ingérences russes, une série en 5 épisodes
  1. Vladimir Poutine, parrain de l’extrême droite européenne
  2. L’Ukraine, cible préférée des hackeurs russes
  3. Comment l’Estonie résiste à l’influence médiatique du Kremlin
  4. En Transcarpathie, l’art russe de l’intox fait des étincelles
  5. A Genève, les grandes oreilles de Moscou
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Le regard de Plantu – Theresa May

Le Monde 24 mai 2019

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Votre voix dit beaucoup de choses… sur vous

Ouest-France – 23/05/2019 – Emmanuelle François –
Quand vous parlez à un ordinateur, il ne perçoit pas seulement ce que vous dites, mais aussi votre humeur, votre état de santé, voire votre personnalité.
Pour le moment, les machines se contentent de reconnaître ce à quoi les humains les ont programmées
                     
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Élections européennes : votez arbres à palabres

Charlie Hebdo – 23/05/2019 – l’édito de Riss –
La semaine dernière, l’État d’Alabama a voté la loi la plus restrictives de États-Unis sur l’IVG. Une loi qui rend l’avortement quasi hors la loi et qui va à l’encontre de ce que la Cour suprême avait décidé en 1973 en légalisant l’IVG.
La stratégie  des militants anti-IVG américains est simple : se mettre en contravention avec la loi fédérale pour que l’affaire arrive devant le Cour suprême et que celle-ci, celle de 2019 où siègent désormais des magistrats ultra-réactionnaires nommés par Trump, annule la décision de 1973 et autorise chaque État à légiférer, seul dans son coin, sur l’IVG. Afin de permettre aux États les plus rétrogrades d’annuler le droit à l’IVG. Et cette fois, en toute légalité. 
Cette histoire est grave pour le droit des femmes, mais elle illustre aussi ce qui menace l’Europe. « L’Europe des nations et des peuples », comme ils disent, c’est d’abord une Europe réactionnaire qui veut retrouver une souveraineté totale dans des domaines où le Parlement de Bruxelles a obligé ses États membres à adopter des lois progressistes. Comme ces États américains qui veulent se débarrasser de la tutelle de la Cour suprême et de Washington pour réactiver des lois rétrogrades presque fascistes. La démagogie des populistes européens de Hongrie, d’Italie et de Pologne qui vomissent sur l’Europe est similaire à celle de la droite et de l’extrême droite américaine contre l’État fédéral. Bruxelles est aux populistes européens ce que Washington est au Ku Klux Klan et aux suprémacistes blanc : un ennemi à abattre.
July 8, 2017 in Charlottesville, Virginia.  Chet Strange/Getty Images/AFP
Il est vrai que l’Europe et ses institutions ne sont pas exemptes de dysfonctionnements. Comme d’ailleurs bien d’autres systèmes politiques, y compris nationaux. Ainsi, la Vème République a donné des pouvoirs énormes au président  de la République et transformé le Parlement en chambre d’enregistrement quasi automatique de la volonté élyséenne. Exactement ce qu’on reproche à l’Europe, dont on dénonce régulièrement les Commissions aux pouvoirs immenses et le Parlement à la trop grande faiblesse. Pas besoin d’aller à Bruxelles pour voir des institutions bancales. Nos petites nations, qui sentent le camembert, recroquevillées sur elles-mêmes, ont les mêmes défauts. Comme quoi, ce qui est national ,n’est pas forcément mieux que ce qui est européen ou fédéral.
Le principal argument en faveur de la construction européenne, c’est la paix. Depuis 1945, à part le conflit tragique des Balkans, l’Europe a vécu en paix. Mais la paix, c’est ennuyeux, alors que le conflit, c’est excitant. « L’Europe des nations et des peuples » qu’on nous vend, l’Europe des Salvini et des Orban, c’est l’Europe des roquets qui jappent pour exister. La construction européenne s’est faite au moyen d’un procédé qui est tout le contraire de la bagarre : le bavardage. L’Europe, ce sont des milliers de fonctionnaires, de technocrates, de députés qui bavardent à longueur d’année sur tout et n’importe quoi. On serai tenté de dénoncer ce travers qui, aux yeux des mafieux populistes européens, empêche leur virilité violente de s’exprimer. Pour eux, bavasser, c’est un truc de femmes, un truc de gonzesses.
