La nouvelle quête d’insouciance

Ouest-France – 16/08/2019 –Jean-Michel Dijan
Un homme avec un enfant sur ses épaules, tous deux tout sourire (photo d'illustration).Un homme avec un enfant sur ses épaules, tous deux tout sourire (photo d’illustration). | FOTOLIA
Si l’été exacerbe le penchant pour l’insouciance, le contexte général de notre époque semble aussi favoriser cette idée, affirme le journaliste et écrivain Jean-Michel Dijan.
Qui n’a pas, à un moment donné de sa vie d’adulte, été rattrapé par l’idée d’insouciance ? C’est-à-dire de cette prédisposition naturelle à « s’en f… », à considérer que la gestion des contrariétés est devenue la source principale de ses malheurs. Certes, l’été exacerbe ce penchant, mais le contexte général de notre époque semble aussi la favoriser. Impossible de prendre un train sans avoir à réserver ou à calculer, de prendre sa voiture sans se préoccuper de savoir si la portion de route est limitée à 80 ou 90 km/h, si la box wifi de votre appartement est compatible avec un changement d’opérateur, si votre progéniture a coché à temps toutes les cases qui lui permettront à la rentrée de s’inscrire à la fac ou au club de football…
Bureaucratie oblige, la liste est longue de ces petits soucis qui, mis bout à bout, sont capables de transformer votre quotidien en enfer. Et c’est sans compter sur les menaces géopolitiques et écologiques qui, mine de rien, planent sur nos têtes et transforment des conversations de bistrots en pugilat, l’injonction en privation de liberté.
Certains savent s’affranchir de cette contingence, d’autres pas. Pour ces derniers, le marché du bien-être vient à la rescousse. Et c’est ainsi que, pêle-mêle, les antidépresseurs, la méditation, le divan, les massages, les séries télé, les applications et autres substituts viennent s’emparer de votre libre arbitre pour décider ou non de ce qui est bon pour vous. On peut aussi procrastiner, un mot qui tombe à pic pour traduire ce nouveau comportement insouciant : remettre sans cesse au lendemain ce qui peut être résolu le jour même.
Simplicité, amitié, rusticité…
L’écrivain Sylvain Tesson, toujours prêt à enfourcher la modernité dans le sens du poil, disait récemment que « désormais pour vivre en harmonie avec soi-même il faut se battre contre le progrès ». Serions-nous à ce point ravagés par les excès de la technologie, de ses contraintes et de sa perversité pour devoir renouer par tous les moyens avec les vertus de l’insouciance ?
Deux bonnes raisons permettent de le penser. La première tient au fait que l’uniformisation du monde fait peur. Jadis considérée comme un progrès par la simplification qu’elle engendrait (payer en euros, trouver l’âme sœur par Internet…), voilà que les standards de nourriture, de vêtements, d’ordinateurs, de sécurité informatique enferment au lieu d’ouvrir ; que grâce ou à cause des écrans tout se vaut, tout s’échange et tout se vend. Les gens se sentent contraints, aspirés par le besoin commun.
La seconde raison résume à elle seule la tendance du moment : le retour au circuit court, au « genre vernaculaire » comme l’avait très bien défini en son temps le philosophe Ivan Illich, à savoir s’affranchir du prêt-à-penser centralisé ou abstrait pour vivre en harmonie avec un territoire. Facile à dire, pas facile à pratiquer sauf si, à un moment donné, on prend conscience que la somme des soucis causée par la dépendance extérieure, quelle qu’en soit sa nature, est supérieure au plaisir d’avoir à gérer de la simplicité, de l’amitié, de la spontanéité, voire de la rusticité.
Des valeurs qui, mises bout à bout, ressemblent à la vie. Mais à une vie dans laquelle le détachement à l’endroit du tracas est probablement moins anxiogène, plus épanouissant surtout.
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Lion 2019 – Réflexion sur les énergies de cette constellation

Constellation du Lion 2019
Le Soleil, présent dans le signe du Lion, est considéré comme résidant au sein de sa propre demeure. Au travers des onze autres constellations il incite à onze activités différentes, alors que dans le signe du Lion sa présence est naturelle et autonome. Cette cinquième maison du zodiaque livre donc le message de la présence à soi ou du « Je suis ».
Le Lion est un symbole de courage avec une forte propension à diriger. Il est aussi symbole de force et de puissance extérieure, ainsi que du mental et de l’intellect ; en somme, toutes les facultés qui s’expriment au travers de la personnalité. Les personnes gouvernées par ce signe peinent à s’exprimer sainement dans nos sociétés. Ainsi la tyrannie, l’abus de pouvoir, les gouvernements qui exercent la terreur et exploitent les populations sont des illustrations du mauvais emploi de ces forces. Si l’énergie est aujourd’hui maniée négativement, la conséquence est que le rôle des dirigeants n’est pas assumé par les meilleurs mais par les pires ou les plus stupides. L’énergie du Lion demande à être domptée.
Les agitations sociales, les slogans de haine, les mouvements de perturbations de masses empoisonnent l’espace. Dans une société où il y a trop de saturation par le biais de pensées intenses de compétition, d’ambition, de peur, de jalousie, de souci et d’irritation, une conséquence néfaste émerge. De même qu’une interférence d’ondes radio crée la confusion, les pensées de désordre intense ont leur impact sur la psyché des humains. Le fait même que les personnes perturbées retrouvent leur équilibre dans une ambiance sereine est indicateur de l’absence de cette sorte d’ambiance dans la vie des temps modernes.
C’est la véritable épidémie dont il faut s’occuper car la psyché humaine est le laboratoire réel dans lequel les poisons peuvent être produits. Dès lors, le remède est d’organiser et de développer les pensées bénéfiques à même de neutraliser les pensées de négativité, de maladie et de décadence. Les penseurs des anciens temps disaient : « Amis et citoyens, tournez-vous vers la Bonne Volonté, la Bonne Volonté est la panacée de l’activité de la vie. » Soyez confiants en la force immense d’un train de pensées positif et éclairé.
Le Lion est souvent appelé « le champ de bataille des forces du matérialisme et des forces de la lumière». Nous sommes au milieu de ce conflit. Nous nous rendons compte que nous devons devenir profondément conscients des réalités, des forces et des énergies de l’existence et par conséquent libres à l’égard des illusions et des déceptions habituelles qui colorent les réactions et la vie de l’homme ordinaire. Nous savons que souvent les peurs viennent de la raison, il est donc important de pouvoir vérifier la véracité de toute connaissance et autre informations qui nous parviennent.
Celui qui, par un travail intérieur, acquiert la direction de lui-même tend à être un exemple à suivre pour d’autres. C’est le travail majeur et immédiat de ceux qui aspirent à progresser : régner sur leur propre nature. Du fils de l’homme au fils du ciel, un changement d’identité est possible à l’aide des puissantes énergies du Lion, offrant aux chercheurs résolus le moyen de réacquérir consciemment leur état essentiel et naturel.
Les humains s’occupent de façon fébrile à construire temples, églises, mosquées, synagogues et autres monuments afin d’accueillir la divinité. Une légende hindoue raconte : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. Depuis ce temps, l’homme a fait le tour de la terre. Il a construit, exploré, escaladé, plongé et creusé à la recherche de quelque chose qui se trouvait en lui ». Lorsqu’il y a des temples naturels, à l’exemple de la Nature, pourquoi aurions-nous besoin d’en construire ?
L’humain est potentiellement divin, mais s’il se dissocie de son principe essentiel, il avance en tâtonnant, expérimentant illusions et tourments. Les quatre états d’homme – Existence, Conscience, Pensée et Action lui ont été donnés afin de réacquérir la connaissance de son état premier. Ainsi, il lui est possible de reconnaître sa vraie nature et de développer la capacité d’utiliser le pouvoir de son esprit. Désormais il commencera à penser en termes de grands cycles, de façon supérieure globale, et universelle. Et pourra courageusement transmettre son savoir au monde.
 Pleine lune jeudi 15 août 2019 – 14 h 29 –
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Devrons-nous fuir les métropoles pour vivre la décroissance ?

