Tribune – « Il faut sauver la jeune Soudanaise condamnée à mort Noura Hussein Hamad »

Dans une tribune au « Monde », plus de cent personnalités, parmi lesquelles Elisabeth Badinter, Josiane Balasko ou Anne Hidalgo demandent, à l’initiative du Collectif Urgence Darfour, un procès équitable pour la jeune Soudanaise condamnée à mort, le 10 mai, dans son pays pour avoir tué son mari alors que ce dernier tentait de la violer.
Le Monde | 23.05.2018  | Par Collectif

#FOR NOURA/ TWITTER
Tribune. Noura Hussein Hamad, une jeune Soudanaise de 19 ans, a été condamnée à mort le 10 mai pour avoir tué son mari alors que ce dernier tentait de la violer. Son père l’avait forcée à épouser cet homme alors qu’elle avait 16 ans, la loi autorisant dans ce pays le mariage des enfants de plus de 10 ans.
Noura ayant refusé de consommer le mariage, son époux a invité deux de ses frères et un cousin pour l’aider à la violer. Le 2 mai 2017, les trois hommes ont tenu Noura tandis que son mari la violait. Le lendemain matin, il a essayé de la violer à nouveau, mais elle a réussi à s’échapper vers la cuisine où elle a attrapé un couteau. En se défendant, elle a blessé son agresseur, qui a succombé à ses blessures.
Noura s’est ensuite enfuie dans sa famille, mais son père l’a livrée à la police. Un rapport d’examen médical de la lutte avec son mari a indiqué qu’elle avait subi des blessures, y compris une morsure et des égratignures. Lors de son procès, en juillet 2017, le juge a appliqué une loi désuète qui ne reconnaissait pas le viol conjugal. Noura Hussein a été inculpée en vertu de la loi pénale (1991) et reconnue coupable de meurtre intentionnel le 29 avril au tribunal pénal central d’Omdurman.
Faire pression sur les autorités judiciaires du Soudan
Il reste quelques jours pour faire appel de son exécution, jusqu’au vendredi 25 mai. Il faut mobiliser de toute urgence la communauté internationale pour faire pression sur les autorités judiciaires soudanaises afin qu’elles annulent cette condamnation injuste et cruelle. La peine de mort a été abolie dans de très nombreux pays dans le monde.
Nous demandons : l’annulation de la condamnation à mort de Noura ; un nouveau procès équitable pour Noura, prenant en compte le caractère forcé du mariage d’une très jeune fille, le viol et la légitime défense, toutes circonstances éminemment atténuantes ; un processus judiciaire qui tienne compte des conventions internationales en vigueur ; la présence d’observateurs internationaux.
On compte parmi les signataires de cette tribune : Claudia Abate-Debat (fondatrice et directrice de la Fondation post conflit développement), Eliette Abécassis (écrivaine), Isabelle Alonso (écrivaine), Jocelyne Adriant (présidente du Collectif pour le lobby européen des femmes), Ghislaine Arabian (chef-cuisinier), Saphia Azzeddine (romancière et réalisatrice), Nicole Bacharan (politologue, historienne), Elisabeth Badinter (philosophe), Josyane Balasko (actrice, réalisatrice), Nathalie Baye (actrice), Aurore Bergé (députée LRM des Yvelines), Juliette Binoche (actrice), Jane Birkin (artiste), Dominique Blanc (actrice), Carole Bouquet (actrice), Alma Brami (écrivaine), Sophie Bramly (productrice, présidente du Collectif 52), Irina Brook (actrice et metteur en scène), Karen Brunon (artiste musicienne), Belinda Cannone (écrivaine), Dominique Cantien (productrice), Sérénade Chafik (co-porte-parole de l’association Les Dorines), Diagne Chanel (artiste plasticienne, présidente du Comité Soudan), Laurie Cholewa (animatrice télé et radio), Natalie Dessay (cantatrice), Anne Hidalgo (maire de Paris), Isabelle Huppert (actrice), Camelia Jordana (artiste interprète, comédienne), Beate Klarsfeld (cofondatrice de l’association des Fils et filles de déportés juifs de France), Caroline Madsac (vice-présidente du Collectif urgence Darfour), Mathilda May (actrice, auteure, metteur en scène), Dominique Méda (économiste), Nana Mouskouri (chanteuse), Marie N’Diaye (romancière), Charlotte Rampling (comédienne), Sonia Rolland (actrice, réalisatrice), Dominique Schnapper (sociologue, politologue et ancienne membre du Conseil constitutionnel), Anne Sinclair (journaliste), Leïla Slimani (romancière) et Karin Viard (comédienne).
Liste complète des signataires : http://collectifurgencedarfour.com
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Expérimentation animale : l’arnaque européenne