C’est pourtant le bavardage qui nous a donné la paix depuis plus de soixante-dix ans. Pendant qu’on bavarde, on ne se tire pas dessus. Pour mettre fin à un conflit, on envoie des plénipotentiaires afin qu’ils bavardent avec le camp d’en face. On ne peut pas bavarder et tenir un fusil en même temps. L’Europe du bavardage, au Parlement de Bruxelles et dans les commissions, est un peu comme en Afrique l’arbre à palabres sous lequel on parle pour désamorcer les conflits. Alors, laissons les populistes aboyer comme des chiens et continuons de bavarder entre européen, comme des êtres humains civilisés.
arbre à palabresL’arbre à palabres, concept africain à succès.
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L’écho de la crise autrichienne

Ouest-France 22/05/2019 par Laurent MARCHAND

Le chancelier Sébastian Kurz à Vienne, le 21 mai 2019. | CHRISTIAN BRUNA/MAXPPP
EditorialLe président du Parlement autrichien a fixé au lundi 27 mai la date du vote d’une motion de censure présentée par l’opposition contre le chancelier Sebastian Kurz, affaibli par le départ de ses anciens partenaires d’extrême droite (FPÖ). Depuis le samedi 18 mai, l’Autriche est plongée dans une grave crise institutionnelle dont l’écho dépasse largement les frontières nationales.
Elle fait partie démographiquement des petits pays, réputée pour sa qualité de la vie et son faible chômage. Elle profite à plein de l’effet d’aimant de l’économie allemande, tout en soignant son particularisme. Elle fut l’un des premiers pays où, dans les années 1980, le nouveau populisme identitaire fit son apparition. Elle est, depuis samedi, plongée dans une grave crise institutionnelle dont l’écho dépasse largement les frontières autrichiennes…
La vidéo qui a révélé samedi la disponibilité du vice-Chancelier autrichien, Heinz-Christian Strache, à se laisser corrompre par une prétendue nièce d’un oligarque russe a fait l’effet d’une bombe à Vienne. La coalition, unissant le centre droit du jeune Chancelier Kurz et l’extrême droite du Parti de la Liberté (FPÖ) de M. Strache, a volé en éclats. Lundi, tous les ministres du FPÖ, dont le redoutable ministre de l’Intérieur, idéologue du parti, ont été contraints de démissionner.
Le scandale a confirmé un secret de polichinelle : les liens de proximité des extrêmes droites européennes avec la Russie.
L’idée de nation qu’ils défendent prête souvent allégeance à une puissance dont le comportement est systématiquement aux antipodes de nos valeurs démocratiques.
Mais l’affaire Strache va bien au-delà du prisme russe. Cet ancien militant néo-nazi (au pays d’Hitler) voulait monnayer l’argent russe contre la prise de contrôle du tabloïd le plus vendu en Autriche. En déclarant explicitement dans la vidéo s’inspirer du modèle Orban, le voisin hongrois, admiré pour sa capacité à museler les médias.
Les dilemmes du PPE
Corruption, intelligence avec un pays étranger, atteintes aux contre-pouvoirs démocratiques… L’amateurisme de M. Strache a permis de révéler au grand jour la menace que constitue son mouvement. Depuis un an, les services de renseignement allemands avaient mis leur coopération avec les services autrichiens (tous contrôlés par des ministres du FPÖ) sous surveillance. Notamment après l’irruption dans les archives du renseignement intérieur d’un groupuscule affilié au FPÖ.
La crise autrichienne met ainsi fin à une expérimentation très observée en Europe. Celle d’une alliance entre un parti de droite classique et modéré et un parti d’extrême droite. Matteo Salvini, l’homme fort du moment en Italie, y voyait un modèle pour lâcher à terme son allié actuel. Marine Le Pen, très proche de M. Strache, voyait dans l’expérience viennoise une pièce majeure du puzzle nationaliste en Europe. L’Autriche s’était rapprochée du groupe de Visegrad (Pologne, Slovaquie, Tchéquie, Hongrie) pour peser en ce sens. Dans l’axe du vent anti-Bruxelles attisé tant par Moscou que par Washington.
L’explosion en vol de M. Strache dans une villa d’Ibiza dénote un mélange d’amateurisme et de corruption consternant. Elle porte ainsi une ombre pesante sur les partis d’extrême droite et la sincérité du patriotisme qu’ils brandissent. Elle lance aussi un avertissement au PPE, le Parti populaire européen, tiraillé entre deux stratégies à la veille des européennes : se montrer intransigeant avec les nationalistes comme Salvini, Orban et autres, ou dialoguer.