La Décroissance – juillet/août 2019 – Christophe Cuilluy* -Extraits –
L’humanité est devenue majoritairement urbaine. Dans les sociétés industrielles, les paysans ont été laminés et la campagne vidée alors que les villes n’ont cessé d’enfler. Les métropoles concentrent les richesses, les investissements, les activités à haute valeur ajoutée. Ces villes mondialisées, bétonnées, polluer se font même passer pour des modèles d’écologie : « les grandes villes du monde suppléent souvent les États et l’Europe, incapables d’assumer leur rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique« , claironne ainsi la maire de Paris. Contre l’arrogance métropolitaine, la décroissance passe-t-elle, au contraire, par la désurbanisation ?
Nous sommes en plein « brouillage » idéologique, le discours très positif des libéraux et des progressistes vise à masquer la réalité : celle d’un modèle urbain néolibéral, productiviste, qui n’a évidemment rien de durable, mais qui est au contraire ultra-dommageable pour l’écologique, le social, le culturel.
C’est un grand classique de la manière dont l’élite vient nous parler de société « ouverte », alors qu’elle vit dans des citadelles de plus en plus séparées du reste de la société, elle se fait passer pour écolo alors qu’on sait très bien que ce sont les classes supérieures qui sont les plus mobiles, qui se déplacent le plus en avion et qui ont les modes vie les plus polluants. Les écologistes officiels peuvent bien dire « je pense qu’il faut végétaliser les grandes villes et développer les pistes cyclables » (c’est bien gentil, tout le monde est d’accord avec ça !), mais jamais ils ne remettront en question l’essentiel : à savoir le modèle productiviste et les logiques de marché dont bénéficie la classe dirigeante.
La métropolisation, c’est un modèle territorial qui correspond au modèle économique mondialisé, au laisser-faire qui aboutit à l’hyper-concentration des richesses et des emplois. Des libéraux de tous bords en viennent à considérer que les catégories populaires n’ont plus leur place, et leur proposent de les assigner à un statut de consommateurs de produits bas de gamme dans des hard discounts de petites villes, en les dotant, pourquoi pas, d’un revenu universel, pendant que la production de matière grise  continuerait à se faire dans les grandes villes. Les technocrates qui reconfigurent les territoires s’acharnent sur les « petites et moyennes » villes en réduisant les services publics, en fermant des classes, en instituant le désert médical… Les centre des villes ont été systématiquement périphérisés par des centres commerciaux gigantesques qui assurent la suprématie de l’automobile. Sauf qu’une majorité de gens ne vont pas s’en satisfaire. Ce modèle ne tient plus, il est explosif : on le voit bien avec toute la contestation politique qui est en train de monter partout, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en France…
Le discours de modernité que nous vend le monde d’en haut : l’hyper-mobilité, le libre marché, la mondialisation, la société ouverte, c’est-a-dire un processus de destruction de notre environnement et de notre modèle social, est condamné dans les faits. Si on prend simplement l’aire urbaine francilienne, on constate que 7 Franciliens sur 10 veulent quitter la région. Les gens viennent là parce qu’il y a du travail, mais ne souhaitent pas y rester. Quant à ceux qui vantent la métropolisation , ce sont les mêmes qui achètent des résidences secondaires pour s’en échapper. Il y a un modèle alternatif à repenser dans les territoires, avec des activités sur place, des liens collectifs maintenus et développés une valorisation des ressources spécifiques aux territoires, de la démocratie locale… Non pas par idéologie, mais parce que cela devient la perspective la plus rationnelle. La logique de centralisation urbaine et d’hyper-mobilité est intenable. Il va falloir atterrir.
Entre-temps, les inégalités s’accentuent tandis que la viabilité de la vie sur la planète s’effondre. Et pourtant nous sommes confrontés à un phénomène inévitable. Et si, nous nous affairions à ouvrir des espaces de convivialité qui nous permettent de reprendre la maîtrise des activités humaines ordinaires (habiter, apprendre, manger, se déplacer, être avec…). on se calme, on revient au sens commun. On vise à démonétiser la vie plutôt qu’à augmenter le pouvoir d’achat. On partage sa vie avec les membres divers, de sa communauté. On mange sain et de proximité (on est bien loin de la prétention aussi arrogante que ratée de « nourrir la planète »). Avec toujours le plus grand souci d’équité. Face à l’espace techno-économique des métropoles peuvent fleurir des lieux conviviaux (jardins partagés, échanges de services et de biens, troc…). Et face à l’urbanisation des mœurs, une désurbanisation des cœurs !
Il convient de décroître enfin, afin de favoriser des lieux à l’échelle des habitants, en accord avec le monde vivant. Que toute mégalopole soit divisée en dix ou vingt biorégions urbaines. de quoi s’agit-il ? D’une entité territoriale qui résulte à la fois de la géographie, de l’histoire, de la culture, du climat, mais surtout des habitants qui décident d’un commun accord de créer une biorégion, aux délimitations souples. La coopération l’emporte sur la compétition, l’autogestion sur la hiérarchie verticale, l’écologie sur l’économie, etc. La France n’aurait plus treize régions administratives mais une centaine de biorégions, plus ou moins autonomes en énergie et en alimentation. Chacune posséderait des villes de tailles variées, des villages et des hameaux. L’habitat ancien étant systématiquement réhabilité, les matériaux biosourcés préférés au béton, la permaculture généralisée, la marche et le vélo encouragés, la poly-activité développée, etc.
Bref, on substituerait la qualité à la quantité, ni trop gros, ni trop petit, la juste taille…
* Christophe Cuilluy est géographe. Son dernier ouvrage s’intitule « No Society, la fin de la classe moyenne occidentale (Flammarion, 2018 _ 242 p. 18 €)
Résumé :
There is no society » : la société, ça n’existe pas. C’est en octobre 1987 que Margaret Thatcher prononce ces mots. Depuis, son message a été entendu par l’ensemble des classes dominantes occidentales. Il a pour conséquence la grande sécession du monde d’en haut qui, en abandonnant le bien commun, plonge les pays occidentaux dans le chaos de la société relative. La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous fait basculer dans l’a-société. Désormais, no more society. La crise de la représentation politique, l’atomisation des mouvements sociaux, la citadellisation des bourgeoisies, le marronnage des classes populaires et la communautarisation sont autant de signes de l’épuisement d’un modèle qui ne fait plus société. La vague populiste qui traverse le monde occidental n’est que la partie visible d’un soft power des classes populaires qui contraindra le monde d’en haut à rejoindre le mouvement réel de la société ou bien à disparaître.
Biographie:
Christophe Guilluy, géographe, est notamment l’auteur de deux essais très remarqués : La France périphérique et Le Crépuscule de la France d’en haut (Champs-Flammarion).
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Agroalimentaire : l’insatiable croissance du végétal