Charlie Hebdo – 23/05/2018 – Luce Lapin –

Le 3 mai dernier, les eurodéputés ont voté pour une interdiction mondiale des tests cosmétiques sur les animaux. Depuis le 11 mars 2013, ces tests sont interdits en Europe, y compris leurs ingrédients, et les produits cosmétiques testés sur des animaux dans d’autres pays sont interdits à l’importation. Mais qu’en est-il réellement ? Le point avec le Dr André Ménache, vétérinaire, directeur scientifique d’Antidote Europe.
Plus de tests en Europe, est-ce exact ?
Alors que les tests de cosmétiques sur des animaux sont officiellement interdits, les fabricants de cosmétiques exploitent des lacunes terminologiques pour obtenir les données manquantes requises. Normalement, il faut passer par onze tests différents afin d’obtenir une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour un produit cosmétique. Or seuls quatre de ces tests ont été remplacés par des méthodes alternatives sans animaux. Étant donné que la plupart des substances entrant dans la composition des produits cosmétiques sont issues de l’industrie chimique, et que les tests sur les animaux sont largement approuvés dans ce domaine, cela permet aux fabricants de contourner l’interdiction.
Que penser du vote bienveillant des députés européens ?
Les eurodéputés sont dupes en ce qui concerne les astuces pratiquées par certains fabricants de cosmétiques. Tant qu’une interdiction totale n’est pas respectée en Europe, demander une interdiction mondiale est un non-sens. Antidote Europe exige une commission d’enquête parlementaire concernant l’expérimentation animale dans sa globalité, au vu des connaissances actuelles, qui remettent en question la fiabilité de tous les tests sur les animaux. Pourquoi se focaliser uniquement sur les produits cosmétiques ?
Historique
En 1980, le militant pour les droits des animaux Henry Spira place une annonce publicitaire d’une pleine page dans le périodique The New York Times avec la légende : « Combien de lapins Revlon rend-il aveugles au nom de la beauté ? » (1).
Dans l’année qui suit, Revlon fait don de $750.000 à un fonds pour la recherche sur les méthodes alternatives aux essais sur des animaux. Suivent des dons substantiels d’Avon, Bristol Myers, Estée Lauder, Max Factor, Chanel et les cosmétiques Mary Kay. Ces dons ont mené à la création du Centre pour les alternatives aux essais sur des animaux, aux États-Unis (1).
La directive du Conseil 76/768/CEE de 1976 relative aux produits cosmétiques entre en vigueur dans l’Union européenne (2).
Le septième amendement de la Directive Cosmétiques de 1976 interdit les essais de produits cosmétiques finis sur des animaux à partir de 2004 et interdit les essais d’ingrédients de produits cosmétiques sur des animaux à partir de 2009 (2).
REACH est le règlement européen pour l’enRegistrement, l’Evaluation, l’Autorisation et la restriction des substances CHimiques. Il est entré en vigueur en 2007, en remplacement du précédent cadre législatif sur les substances chimiques dans l’Union européenne (3.)
La loi européenne impose pas moins de onze essais de toxicité pour autoriser la commercialisation de produits cosmétiques. Seuls quatre essais sans recours à l’expérimentation animale sont disponibles (4). Donc, notre question est : les animaux sont-ils utilisés dans les autres sept essais ? Alors que les tests de cosmétiques sur des animaux sont officiellement interdits, les fabricants de cosmétiques exploitent des lacunes terminologiques pour obtenir les données manquantes requises. La plupart des substances entrant dans la composition de produits cosmétiques sont des substances chimiques industrielles (lesquelles, en conformité avec le règlement REACH, sont normalement toutes testées sur des animaux). Ainsi, ces substances entrant dans deux catégories d’utilisation (cosmétique et industrielle) peuvent toujours être testées sur des animaux. En réalité, l’industrie cosmétique pratique des essais sur des animaux sous couvert d’une autre législation.
Le recours à des essais sur des animaux est même autorisé par les directives Cosmétiques dans certaines circonstances, par exemple pour satisfaire aux exigences de santé et de sécurité des employés de l’industrie cosmétique (5).
D’après les chiffres publiés par la Commission européenne, le nombre de vies animales épargnées chaque année suite à l’application de la Directive Cosmétiques serait d’environ 5000. Ce chiffre représente moins de la moitié du un pour cent des environ 12 millions d’animaux utilisés annuellement pour des expériences dans l’Union européenne (6, 7).
Références
1. https://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Spira
2. https://en.wikipedia.org/wiki/Cosmetics_Directive
3. https://ec.europa.eu/growth/sectors/chemicals/reach_en
4. https://www.cosmeticseurope.eu/files/1215/0245/3923/Non-animal_approaches_to_safety_assessment_of_cosmetic_products.pdf
5. https://echa.europa.eu/documents/10162/13628/reach_cosmetics_factsheet_en.pdf
6. http://www.vier-voeters.nl/files/the_Netherlands/campagnes/proefdieren/factsheet_laboratory_animals.pdf
7. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:52007DC0675&from=EN
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Enfin! Les bonbons au dioxyde de titane bientôt interdits