Depuis vingt ans, sa capacité à ne pas trancher cette question a permis au PPE d’occuper une position dominante dans toutes les institutions européennes. Mais le grand écart semble difficilement tenable aujourd’hui. Le scandale autrichien nous dit clairement l’impasse où mène tout compromis avec l’extrême droite
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Code de la route – Cinq infractions routières que vous ne connaissiez peut-être pas

Ouest-France 16/05/2019  PAR NICOLAS HASSON-FAURÉ
Il est interdit de s’engager dans un carrefour et de bloquer la circulation. Mais saviez vous que le conducteur est alors passible d’une amende de 90 € ?
Les caméras de la préfecture de police de Paris vont désormais « vidéo-verbaliser » cette infraction. L’occasion de rappeler ces entorses au Code de la route souvent méconnues, parfois oubliées…
Un autre type d’infractions dans le viseur… Les 1 200 caméras de vidéo-verbalisation de la préfecture de police de Paris vont pouvoir repérer les automobilistes qui s’engagent dans un carrefour déjà embouteillé et bloquent la circulation.
Cet encombrement de carrefour, c’est, selon le Code de la route, l’action d’« engager un véhicule dans une intersection où il peut être immobilisé et gêner la circulation ».
Et « nous allons cibler des carrefours stratégiques pour la circulation mais aussi pour les transports en commun », a indiqué Michel Delpuech, le préfet de police à l’Agence France Presse (AFP), mardi.
Vous visualisez certainement la scène. Vous savez que c’est (très) gênant et que cet engagement en carrefour déjà encombré ne fait qu’engorger davantage la chaussée. Mais saviez-vous que le conducteur encourait alors une amende de 90 € ?
Peut-être pas, car cela fait partie de ces infractions méconnues et que nous avons parfois oubliées, qui figurent pourtant dans le Code de la route.
Comme pour l’encombrement de carrefour, voici quatre autres types d’infractions que vous ne connaissiez (peut-être) pas.
Manger au volant, interdit ?
L’infraction : manger ou boire au volant, interdit ? Pas vraiment, contrairement à une rumeur tenace qui avait fait le tour de plusieurs médias en juillet 2017. Mais, mais, mais… « Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent », précise l’article R412-6 du Code de la route. Ce texte « pourrait donc, éventuellement, conduire à verbaliser un comportement inapproprié et dangereux », indique le site de la Sécurité routière. Même si « les forces de l’ordre n’appliquent qu’avec discernement » cette disposition. C’est ce même texte qui pourrait, aussi, permettre aux forces de l’ordre de verbaliser un automobiliste en tongs. Plus généralement, il faut prendre compte « l’interprétation de la part de l’agent », rapelle Me Franck Cohen, avocat en droit automobile à Paris.
La sanction : une contravention de 2e classe, soit une amende de 35 €, qui peut être minorée selon le délai de paiement – sauf pour les infractions liées au stationnement.
Techniquement, il n’est pas interdit de manger au volant. Mais le conducteur doit être « constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent ». (Photo d’illustration : Fotolia)
La lenteur
L’infraction : l’affaire avait fait le tour des médias. Ce 6 septembre 2018, un peu avant neuf heures, un automobiliste roule sur la commune de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or). Il navigue sur une route départementale, et donc limitée à 80 km/h. Une voiture roulant en sens inverse fait un appel de phares. Il réduit sa vitesse. Et puis il croise « deux motards de la gendarmerie sur le côté de la route, avec un radar ». La suite, il la raconte sur le site du journal Libération : « Je les dépasse, et ils me rattrapent, m’arrêtent. Je souffle dans le ballon, je présente mes papiers, puis ils me demandent pourquoi je roule à 60 km/h. Je leur fais remarquer que les tracteurs, surtout pendant cette période de vendange, roulent encore plus lentement. Ils me disent que c’est différent… Et m’annoncent qu’ils vont dresser une contravention. » En cause ? L’article R413-19 du Code de la route. « Aucun conducteur ne doit gêner la marche normale des autres véhicules en circulant sans raison valable à une vitesse anormalement réduite », précise ce texte. Sur l’autoroute, dans de bonnes conditions climatiques, avec une circulation fluide, il est d’ailleurs interdit de rouler sur la file de gauche à moins de 80 km/h.
La sanction : une autre contravention de 2e classe.