Challenges – 14/08/2019 – Valérie Xandry –
Des burgers sans viande dans les fast food aux produits d’origine végétale qui fleurissent dans les supermarchés, les géants de l’agroalimentaire, de la distribution et de la restauration rapide surfent sur une tendance végétale qui prend de l’ampleur.
Burgers végétaux
Impossible Foods / AFP/ Nestlé / montage Challenges
Ils ont tout des burgers… sauf la viande. Le steak haché y est remplacé par une galette, savant mélange à base de végétaux assurant un mimétisme visuel notable. De Burger King à McDonald’s, la vague végétale n’a pas échappé aux géants du fast food. Après quelques tests à petite échelle, le premier lance une grande expérimentation tout le mois d’août aux Etats-Unis : son « Impossible Whopper », créé en partenariat avec la start-up Impossible Food qui propose un substitut végétal à la viande de bœuf en en imitant le goût, sera disponible durant cette période sur tout le territoire américain. Le second –qui propose déjà un sandwich végétarien en France depuis deux ans et demi– a franchi un cap fin avril en lançant son « Big Vegan » en Allemagne: une alternative sans viande ni fromage à son célèbre Big Mac. Deux exemples récents qui surfent sur cette tendance d’une alimentation de plus en plus végétale.
« Le fait de manger de plus en plus végétal est une lame de fonds très importante et mondiale », confirme Bernard Boutboul, président du cabinet d’études Gira Conseil. En France, si la population végane –qui refuse la consommation de tout produit provenant d’animaux ou de leur exploitation– ne représente que 0,5% et la population végétarienne que 2%, le nombre de flexitariens atteint quant à lui 23 millions de personnes, soit plus du tiers de la population, selon des chiffres cités par une étude Xerfi de début 2019. Ces consommateurs cherchent à consommer moins de viande mais de meilleure qualité et consomment de temps à autre des plats ou repas entièrement végétaux. Un réservoir de clients que les acteurs de la restauration rapide mais aussi ceux de l’agroalimentaire ou de la distribution prennent de plus en plus en compte.
Croissance à deux chiffres
Dans les rayons fleurissent les produits arborant bien visiblement les termes « végétal », « végétarien », voire « végan » –alors même que ce dernier désigne un mode de vie. Une offre au marketing soigneusement étudié qui rencontre un certain succès. Selon Xerfi, cette alimentation végétarienne et végétale a généré quelque 380 millions d’euros de chiffre d’affaires en grandes et moyennes surfaces en France en 2018 (hors épicerie salée). C’est 24% de plus qu’un an auparavant. Si l’on est encore (très) loin du marché du bio –rappelons que les achats alimentaires bio des ménages ont atteint en 2018 9,7 milliards d’euros en France tous circuits confondus (dont près de la moitié en GMS) selon l’Agence bio–, Xerfi anticipe une croissance de ce segment de 17% en moyenne par an jusqu’en 2021. A cette date, les ventes pourraient donc dépasser les 600 millions d’euros.
Le végétal, un secteur qui pourrait venir grignoter celui de la viande? C’est l’avis des analystes de Barclays qui anticipent que la « viande alternative », à base de protéines végétales par exemple, pourrait atteindre 140 milliards de dollars dans les dix prochaines années et pourrait ainsi conquérir 10% du marché global de la viande. Il faut dire qu’aux États-Unis, les substituts végétaux font le succès de jeunes entreprises qui ont investi ce créneau.
Ils sont partout…
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Deliveroo : ras-le-bol dans l’Uber-économie