Notre Terre – 18/05/2018 –
dioxyde de titane
C’est une grande victoire ! Le gouvernement va  enfin bannir d’ici à la fin de l’année les nanoparticules de dioxyde de titane, très présentes, notamment, dans les confiseries dont raffolent nos enfants.
Exit les nanoparticules de dioxyde de titane dans les bonbons et les plats préparés ! Le gouvernement veut retirer du marché ce colorant très commun au plus vite. « Nous souhaitons suspendre avant la fin de l’année l’utilisation de cette substance comme additif alimentaire en France, nous annonce la secrétaire d’Etat au Développement durable, Brune Poirson. La France a d’ores et déjà saisi la Commission européenne afin de demander aussi des mesures à ce niveau, dès lors que le dioxyde de titane est susceptible de constituer un risque sérieux pour la santé humaine. »
Brune Poirson sera ce vendredi chez Verquin pour « mettre en lumière les initiatives des entreprises vertueuses ». Le confiseur qui produit à Tourcoing (Nord) les Têtes brûlées, best-seller des cours de récré, n’utilise plus cet additif depuis décembre. Dans le monde des sucreries, les français Lutti et Carambar & Cie ont déjà retiré cette poudre blanche, respectivement des Arlequins et des Malabars.

Presque tous les plats préparés concernés
De fait, les confiseurs ont pris les devants début 2017 et se sont engagés collectivement à se passer de dioxyde de titane mais chacun à son rythme. « C’est plus facile à faire pour les grands groupes que pour les petits, pour les bonbons gélifiés type Crocos, que pour les dragéifiés type Smarties », assure Florence Pradier, présidente du Syndicat national de la confiserie.
Au-delà de l’industrie des friandises, l’interdiction va faire grand bruit dans tout l’agroalimentaire. « Parce qu’on en trouve à peu près dans tous les plats préparés », souligne Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement. Son association avait tiré la sonnette d’alarme dès 2016, après en avoir détecté dans 150 aliments depuis les gâteaux Napolitain de Lu jusqu’aux épices pour guacamole de Carrefour, en passant par la blanquette de veau en conserve de William Saurin.
Un additif peu utile
Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules réussissent par leur taille à passer les barrières de protections de nos intestins, poumons, foie… où elles peuvent ensuite avoir une action toxique. Dans le cas des nanoparticules de dioxyde de titane, une récente étude sur des rats de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a montré qu’elles étaient non seulement dangereuses pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogènes. Or cet additif ne sert à rien… ou presque. Il n’a aucune vertu nutritive et il n’améliore pas non plus la conservation. Il permet simplement de donner un beau blanc ou de modifier d’autres couleurs.
Surveillez la mention E171
En attendant la disparition du dioxyde de titane, surveillez de près la mention « E171 », son nom de code sur les étiquettes. « Nous réclamons interdiction la plus large possible qui ne concerne pas que notre alimentation mais tout ce qui peut nuire à la santé », plaide Stéphen Kerckhove. Dans son viseur notamment : les produits pharmaceutiques dans lesquels ce colorant controversé se cache très souvent. Selon l’association UFC-Que choisir, plus de 4000 médicaments, souvent très courants, sont concernés comme le Doliprane, l’Advil ou le Spasfon.

 

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#dessin – Anti-Patton

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire.
Quartiers: l’appel de Macron aux entreprises

L’Opinion 23/05/2018 Nathalie Segaunes
Pour faire reculer le chômage et les discriminations dont souffrent les habitants des quartiers défavorisés, le Président fait essentiellement confiance aux entreprises. Et choisit de rompre avec les politiques passées
Les faits
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Catastrophe annoncée

En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité
Le billet de Michel Schifres
L’Opinion 21/05/2018
Les grèves, Trump, l’Iran… Une catastrophe, plus angoissante que ces péripéties, nous attend cet été : il risque d’y avoir pénurie de vin rosé. Victime de son succès grandissant dans le monde et d’une moindre production, il pourrait manquer. Ce qui serait un drame national, nous qui en sommes le premier producteur, le premier exportateur et, bien sûr, le premier consommateur. En disette le rosé, généralement plébiscité par ceux qui n’aiment guère le vin et si souvent dénaturé par les glaçons avec lesquels on l’assomme ? Ce drame doit être évité. D’autant que le rosé pose une question fondamentale : comment est-il fabriqué ? Un humoriste, Pierre Dac, jurait qu’il suffisait de greffer des plants de rosiers sur la vigne. Rien ne prouve pourtant que ce soit la bonne méthode.
mschifres@lopinion.fr

 

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Citation drôle ou stupide – Les framboises

En Belgique, un français contemple une étendue de framboises et dit au paysan :
         – Elles sont magnifiques, vos framboises ! Qu’est-ce que vous mettez dessus ?
– Pas grand-chose, juste un peu de fumier.
       – Ah bon ! C’est pas comme chez nous alors ! En France, on met de la chantilly