Respecter les limitations de vitesse, c’est obligatoire. Ne pas rouler trop lentement aussi. (Photo d’illustration : Yves-Marie Quemener / Ouest-France)
S’arrêter sur le passage piéton
L’infraction : se garer sur un passage piéton, c’est interdit. La règle est plutôt connue. En revanche, ce qui est parfois oublié, c’est qu’il est également interdit de s’arrêter en empiétant sur l’espace qui permet de traverser la route. Même momentanément, même si vous restez dans le véhicule. C’est ce que prévoit l’article R417-5 du Code de la route. Un autre article définit juridiquement l’arrêt : c’est une « immobilisation momentanée d’un véhicule sur une route durant le temps nécessaire pour permettre la montée ou la descente de personnes, le chargement ou le déchargement du véhicule, le conducteur restant aux commandes de celui-ci ou à proximité pour pouvoir, le cas échéant, le déplacer ». Toujours concernant les passages piétons, le préfet de police Michel Delpuech a insisté, mardi, sur la verbalisation des automobilistes qui ne respectent pas la priorité aux piétons, une infraction passible dune amende de 90 € et dun retrait de six points.
La sanction : une nouvelle fois, c’est une contravention de 2e classe.
Il est interdit de stationner sur un passage piéton. Même chose pour un arrêt, même temporaire… (Photo d’illustration : Jérôme Fouquet / Ouest-France)
Attention au klaxon
L’infraction : attention au klaxon. Le Code de la route définit un cadre bien précis pour l’utilisation de l’avertisseur sonore. En agglomération son usage « n’est autorisé qu’en cas de danger immédiat ». Un coup de klaxon excédé ? C’est une infraction. En dehors des agglomérations, il n’est possible de se servir du klaxon « que pour donner les avertissements nécessaires aux autres usagers de la route ». Dernière précision : « Les signaux émis ne doivent pas se prolonger plus qu’il n’est nécessaire. » Le 15 juillet dernier, huit personnes avaient été verbalisées à Tergnier (Aisne), pour « usage abusif de l’avertisseur sonore », rapporte France 3 Hauts-de-France. Ils célébraient la victoire de la France face à la Croatie en finale de la Coupe du Monde de football…
La sanction : toujours une contravention de 2e classe.
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# dessin – Fiscalité verte: l’«intaxication»

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire

L’Opinion 23/05/2019 Raphaël Legendre
Taxe kérosène, taxe carbone aux frontières, taxe sur les entreprises polluantes… La taxmania française tente de se frayer un chemin en Europe sous couvert de bons sentiments écologiques. Une posture politique motivée par des enjeux nationaux
Emmanuel Macron préside ce jeudi le premier « Conseil de défense écologique » avec pas moins de treize ministres et secrétaires d’Etat autour de la table. Mardi, le chef de l’Etat a indiqué qu’il souhaitait relancer les négociations européennes sur différentes taxes vertes et la création d’une banque européenne du climat. Des annonces surtout destinées à répondre aux Gilets jaunes, séduire les écologistes et une partie de l’aile gauche de l’échiquier politique à quelques jours des élections européennes. La fiscalité environnementale est une nouvelle fois présentée sous la seule facette de la répression financière.
Les faits
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Fake news : la menace pressante de la désinformation et comment nous en protéger

Avaaz – lettre du 22/05/2019 –
Chères amies, chers amis,
Dans quelques jours, l’extrême droite pourrait détourner les élections européennes et remplir le Parlement européen de députés racistes, intolérants et climato-sceptiques.
Ces partis semblent sortis de nulle part, et se retrouvent aujourd’hui en tête des sondages dans certains pays de l’UE! Quelle est donc leur botte secrète ?
La désinformation.
À quelques jours des élections européennes, l’Europe est noyée sous des flots de désinformation, comme la prétendue reconstruction de Notre-Dame avec un minaret, ou la rumeur selon laquelle des gangs de migrants attaqueraient la police! Depuis des mois, notre équipe a enquêté sur ce tsunami de fausses informations en Europe et découvert une réalité sidérante: les contenus provenant de ces réseaux de désinformation ont été visionnés des centaines de millions de fois, sinon des milliards !
Les études montrent les unes après les autres que personne n’est à l’abri de ces mensonges toxiques, mais plus nous serons avertis du danger, plus nous serons à même de nous en protéger. Avant les élections, Avaaz a préparé un briefing pour aider les Européens à déjouer les pièges de la désinformation. Découvrez-le dès maintenant et partagez-le largement.