Charlie-Hebdo – 14/08/2019 – Natacha Devanda –
Les coursiers, au patron de Deliveroo: «Il est temps que les CEO intègrent le concept de respect de l’employé»
A Paris, mais aussi en province, depuis le début du mois, les livreurs de Deliveroo se rebiffent, refusent les courses, lancent les appels au boycott auprès des clients de ces plateformes numériques qui mettent en relation restaurateurs et livreurs. Le but ? Faire prendre conscience que, « derrière le burger livré à domicile, il y a un mec qui souffre« , explique Redouane, livreur à vélo chez Uber Eats, venu par « solidarité avec les collègues de Deliveroo« .
C’est la baisse du prix de la course décidée par la plateforme qui a ouvert les hostilités. Le tarif, il est vrai, ne cesse de dégringoler, passant de 7 euros à moins de 3 euros fin juillet 2019, quand les livreurs « en grève » réclament un minimum de’ « 5 euros la course« .
Réparations de leur vélo ou de leur scooter à leur charge, prises de risques, accidents, conditions de travail exécrables, absence de couverture sociale, temps d’attente non rémunéré… les livreurs dévoilent l’envers du service de la livraison à domicile. « Qui peut accepter de travailler pour 2,70 euros » questionne Hamza, 32 ans, coursier depuis 2017, furieux contre ce patron insaisissable qu’est Deliveroo. 
Autoentrepreneurs, mais archi-précarisés, les livreurs commencent à comprendre que l’uberisation, sous son faux nez sympa de liberté, est en fait « la grosse carotte du siècle », comme le résume un livreur en faisant pétarade son scooter, prêt à bloquer un restaurant parisien. Ces blocages font partie des actions menées par le Collectif des livreurs autonomes parisiens (Clap), structure qui tente de jouer le rôle d’un syndicat auprès de travailleurs souvent paumés quand il s’agit de défendre leurs droits. « On regarde de près les procédures menées devant la justice par des livreurs. Les juges reconnaissant le lien de subordination inhérent à tout contrat de travail, aussi précaire soit-il » explique Jérôme Pimot, le porte-parole du Clap. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleurs des mondes justiciables. Il suffirait aux livreurs de traîner les plateformes devant les tribunaux pour se voir reconnaître leurs droits : cotisations,sociales, heures sup, congés payés…
Pas si simple sous la Macronie qui promeut la « start-up nation » pour tous et ou tout est fait pour faire valser les status, du fonctionnaire au salarié. Ainsi, la loi d’orientation des mobilités (LOM), présentée début juin à l’Assemblée nationale, s’intéresse de près aux plateformes numériques et a prévu de leur permettre de mettre en place – ou non (sic)… – une « charte de responsabilité sociale ». Le gouvernement vante cette avancée sociale. Pourtant, en échange de quelques droits (à la déconnexion, à la formation…), elle vient encadrer fort opportunément les décisions de justice, au moment ou la jurisprudence de la Cour de cassation requalifie le travail « ubérisé » en salariat. Un seul exemple, significatif, de cette déviance : la contestation éventuelle de la charte ne sera possible que devant un juge dédié, spécialisé et… civil.  Bye-bye les prud’hommes pour les livreurs.
Allez, LOM, encore un effort ! Avec le démantèlement du Code du travail, tout est prêt pour faire revivre, à la sauce 2.0, le contrat de louage de service qui sévissait au XIXème siècle.
Deliveroo est une entreprise britannique de livraison de plats cuisinés fondée en 2013 par Will Shu (en) et Greg Orlowski. Elle opère dans plusieurs pays : Royaume-Uni, Pays-Bas, France, Belgique, Irlande, Espagne, Italie, Émirats arabes unis, Australie, Singapour, Hong Kong et Taïwan. Les commandes sont réalisées via le site web de Deliveroo ou son application mobile auprès des restaurants partenaires et sont livrées par des coursiers indépendants (vélo, scooteretc.).
Le modèle social et économique de Deliveroo « repose sur une masse de précaires toujours plus nombreux. Inscrits en deux trois mouvements sur la plate-forme, ils sont mis en concurrence sur fond de pénurie de travail. En France, en2017, le chiffre d’affaires a atteint 54 millions d’euros, le bénéfice 1,5 million d’euros. En 2017, la société travaillait avec 6 000 restaurants et 10 000 livreurs.
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Big’Up Cycling : des balades à vélo pour ramasser les déchets

Goodplanet Info – 13/08/2019 –

Afin de réduire la pollution due aux déchets abandonnés sur les plages, l’association Big’Up Cycling se lance dans la chasse aux détritus. Basée à Mimizan, dans les Landes, la petite structure de bénévoles propose aux vacanciers des balades en vélo à moindre coût, durant lesquelles les apprentis cyclistes ramassent les déchets qu’ils rencontrent sur leur passage. Et,  pour Christophe Drugeault, co-fondateur de Big’Up Cyclean, l’objectif est avant tout d’éveiller les consciences : “Évidemment, on ne va pas se transformer en éboueurs de la plage parce qu’on n’a pas les moyens financiers et les moyens en termes de structure. Mais nous ce qu’on peut faire, c’est de la sensibilisation.” Apprenez-en un peu plus sur cette belle initiative citoyenne dans ce reportage de Brut.
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L’Amérique dans le collimateur

Le Canard enchaîné – 07/08/2019 – S. Ch. –
Pour tuer des mexicains à El Paso (Texas), Patrick Crusius, 21 ans, avait acheté un fusil d’assaut russe semi-automatique WASR10, une variante de la kalachnikov. Plus de 18 ans ? Aux États-Unis, faire son marché de matériel de guerre est légal.
Et avec cela ? Des munitions redoutablement dégradantes de calibre 7.62 appelées « 8M3 », employées par les Russes en Tchétchénie et interdites depuis par la convention de La Haye. Ces balles « full metal jacket », hautement perforantes, sont considérées comme des « joyaux » par les fans de la poudre. « La munition idéale pour les scénarios cataclysmiques », ainsi que le relève avec gourmandises un blog de passionnés. 
Prix de l’arme : 700 dollars. Et, tiens, 24,95 dollars les 100 munitions, en vente libre sur Internet à partir de 18 ans.  Avec ce fusil d’assaut et ce projectile délabrant, le massacre est assuré. vingt-deux morts.
Connor Betts, lui, avait 24 ans. Sa cible à Dayton (Ohio) ? Un peu tout le monde, a commencer par sa propre sœur. Sur les murs de sa salle de bains, il avait écrit une liste de filles à abattre. Voisines, copines. pour passer à l’acte, rien de tel que l’achat en ligne. Ce sera donc un fusil d’assaut AR15 de calibre 5.56 à 600 dollars, livré en trois jours. Pour les munitions, le petit criminel a choisi deux chargeurs « double drum » avec une capacité de 100 cartouches. de quoi tirer au coup par coup pendant un bon moment. Neuf morts. 
« C’est la maladie mentale et la haine qui appuient sur la gâchette, pas les armes« , a répondu Donald Trump à ceux qui demandent l’interdiction de la vente d’armes de guerre sur le territoire américain.
Pour le locataire de la Maison-Blanche, les coupables des massacres ne sont pas les tireurs mais les médias, accusés de « nourrir la rage des Américains », Internet et les jeux vidéo, qui « idéalisent la violence« . Problème : ces assassins étaient presque inoffensifs avant de s’armer. L’un était un imbécile, raciste dégénéré des réseaux sociaux. L’autre, un pâle geek assommé de jeux vidéo comme il en existe partout dans le monde.
C’est leur doigt sur la queue de détente d’un fusil d’assaut qui a provoqué le massacre,. pas le clavier d’ordinateur.  
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Briser le cercle vicieux de l’insomnie, c’est d’abord agir sur le mental et le comportement