 

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Facebook: Mark Zuckerberg a passé un sale quart d’heure face au député européen belge Guy Verhofstadt

Huffington Post France – 23/05/2018 – Paul Guyonnet –
Le député européen belge Guy Verhofstadt – Capture d’écran CNBC »
« Avez-vous vraiment le contrôle sur votre entreprise? Vous vous êtes excusé au moins quinze ou seize fois ces dix dernières années… !« 
Deuxième round. Après son audition par les parlementaires américains, au mois d’avril dernier, Mark Zuckerberg était une nouvelle fois entendu ce mardi 22 mai, par les députés européens cette fois. Et l’un d’entre eux, Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et désormais chef du groupe ADLE (les libéraux-démocrates du Parlement européen) était visiblement remonté.
Face au patron de Facebook, il a ainsi commencé en plaisantant sur le fait d’être arrivé en retard à l’audience à cause des grèves en France, mais a rassuré d’emblée Mark Zuckerberg: grâce à Facebook Live, il avait pu suivre le début des débats (une blague…). Une pique pour adoucir l’ambiance, avant d’entrer de plain-pied dans le sujet.
« Nous ne sommes qu’au mois de mai »
« Vous me rappelez le personnage d’un livre, Monsieur Zuckerberg, celui d’un livre de Dave Eggers, ‘Le Cercle‘. Ce livre parle de grosses sociétés qui gèrent des données et qui deviennent hors de contrôle, et même leurs patrons n’ont plus le contrôle. Ces données sont ensuite utilisées dans des élections et ça me rappelle grandement la réalité… », a-t-il expliqué, un sourire narquois aux lèvres, alors que le visage de Mark Zuckerberg pâlissait.   « Et puis il y a le fait que vous ayez moins, voire pas du tout de contrôle sur votre entreprise. Cela se voit parce que vous ne cessez de vous excuser, vous vous êtes excusé au moins quinze ou seize fois ces dix dernières années… Depuis 2003, chaque année vous avez un problème, une faille avec Facebook et vous vous retrouvez au pied du mur à devoir vous excuser, dire que vous allez régler le souci. Cette année ça fait déjà deux, non trois fois même que vous vous excusez, et nous ne sommes qu’au mois de mai. »
Des dédommagements financiers ?
Et d’en venir, après ce préambule qui voyait Mark Zuckerberg se renfermer face à l’assurance de son interlocuteur, à sa question. « Et donc ce que j’aimerais savoir, c’est si vous êtes capable, réellement, de régler ces problèmes. Il y a eu tellement de dysfonctionnements… Parce que moi, qui suis pourtant un libéral, un soutien du marché libre, je pense qu’il n’y a qu’une solution, et c’est un contrôle public. »
Guy Verhofstadt a ensuite expliqué au puissant patron de Facebook qu’il avait sous les yeux une pétition « signée par plus d’un million de citoyens européens », demandant à ce que le réseau social accepte cette régulation européenne et cette surveillance publique. »
L’ancien Premier ministre belge a finalement demandé à Mark Zuckerberg s’il comptait réellement respecter les standards européens en matière de respect de la vie privée et du traitement des données, étant donné que plusieurs manquements avaient déjà été relevés depuis l’explosion de l’affaire Cambridge Analytica. Et si Facebook prévoyait, comme l’exigent les règles européennes, de dédommager financièrement les utilisateurs européens qui seraient spoliés, et de quel montant. Une déferlante de quelques minutes qui a laissé le timide milliardaire chancelant.
Après la déception, les menaces
Un peu plus tard, Guy Verhofstadt est revenu sur son interpellation du milliardaire, au micro de CNN. « Sur les questions précises, il n’a pas donné de réponse exacte. Par exemple, sur les règles européennes en matière de vie privée, on a déjà la preuve qu’il ne les respecte pas. »
Et d’ajouter des menaces à ces regrets: « S’ils ne répondent pas dans ces conditions, ni à des questions écrites, voici ce que nous allons faire en tant que Parlement européen parce que nous en avons la compétence: premièrement, renforcer les règles notamment en ce qui concerne les compensations financières en cas de manquement, et ensuite déclencher les institutions européennes compétentes pour lutter contre les monopoles, car c’est ce qu’est Facebook. »

Voir aussi la vidéo : Mark Zuckerberg totalement désarçonné par une question personnelle au sénat américain
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La loi littoral remise en question : Macron donne un « Elan » au bétonnage