5 choses à savoir sur la désinformation
1. Elle se nourrit de notre peur et se répand vite.
Les humains sont formatés pour retenir davantage les informations négatives que positives: c’est ainsi que nous apprenons. Les colporteurs de désinformation le savent et jouent avec nos émotions profondes, ce qui nous rend bien plus enclins à les partager sur les réseaux sociaux — et elles se diffusent ainsi six fois plus vite que les faits avérés
2. Elle pullule sur les réseaux sociaux et touche des millions de personnes.
Plus nous passons de temps sur les réseaux sociaux, plus les géants du net gagnent d’argent. Ils savent que les contenus choquants ou extrêmes attirent notre attention, alors ils programment leurs plateformes pour les promouvoir. Et ils touchent des millions de personnes. Les plus grands journaux se vendent à un million d’exemplaires, tandis que les informations partagées sur Facebook atteignent plus d’un MILLIARD de personnes par jour.
3. Elle est utilisée comme une arme contre nous.
Du Brésil à la Chine, les dirigeants autoritaires se servent de la désinformation comme d’une arme: c’est la dernier arsenal au service de la stratégie classique qui vise à diviser pour mieux pour régner. Mais c’est la Russie qui en use le plus — ses immenses « fermes à trolls » emploient des légions de personnes pour créer des millions de faux comptes et répandre de la désinformation. Et RT, la vitrine de la propagande russe, fait partie des chaînes YouTube les plus suivies avec environ 2 milliards de vues!
4. Elle tue, et empoisonne les démocraties.
La désinformation a incité des individus à se faire justice eux-mêmes en Inde et au Brésil, et alimenté une violente épuration ethnique en Birmanie. Elle empoisonne aussi notre vie politique: les fausses informations ont contribué au Brexit, et aux élections de Bolsonaro et de Trump. Et elle détruit notre confiance en nos principaux médias, nos institutions démocratiques, nos dirigeants, créant le terreau parfait pour l’arrivée au pouvoir de « leaders à poigne » anti-système. À cause de la désinformation, les réseaux sociaux sont devenus une menace pour la démocratie.
5. Personne n’est à l’abri.
Des personnes de chaque bord politique sont micro-ciblées dans le cadre d’une stratégie visant à polariser et éroder les sociétés. Aux États-Unis, l’armée des trolls russes a créé une fausse page d’activistes noirs américains qui a attiré plus d’abonnés que le site officiel du mouvement Black Lives Matter! Nous pensons ne jamais nous laisser berner, mais les études montrent que même les plus instruits d’entre nous ont tendance à croire les fausses informations, et les personnes âgées sont plus enclines à les partager.
La désinformation véhicule la méfiance, la peur et le mensonge. Mais plus nous serons au courant, plus nous pourrons l’empêcher — partagez ce briefing avec vos amis et vos familles pour les informer de cette menace. Et poursuivez votre lecture pour apprendre comment vous protéger !
5 manières de se protéger de la désinformation
1. Si vous voyez quelque chose, dites-le!
Ne croyez pas tout ce que vous lisez sur Internet. Vous voyez une publication Facebook contenant des informations choquantes sur un candidat politique? N’y croyez pas! Vérifiez les faits grâce à des sources d’information fiables; et si vous pensez avoir trouvé un contenu fallacieux, envoyez-le nous ici.
2. Continuez à soutenir le véritable journalisme.
La plupart des médias traditionnels sont régis par des règles et une éthique qui les rendent bien plus dignes de confiance que d’illustres inconnus en ligne. Ils ne sont pas parfaits, mais ils vérifient les faits publiés et on peut leur demander des comptes! S’abonner à un journal de qualité, reflet d’un vrai travail de journalisme, est l’un des gestes les plus déterminants qu’un citoyen puisse faire aujourd’hui.
3. Rejoignez la campagne pour nettoyer les réseaux sociaux.
Avaaz a un plan simple et efficace pour inciter les géants d’Internet à endiguer l’épidémie de désinformation sur les réseaux sociaux en publiant des rectificatifs factuels réalisés par des sources indépendantes en cas de fake news, alors, rejoignez la campagne!
4. Ne renoncez pas à la démocratie!
Le but des armées de trolls est de créer un tel climat de méfiance envers la démocratie que les citoyens ordinaires s’en détachent. Ensuite, les extrémistes fanatiques peuvent prendre le pouvoir. Nous devons continuer à nous rendre aux urnes et voter, inciter nos amis et nos familles à faire de même, et mettre nos élus devant leurs responsabilités.