Le Vif.be – 08/08/2019 – Maylis Chavagne -Source : The Guardian –
Une nouvelle recherche prouve une fois encore l’efficacité d’une thérapie cognitivo-comportementale pour lutter contre l’insomnie.
Lorsque compter les moutons ou boire un lait chaud avec une touche de miel ne fonctionne plus, beaucoup se tournent vers les traitements médicamenteux pour soigner leur insomnie. Pourtant, une thérapie peut souvent suffire : la thérapie cognitivo-comportementale.
L’insomnie chronique se caractérise par des difficultés à trouver le sommeil cinq jours par semaine durant au moins trois mois, et touche 10 à 15% des adultes. Cette insomnie est liée à un risque accru de développer des problèmes de santé, notamment la dépression, des problèmes de poids, et parfois des accidents causés par les somnolences. Il est donc primordial de trouver les causes de son incapacité à dormir pour parvenir à se soigner convenablement.
S’il existe des médicaments pour dormir, appelés somnifères, que certains ingurgitent pour tenter de retrouver le sommeil, il est pourtant déconseillé d’en prendre sur le long terme (pas plus de trois semaines). D’autant qu’ils peuvent avoir des effets secondaires, créent souvent une dépendance, et s’avèrent inefficaces pour guérir de l’insomnie et pour en éliminer les causes. C’est bien simple, après un mois, ils perdent souvent beaucoup de leur efficacité.
Penser et vivre le sommeil différemment
Le traitement principal recommandé pour combattre l’insomnie chronique est plutôt la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) – un programme qui encourage les changements dans la façon dont une personne aborde et considère le sommeil. Cela passe notamment par une amélioration des comportements liés au sommeil, une réduction du niveau d’activation physiologique et un rétablissement du rythme circadien de sommeil/éveil.
Améliorer son hygiène du sommeil
Pour minimiser les risques de passer une longue et mauvaise nuit, il est important de changer avant tout son propre comportement :
Éviter l’alcool et les stimulants avant le coucher
– Éviter les écrans avant de dormir, et réduire l’intensité de la lumière des écrans durant la soirée
– Éviter une activité physique trop intense près de l’heure du coucher
– Dormir dans une chambre sombre, calme, sur un matelas confortable et à bonne température (ni trop froide, ni trop chaude)
Contrôle par le stimulus
À force de subir son insomnie chronique, un patient en vient à craindre sa chambre à coucher. Le contrôle par le stimulus peut alors être très utile pour dissocier lit-insomnie et reconstruire l’association lit-sommeil. La méthode consiste notamment à :
Prendre le temps de se relaxer une heure avant d’aller se coucher
– Ne pas utiliser son lit pour faire d’autres activités que dormir (ou entreprendre des relations sexuelles)
– Se lever tous les jours à la même heure (quelle que soit l’heure de coucher la veille)
– Éviter les trop longues siestes
– Quitter le lit durant la nuit en cas de réveil et faire une activité calme
– Ne se recoucher que lorsque l’on retombe dans un état de somnolence
Restriction du temps au lit
Les personnes qui dorment mal ont tendance à augmenter le temps passé au lit, espérant ainsi augmenter la durée de leur sommeil. Loin d’être efficace, la technique favorise plutôt un morcellement du sommeil et, a fortiori, une diminution de la qualité du sommeil. Il vaut mieux, lorsqu’on ne parvient pas à dormir, quitter son lit afin de se changer les idées en réalisant une activité calme (comme la lecture). Évitez les écrans, dont la lumière bleue agit négativement sur le sommeil.
Restructuration cognitive
La thérapie cognitive vise aussi à supprimer toutes attentes idéalistes sur le sommeil (comme le fait de dormir 8h toutes les nuits pour être en bonne santé) et à court-circuiter le cercle vicieux dans lequel tombe un patient atteint d’insomnie chronique.
Par exemple, lorsqu’une personne n’arrive plus à trouver le sommeil, elle se met à craindre les conséquences que le manque de sommeil pourrait avoir sur la journée du lendemain. Une angoisse qui favorise à son tour l’insomnie. Bref, la personne entre dans un cercle vicieux. La restructuration cognitive va alors servir à réduire la dramatisation des possibles conséquences de l’insomnie.
Prouver l’efficacité de la méthode
Dans le cadre d’une nouvelle étude sur le sujet, des chercheurs ont examiné les résultats de 13 études menées précédemment sur la TCC. Les résultats ont montré que cette thérapie restait l’une des plus efficaces pour améliorer le sommeil (et ce, sur le long terme).
Ils ont ainsi remarqué, dans quatre essais regroupant entre 66 et 101 personnes sélectionnées aléatoirement, que les participants s’endormaient en moyenne 9 à 30 minutes plus tôt après avoir suivi le traitement par TCC, et ne se réveillaient plus autant qu’avant (réduction de 22 à 36 minutes du temps passé à s’éveiller la nuit). En revanche, les personnes qui suivaient un traitement traditionnel n’ont connu qu’une amélioration allant jusqu’à quatre minutes pour l’assoupissement et huit minutes pour la réduction du temps passé à s’éveiller.
Le processus de rééducation du cerveau n’est pas instantané. Il faut suivre entre quatre et huit séances de TCC pour obtenir de telles améliorations et retrouver enfin de bonnes nuits.
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Tourner le dos aux médias dominants, se fédérer.