Le Canard enchaîné – 23/05/2018 – Hervé Liffran –
Remise en question de la loi Littoral, réduction du contrôle des architectes des Bâtiments de France… La loi Elan dégage la route aux bulldozers. 
L’examen, à l’Assemblée, du projet de loi Elan – destinée à accélérer les procédures d’urbanisme – a ouvert toutes grandes les vannes des bétonneuses. Première victime : la loi Littoral, votée en 196 au Parlement (à l’unanimité) pour protéger de l’urbanisation les territoires côtiers. Avec l’avis « tout à fait favorable » du gouvernement, la commission des Affaires économiques à adopté, le 16 mai, des amendements qui ouvrent des brèches dans ce texte considéré comme sacré par les défenseurs de l’environnement.
Le projet, proposé le 30 mai à l’ensemble des députés, permettra de construire dans des « zones d’urbanisme diffuse » situées en bord de mer. « En clair, de bétonner des espaces restés à l’état naturel entre des constructions existantes« , résume Julien Lacaze, vice -président de l’association Sites & Monuments. Les maires pourront même y installer des équipements industriels à alibi écolo, du type centrale photovoltaïque ou éolienne.
Hulot… périmé ?
Le projet de loi libéralise, en outre, la possibilité de construire des installations agricoles dans des zones côtières censées rester vierges. Pour calmer les grincheux, le gouvernement a seulement promis, par la voix du secrétaire d’État Julien Denormandie, que la bande des 100 mètres mesurée à partir du rivage demeurerait inconstructible. C’est trop !    Dénoncées également par la puissante fédération France Nature Environnement, ces amendement ont, en revanche, été accueillis par un silence étourdissant de Nicolas Hulot. De quoi se tenir les côtes : en janvier 2017, le futur ministre de la Transition écologique figurait parmi les premiers signataires de la pétition « Ne touchez pas à la loi Littoral ! » Cet appel avait conduit au retrait d’un texte, élaboré par le sénat, ressemblant comme deux gouttes d’iode à l’actuel. 
Avis pour du beurre
Emportés par leur Elan, l’Élysée et Matignon ont également bétonné les projets de construction sur l’ensemble du territoire. Avec l’article 24, qui limite fortement les possibilités de recours en annulation des permis de construire, y compris pour les associations. Et surtout, avec l’article 15, qui rogne fortement les ailes des architectes des Bâtiments de France (ABF) (1). L’accord de ces fonctionnaires du ministère de la Culture est indispensable pour tous les chantiers concernant un monument, ses abords ou un site protégé. Mais certains maires les accusent de se montrer trop tâtillons et de gêner le développement économique.
Les chiffres les contredisent : seulement 6,6 % des 200 000 demandes qui leur sont présentées chaque année font l’objet d’un premier avis défavorables. Mieux : après négociation, il ne reste que… 0,1 % des dossiers refusés par les Bâtiments de France. Le gouvernement, soucieux de séduire les élus locaux, a décidé de s’attaquer à ce 0,1 % au marteau-pilon. L’avis des ABF sera, à l’avenir, purement consultatif pour les permis de démolition concernant les immeubles (pittoresques ou remarquables, mais non classés) décrétés insalubres ou en péril. Même régime pour des bâtisses visées par des opérations de revitalisation lancées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Dans le secteur sauvegardé de Perpignan, par exemple,, la mairie et l’Agence pourront concrétiser leurs projets de destruction de certains immeubles médiévaux mesquinement bloqués, jusqu’à présent, par les Bâtiments de France.
Têtes de pioche
Les ABF conserveront leur droit de veto pour certains permis de construire et pour les monuments historiques classés. Une disposition de la loi Elan en dégonfle toutefois la portée. Elle prévoit de ne plus accorder aux préfets qu’un délai de cinq jours pour répondre aux recours en annulation déposés par les promoteurs ou les maires. Passé le temps imparti, l’avis défavorable partira au panier…
Ces dispositions n’ont nullement défrisé Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, qui s’est montrée aussi taiseuse que son collègue Hulot. Pourquoi préférer les vieilles pierres au jeune béton ?
Lire aussi : https://resistanceinventerre.wordpress.com/2018/03/31/la-loi-elan-va-bouleverser-le-logement-social/

(1) L’architecte des Bâtiments de France dépend du ministère de la Culture et de la Communication et exerce, en général, sous l’autorité du Préfet de département. Il conseille et promeut une architecture et une urbanisation de qualité en tenant compte du contexte dans lequel les constructions doivent s’intégrer harmonieusement. Il délivre des avis sur les demandes d’autorisation d’occupation du sol (permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir et déclaration préalable de travaux) ayant pour effet de modifier les espaces protégés, bâtis ou naturels. Il est également conservateur des monuments historiques appartenant à l’État.
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Festival Harpes au Max d’Ancenis (Loire-Atlantique) : une centaine d’artistes venus du monde entier ont enthousiasmé le public

Ouest-France – 21/05/2018 – Alexandre HOGUIN –
La ville d’Ancenis, sur les bords de Loire – Photo Thomas Dorsata – sept 2017 –

Quatre jours de festivités, une vingtaine de concerts donnés, une centaine d’artistes venus du monde entier pour autant d’actions menées sur tout le pays d’Ancenis…

Le directeur artistique de l’événement, Jakez François, dresse le bilan de l’édition 2018. En attendant 2020 ? Entretien.
Quel est le sentiment prédominant à l’issue de ce festival ?
Hormis la fatigue, qui n’est pas vraiment un sentiment ( sourire , N.D.L.R.), ce sont la joie et la fierté. La joie parce que la plupart des rêves que j’avais depuis longtemps se sont réalisés pendant ce festival, c’est-à-dire présenter des artistes que j’ai pu rencontrer pendant mes voyages et les faire découvrir au public du pays d’Ancenis. J’en suis vraiment heureux. Et puis, la fierté d’avoir accompli un tel travail d’organisation et de présentation.