5. Choisissez d’avoir foi en l’humanité.
La désinformation s’attaque à nos peurs les plus profondes, se nourrissant de notre tendance naturelle au négatif tout en faisant ressortir nos penchants irascibles et cyniques. Mais si nous arrivons à dialoguer avec ceux qui ne pensent pas comme nous, avec empathie, sagesse et une oreille attentive, nous pourrons échanger malgré nos différences. Nous avons plus en commun que ce que nos peurs nous laissent penser. Si nous y croyons, des choses extraordinaires peuvent se produire.
Des droits humains à la démocratie, notre civilisation est à de nombreux égards la plus aboutie de l’histoire de l’Humanité. Nous sommes en bonne voie pour mettre un terme à la pauvreté d’ici une génération et sur le point de réussir à scolariser tous les enfants. Et cela grâce à la démocratie, à de grands journalistes, à des dirigeants responsables et à nos propres concitoyens. Mais les forces diffusant la désinformation sont puissantes et menacent de tout détruire. Ne les laissons pas gagner en abandonnant tout espoir!
Avec espoir et confiance, Ricken, Iain, Nell, Risalat, Sarah et toute l’équipe d’Avaaz
P.S: Quel est le vrai visage de la désinformation? Découvrez ces trois exemples aussi concrets que terrifiants!
Quand la désinformation alimente un génocide!
Des mensonges haineux sur la minorité Rohingya en Birmanie sont devenus viraux en ligne. De fausses accusations de cannibalisme (comme ci-dessus) ont été utilisées par l’armée et des groupes anti-musulmans pour justifier l’épuration ethnique. Des milliers de familles Rohingya ont été massacrées, des femmes violées et des maisons incendiées, amenant des hauts responsables des Nations Unies à déclarer un génocide.
Quand les fausses informations sont utilisées pour cibler des groupes entiers, comme les migrants
Près de 10 millions de personnes ont vu cette vidéo de migrants détruisant une voiture de police. Le problème? Elle est entièrement fausse — il s’agit en fait d’un film, et la supercherie a été dévoilée il y a des années. Cela n’a pas empêché des groupes d’extrême droite en Italie et dans toute l’Europe de la partager à nouveau, il y a quelques semaines à peine — et Facebook n’a rien fait tandis que celle-ci devenait virale, alimentant la suspicion, l’hostilité et même la haine des migrants.
Quand la désinformation sert à polariser et attiser la peur et la colère
En France, des gens ont partagé une lettre de l’acteur français Gérard Lanvin plus de 251 000 fois, dans laquelle celui-ci critique le président Emmanuel Macron et son gouvernement. Le seul problème? Elle était entièrement fausse, et l’acteur lui-même a déclaré qu’il était victime d’usurpation d’identité. Voilà comment la désinformation peut contribuer à éveiller la méfiance envers les gouvernements et constituer une menace pour la démocratie.
Avaaz – qui signifie “voix” dans plusieurs langues d’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est – a été lancé en janvier 2007 avec une mission démocratique simple: fédérer les citoyen(ne)s de toutes les nations pour réduire l’écart entre le monde que nous avons et le monde voulu par le plus grand nombre et partout.
Avaaz offre à des millions de personnes venues de tous les horizons la possibilité d’agir sur les questions internationales les plus urgentes, de la pauvreté à la crise au Moyen-Orient et au changement climatique. Notre modèle de mobilisation par internet permet à des milliers d’efforts individuels, aussi petits soient-ils, de se combiner rapidement pour devenir une puissante force collective. (Pour en savoir plus sur nos résultats, consultez la page des temps forts.)
Active dans 14 langues et animée par une équipe professionnelle présente sur cinq continents et des bénévoles partout dans le monde, la communauté Avaaz agit — en signant des pétitions, en finançant des encarts dans les médias, en envoyant des messages et des appels téléphoniques aux dirigeants, en organisant des manifestations et des événements — pour faire en sorte que l’opinion et les valeurs des citoyens du monde influent sur les décisions qui nous concernent tous.
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Le déploiement de la 5G : quels risques pour la santé ?