Kairospress.be – 11/01/2019 –Alexandre Penasse
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Le journal Kairos est un journal papier, que vous pouvez trouver dans une série de points de vente. Il ne peut réaliser des articles que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !
Si cette nouvelle année verra sans doute le vote de nouvelles lois qui permettront de venir nous chercher encore plus facilement chez nous pour incitation à l’insurrection à cause de certains propos que nous aurons osés, enfin libérés du fardeau de la peur , ce n’est pas grave, nous continuerons à les dire. Qu’ils viennent, leur répression aura d’autant moins d’impact que nous serons nombreux.
« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leur chaîne« , n’est-ce pas? Les médias libres seront indispensables à cette bougeotte, pièces de l’engrenage révolutionnaire, outils de conjonction entre la conscience et l’action. Le soulèvement populaire français (qu’on attend en Belgique) est une terrible occasion de saisir l’importance fondamentale de la presse libre dans le changement social véritable, le contraste entre la réalité et les reportages des BFMTV, France 2 ou TF1 en France, des  RTL-TVi ou des RTBF en Belgique, soulignant par lui-même le rôle conformiste et anti-subversif de médias au service du maintien de l’ordre et donc du pouvoir. Notre dernier article « Flagrant délit de censure à La Libre« , tiré du journal Kairos de septembre, offrant la plus belle expression du rôle des médias: surtout ne pas désigner d’ennemis et risquer de provoquer la révolte !
En Belgique, Kairos demeure le seul journal qui tient une ligne éditoriale antiproductiviste, radicale, d’écologie sociale, prenant à la fois en compte les combats traditionnels de la gauche mais soulignant aussi leurs contradictions parfois profondes: la redistribution des richesses ne peut se faire sans penser la réduction de la production et de la consommation; le « pouvoir d’achat » est un slogan démobilisateur qui ne tient pas compte de la destruction sociale et écologique sur lequel repose ce « pouvoir »; les énergies renouvelables ne remplaceront pas le pétrole, rengaine chimérique qui postpose toujours le véritable changement; le libéralisme produit ses effets autant dans les domaines économique que culturel et défendre les seconds sans voir qu’ils ont les mêmes habits que les premiers est une ineptie et un puissant artifice. Au fond, il s’agit d’enfin décider de ce que le peuple veut et de ne plus fonder nos besoins sur ceux dictés par l’industrie de la publicité.
Nous aimons la vie, mais nous souffrons de ces êtres arrachés à l’existence en raison de nos modes de vie, que ce soit pour la défense des emplois de la FN de Herstal ou des divers gadgets emplis de terres rares que notre « pouvoir d’achat » nous permettra de nous payer ; nous apprécions plus que tout la nature, car nous ne sommes rien sans elle, et nous souffrons quand un arbre tombe pour un projet immobilier absurde ou un meuble d’Ikea. Cette souffrance, elle est inscrite dans les échanges marchands, dans les smartphones, tablettes, objets connectés, etc. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais uniquement de dire, et de reconnaître que nous ne pouvons plus faire comme ça. Si la culpabilité s’ensuit, ce n’est qu’un effet qu’on peut dépasser.
2019 est notamment une année fondamentale pour s’opposer à la 5G, aux compteurs communicants et à toutes ces crasses que le pouvoir technocratique veut nous imposer. À ce titre, nous avons demandé une interview avec la ministre Fremault à propos de la technologie 5G. Nous voulons par là prouver que nous ne devons rien attendre de ces serviteurs politiques zélés du capital. Après plus de 8 mails, le cabinet de la ministre vient d’accepter que nous posions nos questions par mail. Nous ne voulons pas et demandons un entretien filmé.
L’information libre sera essentielle. Il faudra relier la lutte des classes, le combat des gilets jaunes, à l’antiproductivisme. L’un n’ira pas sans l’autre.
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Record : 2018, une année placée sous le signe de la bio

Biocontact mensuel gratuit disponible en magasin bio – juillet/août 2019 –
Que ce soit pour des raisons de santé, pour la qualité et le goût des produits ou pour préserver l’environnement, chacun a ses raisons de consommer bio. Un seul constat : les Français font preuve d’un véritable attachement à la bio, et notamment les jeunes, comme l’ont démontré les résultats du baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France réalisé par l’Agence bio, dévoilés en février dernier.
Le verdict est sans appel : les agriculteurs et les entreprises françaises ont relevé le défi de la demande ! Avec 5 000 exploitations supplémentaires en 2018, on compte aujourd’hui un total de 41 600 fermes engagées en agriculture biologique, soit près de 9,5 % des exploitations de notre pays. Concrètement, la production bio française a doublé en 5 ans : c’est la plus forte progression jamais enregistrée. Mieux ! En 2018, le cap symbolique des 2 millions d’hectares cultivés en bio a été franchi, ce qui correspond à 7,5 % de la surface agricole française, contre 6,5 % en 2017. Une croissance spectaculaire due notamment au développement des productions céréalières, viticoles et de fruits et légumes, particulièrement marqué cette année. Cet essor ne se limite pas aux producteurs mais concerne l’ensemble de la filière bio ! En effet, les entreprises de transformation de produits bio, véritable tissu de PME et de TPE au cœur des territoires, se multiplient au même rythme, avec une augmentation de 12 % en un an et de 49 % en 5 ans.
Ce formidable succès a des retombées concrètes en termes de créations d’emplois. Très attractif, le secteur de la bio n’affiche pas moins de 18 714 nouveaux emplois dans la production, la transformation et la distribution, rien qu’en 2018. Il représente désormais 14 % des emplois agricoles. A la fin de l’année passée, on dénombrait plus de 155 347 emplois directs à temps plein dans les filières bio, soit plus du double par rapport à 2012 ! L’année a également été marquée par une forte augmentation de la consommation de produits bio. Le marché a progressé de 15 % pour atteindre 9,7 milliards d’euros, soit près de 5 % des achats alimentaires des Français. La tendance de consommation de produits bio français devrait se confirmer au cours des années à venir lorsque les fortes conversions enregistrées cette année donneront des produits certifiés bio.