Parmi les artistes, des coups de cœur sont-ils ressortis chez les spectateurs ?
Oui, les commentaires les plus enthousiastes que j’ai pu recueillir ont été pour notre star du festival, Edmar Castañeda, qui a mis le feu au théâtre Quartier libre, samedi soir. Et puis, la grosse surprise, ce sont les Bavarois parce que c’était quelque chose que personne ne connaissait, on n’imaginait pas que ça existait et j’ai été très heureux d’avoir ces retours d’un enthousiasme qui me laisse à penser qu’il faudra peut-être les faire revenir un jour.

Enfin, les jeunes Colombiens de l’ensemble Son Joropo qui ont vraiment ravi le public. C’est rare, avec un instrument comme la harpe, de voir autant de vie, de dynamisme et d’authenticité. Leur histoire est belle, en plus, car ils ont été sélectionnés pour être aidés. Ce sont des jeunes qui vivent sans ordinateur ni téléphone. L’unique moyen d’expression, c’est la musique.
Dans l’éventualité d’une troisième édition, quelles seraient les réussites à partir desquelles vous vous appuieriez ?
Bien sûr, il y a des incontournables au niveau du programme. Surprendre, déjà, par la variété de styles que l’on offre. Jusqu’ici, je pense que c’est mission accomplie. Mais on peut encore explorer certaines choses.
Massés devant l’esplanade du théâtre Quartier libre, les spectateurs auront pu apprécier une dernière fois, dimanche, les performances des jeunes harpistes.  | Ouest-France
L’idée du village du festival est à développer, nous avons de quoi faire pour rendre ça encore plus vivant et attirer un public de promeneurs qui vont découvrir la harpe au hasard de leur déambulation dominicale, par exemple.

Sans oublier de garder cette jeunesse des ensembles qui viennent participer à cette fête. Ce sont eux qui vont apporter la harpe au grand public dans des lieux inattendus, parfois. On a des recettes qui fonctionnent très bien, qu’on doit garder et en inventer de nouvelles.

Ce festival s’est clôt par un concert du répertoire classique, donné par deux artistes de renommée internationale, Chapelle des Ursulines.

       

 Eugeniya Marchenko ( Ukraine ) après Jacques Charpentier (1933-2017) nous transporta dans le jardin mouillé de Jacques de la Presle ( 1888-1969 )
Et Yuying Chen ( soliste de l’orchestre de Shangaï – Chine) joua Manuel de Falla, Bach, et pour terminer un arrangement pour harpe de La Moldau (Smetana 1824-1884 ) interprété avec subtilité, d’une façon magistrale.

Bande annonce de la précédente édition du festival
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#dessin – Marchandage

Quand les dessins de Kak épousent l’actualité, pour le meilleur et pour le rire.
BCE, Commission de Bruxelles, Conseil: le grand mercato européen est ouvert

L’Opinion 19/05/2018 Muriel Motte Isabelle Marchais , à Bruxelles Raphaël Legendre
Une longue séquence de nominations – très imbriquées – aux postes clés de l’UE débute, qui durera jusqu’à l’automne 2019 avec les choix des présidents de la banque centrale et du Conseil européen.
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Santé – Les vertus insoupçonnées de l’œuf pour le cœur

Ouest France 22/05/2018
Si de nombreuses études avaient jusque-là mis en avant les risques de la consommation d’œuf pour le cœur, une étude chinoise semble démontrer le contraire. Ses résultats sont basés sur des données recueillies auprès de près de 500 000 personnes.