Alternative santé – 30/04/2019 – Jeanne Le Borgne –

Le déploiement de la 5G implique un quadrillage tous les 100 mètresLe déploiement de la 5G implique un quadrillage tous les 100 mètres

Ondes électromagnétiques
Dans un appel lancé en septembre 2017, scientifiques et médecins alertaient sur les effets sanitaires potentiellement graves de la 5G. Ils demandaient un moratoire jusqu’à ce que « des études d’impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées ». Alors que les premières expérimentations à taille réelle commencent, ces études n’ont toujours pas été menées. Pourtant, les risques sont réels. Certains pays commencent à prendre la mesure du danger, contrairement à la France.
Aujourd’hui, la 5G est le nouvel Eldorado de toutes les entreprises de télécommunication et de tous les constructeurs qui imaginent déjà les objets connectés de demain. Mais, personne ne semble écouter les nombreux appels des scientifiques et des médecins qui s’alarment du déploiement de cette technologie. Et cette technologie a déjà commencé à s’implanter sans que son impact sur la santé n’ait été évalué.
Qu’est ce que la 5G ? En quoi est-elle différente de la 4G ?
La 5G est la cinquième génération de technologie de la téléphonie mobile après la 4G. Elle a été développée pour permettre une meilleure connectivité des objets. « Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la 5G ne vient pas remplacer les 2, 3 et 4G, mais arrive en plus, explique le Dr Marc Arazi, président de l’association Alerte Phonegate et signataire de l’appel de 2017. Cela signifie que ce nouveau réseau sans fil ne fera qu’augmenter considérablement l’exposition aux rayonnements de radiofréquence des humains, mais aussi des animaux et des plantes. » En effet, les fréquences utilisées par la 5G vont venir s’ajouter à celles déjà déployées par les autres générations de couverture mobile.
L’un des arguments mis en avant par les lanceurs d’alerte étant que la 5G nécessite pas moins de 20 000 nouveaux satellites et que les entreprises de télécommunications devront installer des stations de base tous les 100 m dans toutes les zones urbaines du monde entier, soit 10 millions de nouvelles antennes. Cela signifie qu’une nouvelle antenne sera posée toutes les dix à douze maisons, créant « une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire », comme l’explique l’association Robin des Toits.
Verizon annonce pour sa part que la 5G fournira « environ 50 fois le débit de la 4G actuelle » en utilisant des ondes submillimétriques et millimétriques à des gammes de fréquences supérieures à 6 GHz et à 100 GHz et au-delà. Et pour couronner le tout, la US Federal Communications Commission (FCC) a adopté des règles autorisant que la puissance effective de ces faisceaux atteigne 20 Watts, soit dix fois plus que les niveaux autorisés pour les téléphones actuels. « Alors même que ces normes étaient déjà totalement aléatoires et ne reposaient sur aucune donnée scientifique, qu’elles n’ont jamais été mises à jour depuis 1996 et, qui plus est, n’étaient même pas respectées par les constructeurs », souligne le Dr Marc Arazi.
La 5G offrira un débit 9 à 20 fois plus élevé que la 4G selon les zones, une latence divisée par 5, un nombre d’objets connectés sur le même réseau multiplié par 10La 5G offrira un débit 9 à 20 fois plus élevé que la 4G selon les zones, une latence divisée par 5, un nombre d’objets connectés sur le même réseau multiplié par 10 Crédits : Waitforlight – Getty
Quels sont les risques liés à une telle exposition pour la santé humaine ?
« Nous n’en avons aucune idée ! Aucune étude n’a été faite sur les risques liés à la 5G, contrairement à ce qu’avaient demandé médecins et scientifiques dès 2017. Mais, de nombreuses études sont déjà venues prouver les effets néfastes pour la santé des ondes 3G », s’insurge le Dr Marc Arazi. Selon lInternational appeal Stop 5G on Earth and in Space (appel international pour stopper la 5G sur terre et dans l’espace) rédigé par un collectif de médecins, de scientifiques, de membres d’organisations environnementales et de citoyens, « les données cliniques, les preuves expérimentales et les données épidémiologiques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé prouvant que les grandes maladies de la civilisation moderne telles que le cancer, les maladies du cœur et le diabète sont en grande partie provoqués par la pollution électromagnétique, constituent un corpus de plus de 10 000 études publiées dans des revues dotées de comités de lecture ».