Agence bio – 6, rue Lavoisier – 93100 Montreuil Tél. : 01.48.70.48.30 – Site : http://www.agencebio.org

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Choisir un dentifrice sans perturbateur endocrinien

Solitudes – Nathan – janvier 2019 –
Dentifrice propre sans produit toxique
Depuis peu, les déséquilibres hormonaux pouvant se compliquer, entre autres en cancer endocrinien, sont pris très au sérieux aussi bien par le monde médical que par le simple individu. Les substances dites, perturbateurs endocriniens(PE), pouvant se trouver dans l’alimentation, dans les produits chimiques ou même naturels utilisés au quotidien, sont suspectés d’être la cause. C’est pourquoi, la prudence est de rigueur dans l’utilisation des substances, qu’on se sert au quotidien pour l’hygiène et le soin corporel, comme le dentifrice.
Les éléments suspects pouvant se trouver dans le dentifrice
Le dentifrice est utilisé en général trois fois par jour. En outre les enfants, chaque fois qu’ils brossent leurs dents avalent une certaine quantité de dentifrice surtout si celui-ci est sucré. On peut donc imaginer, le risque encouru au bout d’un certain temps, si le dentifrice contient de produit toxique. Voici donc quelques composants du dentifrice à éviter autant que possible. Il y a en premier, le triclosan, le plus dangereux en tant que perturbateur endocrinien (un des composants du Colgate Total). Viennent ensuite, la diéthanolamine, un autre PE, le Sodium Lauryl Sulfate (avec une quantité même minime de1, 4-dioxane, il est cancérigène), le fluorure, à éviter pour les enfants car des doses s’accumulant petit à petit exposent à des menaces endocriniennes, l’aspartame, les microbilles, etc.
Le bon dentifrice
Lors de l’achat du dentifrice, il faut essayer de vérifier l’existence de l’un des produits cités ci-dessus. Il existe bel et bien des dentifrices de marque qui restent inoffensifs. Néanmoins, comme les dentifrices ne sont pas des médicaments, ces composants peuvent être présentés sous d’autres noms qu’il s’avère impossible à détecter. On peut alors se tourner vers des dentifrices bio. Ceux-ci peuvent rebuter au début, par leur goût mais on s’y habitue. Bon nombre de personne changent actuellement leur façon de faire en ce qui concerne, l’hygiène dentaire. Ils n’utilisent plus du tout du dentifrice de marque mais nettoient leurs dents, seulement à l’eau, en enlevant ensuite les débris incrustés dans leurs dents de façon mécanique. Le plus simple est le fil dentaire, les brossettes interdentaires, le jet dentaire, efficace mais un peu cher, etc.
En savoir plus : cliquez ici  ou Ici…

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Campagne « plastiques » : une bouteille à la mer ?

Biocontact mensuel gratuit disponible en magasin bio – juillet/août 2019 –
Ploufragan,  France. / AFP / LOIC VENANCE
En amont des débats entourant l’adoption du projet de loi sur l’économie circulaire, l’ONG Agir pour l’environnement lance une vaste campagne intitulée « Plastiques : une bouteille à la mer ? », visant à obtenir l’interdiction des plastiques à usage unique et la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention de la mise sur le marché des emballages plastique. Cela passe notamment par la mise en place d’une expérimentation d’un retour de la bouteille en verre consignée. Chaque année, près de 5 milliards de bouteilles plastiques finissent incinérées, mises en décharge ou au bord d’une route, dans un sous-bois ou dans un cours d’eau !
Alors qu’en dehors des bouteilles et flacons, seuls 3 % des plastiques triés sont réellement recyclés, force est de constater que l’objectif du projet de loi sur l’économie circulaire d’un recyclage à 100 % des plastiques est au mieux une illusion, au pire une volonté maladroite de verdir le secteur de la plasturgie et de l’industrie agroalimentaire.
Ce que le Gouvernement nomme maladroitement une économie circulaire est au mieux un dernier tour de piste avant la mise au rebus définitive. La deuxième vie d’une bouteille plastique sous forme de fibres textiles se traduit par une contamination massive des eaux de lavage. En effet, laver quatre kilogrammes de vêtements en polyester peut conduire à la dissémination de plus de 700 000 microfibres synthétiques dans l’environnement. En fin de vie, les polaires et autres vêtements synthétiques deviennent des déchets ultimes dont la seule issue est actuellement l’incinération.
Face à cette contamination de l’environnement, il n’y a rien d’étonnant à constater que les selles humaines concentrent jusqu’à neuf types de plastiques et que les océans deviennent progressivement une soupe de plastique remplaçant progressivement le plancton.
Dans le cadre de la campagne « Plastiques : une bouteille à la mer ? », Agir pour l’environnement demande également la mise en place d’un registre permettant de connaître précisément la composition des plastiques avant de généraliser le recyclage. Rien que pour les plastiques à usage alimentaire, l’Europe autorise 582 molécules différentes, plastifiants, colorants, retardateurs de flamme… Agir pour l’environnement s’interroge sur le devenir de ces additifs et le risque de réintroduire, via le processus de recyclage, des substances désormais interdites (comme le bisphénol A).


Agir pour l’environnement 2, rue du Nord – 75018 Paris Tél. : 01.40.31.02.37 Site : http://www.agirpourlenvironnement.org
Comment réduire le plastique au quotidien ?
– Refuser : Il suffit de dire « non, merci » aux sacs, pailles, couverts glissés dans le sac, stylos bille, touillettes à café, gobelets, bouteilles d’eau, gadgets publicitaires… en plastique.
– Réduire : Il s’agit de réduire sa consommation de plastique dans certains domaines, en visant certains produits : choisir d’arrêter le shampoing classique au profit du shampoing solide, acheter des cotons-tiges en carton ou cure-oreille en bois, des couverts en bambou, des yaourts en pots en verre ou se mettre à fabriquer son nettoyant ménager, boycotter les habits en matières synthétiques au profit d’autres matières naturelles comme le coton, le lin…
– Réutiliser/Réparer : Acheter d’occasion dès que possible, ne pas racheter des boîtes alimentaires mais utiliser celles que l’on a, réparer au lieu de racheter les appareils électroniques ou encore réutiliser des objets en plastique.
– Recycler : En France, le système n’est pas encore au point et présente de nombreuses faiblesses. Çà n’est pas l’idéal mais c’est mieux que de jeter sans trier. Pensez à recycler tout ce qui est possible, sans négliger les flacons de produits de beauté par exemple, qui finissent dans la poubelle de salle de bains et rarement dans le bac jaune.
– Anticiper : Il faut avoir sous la main une alternative face au plastique quand il apparaît : disposer d’un sac en toile dans son sac à main pour les courses impromptues et des sachets en tissus pour acheter en vrac, un mug au bureau, une paille en inox avec vous quand vous sortez…
– Changer : Boycottez les hyper- et supermarchés au profit du marché et des commerçants, changez vos produits de référence jusqu’à ce que vos nouvelles habitudes deviennent automatiques.
C’est possible ! Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, et le meilleur plastique celui que l’on n’achète pas. Pas la peine de tout changer : nous n’avons pas besoin de quelques personnes parfaitement zéro plastique mais d’une armée de consommateurs qui changent quelques habitudes. Par quoi allez-vous commencer ? ■
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Alternative santé : les articles les plus lus en 2019