On connaissait déjà toutes les qualités de l’œuf dans l’alimentation : source de protéines, acides aminés, minéraux, vitamines A, D, B et B12… Pourtant, sa teneur en acides gras et cholestérol l’a longtemps fait passer pour le mauvais élève du frigo, celui dont il faut se méfier et qui pourrait causer du tort à votre cœur.
Pourtant, l’œuf aurait au contraire des effets positifs sur les maladies cardio-vasculaires. C’est ce que mettent en évidence des chercheurs chinois, dans une étude réalisée sur près de 500 000 personnes et publiée dans la revue Heart (cœur, en français). De 2004 à 2008, près de 500 000 personnes, âgées de 30 à 79 ans et issues de dix zones géographiques différentes, ont été interrogées sur leur consommation d’œuf au quotidien. Les résultats semblent en réhabiliter les vertus : chez ceux qui en consomment quotidiennement (jusqu’à un par jour), il réduirait de 26 % le risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique et de 18 % le risque de mort par maladie cardiaque.
Des analyses contradictoires
Selon le professeur Nita Forouhi, responsable de l’unité d’épidémiologie nutritionnelle de l’université de Cambridge au Royaume-Uni, interrogée par la BBC, « on peut discuter des nombreuses limites et réserves de la recherche en nutrition. Mais le message à retenir de cette large étude est, qu’au minimum, un œuf par jour n’est pas lié à une augmentation des risques cardiovasculaires, et, qu’au mieux, cela pourrait même avoir des bénéfices pour la santé ».
Les auteurs de l’étude rappellent eux-mêmes les résultats contrastés relevés jusque-là sur le sujet : dans une « méta analyse » récente (qui recueillait les résultats de 7 études précédentes), aucun lien entre cet aliment et les maladies cardio-vasculaires n’avait été mis en évidence. Une différence que les auteurs chinois expliquent par l’introduction de personnes diabétique dans les panels, et par la taille réduite des échantillons de personnes.
De son côté, Gavin Sandercock, docteur en physiologie à l’université d’Essex (Royaume-Uni), interrogé par le quotidien britannique The Daily Mirror, estime que la taille des échantillons peut être un problème dans les deux sens : « Si vous étudiez suffisamment de personnes, vous pouvez trouver une corrélation entre à peu près tout et n’importe quoi ».
Malgré l’étendue inédite de l’étude menée par les chercheurs chinois, les controverses sur les vertus de l’œuf dans l’alimentation ne sont donc pas totalement éteintes.
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Sauver les zadistes

En 780 signes, un regard décalé, piquant et ironique sur l’actualité 
Le billet de Michel Schifres
L’Opinion 17/05/2018
Quoi qu’on ait vu, on n’a jamais rien vu. Qui aurait pu imaginer la dernière exigence des zadistes de Notre-Dame-des-Landes ? Ils veulent que « leur » bocage soit inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. Et rejoindre ainsi le Taj Mahal, les temples d’Angkor et le château de Versailles. Voilà qui confirmerait le destin fabuleux de ces quelques arpents boueux : voués un temps à devenir un aéroport international, classés ils resteraient dans la mémoire universelle. Aussi intéressante qu’elle soit, la proposition est un peu excessive : où irait-on si on se mettait à sauvegarder toutes les zones humides ? En fait, ce n’est pas la ZAD qu’il faut sauver mais les zadistes eux-mêmes. L’Unesco doit les mettre d’urgence dans son patrimoine. Comme espèce en voie de disparition.

mschifres@lopinion.fr

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Humour – beurrederien

birds Mai 2018

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La civilisation de l’ordure

La Décroissance – mai 2018 – Jean-Luc Coudray – Extrait –
« L’humanité est comparable à une famille qui consommerait toutes les provisions, limitées, d’un garde-manger et jetterait les inévitables détritus dans une poubelle, en l’occurrence l’espace alentour« , écrivait Nicholas Georgescu-Roegen*. La civilisation industrielle laisse derrière elle une immense accumulation de rebuts. Dans son Guide philosophique des déchets (voir ci-dessous), Jean-Luc Coudray entreprend une critique de l’usine mondiale en partant de ses montagnes de détritus.

L’activité principale de notre société thermodynamique est de fabriquer des déchets de la plus incroyable diversité, depuis les pollutions primaires jusqu’aux ordures les plus sophistiquées. Cette avalanche de détritus, d’encombrants, de saleté est produite dans la plus grande euphorie car sa croissance exceptionnelle  signifie l’augmentation de notre puissance. Alors que le capitalisme croit accumuler des profits, qui ne sont qu’un jeu d’écriture, ce qu’il additionne concrètement, ce sont des montagnes de pneus et de sacs plastiques, ainsi que des poisons en masse.
Il suffit de comparer la durée de vie d’un objet pendant son utilisation avec sa longévité en tant que déchet. Un pneu demeurera quelques années sur une voiture pour patienter des siècles dans une déchetterie africaine. Une pile servira deux mois dans un rasoir électrique pour vivre ensuite dans un dépotoir sa véritable existence de 7869 ans. Le temps de l’usage est une parenthèse provisoire alors que la vraie fonction de l’objet est d’encombrer la nature.
En vérité, nous sommes moins dans une société de consommation que dans une société d’achat. Car, dans nos cadences infernales, nous manquons de temps pour l’usage. Les objets s’accumulent sur nos étagères comme dans des déchetteries, attendant d’y être un jour définitivement envoyés.