Ces études ont prouvé que les dommages du rayonnement de radiofréquences causés à la santé humaine prenaient diverses formes, telles que des palpitations cardiaques, une altération de l’expression génétique et des lésions de l’ADN, une altération du métabolisme, des déficiences cognitives, des difficultés d’apprentissage et des pertes de mémoire, des incidences sur le bien-être, des cas d’infertilité et une altération de la qualité du sperme, des dommages neurologiques, des cas d’obésité et de diabète… Une étude nigériane de 2017 a, quant à elle, montré que l’exposition aux ondes électromagnétiques des radiofréquences modifiait la modulation du neurotransmetteur acétylcholine (via l’expression d’un gène), ainsi que le comportement moteur chez le rat mâle.
Létude du National Toxicology Program (NTP) publiée en novembre 2018 est elle aussi très révélatrice des risques liés à l’utilisation des smartphones. Pendant plus de dix ans, les chercheurs se sont intéressés aux effets des radiofréquences utilisées dans les téléphones portables 2G et 3G sur les rats. Ils ont observé une recrudescence de cas de tumeurs au cœur, au cerveau et dans les glandes surrénales. Ce qui tend à prouver que les effets des ondes sont néfastes sur potentiellement tous les organes.
Rappelons en outre que les enfants sont particulièrement sensibles à ces risques de cancer liés à l’exposition aux ondes, leurs cerveaux absorbant entre 1,6 et 3,1 fois plus de  rayonnements électromagnétiques. Les scientifiques demandent aujourd’hui à ce que les ondes soient classées « cancérogènes de classe 1 » et non plus seulement « cancérogènes possibles » par l’OMS.
La 5G : un risque pour les insectes ?
Une étude de 2018 publiée dans Scientific Report avance que si les ondes précédemment utilisées (2G, 3G, 4G et wifi) ne semblaient pas avoir eu d’impact sur la santé des insectes, les nouvelles gammes de fréquences de la 5G (qui passeront de 6GHz à 120 GHz ou plus à terme) pourraient s’avérer dangereusement déstabilisatrices.
En effet, des simulations menées par les chercheurs montrent que l’absorption de ces ondes provoquerait des hausses de la température corporelle de certains insectes, avec à la clef des changements dans leur comportement, physiologie ou morphologie…  Alors qu’une analyse d’avril 2019 montre que 40 % des espèces d’insectes sont d’ores et déjà menacées d’extinction, l’expérimentation grandeur nature que constitue le déploiement de la 5G pourrait s’avérer une étape supplémentaire tragique pour nos écosystèmes.
À l’étranger, des débuts de prise de conscience
En Allemagne, une pétition contre la 5G a atteint 54 643 signatures. Un nombre suffisamment important pour mettre la pression au Bundestag, afin qu’il arrête le processus d’attribution des fréquences 5G. Preuve de l’importance des mouvements citoyens
En Suisse, ce sont les députés du canton de Vaud et ceux de Genève qui ont réussi à faire porter leur voix. Après avoir demandé un moratoire sur la mise en place de la 5G dans leur canton, un gel de toute construction d’antennes y a été instauré, dans l’attente d’une étude de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et « tant que des études scientifiques indépendantes de l’industrie ne démontrent pas la non-nocivité de la 5G sur le corps humain et sur la faune ».
La Californie, région où se trouve la Silicon Valley, a elle aussi pris la mesure des risques. D’une part, le conseil municipal de Mill Valley, une petite ville de Californie, vient de se prononcer à l’unanimité en faveur de l’interdiction d’installation d’antennes 5G dans les zones d’habitations pour des raisons de santé publique. Et d’autre part, le département de Santé californien a rejoint l’Italie en conseillant de ne plus garder son portable près de soi pour éviter de recevoir des ondes et de le mettre en mode avion dès que vous ne vous en servez pas.
Mais, alors, pourquoi toutes ces alertes restent-elles sans réponse en France ?
« C’est une question de santé fondamentale pour les utilisateurs. Mais, toutes les informations sur les dangers liés à l’utilisation des téléphones connectés en général et des risques qu’implique le déploiement de la 5G sont boycottés par les médias français, parce qu’ils sont détenus par les grands groupes téléphoniques français. Sans prise de conscience des utilisateurs, le gouvernement peut continuer de faire la sourde oreille, encouragé par ces mêmes opérateurs et constructeurs téléphoniques », estime Marc Arazi.
Mais, ces hésitations des différents gouvernements concernant la 5G montrent à quel point il est nécessaire de se mobiliser pour faire pencher la balance du côté de la santé des utilisateurs, plutôt que de celui des industriels.
Agissez vous aussi en signant l’appel mondial à cette adresse :  www.5gspaceappeal.org
Lire aussi Linky, 5G : renversez la dictature des ondes !
En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé.
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