Cette semaine sur le site Alternative Santé (08/08/2019)
Comment libérer sa colonne des tensions avec David Tan (VIDÉOS épisode 5)
La semaine dernière sur le site Alternatives Santé
Genoux, chevilles, coudes et poignets : libérer ses articulations avec David Tan (VIDÉOS épisode 4)
Fruits d’été : la pastèque a tout bon !
Nos 15 articles les plus lus en 2019 sur le site Alternative Santé

 

Infections urinaires : et pour vous, c’est tous les combien ?
Hémorroïdes : l’automédication qui marche
L’argent colloïdal un antibiotique naturel
Vingt recettes pour vous soigner avec le vinaigre de cidre
Le baume du tigre trop efficace pour qu’on le laisse libre
Les oxyures : fréquents chez les enfants, invisibles chez l’adulte
Psoriasis : êtes-vous sûr(e) d’avoir tout tenté ?
CMV : le virus dont personne ne parle
EFT : découvrez la libération émotionnelle
La candidose chronique, maladie insidieuse et mal diagnostiquée
Aphtes : accélérer la guérison avec des remèdes naturels
Hallux Valgus, arrêtons le massacre !
Rétention d’eau : dégonflez-vous, pour une fois
L’arthrose n’est pas une maladie du troisième âge
Ulcère, brûlures d’estomac, reflux : il y a des remèdes simples
En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé
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Mort de Steve à Nantes : le rapport de l’IGPN dédouane la police

Mort de Steve à Nantes : le rapport de l'IGPN dédouane la police - Dessin de Deligne

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360 enfants égarés sur la plage à Marseille en juillet

Le Parisien – 05/08/2019 Marc Leras –
 Depuis le début de la saison balnéaire, 360 enfants égarés ont été restitués à leur famille par des policiers ou des maîtres nageurs de Marseille. Depuis le début de la saison balnéaire, 360 enfants égarés ont été restitués à leur famille par des policiers ou des maîtres nageurs de Marseille.  LP/Matthieu de Martignac
C’est à la fois un cri d’alarme vis-à-vis des parents et un coup de gueule qu’ont poussé vendredi les policiers en charge de la surveillance des plages extrêmement fréquentées de Marseille. Depuis le début de la saison balnéaire, 360 enfants égarés, souvent en très bas âge, ont été restitués à leur famille par des policiers ou des maîtres nageurs de la ville, et deux ont été sauvés in extremis de la noyade.
Au point que cette année et pour la première fois, des annonces audio, demandant aux parents de surveiller leurs enfants et de les munir de brassards, sont diffusées régulièrement par les haut-parleurs. Un service de bracelet portant le nom de l’enfant et un numéro de téléphone est même désormais proposé aux postes de secours.
« C’est une situation grave, insupportable et totalement anormale, on a déjà récupéré deux fois plus d’enfants qu’il y a deux ans. Si on continue comme ça, on sera à 600 ou 700 enfants perdus à la fin de la saison », déplore le commandant Frédéric Vidal, adjoint opérationnel au commissaire central de Marseille. « Il faut que les parents qui ne s’en rendent pas compte comprennent que la plage est un espace dangereux : un gamin peut se noyer dans 5 cm d’eau, mais il y a aussi des enlèvements ou des tentatives, on en a connu l’an dernier. Sans compter des pédophiles qui filment ou prennent des photos des mineurs. On en a arrêté deux en juillet dans la calanque de Sormiou, ils sont aujourd’hui écroués ».
« Il faut éduquer les parents ! »
La police marseillaise a commencé à se pencher il y a trois ans sur les chiffres de ces enfants égarés, et depuis ils ne cessent de grimper. Policiers, maîtres nageurs mais aussi éducateurs de rue sillonnent désormais les plages les plus populaires pour faire de la prévention. La police doit également rencontrer à la rentrée les services du parquet de Marseille pour mettre en place des sanctions et des poursuites pour « délaissement d’enfants ».
« Quand on laisse comme on le voit souvent des petits de 2 ou 3 ans sous la surveillance d’enfants de 7 à 8 ans, que voulez-vous qu’il se passe ? C’est totalement irresponsable », poursuit le commandant Vidal. « On ne laisse pas son enfant seul dans l’eau pendant qu’on pianote sur son téléphone portable ! Il faut éduquer les parents pour qu’ils comprennent le danger ».
Responsable du poste de secours de la plage de Corbières dans les quartiers nord de Marseille, le brigadier Michaël Pretre a sauvé dimanche dernier avec la maître nageur Noélie Maurel une enfant de 8 ans qui ne savait pas nager et qui « faisait le bouchon ». En arrêt cardio-respiratoire, elle a été réanimée de justesse grâce à un sac à oxygène et un massage cardiaque avant d’être sa prise en charge par le Samu. Elle avait été confiée par ses parents à des voisines adolescentes qui s’étaient installées plus loin à l’ombre et dont l’attention s’était relâchée.
« Clairement de l’inconscience »
« C’était clairement un défaut de surveillance, ce groupe d’enfants était livré à lui-même, sans même une paire de brassards. Personne ne s’est rendu compte qu’elle se noyait », raconte-t-il. « Cela fait treize ans que je suis en poste, on a ce genre d’accidents tous les étés et cela augmente. Le pire c’est que parfois, quand on alerte les parents, ils nous répondent que c’est à nous de surveiller les enfants. C’est clairement de l’inconscience »…
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