Auto-intoxication
On pourrait comparer notre civilisation à un organisme géant, qui comme tout organisme vivant, produit des déchets. Mais à deux différences près. La première est que les excrétions des corps vivants sont biodégradables. La deuxième est qu’un corps dispose d’un territoire extérieur pour évacuer ses déchets. Notre monde globalisé occupant tout le terrain de la planète, évacue à l’intérieur de lui-même, s’auto-intoxiquant dans la plus grande jubilation.
Nous produisons des déchets de toutes sortes dont évidemment des toxiques élémentaires. Mais notre originalité est de concevoir des déchets hautement élaborés. Notre industrie fabrique des déchets aussi structurés que les OGM, non assimilables dans le vivant. Mais c’est une ordure reproductible, qui se duplique lui-même. D’un certain point vue, le déchet radioactif possède aussi une dimension reproductive par son caractère contaminant, produisant ainsi des mutations dans le vivant.

S’il a fallu quatre milliards d’années pour élaborer l’étonnante biodiversité que nous connaissons, c’est parce qu’elle s’est contentée du revenu de l’énergie sol;aire. La grande triche de l’humanité, c’est de vivre à cent à l’heure en pompant ce soleil concentré qu’est le pétrole. Prenant la nature de vitesse, nous lui enlevons la capacité de réparer les conséquences entropiques de nos activités.
Nous pouvons nous étonner que l’humanité vive dans un tel déni. Mais nous avons mis au point un système économique stimulé par le gaspillage. plus nous appauvrissons la monde, plus nous nous enrichissons sur le papier.
Un puritanisme de série
Les objets sont vendus emballés, sans contact avec le monde extérieur, pour être déflorés dans l’intimité de la maison. Notre société du déchet est en même temps une société du propre, du neuf, une société puritaine. Les annonces publicitaires semblent avoir besoin, pour se doter d’une fraîcheur renouvelée, d’un véritable débit à la manière d’un cours d’eau qui, s’il ne coulait pas en permanence, finirait par croupir. L’objet de série, c’est aussi le slogan publicitaire, toujours identique, toujours refabriqué, tandis que les monceaux de prospectus s’accumulent dans la nature ou les déchetteries. l’artificiel élaboré, vécu comme pur, s’oppose à l’impureté de la nature, des corps, de la dimension personnelle du sujet humain.
L’idée même de recycler nos déchets relève d’un ultime effort pour purifier le versant sombre de nos activités, hygiéniser la saleté produite par nos obsessionnels efforts de nettoyage. Mais le déchet résiste, solidement installé dans son irréversibilité.
L’humain de série, quantifiable, adaptable ou jetable, mêlé sans distinction aux objets de série, vivra à côté de ces continents de déchets, ces résidus atrocement personnalisés par l’usage, ces restes de la personne, dégradés dans le chaos. Ainsi, le déchet ultime, c’est le sujet humain, la sensibilité, la spiritualité, la liberté.Dans son livre La Décroissance. Entropie, écologie, économie (Editions Favre 1979).
Format : 12,5×19 / Reliure : broché, 280 pages / Parution : 4 avril 2018 / Prix : 16,00 €
« Notre monde est un bijou, mais vu de loin. »
Par l’auteur du Guide philosophique de l’argent (Éditions du Seuil), une réflexion subtile et fine non dénuée d’humour sur le gaspillage actuel par un tenant de la décroissance. Y sont abordés les principales catégories de déchets : déchet physique (du nucléaire à l’obsolescence programmée), déchet symbolique (de la dette aux chômeurs) et le déchet culturel (de la pub à l’art moderne). Le tout ponctué de courts dialogues humoristiques et d’aphorismes.
Jean-Luc Coudray montre, non sans humour, que le déchet n’est pas une anomalie mais fait, au contraire, partie intégrante du système qu’il finit par structurer économiquement, symboliquement et culturellement. Le déchet étant une composante incontournable de nos modes de vies et de nos cultures, ce guide tente d’assimiler par la pensée cet objet inassimilable.
Structuré en plusieurs parties, l’ouvrage se penche tout d’abord sur le déchet physique et la question des déchets autoproductifs et de l’obsolescence programmée. Il pose certaines questions de base telles que : la nature est-elle capitaliste ?
Après quoi, il aborde le statut du déchet symbolique à travers diverses formes de gaspillages (du sport à la loterie) et en arrive à la culture du déchet (de la publicité aux diverses formes d’artifice) et interroge l’invention de la laideur pour, enfin, se pencher sur les relations qui existent entre déchets et art moderne.
Il termine par un examen du jeu de l’ordre et du désordre, du puritanisme et de la pornographie ou encore la peur de la nature. Le tout ponctué de dialogues d’un humour et d’une justesse souvent atroces.
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Certes, il faut avoir conscience du danger, mais… laissez-nous tranquilles !

L’écolomag N°65 – Mai/juin 2018 – Olivier Guilbaud Co-dirigeant de laboratoire Science & Nature –
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